Bowmore Craftmen’s Collection, Maltmen’s Selection 13 ans

54.6% alc./vol.
Une selection de 5 fûts sherry butts distillés le 13 juillet 1993 (#1551, 1552 1553, 1559 & 1560) par les quatre Maltmen’s de Bowmore.

André 91%
Bouteille 2569 de 3000. Bowmore nous a habitué à cette qualité dans le passé, qualité que l’on doit maintenant payer 700-800$ la bouteille. Nez entier et complexe. Cerises noires trempées dans le chocolat au lait, cassonnade caramélisée, fumée de tourbe salée aux accents maritimes, cosses d’oranges et une touche de parma violet, ce trait distinctif des anciens Bowmore. La bouche est un gros bloc de fruits secs de sherry, très bold et compact. La texture est grasse et amoureuse, qui nappe la bouche avec amour. Une fois la légère morsure d’alcool passée, les notes chocolatées prennent le relais, puis servent de toile de fond aux saveurs de café torréfié, de cerises noires, raisins secs et d’oranges, recouverts d’un fin nuage de fumée de tourbe terreuse et salée et de caramel chauffé sur le feu de camp. Longue finale un peu sèche, sensation de poussière de pierre sur les dents et une montée de sherry fruité très intense qui s’accompagne d’une fumée de tourbe parsemée d’épices poivrées et salées bien persistantes.

Patrick 91%
Bouteille 2948 de 3000. Riche sucre au nez, prunes et chocolat à la cerise. Chêne brûlé. Tout aussi complexe au goût, avec une délicate touche de tourbe. Un superbe dram où s’exprime toute la puissance et la complexité de Bowmore! Bowmore, son sel, ses fûts de xérès. Un excellent whisky s’il en est un, mais qui ne vaut définitivement pas le prix demandé pour. Achetez-vous plutôt du 15 ans « régulier », c’est presque aussi bon, c’est 2 ans plus vieux, et pour le prix de celui-ci, vous pourrez vous en payer une pleine caisse! Nez: Oh. Intense. Riche. Du sucre, des fruits mûrs, du chocolat aux cerises, un peu de sel et une délicieuse fumée de tourbe. Bouche : Ici le sel et la fumée sont plus intenses, mais les fruits mûrs du xérès ne sont pas adoucis pour autant. Le tout accompagné par une subtile note de pierre de savon. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la fumée et surtout par le sel.

Bowmore Darkest Sherry Casked

43% alc./vol.

Patrick 94.5%
OMG! Un whisky extraordinaire, tellement riche, complexe et savoureux. Il ne s’en fait plus des comme ça, du moins sans avoir à payer dans les 4 chiffres!  Nez : L’un des meilleurs parfums que l’industrie du scotch nous ait jamais offert : Un succulent mélange de sel de mer, de légère fumée de tourbe et d’un beau xérès sucré et caramélisé. Bouche : Du gros xérès plein de fruits mûrs et de caramel, du délicieux sel de mer, un peu de fumée de tourbe et de bois brûlé. Le tout porté par une belle texture malgré le 43% d’alcool. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée, caramélisée et avec un peu de beaux petits fruits mûrs. 

Bowmore Dawn

51.5% alc./vol.
Fût de porto. Discontinué depuis 2007.

André 89.5%
Beaucoup de fruits rouges (gelée de framboise et de cerises), hint de fumée et de sel de mer, poivre concassé, port cask sur les stéroïdes. Belle texture soyeuse en bouche et les old timer fan de Bowmore reconnaitront le port cask du bon vieux temps. La bouche livrera dans l’ensemble ce que le nez aura détecté mais le port cask sera encore plus présent (petits fruits rouges, vieux cuir trempé dans le jus de fruit, cerises écrasées). Étonnant comment le taux d’alcool est inoffensif en bouche. Le poivre et les épices effectueront une belle et solide percée en finale de bouche sans se départir de ses saveurs de fruits rouges et de cerises noires. La fume de tourbe perce aussi le voile fruité et s’étend partout en bouche. Un bon vieux Bowmore, avec ce mix de tourbe et de port cask si unique.

Patrick 92%
Aussi bon que Bowmore puisse être, ce qui n’est pas peu dire. Riche, intense, balancé à la perfection. Nez : Belle tourbe étonnement sale pour un Bowmore, à ma grande surprise. En fait, celle-ci cache presque le sel si caractéristique de la distillerie. Bouche : Wow! Bowmore rencontre Laphroaig, comme si on avait su plus de dix ans à l’avance que ces deux distilleries feraient un jour partir de la même compagnie! Sel marin, tourbe sale à souhait, petite touche épicée et note fruitée subtile. Finale : D’une belle intensité, d’une aussi belle longueur.

