Ben Nevis 15 ans 1998

57.3% alc./vol.
Distillé en juin 1998, embouteillé en mai 2014, fût de sherry #590.

André 88%
Toffee et caramel brûlé, oranges hyper mûres, le nez ressemble aux embouteillages de la distillerie Dalmore, ce genre de sherry excessif sans ambiguïté, presque sans subtilité. Puissant en bouche, le sherry avec excès, bien épicé et relevé par l’alcool musclé, belles saveurs de gâteau aux fruits, les fruits secs, la pâte de fruits, les figues, les mûres et les dattes, les oranges trop mûres, le xérès vieillot un peu austère. La finale est longue, à l’image de la force du whisky lui-même, très porté sur les fruits tirés du xérès. Je lui trouve personnellement un manque de subtilité et de nuance mais dans l’ensemble ce whisky est une superbe acquisition de cette distillerie que l’on ne croise pas très souvent sur les tablettes.

Patrick 94%
Un superbe whisky riche et savoureux. On en veut plus des comme ça ! Nez : Riche xérès chaleureux, chocolat et beaux fruits mûrs. Un nez appétissant comme j’en ai rarement vu. Bouche : Riche xérès, chocolat, vanille, bois, fruits mûrs, orange, gâteau aux fruits, figues, dattes et épices. Impressionnant. Finale : Longue, chaleureuse, fruitée et chocolatée.

Ben Nevis Coire Leis

46% alc./vol.
Tire son nom de l’une des principales sources d’eau de la distillerie. Fûts de bourbon de premier remplissage et « fûts de chêne sélectionnés ». Notez les apostrophes.

Patrick 83%
Un produit d’entrée de gamme honnête… Ma seule déception est que je sais sait que cette distillerie produit d’excellent malts de loin meilleurs que celui-ci, et j’ai hâte au jour où ceux-ci pourront être vendus sous la marque Ben Nevis au lieu des autres produits de Nikka (qui font aussi d’excellents produits… il y a une stratégie d’affaires qui m’échappe ici). Nez : Un beau parfum de caramel écossais, de vanille et de miel, avec une touche boisée en arrière-plan. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par du beau bois sec, puis j’y retrouve des fruits tropicaux avec un peu de miel. Belle texture en bouche. Finale: D’une longueur moyenne, boisée.

Ben Nevis Traditional

46% alc./vol.

Patrick 85%
Volutes de fumée, d’orange et de tourbe. Toute une surprise! En bouche, la tourbe et la fumée sont toujours présentes, ainsi que les pelures d’orange. La finale est marquée par le sel (malgré ce que le responsable du marketing de la distillerie, devant moi, en dit!). Une belle balance, un goût plutôt jeune.

Ben Nevis Traditional

46% alc./vol.
Cette édition du Ben Nevis a été lancée pour la première fois en 2011 afin de célébrer le 185e anniversaire de la distillerie. Elle vise à recréer le « MacDonald’s Traditional Ben Nevis » original, produit dans les années 1880, et contient une proportion plus élevée de whisky tourbé que les cuvées habituelles de la distillerie.

Patrick 88%
J’ai déjà essayé plusieurs versions de ce whisky « Traditional » (voir https://quebecwhisky.com/mcdonalds-ben-nevis/ et https://quebecwhisky.com/ben-nevis-traditional/ ) et bien qu’elles soient toutes assez différentes les unes des autres, elles sont toutes d’un très bon niveau de qualité et surtout d’un superbe rapport qualité/prix. Nez: Fumée de tourbe très aromatique avec des fleurs, du miel et de la vanille. Bouche : Délicieuse fumée de tourbe florale, avec quelques agrumes et de subtils fruits tropicaux. Je crois y retrouver aussi une subtile note maritime. Belle texture huileuse en bouche. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée de tourbe maritime (lol, il y a 13 ans, les gens de la distillerie me disaient que ce n’était pas le cas… Il semble que je n’aie toujours pas compris car j’y goûte toujours du sel!) et une touche d’agrumes.

Benchmark Bourbon Old Number 8

40% alc./vol.

Patrick 85%
Vanille et doux chêne.  Bouche: Épices typiques du bourbon, vanille et chêne sucré. Touche de réglisse rouge.  Finale: Moyennement longue, avec un beau mélange sucré-épicé.  Balance:  Un sans faute, et un rapport qualité/prix irréprochable.  Ça vaut la peine de se pencher de temps en temps pour aller chercher les produits de l’étagère du bas.  Merci Pierre-Luc!

