Slyrs PX 4 ans – 3rd Edition

46% alc./vol.

André 79%
Ouch, il ne faut pas se fier sur les premières impressions livrées par le fût de sherry, ces odeurs de fûts ou le xérès a eu le temps de commencer à macérer au chaud avant d’être rempli de new make… Ces saveurs me rappellent également le misérable Armorik, ce mélange de virgin oak et de terre mouillée pas agréable, presque de la tourbe terreuse assaisonnée au sherry. En bouche, le whisky est fruité, l’effet du fût de sherry bien présent, cela me fait penser à la pâte de fruits et au sac de fruits secs, les cerises macérées et le chocolat noir et quelques féroces notes de toffee. Personnellement, je n’apprécie pas particulièrement le rendu du sherry au final. Belle longueur en bouche, plus porté par les saveurs elle-même que par la force de l’alcool. Les fruits trônent en avant plan et s’entourent d’oranges sanguines, de pâte de fruits et de sherry finement épicé.

Patrick 76%
Ayant eu la chance exceptionnelle de goûter certains de leurs futurs whiskys directement dans le fût, mes attentes étaient élevées en achetant cette bouteille. Je dois dire que je suis très déçu. Presque bon, mais tout de même mauvais. Je comprends pourquoi ils « passent » ce whisky en duty free, l’idée étant d’éloigner le plus possible de la distillerie ces infectes bouteilles. Nez : Parfum de xérès de mauvaise qualité, avec quelques notes boisées. Bouche : Bois brûlé et toujours le mauvais xérès, le tout accompagné de chocolat noir amer et un je ne sais quoi qui m’agresse. Finale : S’étire sur le chocolat noir et le mauvais xérès. Bref, trop longue.

Martin 79%
Nez: Xérès, bois mouillé, terre, herbe et pointe de caramel salé. Difficile à cerner, d’autant plus à apprécier pleinement. Bouche: Fruits rouges, caramel, vanille et miel épicé. Touche de poivre et de chêne. Cannelle. Finale: La texture faible et aqueuse n’aide pas les saveurs à rester longtemps. On demeure avec du bois sec, l’astringence du sherry et une impression cuivrée. Lointain goût de new make. Équilibre: Les saveurs sont affirmées, mais ça ne veut pas dire que le rendu final en vaut la peine. Personnellement, je trouve qu’on est un peu à côté de ma palette.

Slyrs Sild Crannog Lot 2019 Limited Edition

48% alc./vol.
Bottle #3997 of 5224. Cette 4eme édition a été produite à la distillerie Slyrs sise en Bavière et est vieilli entre 3 et 6 ans dans des fûts de chêne neufs américains en partie sur le bateau nommé ‘’The Angel’s share’’ amarré dans le port de la ville de List sur l’île Sylt. L’orge utilisée est tourbée à un taux phénolique entre 35 et 55 ppm. Cette même orge est cultivée par l’agriculteur Jörg Runkel de Kampen, entre Kampen et Wenningstedt (île de Sylt) sur 4,5 ha de terres juste derrière les dunes. La tourbe pour sécher le grain de même que l’eau de source pour abaisser le taux d’alcool à 48% à l’embouteillage, viennent aussi de l’île.

André 81%
Notes de fruits rouges saupoudrés de cannelle et nappé de crème à saveur de vanille, pincée de sel de mer et un nuage de fumée de tourbe essoufflé dans le lointain. La bouche est un mélange de céréales maltées et de fruits rouges, mélange de sel et de poivre. Cest un peu désordonné comme présentation. À l’aération, on détecte presque des notes vineuses (vin rouge) aussi. L’influence des fûts neufs est particulièrement prononcé en finale par les notes boisées à saveur de fruits rouges, de sel de mer et de fumée de tourbe.

Patrick 82%
Un beau whisky « brut » et efficace. Nez: Un beau mélange d’orge craquante avec du bois sec, des biscuits au beurre et une touche de foin séché. Simple et efficace, j’ai soif! Bouche : D’une plus grande intensité que ce que le nez laissait présager, avec une tonne d’épices, des planches de bois sec et bois brûlé, des pommes, une goutte de caramel et toujours une touche de foin séché. Finale : D’une belle longueur, j’ai l’impression de sortir d’une vieille grange en bois rempli de foin très sec.