RV 88.5%
Ça tire partout mais tant que ça fait mouche. Olfactivement, une infusion de blé puis d’orge et de pommes en respirant. En bouche on oublie le grain dans l’arrivée très puissante et poivrée. Finale davantage en terrain connue avec les cendres du Laphroaig et le côté huileux de Ledaig. Très spécial, autant au niveau des saveurs que de la différence entre le nez et le reste, ce whisky à l’apparence de glengoyne tourbé d’islay vaut définitivement le détour, et est une joie à goûter.

Bowmore Dorus Mor 10 ans Release #2

55.9% alc./vol.
Version américaine de l’édition Tempest à 56% d’alcool. Fruits de 6 First Fill Bourbon Barrels. Édition limitée de 2,400 bouteilles disponible seulement aux États-Unis.

André 87%
Un Bowmore en fût de bourbon permet vraiment à définir l’épine dorsale de la distillerie, un peu à nu, à la différence du sherry cask qui lui ‘’habille’’ le spirit. Caramel fumé et salé, ananas, abricots, fruits à chair et tropicaux, pelure d’oranges, agrumes et citron. La tourbe se dévoile progressivement et c’est assez étonnant de voir comment ce n’est pas cette odeur typique qui prédomine dans les premières minutes dans le verre. Celle-ci s’amalgame étonnamment bien des odeurs de vanille crémeuse et de miel chaud. La bouche est maritime et minérale, tranche d’avec l’onctuosité développée par le nez. Yaourt à la vanille nappé de miel et de citron, fumée finement terreuse, accents maritimes, oranges, melon au miel, mangue, sel de mer, poivre broyé, cendre froide. Le whisky gagne grandement à respirer afin de s’équilibrer. Longue finale, fraichement maritime, tourbée et agrémentée de fruits divers.

Patrick 90%
Du Bowmore comme je l’aime, avec une tonne de sel, de la tourbe à l’intensité bien mesurée mais aussi une superbe complexité grâce aux notes fruitées et sucrées. Nez : Fumée de tourbe, sel de mer, agrumes et bois brûlé. Bowmore pur et savoureux. Bouche : Du sel et de la fumée de tourbe intense, quelques agrumes, une touche sucrée et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, avec du sel, du bois brûlé et un peu de sucre.

Martin 89%
Nez: Tourbe bien salée et maritime, pastilles pour la toux. Caramel salé et vanille poivrée. L’alcool se fait discret jusqu’ici. Bouche: Vanille, poivre, citron et butterscotch. Tourbe bien huileuse, belles épices. Le degré d’alcool est plutôt docile à mon goût. Finale: Crème, vanille, bois, tourbe et caramel. Orange et poivre rose. Équilibre: Superbe, un cask strength tourbé qui descend bien, dosé comme on l’aime.

Bowmore Dusk

50% alc./vol.
Le Bowmore Dusk est l’un des malts d’affûtage spéciaux de la compagnie Bowmore. Premièrement vieilli dans d’ex fûts de chêne, il a subi un vieillissement supplémentaire en fûts de vins Bordeaux Claret. Désormais discontinuée et est considérée comme une pièce de collection.

André 88.5%
Comme le mentionnait RV, un essai risqué qui s’avère payant. Jumeler le goût des fûts de Bordeaux au style distinctif d’Islay de Bowmore aurait pu être désastreux. Ce n’est pas le cas ici. L’apport du vieillissement en fût de Bordeaux vient adoucir un taux d’alcool de 50% et les saveurs marines et doucement vineuses et liquoreuses s’entremêlent gracieusement dans un ensemble surprenant. Un exploit dont on n’aurait pas soupçonné l’ampleur au départ. Superbe! Nez de sherry épineux et pointu, le cask finish est bien en évidence. Cerises, raisins rouges, texture ronde et très agréable en bouche. Malgré son 50% d’alcool, il demeure très doux mais le tout est soutenu et diversifié. Le sel et les notes maritimes en complément. Finale apaisante sur la déclinaison de ces mêmes éléments. Dans le style bordeaux finish, un succès.

RV 85%
Un mariage plus risqué que d’autres avec un port cask étant donné la nature plus « sauvage » du Bowmore, mais un résultat plus payant. Comme le sherry cask 16 ans, la puissance de l’alcool y est, mais est agréablement compensée par le choc des 2 forces différentes qui rencontrent.

