Pappy Van Winkle Family Reserve 15 ans

53.5% alc./vol.

André 93%
Wow… Le nez est raffiné et finement cireux, jus de cerises et cannelle, pommes caramel, cassonade, Root Beer, oranges, le tout agrémenté d’une touche de fumée lointaine et de terreau d’empotage. La bouche est à la fois poivrée et garnie de bois carbonisé très discret. Grosses cerises juteuses et pommes caramel, bois de cerisier, chocolat noir. Texture grasse et épaisse qui nappe bien la bouche, exquis. Finale moyenne en longueur, sur la cannelle cireuse et poivrée, le bois de chêne brûlé.

Patrick 93%
Un superbe bourbon, complexe et très bien bâti. Je comprends définitivement le buzz! Nez: Un beau parfum riche, délicat et sucré. De la cassonade, de la vanille, du cuir, un peu de bois et de la salade de fruits. Bouche: Du bois sec et épicé, de la cassonade, des fruits, de la vanille, du cuir et encore du bois. Finale: D’une belle longueur, boisée et complexe.

Martin 96%
Profondément roux et aussi alléchant qu’une bière de la même couleur. Nez: Caramel salé et toffee nous prennent d’assaut, mais sans nous agresser, ce qui n’est pas coutume pour une expression aussi forte en alcool que celle-ci. Pomme de tire. On parvient à déceler le maïs, suivi de muscade, de cannelle et de gousse de vanille. La liqueur « Dr. Pepper », le chêne, les amandes, le blé et les fleurs. On y trouve aussi au fond du verre une feuille de tabac parfumée à l’images des plus grands « sherry bombs » écossais. Tout simplement renversant. Bouche: Délicat et fougueux. Caramel et épices, cannelle, cassonade brûlée, vanille, cidre de pommes et chocolat aux fruits. Tire « Grandma » qu’on donne à l’Halloween. Finale: Longue, chaude et douce à l’extrême. Infime amertume. Tabac et épices, gomme balloune. Le portrait final en est un d’une douceur et d’une subtilité épouvantable. Équilibre: Je n’ai jamais au grand jamais goûté à un bourbon aussi complexe. Élégance à tout casser. Malheureusement c’est un produit qui demeure très dispendieux, et il ne sera de la partie que lors des grandes occasions. Pire encore, n’espérez pas voir ça en SAQ de si tôt. Redéfinit l’adjectif « épique ».

Pappy Van Winkle Family Reserve 20 ans

45.2% alc./vol.

André 94%
Wow…wow et rewow… Intense et concentré mélange de fruits sauvages, de bonbons nounours en gélatine, de chocolat. Je lisais des commentaires sur le web et on le rapprochait d’un cognac et je dois avouer que la comparaison est très juste. En somme c’est un bourbon assez dénaturé mais cela augmente la surprise et le challenge du dégustateur ! En bouche, texture huileuse et hyper soyeuse, une brise alcoolisée, de fruits sauvages rouges et encore une fois les bonbons en gélatine, presque du sherry à la Aberlour Abunadh, les fruits secs, les prunes très mûres, la cire. Hallucinante texture, c’est du rarement vu. Feeling un peu paradoxal en bouche car le dit liquide est clair et limpide comme de l’eau mais les arômes et saveurs s’accrochent partout en bouche et au nez. La finale est longue et très distinguée mais sans variantes que celles apportées en nez et en bouche. Les saveurs sont vaporeuses et l’alcool tellement discret… Définitivement un whisky dangereux à avoir dans son verre!

Patrick 90%
À en prendre une seule gorgée, on comprend immédiatement le buzz aoutour de cette marque. Complexe et savoureux, d’un équilibre parfait. Nez: Parfum sublime et intense de cerise, voire de xérès de chêne brûlé et de vanille. Bouche : Les fruits explosent et libèrent quelques épices et des tonnes de sucre blanc. Texture huileuse, voire cireuse. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 94%
Du nectar d’orange jusqu’à la fondue à la clémentine. Nez: Phénoménal. Chêne massif. Cerise, caramel et vanille. S’annonce bien juteux. Un brin de cuir et de cannelle s’ajoutent au plaisir pour une complexité effarante. Peu de maïs en faveur du blé. Bouche: Assez huileux, sans être trop lourd. Juteux et fruité. Une peu de cuir, beaucoup de bois. Notes de raisin et de tabac, presque de sherry. Wow! Cerise de terre. Finale: D’une incomparable longueur et douceur, sur des pointes de cerise, de bois et de gomme balloune. Grains d’espresso trempés dans l’chocolat. Équilibre: Je m’attendais à un autre bourbon épique, et je ne suis pas déçu, mais pas surpris non plus. Le 15 ans a une goutte de fougue supplémentaire, probablement à cause de son taux d’alcool légèrement supérieur.