RV 83%
Confortable, peut-être trop, mais un peu supérieur à ses voisines de basses tablettes. Le nez tient plus du nez d’un drink aromatisé que d’un bourbon, avec des teintes très sucrées de cassonade. L’arrivée glissante avec une montée de grain et de maïs démontre une certaine progression, mais on ne sait exactement en quelle direction. La finale est l’affaire de plans de mais avec le sirop du même grain qui n’est pas subtil. C’est bien malgré qu’un peu morne.

Benjamin Prichard’s Double Barreled Bourbon

45% alc./vol.

André 84.5%
Nez de vanille crémeuse, de toffee et de caramel. Très straight comme nez, classique du style, pas inventif du tout. Avec le temps le caramel devient de plus en plus envahissant, encore une fois les tannins du fût de chêne mais de façon beaucoup plus posées que dans le Hirsch et des épices – le gingembre – plus en arrière-plan, de la réglisse noire, le toasted du fût. Les céréales de rye sont plus prononcées en finale de bouche et le brûlé du fût relativement fort également. Pointe de poivre avant la toute finale: le sucre brun chauffé, le caramel et quelques fruits épars sur une vague bien sucrée et douce. Encore une fois, rien d’original ici mais un équilibre agréable. J’aime bien les pointes de poivre et de fût brûlé qui apportent une certaine singularité au whisky. Pour le rapport qualité-prix par contre, une grosse déception.

Patrick 86%
Un très bon bourbon, mais je m’attendais à quelque chose de plus intense compte tenu du double vieillissement. Mais ça demeure un très bon whiskey. Nez : Malgré un procédé de vieillissement que je ne peux que saluer, le parfum ne m’impressionne pas par son intensité. Bref, épices vanillées, ainsi qu’un peu de chêne, le tout sans grand intensité. Bouche Belles saveurs épicées et boisées rappelant un bon BBQ traditionnel au charbon de bois, avec un petit trait de cerise pour compléter le tout. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 83.5%
Nez: Notes classiques du bourbon, maïs, vanille et chêne, quoique le tout semble un peu fade dans son intensité. Caramel, pommes mijotées et gingembre. Bouche: Bien sucré, pommes et vanille à l’avant-plan. Maïs, bois, cannelle et gingembre. Touche de poivre rose. Finale: Bien épicée et chaude, une belle palette de saveurs nous transporte. Vanille, gomme balloune, réglisse, sucre en poudre et chêne. Équilibre: Au premier abord, on dirait un bourbon assez classique, mais on se rend tranquillement compte qu’on tombe un peu trop dans le bonbon fruité, en perdant un peu l’intensité et le caractère du type de spiritueux le plus distinct des États-Unis.

Benjamin Prichard’s Tennessee Malt Whiskey

40% alc./vol.

André 68%
Ouch… le bois neuf que l’on retrouve dans les virgin oak single malts, je déteste cette saveur… avec le côté agricole (pas dans le bon sens) des céréales, beaucoup de vanille et d’épices mais pas de fruits rouges typiques du style. La bouche est diluée, saveurs rebutantes, le charcoal avec quelques fruits timides et anonymes, quelques nuances d’épices (poivre noir et cannelle) et une bonne finale et rétro-olfaction de chocolat noir. Sérieux, on me donnerait la bouteille que je la jetterais dans l’évier, j’éviterais de le mélanger à du Coca-Cola afin de ne pas le gâcher, j’éviterais de le donner en cadeau ou juste pour m’en débarrasser, ce whisky est une honte aux whiskies du Tennessee. J’ai jeté le reste de mon verre dans l’évier et j’ai eu une pensée pour les quelques poissons restants dans le fleuve St-Laurent. Shame!

Patrick 58%
Fail. Mauvais fût, mauvais alambic, mauvaises céréales, mauvaise eau ou mauvais distillateur? Ou l’ensemble de ces raisons? Un autre fail va à l’équipe de management qui a décidé de laisser aller ce produit à la vente. Nez : Sent mauvais, genre une ferme laitière pas propre. Un peu de bois et de vanille réussissent à percer au travers de tout ça. Bouche : Chêne épicé, vanille et toujours le petit fond d’étable pas propre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et l’étable pleine de purin.