Patrick 92%
Bowmore, oui, définitivement le sel; rappelle plus le porto que le vin; Super, on ose franchir des frontières, on profite de la capacité du whisky à se marier aux autres alcools; Le vieillissement dans les futs de Bordeaux lui a donné un personnalité unique; Idéal pour les débutants malgré son taux d’alcool (50%).

Bowmore Enigma

40% alc./vol.

André 86.5%
Le côté doux de Bowmore mais qui ne renie pas ses origines maritimes tourbées. Céréales rôties et fruits rouges, douce tourbe salée, toffee, un peu terreux aussi. Super agréable en bouche mais peut-être trop docile pour les hardcore fans de la distillerie. En bouche, belle douceur, tourbe salée, café au percolateur, chocolat noir, belles influences du sherry cask. Finale un peu trop vaporeuse, léger feeling poreux de pierres de plages, notes maritimes, d’algues et de sel de mer, de tourbe parfume aux fruits. Peut-être pas le meilleur Bowmore que vous goûterez mais certainement un super placement pour le prix déboursé. Bien des distilleries aspirent à cette qualité pour un prix si ridicule. Et de faire oublier le moche 40% d’alcool, est en soit un bel exploit.

Patrick 84%
Nez : Parfum typique de Bowmore, maritime, salin, fumé et marqué par des notes de xérès. Bouche : Tourbe (très) salée et fumée, pointes de xérès qui offrent une belle chaleur à l’ensemble et café noir. Finale : Un peu courte, mais savoureuse. Marquée par le sel, la fumée et le xérès. Balance : Quand tu as le goût d’un bon whisky sans en avoir le budget. Ou encore, si un cocktail ou une recette demande un Bowmore, celui-ci ferait parfaitement l’affaire.

Martin 86%
Très foncé et cuivré, dévoilant son appartenance au fût de sherry. Nez: Tourbe empreinte de sherry à fond la caisse. Fumé, fruité, herbe et orange. Toffee, dattes et vanille devant une légère volute de colle à bois. Bouche: Toujours caramel, toffee, vanille et pruneaux. Douce tourbe et doux xérès. Aussi agréable que bien d’autres Islay sherry casks, mais avec un mordant d’alcool en moins. Finale: Finale écourtée, conséquence en partie de son faible taux d’alcool, mais garde quand même certaines belles caractéristiques médicinales. Équilibre: Un bon Bowmore en fût de xérès, mais tant qu’à se forcer pour en trouver un en boutique hors-taxes, rabattez-vous donc sur un bon vieux Darkest 15 ans.

Bowmore Fèis Ìle 2009

57.1% alc./vol.
Distillé en 1999, entrepôt #6, fûts de sherry, de bourbon et de vin, bouteille #619 de 900.

André 88.5%
Très fruité, mais plus franc en bouche que l’édition 1981; cerises et fruits rouges, Cherry Blossom, miel, amandes, chocolat noir. Extrêmement doux en bouche à l’arrivée, c’est assez incroyable de penser que c’est un Bowmore ça… surtout un 9 an d’âge. Si on le garde en bouche par contre, l’alcool vous clouera la langue au palais, le sel est bien présent maintenant, le sherry aussi qui monte progressivement en crescendo. Celui-ci s’accompagne d’une touche d’orange et de café noir fort. Finale franche, maritime qui manque par contre de punch. L’équilibre de chacune des étapes de la dégustation est en dent de scie, mais les saveurs et l’ensemble sont très agréables.

RV 92.5%
Brûler les ponts pour éviter les mauvais pas. Bruyant à l’olfactive remplie d’oranges juvéniles et peut-être une inquiétante pointe de souffre qui se confond dans une tourbe plus éloignée qu’à l’habitude. En bouche, le souffre est troqué pour le silice et le graphite saupoudrés de chlorure de sodium et de limon. En finale, très jolie explosion de tourbe fraîche, qui balaie au passage tous les étranges minéraux, pour ne laisser qu’un souvenir maritime d’une longueur étonnante pour un whisky d’à peine 9 ans. Sans contredit l’une des meilleures quoique difficilement trouvable édition de Bowmore.

Patrick 94%
Au nez, un exercice facile pour retrouver les ingrédients de base : le sel, le xérès et le vin rappelant un bordeaux. En bouche, d’abord le sel, puis le xérès, puis un doux vin… La finale est marquée par une touche de tourbe rarissime chez Bowmore. Wow, quel mélange, quelle richesse, quel équilibre pour un si jeune whisky. La force de l’alcool est à peine perceptible et ne rends que l’expérience plus intéressante. Définitivement l’une de mes surprise de l’année. Dommage qu’il s’agisse d’une édition limitée, j’en aurais bien fait mon dram régulier.