Martin 81%
Nez: Bois, crème, foin, fleurs blanches et touche de tourbe saline. Assez sec, mais pas désagréable. Bouche: Sucre brun, beurre, épices et bois sec. Céréales, cerises et touche de boucane. La texture n’est pas extraordinaire mais les saveurs sont quand même affirmées. Finale: Intense mais courte. Notes de fumée, de bois, de foin, de fruits rouges, de céréales et de fumée. Touche métallique en fin de parcours. Équilibre: J’ai plus d’affinités pour des profils classiques de whisky que pour ces malts du monde. Pas mauvais, mais je ne ferais pas un trop gros détour pour m’en procurer un dram.

Smokehead High Voltage

58% alc./vol.

Patrick 89%
Un Smokehead qui réponds définitivement aux attentes, avec de la grosse fumée de tourbe délicieuse et intense comme je l’aime. Nez: Une belle fumée de tourbe intense et huileuse, avec une bonne dose de bois brûlé Bouche: De la fumée de tourbe aussi intense qu’on peut la souhaiter, avec de l’huile, des épices, du piment et du poivre. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et cendreuse.

Smokehead Islay

43% alc./vol.

André 88%
Son nom dit tout ! Fumé, tourbé, du style d’Ardbeg, très peu subtil en apparence, direct et sans détour, mais aussi à la fois très doux et sans méchanceté comme Ardbeg peut aussi le faire. L’aftertaste est agréablement long, en fait plus long que ce que l’on aurait pu le penser. Si Smokehead n’affiche pas sa provenance directement, on ne peut présager sans trop se tromper que ça provient d’Islay, d’une distillerie commençant par la lettre « A »…

Patrick 90%
Parfum de « douce » tourbe, petite pointe de fumée et fond d’orge humide. En bouche, une vanille bizarre, un feuillu légèrement moisi, suivi d’une vague de tourbe fumée. La finale est agréable, assez longue, complète bien le tout avec ses notes de fumée sèche. La première impression fut douteuse, mais je crois que l’ensemble est finalement plutôt agréable, en particulier grâce à la finale qui s’intègre si bien! Un bon whisky, avec une petite « twist » originale qui lui permet de gagner quelques points…

Martin 89%
Nez: Un vent d’iode nous fesse dans la tronche avant même d’avoir touché le verre. Fumée, tourbe, tannin, re-fumée. Moins aggressif que l’emballage ne le laisse présager. Sur l’ouverture d’un deuxième nez, je détecte une touche de fruits vanillés sous l’étage de tourbe. J’ai cru y déceler du bois, mais j’étais incertain de savoir lequel. Quand ma blonde m’a dit « pas Claude, toujours? », j’ai baissé les bras. Bouche: Épicé et curieusement moins fumé qu’annoncé par le nez. Vanille, toffee, noix d’acajou, sel. Surprenant et déconcertant. Finale: Longue finale en pente douce. On garde les épices un peu pour se laisser tranquillement déscendre par un léger voile fumé. Équilibre: Ce whisky nous emmène à des endroits difficiles à anticiper. La finale s’allonge délicatement à chaque gorgée. Les coeurs aventuriers seront comblés. La distillerie en produit aussi une expression de 18 ans, la Extra Black, qui a été vieillie directement en terre du Mordor. Je vous en donnerai des nouvelles le jour où je mettrai la main dessus…

RV 87.5%
Fumée en premier plan, médicinal, tourbe et paille. Un peu de Toyo aussi. Boucané, salin et iodé en bouche, typé mais pas menaçant. Un Islay plus tranquille mais qui garde de l’ile ce qui fait Islay. Supérieur au Islay Mist 8YO, un peu moins cher, mais quand même plus qu’abordable et la différence de prix entre les deux vaut la peine.

Smokehead Islay Single Malt The Rock Edition

43% alc./vol.

André 83%
Étonnant comme intensité. Grosse fumée sale, maritime, pierres nappées de sel de mer séché au soleil, aspect médicinal aussi. Les saveurs en bouche font penser à un mélange de Laphroaig et de Caol Ila et s’agrémentent d’une touche de sherry et d’une fraicheur citronnée. La tourbe explose en bouche et dégage des accents d’herbe verte mentholée et de pastilles Fisherman’s Friend et d’enbruns maritimes, poivre et suie de cheminée ramonée. La texture est malheureusement disparate et sans trop de structure huileuse ou grasse, liquide et éphémère aussi, comme un feu de plage lointain. Mais j’adore l’apparition des notes d’agrumes et de citron qui s’offrent en rétro-olfaction.