Martin 73%
Nez: Orge sucrée, vanille, chêne, menthe poivrée et mélasse. Difficile à cerner, comme si ce whisky ne savait pas trop ce qu’il voulait être cette journée-là. Bouche: Bois épicé, orge, vanille et une petite poche un peu louche qui rappelle certains scotchs des Lowlands. Finale: Longue et amère, sur un fond métallique et sans grande personnalité. Équilibre: Parfois on retrouve de petits joyaux parmi les craft distilleries, ceci n’est pas une de ces occasions.

BenRiach 10 ans

43% alc./vol.

André 87%
Un whisky rempli de subtilités mais qui demeureront peut-être bien cachés pour certains amateurs. Nez complexe, texture crémeuse et veloutée. Pléiade de saveurs tirés de l’utilisation de plusieurs types de fûts ; fond de virgin oak, vanille, miel, banane, coconut, filin de sherry et de fruits secs, chocolat au lait, touche d’épices. Quelques notes d’agrumes et de raisins secs. En bouche, le whisky est souple et textural. Les saveurs divines ; chocolat au lait, raisins secs, miel et vanille, crème, bananes, pommes, noix de coco avec une finale épicée jumelée d’une pincée de poivre. Finale de longueur moyenne, où les épices et le poivre trônent fièrement en tête de liste, suivi des saveurs de fruits secs, de sherry, raisins, puis de miel et de vanille. Sensation astringente et légèrement sèche en toute finale et rétro-olfaction.

Patrick 90%
Une agréable surprise que ce BenRiach. On démontre ici une maîtrise exceptionnelle de ce que devrait être un bon scotch sans artifices. Nez : Fruits frais, frais comme s’ils sortaient du réfrigérateur. Touche de gingembre, de vanille et d’Agrumes, le tout lié par des notes d’orge sucrée. Bouche : Délicieuses épices de chêne rôti, pommes, bananes, abricots et agrumes. Une appétissante complexité portée par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, portée par les chaleureuses épices du chêne.

Martin 85.5%
Brun doré un peu moins éclatant que ce à quoi je me serais attendu. Nez: Céréale classique du Speyside, miel, chêne, vanille, malt grillé. Très accueillant et facile d’approche. Bouche: Malgré une texture légèrement aqueuse, de belles saveurs riches se dégagent à chaque gorgée. Chêne et vanille en puissance, avec malt et miel, xérès et une touche d’épices. Finale: Longue et sèche sur des notes initiales de chêne et de muscade, avec une touche de poivre. Vanille et raisins secs. Équilibre: Très très intéressant pour un nouveau choix d’entrée de gamme pour BenRiach. On les salue d’autant plus pour avoir réussi à garder une mention d’âge sur la bouteille.

Benriach 10 ans 2007 Moscatel Single Cask

58.9% alc./vol.
Moscatel Hogshead #8737, Distilled 28/03/2007, Bottled 2018, Bottle 148 of 326

André 88%
Oranges, poires poêlées, raisins verts, miel, sucre à glacer, un peu effervescent et festif même si plus discret comme nez. La bouche est plus charpentée que le nez, plus épicée et franche avec une certaine astringence et un aspect tannique aussi. Mélange de raisins verts et de poires nappées de miel chaud, pommes rouges et vertes, oranges, nectarines, wine gums. Les épices sont très soutenues et ont aussi une pérennité impressionnante, celle-ci mènent le bal en finale en coiffant les fruits coupés en dés nappés de miel.

Patrick 92%
Un superbe whisky débordant de sucre et de chaleur. Envoûtant. Nez : Un délicieux parfum de fruits frais et sucrés avec une touche de vanille et de chocolat au lait. Bouche : Du bois légèrement brûlé, de beaux fruits mûrs, de la cassonade et un peu de vanille. Finale : D’une belle longueur, avec de beaux fruits mûrs et une touche de bois brûlé.

Martin 88.5%
Nez: Oh ça sent bon ça. Oranges, raisins, sucre brun, miel et poires. L’influence « crisp » ou croquante du moscatel se fait bien sentir. Bouche: Caramel, raisins, belle texture sirupeuse. Miel chaud, grains de poivre et bois brûlé. Pommes et jujubes. Finale: Épices, chêne, miel et vin effervescent. Le taux d’alcool est bien moins agressif qu’on pourrait le croire. Équilibre: Un whisky bien construit, avec une épine dorsale bien définie, le tout teinté admirablement par son type de fût. Like.