Sanctuary Single Malt Classic Edition – Batch 1

42% alc./vol.
Produit à partir d’orge cultivée à 100 % en Colombie-Britannique. Malté, broyé, fermenté et distillé sur place. Vieilli dans des fûts ayant contenu exclusivement du bourbon. Âgé de 3 à 8 ans.

Patrick 85%
S’il ne s’agit pas d’un whisky pour tout le monde, ça demeure quelque chose que j’aime bien ! Nez : Une fraîcheur me donnant l’impression de prendre une marche dans le bois au petit matin. Bouche : En continuant ma marche dans le bois, je me prends les pieds dans une racine et j’atterrie la face dans un bouquet d’herbes aromatiques. L’ensemble est jeune et frais. Finale : Un peu courte, fraîche et herbeuse. 

Sanctuary Single Malt Red & White Edition – Batch 1

42% alc./vol.
Âgé en partie en fûts de vin blanc.

Patrick 80%
L’utilisation de fûts de vin blanc n’est pas commune, et ce whisky m’aide un peu à comprendre pourquoi… Nez : Me fait presque penser à du gin tellement que ça déborde d’herbes, mais aussi de raisins verts pas tout à fait mûrs. Bouche : Porté sur les herbes et les fleurs, un peu huileux…  Et aussi un peu de raisins verts amers. Finale : D’une longueur moyenne, un peu trop herbeuse. 

Santa Teresa 1796 Ron Antiguo de Solera

40% alc./vol.
Venezuela. Blend de rhums de mélasses de 8 à 12 ans vieillis en barils de solera puis fini pour un an en baril de whisky et de bourbon.

RV 88.5%
Un autre rhum qui nuit aux cochonneries de Bacardi habituelles en montrant ce qu’est un vrai rhum de qualité. Miel et orange, dès qu’on le sent on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un rhum typique. En bouche, l’arrivée d’agrumes est beaucou plus fraîche que ce dont à quoi je m’attendais, même si la canne finit par reprendre le contrôle. La finale est un peu râcheuse, mais à la deuxième gorgée des épices sortent pour venir contrebalancer le sucré. Une très belle découverte, confortable à l’instar d’une place devant le foyer d’un chalet de ski, bien entouré. Où est mon flasque?

Patrick 84%
Nez rappelant un scotch vieilli dans un fût de xérès avec une touche feuillu. La douceur en bouche est plutôt surprenante, cassonade et caramel intense, touche de fruits rappelant le vin qui diminue malheureusement trop vite en intensité pour qu’on puisse en apprécier les subtilités. La finale manque malheureusement d’intensité et lui fait perdre plusieurs points. Il aurait définitivement avantage à être embouteillé à un plus haut taux d’alcool afin qu’on puisse vraiment en apprécier les détails. Bien pour celui qui n’aime pas vraiment les spiritueux, mais laissera les autres sur leur appétit. Définitivement, donnez-moi un coup de fil lorsque vous en trouverez un échantillon embouteillé à un taux d’alcool plus appréciable.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Säntis

39.5% alc./vol.
Old Oak Beer Cask. Étiquette originale à 40%, mais corrigée par la SAQ.

André 77%
Le nez est plus prononcé et un brin pétillant. Encore les céréales nappées de miel, la vanille, sucre, céréales mouillées. Arrivée plus relevée, les pastilles au miel pur la gorge sèche. Texture très fluide, sans bien de complexité, la bouche est tout de même intéressante mais manque de variantes. Finale sur les grains de céréales sèches, et de miel… Ca me rappelle les blocs de miels avec la cire qu’on vendait anciennement. J’aime plus cette édition que celle en small oak beer barrel mais pas à aller jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 79%
Nez : Le fond de tonne me rappelle l’ancien Mail St-Rock de Québec, les notes de miel floral se confondant à une odeur de vomi mal lavé. Bouche : Floral, mais toujours accompagné par cette petite touche de déjection de lendemain de veille qui me laisse la gueule tout croche. Finale : Pas si pire. Balance : Presque. Une mauvaise batch d’ingrédients ou de fût?