Patrick 80%
J’ai plutôt été déçu de mon achat… Ce n’est définitivement pas le whisky que c’était il y a dix ans. Pas mauvais, mais pas aussi bien balancé que c’était à l’époque. Nez: Un beau parfum de fumée de tourbe et d’algues, avec de belles notes iodées et un peu de xérès et de citron. Bouche: Fraîche, débordant d’épices et de fumée, avec aussi une certaine dose d’agrumes, des algues et beaucoup de sel. Finale: D’une longueur moyenne, salée et fumée.

Martin 81%
Nez: La tourbe sèche, herbeuse et maritime nous accueille d’entrée de jeu. Fruits tropicaux, varech et fumée. Touche de cuir. J’aime bien. Bouche: Texture laisse à désirer, par contre on aime bien les saveurs de tourbe, de miel, de vanille, de pastille pour la toux. Caramel et poivre. Finale: Fumée, vanille, bois, épices, miel et cendre. Longueur appréciable. Équilibre: Sans être un grand Islay single malt, ça se prend bien un mardi soir.

Smokehead Sherry Bomb

48% alc./vol.
Maturation en spanish Oloroso Sherry Cask, édition limitée de 18,000 bouteilles.

André 88%
Nez pâteux et lourd, pâte de fruits et cerises noires, oranges sanguines, feu de plage auquel on a ajouté quelques mottes de tourbe terreuse, fruits séchés, framboises. Certains arômes rappellent les wine cask finish, l’effet vin rouge un peu tannique. La tourbe même si bien présente, est ronde et soyeuse et couvre bien l’alcool. Touche de sel de mer en background. J’adore l’amalgame d’arômes du nez. La bouche est incroyablement ronde et duveteuse, superbe texture, tourbe terreuse remplie de fruits rouges sauvages et d’oranges, assaisonnée d’une touche de sel de mer, camphre, bacon hyper cuit, caramel chauffé, aspect minéral et de cendre froide un peu bizarre, chocolat noir fourré de pâte de raisins, poivre, cannelle, clou de girofle. Finale relevée par les épices à chili, le poivre et la cannelle qui pique farouchement le bout de la langue. Pas le whisky le plus typé mais une belle séquence de saveurs et une histoire d’arômes et de saveurs intéressantes. Vaut le détour!

Patrick 92%
Oh wow, j’aurais dû sauter sur cette bouteille là quand j’ai eu ma chance – mais soyez assurés que je ne manquerai pas mon coup la prochaine fois! Yummy! Nez : Mélange étourdissant de cerises noires, de chocolat, de fumée de tourbe, de framboises et d’oranges sanguines. Bouche : Des épices, du bois brûlé, des framboises, des oranges sanguines, une belle dose de fumée de tourbe et une bonne pincée de sel. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 89.5%
Nez: Wowowee, quelle belle tourbe. Petits fruits, Cherry Blossom, cuir, oranges sanguines et retour de la boucane. C’est un de ces nez où l’on peut se perdre longtemps. Bouche: Belle texture suave et veloutée, notes de xérès, de tourbe crasseuse et médicinale à la fois, poivre noir, chêne. Cuir et fruits bien bien rouges. Finale: Superbe longueur, notes soutenues à tous les niveaux. Boucane, épices, bois, vin rouge bien corsé, cassonade dorée. Équilibre: Déjà que Smokehead était un joueur de qualité dans les embouteillages mystérieux d’Islay, le mariage avec des sherry casks est très rarement un échec.

Smokehead Tequila Cask Terminado

43% alc./vol.

Patrick 87%
Un très bon whisky, avec un mélange de saveurs que j’en viens à aimer de plus en plus. Nez: Délicieuse fumée de tourbe intense, l’agave de la tequila, des ananas cuits sur le BBQ, et des pêches. Bouche: De la fumée de tourbe intense, de belles notes de tequila, des oranges sanguines, de la lime et de l’ananas cuit sur le BBQ. Finale: D’une belle longueur, avec de la fumée de tourbe et une petite note rappelant ce que le Mexique a de meilleur à offrir – à moins que selon vous, ce soit la Corona!

Smokey Joe Islay Malt

46% alc./vol.
Le Smokey Joe Islay Single est élaboré à partir de l’assemblage des single malts de l’île d’Islay réputés pour leur caractère marin et tourbé Smokey Joe est un blended malt non filtré à froid.