Bowmore Fèis Ìle 2015 Virgin Oak

55.7% alc./vol.
Édition limitée de 1000 bouteilles.

André 91%
Crémeux et rempli de réglisse rouge, framboises, sel de mer, fumée de tourbe prononcée, oranges, miel, charcoal crasseux sur fond citronné. La bouche = wow. Oranges sanguines, poires, iode et poivre, cannelle et framboises, citron confit. Certaines saveurs sont très similaires au First Fill Bourbon Cask de l’édition 2019. La fumée de tourbe est crasseuse mais s’ouvre beaucoup plus en finale de bouche. La texture est crémeuse et très agréable. Longue finale, salée et maritime, bien fumée, à la sucrée et acidulée, comme les bonbons sûres à saveur de citron.

Patrick 79%
Est-ce une expérience manquée ou un fût qui n’était pas sur la coche? En tout cas, chose rare pour un Bowmore, je n’ai eu aucun plaisir ici, au point que je n’ai même pas fini mon échantillon. Nez : J’ai l’impression de sentir un verre d’eau de mer qui aurait précédemment servi à éteindre un feu! Après quelques minutes, j’y retrouve aussi de la vanille et de discrètes agrumes. Bouche : Au premier plan c’est toujours l’étau de mer qui a servi à éteindre un feu de tourbe, avec beaucoup de bois épicé et un peu d’agrumes. L’ensemble est très chaleureux, vraiment très très chaleureux et intense. J’y retrouve malheureusement un petit côté malpropre que je n’aime pas vraiment dans mon Bowmore. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Bowmore Gold Reef

43% alc./vol.

André 82.5%
Approche maritime et influence par le bourbon cask. Nez de fruits exotiques, les oranges, les poires et la pêche juteuse, la banane nappée de vanille, une touche de fumée de tourbe et une pincé de sel marin. Simple et efficace. En bouche, l’ananas découpée, la banane et les poires, super frais et festif en bouche malgré sa texture diluée décevante. L’intensité de la tourbe semble décupler en bouche et l’ensemble de saveurs fruitées laissent beaucoup de place à la fois à la tourbe et au sel de mer. La finale est tourbée et maritime, une poignée de noix et de vanille crémeuse, bien fruitée aux fruits tropicaux, salade de fruits, mais avec une vivacité qui manque de punch et de texture. On saisit bien l’essence de la distillerie qui est bien présenté avec l’éventail de saveurs, peut-être un peu trop masquées par la douceur du bourbon cask. Ceci étant dit, ce whisky offre un rapport qualité-prix honnête et une approche sans trop de brusquerie aux ‘’non-initiés’’ de la distillerie. Je me rabattrai donc sur les éditions Tempest, qui, étant du même acabit, offrent une qualité supérieure et un taux d’alcool décoiffant que peux faire tolérer le bourbon cask.

Patrick 86%
Intense, savoureux et d’une belle complexité. Pourrait être un peu mieux au niveau de la balance, mais ça demeure tout de même très bon. Nez : Noix de coco, vanille, cendre et quelques agrumes. Bouche : Fumée de tourbe, poivre, cassonade, bois brûlé, mangues, sel de mer et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, avec du poivre, du bois brûlé et du sel.

Martin 84.5%
Nez: Tourbe, citron et orange teintés du vent maritime de la distillerie. Vanille et bois. Bouche: Fruits tropicaux, miel et vanille florale. Un peu épicé et tourbé aussi, bien sûr. Finale: Un peu terreuse, elle demeure assez longue et agréable sur la force de ses épices, notamment le poivre blanc. Équilibre: Assez facile d’approche au niveau du prix et du goût, mais ce ne sont pas tous les néophytes qui vont faire dix aéroports pour le dénicher.

Bowmore Legend (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

Patrick 86%
Nez : Aaaaaah, le parfum tellement maritime des Bowmore du début des années 2000. Bref, air marin, touche de fumée, pointe de cassonade et tout petit soupçon fruité rappelant le xérès. Bouche : Le sel et la fumée sont intenses, mais légèrement tempérés par la cassonade. Le xérès est toujours discret, mais contribue à faire de l’ensemble un scotch définitivement au-dessus de la moyenne. Finale : D’une longueur moyenne, surtout marquée par le sel et légèrement par les céréales. Balance : Tous les ingrédients y sont, le tout est bien équilibré, mais semble un peu poussiéreux.