Benromach 2002 KWM Cask 969 – 21 ans

57,9 % alc./vol.
Distillé le 16 décembre 2002, embouteillé le 14 juin 2024 – First Fill Bourbon Barrel – Exclusif au Kensington Wine Market – 179 bouteilles

André 89%
Quel beau nez. Mélange de melon au miel et d’abricot, compote de banane sucrée, fine touche citronnée, belle crème à la vanille moelleuse. Bourbon barrel all the way au nez. L’équilibre en bouche est superbe, alliant les doux tannins du bois de chêne et les notes fruitées et tropicales. Nectarines, miel d’acacia, melon au miel, poires et abricots, chêne tannique, crème à la vanille et citron, fine pellicule fumée organique, sensation cireuse apportant une texture délectable. Aux gorgées suivantes, les couches de fumée gagnent en importance et se précisent. Longue finale tannique et oaky avec beaucoup de fumée également.

Patrick 94%
Andrew m’a présenté ce whisky en me disant « goûte à ça, on dirait un vieux Brora des années ‘90 » et il avait tellement raison! Meilleur de gorgée en gorgée, voici un scotch de contemplation, idéal pour les samedis soirs où on feel simplement heureux. Nez : De la belle fumée de tourbe « propre », avec du chêne frais, des abricots, des agrumes, de la cire, du beurre… Ça donne soif! Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe propre et légèrement salée, avec des agrumes, du beurre, du chêne frais, de l’orge sucrée, du miel, des abricots et des kiwis. Succulent, et on ne ressent presque pas la brûlure de l’alcool malgré le presque 58%. Le tout, porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, avec des fruits tropicaux et un peu de chêne. Les saveurs reviennent en vagues successives, chaque vague me donnant le goût de donner un point de plus.

Kim 85 %
Nez : Cendre froide, mon manteau après avoir passé la journée auprès d’un feu au grand vent, poivron vert rôti au four, une touche de chlore mais pas déplaisante, olives vertes. C’est un curieux mélange. Bouche : Pain de blé, viande grillée au BBQ et légèrement noircie, sirop contre la toux, mais vraiment beaucoup sur le sirop Robitussin. En fait maintenant j’ai de la difficulté à percevoir autre chose. À noter que j’aime bien le goût du sirop, à l’occasion, donc ce n’est pas mauvais, juste étrange.

Benromach 21 ans

43% alc./vol.

André 84%
Fruité du sherry avec une touche de miel. Le nez est riche et prometteur. La richesse de celui-ci est par contre rapidement balayé par le chocolat et une belle apparition d’abricots et d’oranges qui est de nouveau remplacée par une couche aigre… La finale est à saveur de bois sec qui encadre malheureusement le tout trop fermement pour laisser les arômes s’exprimer plus librement. Le nez prometteur est resté timidement dans son coin, écrasé par le chêne sec et la forte présence de grain rêche et sec. Un scotch à la fois intriguant mais qui manque aussi de panache et de complexité.

RV 83%
Nez de malt et de sherry mais aussi un petit quelque chose d’inconnu, qui après avoir respiré un peu plus pourrait s’apparenter à des aiguilles d’épinette séchées, reposant pas très loin d’une clairière de trèfles en forêt. L’arrivée est beaucoup plus puissante que je ne l’aurais cru, très piquante sur le bout de la langue (spécialement pour un 43%) mais la finale est assez calme, pour reprendre un peu de tonus en aftertaste. C’est un beurre un peu végétal qu’on retrouve tout au long du palais et de la gorge, vraiment pas des plus palpitants. Une symphonie assez bien conçue avec de beaux mouvements, mais qui aurait su bénéficier d’un plus large éventuel d’instruments. Comme on peut lire sur la bouteille, a classic Scotch Whisky experience? J’aime mieux quand c’est un peu plus heavy alors.