André 85%
Un exercice de style sur la fumée et la tourbe plutôt que le whisky en tant que tel. Tourbe citronnée, fumée soutenue, suie de charbon. Un peu plat en bouche après l’intensité du nez, tout de même passablement sucré et bien relevé en finale où la tourbe omniprésente envahit la bouche. L’alcool semble aussi plus prononcé en finale, ce qui soulève l’ensemble de façon surprenante. S’accompagne très bien du thé Lapsang Souchong !

RV 84.5
Smokey et fancy, ça rime mais vraiment pas dans cette bouteille. Poivre et sel du Laphroaig, mais immédiatement envahi par la grosse fumée bleue, qui se poursuit en bouche. Malgré une petite pointe de tourbe, c’est la fumée maintenant blanche, telle que celle qui s’échappe de feuilles humides, qui mène la course des saveurs pour une finale un peu courte dans les herbes jaunis. Aucunement diplomatique, un bon test pour savoir si on aime davantage la tourbe que la fumée.

Patrick 87%
Nez fumé, tourbé, salin et avec une touche d’agrumes. En bouche, une puissante tourbe en premier lieu, très marqué par les épices et… Me rappelle de l’eau salée avec laquelle on se gargarise! La finale est paradoxalement intense et un peu courte. Efficace, s’il était un peu moins cher, il serait mon scotch de prédilection pour les tailgates.

Smoky Quartz V5 Bourbon • Batch #5

45% alc./vol.
11 months old – 2016

Patrick 90%
Une belle surprise! J’avais acheté cette bouteille un peu par dépit : son format de 375ml me laissait de la place pour « passer » autre chose à la douane canadienne au retour. Je fus agréablement surpris de découvrir un bourbon si facile à boire, si bon et si mature malgré son jeune âge. A mon prochain voyage aux USA, je crois que je devoir ajouter à mon itinéraire une visite à cette distillerie! Nez : Beau parfum sucré et fruité, dominé sans surprise par le maïs, mais aussi avec une touche de vanille et de chêne. Bouche : Très sucré, marqué par le maïs et belles notes fruitées. Quelques épices boisées viennent compléter agréablement le tout. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois que recouvrent le sucre et le fruité du maïs.

Martin 87%
Nez: Bien plus solide que mes attentes. Maïs bien sucré, caramel et vanille crémeuse, avec une pointe d’épices et un vent boisée sec et légèrement grillé. Bouche: Profil souple et accessible, dominé par le sucre brun, le miel, un peu de noix et une touche de cannelle. Finale: Un peu courte à mon goût, mais douce et boisée, avec un léger accent poivré. Équilibre: Un dram artisanal honnête, simple et bien arrondi, qui privilégie la soif et la chaleur réconfortante plutôt que la complexité.

Smoky Quartz V5 Bourbon 100% Corn Batch #1

45% alc./vol.
Vieilli pendant 7 mois en petits fûts de 15 gallons de type White Oak et fabriqué à partir d’orge organique à 100%.

André 74%
Sorry, mais le nez pue littéralement. Infecte… Grains de céréales un peu pourris, sucre résiduel, bois de chêne, vanille, petits fruits macérés. Du jus macéré dans du bois de chêne. Quel nez générique ennuyant. La bouche est beaucoup mieux; oranges, vanille, petits fruits sauvages, céréales granuleuses, straight forward sur la vanille et les céréales. Finale courte, sucrée avec une touche épicée et les saveurs horribles du nez qui reviennent toujours en background. Sorry, pas eu beaucoup de plaisir à évaluer celui-là.

Patrick 90%
Un bourbon se servant d’une recette trop rarement utilisée (100% maïs) et surtout, maîtrisée ici avec beaucoup de doigté. Un très bon whisky, et original en plus. Nez : Wow! Unique et appétissant! Parfum sucré et fruité, riche en maïs et en bonbons fruités. Bouche : Maïs, intense beurre d’érable, touche de bois frais et petits bonbons rouges à la framboise. Un vrai whisky de dessert… Dessert sur lequel on aurait versé du beurre d’érable! Finale : Quelques épices apparaissent en finale, qui délicieuse mais courte.

Martin 80%
Nez: Maîs à l’extrême, bien fruité et sucré. Petit côté moonshine ou new make, mais il ne faut pas s’en étonner, à 7 mois comme ça. Bouche: Sucre, raisins et mélasse. Maïs et épices, peu de vanille. Le goût jeune de new make prend beaucoup de place. Texture bof. Finale: Belles épices, traces de bois et de maïs, vanille et fruits sucrés. Intéressante mais courte. Équilibre: Assez expérimental, comme bien des micros américaines, on aime ou on aime pas. J’aime pas.