Martin 79%
Nez: Miel et fleurs, un peu de fruits, pour ensuite tomber dans un nuage de Febreeze et de bois. Petit côté sucré et minéral. Bouche: Sucré et fruité. Sucre d’orge, céréales et chêne. Assez plaisant quoique très très doux. Finale: Une fois le bois et le sucre passés, on reste avec une impression métallique en bouche, presque du cuivre teinté de soufre. Je ne suis pas du genre à aisément détecter le soufre comme d’autres, mais ici il y a définitivement quelque chose de louche. Équilibre: Ce n’est pas un horrible malt, j’y trouve bien des qualités, mais la finale laisse un goût un peu trop biscornu à mon avis.

RV 83%
Un peu trop bien appuyé. Étonnament plus foncé et boisé que son frère d’arme, le nez est dans la zone fruitée. Arrivée d’abord juteuse de sève puis on s’éloigne définitivement du fruit pour s’accoter sur le bois et le caramel, qui finit par être très pesant. Finale toute en grain caramélisé, et la bière du baril se fait sentir. Ça reste un whisky intéressant, comme si Couvreur avait choisit les barils de bière au lieu de sherry, mais c’est davantage pour un marché de niche que grand public.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Sigel

40% alc./vol.

André 81%
Nez de céréales organiques et maltées, bois un peu brûlé, vanille, compote de pomme. Un nez “girl next door”, un peu trop rectiligne, qui joue de prudence et évite l’audace. Bouche flasque et épurée, bien douce par contre, un peu plus fruitée mais toujours entourée de céréales de malt nappées de miel et de vanille. Finale un peu plus relevée, l’alcool est un peu plus fougueux mais sera rapidement rappellé à l’ordre par le retour des céréales au miel et de sucre. Il m’a vraiment surpris par sa persistance en bouche et sa finale longue et agréable. Sans être un mauvais whisky, il n’apporte rien de vraiment plus à ce qui se trouve sur le marché. De belle conception, ce whisky ne sera probablement pas celui qui vous étonnera aussi.

RV 84.5%
Let’s get it on! En début de carte, le grain et le cognac se frappe dans un style où l’on est loin du single malt standard, et malgré qu’il s’affiche comme une finition en barril de bière, le fond de miel est loin du houblon mais davantage du sherry. En bouche, nouveaux pugilistes: le single malt est encore plus mielleux mais prend la forme d’un combat grain whisky vs Laphroaig, les cendres incluses. Puis en fin de carte, des fruits bizarres (myrtille?) tentent de s’accorder avec le Mackmyra, dans une vague légère mais persistante. Pas les meilleurs combattants mais des matchs enlevants, et avec un peu d’expérience ce whisky sera toute une menace.

Patrick 87%
Nez: Étrange parfum de fleurs des Alpes, de miel et de … fond de tonne. Bouche : Complètement unique, avec un mélange edelweiss (la fleur des Alpes), de miel et d’herbe fraichement coupée. Définitivement les Highlands de la Suisse. Finale : S’étire sur les notes florales et les souvenirs d’un pays si beau et si dispendieux. Balance : Pas certain que je vais en acheter une bouteille, mais ça donne certainement le goût de s’acheter un billet d’avion pour la Suisse!

SAP 56

30.8% alc./vol.
Whisky aromatisé au sirop d’érable canadien

Patrick (NA)
Wow, une belle réussite, ça! Habituellement, c’est pas mon truc ce genre de mix, mais ici c’est bien fait et bien équilibré. J’ai essayé ça au début du temps des fêtes, et c’était parfait pour l’occasion! Nez : Un beau mix de whisky canadien et de sirop d’érable d’une intensité bien mesurée. Appétissant ! Bouche : Wow, du sirop d’érable pour adultes! Bref, ça goûte le sirop, c’est sucré, chaleureux et porté par une belle texture. Finale: D’une longueur moyenne, sucrée avec une pointe de whisky canadien chaleureuse.