Patrick 86%
Touche de xérès au nez avec un soupçon d’agrumes. En bouche, le whisky se révèle d’une douceur surprenante. Vanille, chêne, fruits, agrumes et épices dans un ensemble bien équilibré. Je ne pensais pas qu’un whisky de cet âge pouvait avoir un goût si… oxygéné !

Benromach 21 ans – édition 2020

43% alc./vol.
Vieilli pendant 21 ans dans des ex-fûts de bourbon et de sherry de sherry de premier remplissage.

André 88%
Wow, étonnant comment les arômes d’oranges sont prononcés au nez de cette expression. Solide! Liqueur d’oranges, purée de pommes et réglisse, une touche de cannelle et fumée discrète, raisins set dattes, chocolat au lait. Le xérès est bien équilibré, l’intensité est parfaite. En bouche, c’est la fumée de tourbe qui est beaucoup plus prononcée. Le xérès, même si relativement présent est caché derrière le rideau de fumée, cerises marasquin, raisins secs, cannelle, réglisse, une touche de poivre. Avec l’aération, les notes de chocolat gagnent en intensité. Belle finale, sans brusquerie, mélange de sherry, de réglisse poivrée et de chocolat fumé.

Patrick 88%
Un whisky présentant un beau bouquet de saveurs bien équilibrées, mais dont la trop grande dilution, en ruinant la texture en bouche, vient noyer le plaisir que j’aurais dû avoir à boire un si vieux scotch. Bref, un whisky parfait pour ceux qui ont l’habitude d’ajouter un généreux trait d’eau à leur dram. Nez : De beaux fruits mûrs sucrés, du miel, des framboises, des oranges, des raisins et du chocolat au lait. Bouche : De beaux fruits mûrs, du bois brûlé, du chocolat, des pommes rouges et une touche fumée. La texture en bouche laisse un peu à désirer, comme si le whisky avait été trop dilué. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chocolat noir, des oranges et une belle note boisée.

Benromach 25 ans

43% alc./vol.

André 83%
Dommage pour la texture ordinaire, car le mélange des saveurs boisées et vanillées est superbe. Un peu trop court en bouche, on aurait attendu plus d’un single malt de cette âge. Par contre, il sera difficile de trouver un meilleur rapport qualité-prix sur le marché. Aurait probablement gagné à être embouteillé à 46 ou même 48%.

Patrick 84%
Au premier abord, un nez très léger marqué par un bois frais, des agrumes et… Une touche de soufre? C’est en bouche que ce whisky exprime ses forces: les agrumes et le bois sont intenses, mais d’une fraicheur surprenante! La finale est d’une belle longueur, avec un peu d’épices. Bien, sans plus.

Benromach 35 ans

43% alc./vol.
Fabriqué de manière artisanale et distillé en 1980, il date donc de la période des anciens propriétaires de la distillerie, avant que Gordon & Macphail ne rachète la belle au bois dormant en 1992. Cette édition de 35 ans d’âge est l’une des expressions les plus rares de la Benromach. Un véritable Speyside, mis en fût dans les années 80 et vieilli dans un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage.

André 93.5%
L’onctuosité de ce whisky est hallucinante. Au nez, mélange de pelure de pommes rouges, ce cerises noires trempées dans le chocolat et la cannelle, les oranges confites et les odeurs de vieux fût de xérès un peu austère, les dattes et les figues, la couverture de livre en vieux cuir et évidemment une contribution très généreuse du fût de sherry. La bouche est très complexe, les saveurs superbement agencées et équilibrées. Le sherry est puissant mais tout juste bien épicé avec une petite touche de cannelle et de poivre, l’intensité des fruits est savoureuse, gros mélange de cerises, dattes, figues, ananas, oranges et toujours avec cette touche de vieille couverture de livre en cuir et de vieux fût gorgé de sherry. Hallucinant… L’interminable finale est hyper douce et soyeuse mais assurée et déterminée, sur les fruits secs et le sherry. On peut sortir le whisky du Speyside mais pas le Speyside du whisky. Un Speyside gem…

Patrick 94%
Exactement ce qu’un vieux whisky, ou même un vieux spiritueux, est supposé goûter! Un whisky vraiment émouvant! Nez : Parfum de vieux xérès, de vanille, de caramel chaleureux et de cannelle. Bouche : Wow, un xérès hyper chaleureux et boisé, de la vanille et de la cire d’abeille. Saveur typique d’un vieux spiritueux, j’aime. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel et le bois brûlé.

Benromach Cask Strength – Batch 1 – 2008-2019

57.9% alc./vol.
Distillé en 2008, le Batch N°1 de ce nouvel embouteillage signé Benromach annonce une suite prometteuse. Ce single malt millésimé 2008 a été vieilli dans des fûts de bourbon et de sherry de 1er remplissage.

André 89%
Fin mélange de discrète fumée de tourbe, de cerises, framboises, pommes rouges, chocolat au lait fondu et terre mélangée de peat most mouillé, de cannelle, oranges, raisins et dattes. La tourbe n’est pas très typée, plus de type sphaigne, sous bois et terre humide. La fumée de tourbe est beaucoup plus évidente en bouche qui, jumelée au bon taux d’alcool, rend le whisky plus charpenté en bouche. Raisins secs et dattes, cannelle, cerises noires, chocolat noir, poivre. Ensemble sucré bien agréable, superbe équilibre malgré les éléments parfois disparates. Longue finale épicée et poivrée, terreuse, fruitée avec un bon apport sulfureux en rétro-olfaction mélée de fumée de tourbe boisée.

Patrick 90%
Un superbe whisky pour les amateurs de tourbe cask strength. Un whisky qui livre ses promesses comme aucun politicien ne l’a jamais fait. Nez : De la succulente fumée de tourbe avec une touche un peu étrange rappelant un mélange de mauvaises herbes dans lesquelles on vient de passer la tondeuse. Avec une touche de sucre. Weird et agréable. Bouche : Grosse fumée de tourbe poivrée, avec de l’herbe, quelques agrumes, une touche de toffee subtile et une tonne d’épices. Intense. Vraiment intense. Finale : S’étire longuement sur la fumée, les épices et l’herbe.

Martin 89.5%
Nez: Tourbe timide mais fruitée à souhait. Herbe, caramel et avalanche de fruits des champs. Malt grillé avec une touche de cuir sec. Bois et vanille. Bouche: Cerise, tourbe, épices en puissance. On se perd tranquillement dans la fumée et le poivre blanc. La texture pourrait être bien plus grasse pour une meilleure expérience. Finale: Chaude et superbement longue, sur les notes susmentionnées de tourbe herbeuse, de fruits rouges de bois et de poivre endiablé. Équilibre: Racé et élégant, tout en étant puissant, violent et monolithique. On aime ou on aime pas. Moi j’aime.

Benromach Cask Strength 2001-2011

60% alc./vol.
Distillé en mars 2001 et embouteillé en août 2011 à partir des fûts #2, 3, 4, 85, 86, 95 & 96.

André 89%
Ils ont importé une partie de l’ile d’Isaly dans le Speyside ? Style tourbe antiseptique, hôpital et ressemblant à un new make de whisky tourbé d’Islay. Bonbons Certs, Vicks Vaporub, un peu de salé au nez aussi. La texture étonne encore plus, d’une douceur déstabilisante malgré le taux d’alcool, puis devenant un peu terreuse, moins antiseptique mais tout de même puissante et avec passablement de caractère via une texture huileuse. C’est bon, très bon ! Finale un brin sucrée où le fût et ses héritages sont plus affirmés. L’alcool aussi apporte son grain de sel à l’ensemble. Une agréable surprise.

Patrick 90%
Nez poivré, avec une pointe de pomme verte. En bouche , la céréale et le poivre, puis la pomme verte et la vanille. La finale s’étire longuement sur une note épicée. Bien balancé, du beau relief, que demander de plus?