Satsumatsukasa Distillery – Maïs, seigle et orge maltée – 2018

48% alc./vol.
Échantillon fourni par Nikka pour présenter les composants du Nikka The Grain Whisky

Patrick 91%
Un whisky d’une rare complexité et d’une grande balance : J’espère que Nikka le mettra un jour sur le marché! Nez : Un superbe parfum débordant de saveurs! Du caramel, le sucre du maïs et de discrètes épices du seigle. L’ensemble du parfum est magique, je passerais une heure à l’humer! Bouche : Du sucre d’orge, du maïs sucré, des cerises rouges, des épices, du chêne sec. L’ensemble des saveurs, dont la liste pourrait longuement s’allonger, sont admirablement bien mariées ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une note complexe, fruitée et sucrée.

Satsumatsukasa Distillery – Orge maltée et non-maltée – 2018

48% alc./vol.
Échantillon fourni par Nikka pour présenter les composants du Nikka The Grain Whisky

Patrick 85%
Un whisky succulent et quoiqu’il soit destiné à devenir le composant d’un blend, j’aimerais bien en avoir une bouteille sous la forme de single malt à la maison! Nez : L’orge est savoureuse et sucrée, avec une touche de pommes rouges. Bouche : Savoureuse, épicée, l’orge et son sucre sont bien présents, mais aussi de beaux fruits mûrs du verger. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits du verger.

Sazerac Rye – Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Produit par la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, Sazerac fait partie des whiskeys américains mythiques. Distillé à partir de seigle fermenté, son histoire remonte aux années 1800, époque à laquelle un cocktail nommé « sazerac » fut inventé à la Nouvelle Orléans. Préparé à l’origine avec du cognac, ce whiskey est vite devenu l’ingrédient principal utilisé pour la réalisation du cocktail, allant jusqu’à lui emprunter son nom. Le mashbill de seigle de cette édition est composée de 51% de seigle, 39% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 88.5%
Confiture de fruits rouges, réglisse rouge, cosses d’oranges, cerises marasquin, poivre noir, clou de girofle, cannelle, ce whisky passe tout droit sur les préliminaires et va immédiatement dans le vif du sujet. Belle présentation en bouche qui fait honneur au nez, les saveurs sont intenses le style respecté mais avec une signature unique. La bouche s’ouvre sur les cerises marasquin poivrées, la pelure de pomme rouge, suivent les oranges et la réglisse puis l’envolée d’épices qui s’accompagne des saveurs de bois carbonisé. Finale épicée et poivrée, une touche de miel et beaucoup de fruits rouges et de réglisse. Rétro-olfaction à saveur de saveurs d’oranges. Une valeur sure si l’On recherche un digne représentant du style avec une touche d’exotisme.

Patrick 86%
Un très bon rye whiskey bien épicé et chaleureux, comme un rye whiskey se doit d’être. Nez : Parfum assez sucré et fruité pour un rye whiskey, marqué par la pomme rouge et un peu de caramel. Bouche : Épices et bois brûlé, avec une touche de pommes rouges et de cerises au marasquin. Finale : D’une belle longueur et épicée.

RV 86%
Les vieilles voitures sont parfois bien belles et caractérielles, mais consomme parfois trop d’huile. Bourbon très sucré, on dirait une préparation pour rhum and coke, avec une bonne touche de seigle en renfort. Posé en bouche, le seigle est très pesant puis très chaud, autant sur que sous la langue. Enfin, le seigle explose en gorge et de celui-ci est livré un sucre de caramel beaucoup mieux dosé. Il faut définitivement ne pas avoir peur du seigle et personnellement je préfère les voitures sport à ce sympathique pick-up au diésel.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.