Martin 91%
Nez: Pierre lavée et pommes vertes croquantes et salées. Malt grillé et pétales de fleur. Poivre et vanille, chêne et pastilles pour la toux. Bouche: Texture épaisse, belle tourbe camphrée et caramélisée. Cuir et épices plein la gueule. Beaucoup de fruits juteux. Superbe complexité! Finale: Chaude et poivrée, boisée et tourbée. Une noble puissance qui nous garde en haleine jusqu’à la fin. Équilibre: Je dois dire qu’au contraire de mes collègues la tourbe s’est fait très timide au nez, mais quelle explosion en bouche! Très, très, très solide.

RV 90.5%
De la vallée du Speyside, la fumée envoie rarement d’aussi beaux signaux. Enfin, enfin un Benromach qui a de la personnalité, au nez du moins, avec du caramel et de la tourbe à base végétale avec de la cendre de plomb. En bouche, c’est fort et faible à la fois, de la fumée à la Ardmore qui montée toute jolie avec l’alcool du cask strength et un soupçon de poivre et de sel. Vraiment similaire au Ardmore, et note similaire aussi, quoique légèrement supérieure, notamment étant donné la grande amélioration sur les autres éditions.

Benromach Cask Strength 2002

60.3% alc./vol.

Patrick 83%
Nez: Vanille, petits fruits sucrés er fond de céréales. Bouche: Vanille sucrée, pointe de fruits, céréales et malheureusement une pointe métallique. Finale: Chêne brûlé et vanille. Balance: Serait superbe si ce n’était de la petite touche métallique.

Benromach Château Cissac Bordeaux 2010-2018

45% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, le genre que je voudrais toujours avoir à portée de main quand j’ai le goût d’un « wine finish », rapport que c’est presque trop intense de ce côté-là. Nez : Parfum pas subtil de vin rouge sucré et vanillé, avec des notes de gâteau au chocolat nappé de caramel. Bouche : Du beau vin rouge beurré, avec une touche de caramel salé, un peu de bois épicé et le tout porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits, le sucre et surtout les épices.

Benromach Contrasts Peat Smoke Sherry 2010-2022

46% alc./vol.

André 87%
Superbe whisky, sans trop de complexité mais hyper agréable à déguster. Le nez s’ouvre sur des notes de compote de bananes, zeste de citron et de poires, pommes vertes. La tourbe est en retrait. Les notes de vanille sont attendrissantes. Les notes de fumée de tourbe sont plus ressenties en bouche. Même si l’on n’est pas dans les saveurs maritimes, le whisky me rappelle les éditions Bowmore Tempest. Iode, zeste de citron, compote de bananes, gousse de vanille, guimauves sur le feu de camps, meringue. Finale où des notes d’ananas apparaissent et se joignent aux autres fruits. Fumée de tourbe, poires, citron.

Patrick 92%
Définitivement, Benromach, tourbe et xérès, c’est un mélange gagnant! Ça faisait longtemps que je n’avais pas croisé un whisky que j’apporterais sur une île déserte comme lui. Nez : De la belle fumée de tourbe délicieusement fruitée, sucrée avec un peu de caramel. Wow, ça part bien! Bouche : Toujours la fumée de tourbe fruitée, avec de la vanille, du caramel et et belle petite dose de sucre bien mesurée. Yummy! Finale: D’une belle longueur, fumée et fruitée.

Martin 92%
Nez: Fumée dense, chocolat noir, prune mûre et une lointaine effluve de vieux cuir. Bouche: L’entrée en bouche est charbonneuse, rapidement suivie de notes de cerises, d’amandes grillées et d’oranges sanguines. Caramel et vanille bardent le tout. Finale: Longue, épicée et légèrement goudronnée, avec une touche persistante de cacao amer. Équilibre: Un dram sombre et affirmé, où la tourbe et le xérès cohabitent avec intensité sans jamais se faire d’ombre.