Paprocky Single Malt

40% alc./vol.
Single malt écossais âgé en Pologne par la distillerie Paprocky.

Patrick 82%
Un bon whisky honnête, dont la saveur me rappelle les whiskys d’entrée de gamme de Glenfiddich. Bref, rien de révolutionnaire, mais ça se boit bien. Nez : Parfum frais, léger et floral, avec des fruits tropicaux légèrement sucrés. Bouche : Caramel écossais, vanille, fudge, pommes vertes sucrées et une bonne dose de chêne. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale : Plutôt courte et sèche, marquée par des notes de bois sec et de subtiles noix.

Paradigm Spirits 19 ans Heritage Collection 2022 Release

45% alc./vol.
Le cœur de cette édition est composé d’un whisky de maïs canadien de 19 ans d’âge, vieilli en fûts de chêne américain. En s’appuyant sur la règle canadienne du 9,09 %, ils ont ajouté une mesure précise de luxueux sherry Oloroso au mélange initial. Gagnant du Whisky of the year aux Canadian Whisky Awards 2024.

André 87%
Nez gorgé de fruits rouges à chair, cerises, prunes et bleuets, fine touche de caramel et de chocolat, raisins secs, vieux cuir. Bon taux de sucre naturel en toile de fond. Superbe texture en bouche, très bord et sticky. Les saveurs tirées du sherry sont bien en évidence. Raisins, cerises, prunes. Chocolat fourré de caramel, cuir et tabac, pomme caramel, sirop d’érable, timide cannelle en finale de bouche. La finale est bien fruitée, sucrée et épicée, longue sans être intense. Belle découverte.

Patrick 89%
Un très bon whisky, du genre « samedi soir, dans le fauteuil auprès du feu », quand on a le temps de prendre le temps. J’en veux encore svp! Nez : Parfum très fruité, débordant de petits fruits bien mûrs nappé de caramel réchauffé et servis sur un plateau de vieux cuir. Bouche : Oh, ça me rappelle un vieux whisky canadien des années 1940 (https://quebecwhisky.com/corbys-park-lane-1940/). Bref, du délicieux xérès, de la cassonade, des fruits des champs, de subtils fruits exotiques, une goutte de miel, ainsi que du bois grillé. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée, fruitée et délicatement épicée.

Parker’s Heritage 10 ans Cognac Finish

50% alc./vol.

André 89%
Huge, massive, thick, bold. À la fois distingué et aristocratique, un peu vintage, rustique. Des fruits rouges dans une pochette de cuir, miel, sucre, cire pour meubles en bois. Affinage bien présent mais qui ne dénature pas le whisky. Incroyablement doux en bouche, les fruits beaucoup plus à l’évidence qu’ils ne l’étaient au nez, le sucre est plus léché aussi, l’ensemble est soutenu mais doux et agréable. La rétro-olfaction transmet bien l’influence du cognac finish, dans un maelstrom de fruits et de sucre. J’adore l’initiative et l’intention de livrer quelque chose de différent.

RV 92.5%
Pas le rouge, ni le noir: le 50 unique sur la tablette de roulette qui rapporte gros. Étrange mais pour l’amateur a la fois de bourbon et de cognac, le nez est rustique, fermier et sucré a la fois, avec l’influence du cognac qui se sent. Arrivée super épicée mais davantage due aux grains qu’au taux d’alcool (qui pique le bout de la langue), puis le raisin se fait goûter. Finale d’abord toute en blé puis le raisin revient tranquillement pour l’aftertaste, qui aux premières secondes semble trop faible mais qui persiste et finit par signer. Coté influence de baril c’est un peu effronté, mais quand on aime les deux alcools, on ne peut que célébrer le courage.

Patrick 85%
Nez exceptionnel d’épices, de riche bourbon et de vin. En bouche, le cognac nous assaille de son sucre et de son puissant fruit. Puis, le bourbon rappelle sa présence via de belles épices et une touche de bois brulé. Une belle expérience.

Parker’s Heritage 10 ans Wheated Bourbon

63.9% alc./vol.
Quatrième opus de la série, élaboré à partir de 52 fûts vieillis pendant une période de 10 ans dès l’année 2000 dans les chais de Heaven Hills au Kentucky. Une édition limitée de 4800 bouteilles non filtrées à froid.

André 89%
Sucré et incroyablement doux et fruité. Toffee, vanille. L’arrivée en bouche est superbe, très texturée, soyeuse. Les sucres et la vanille sont toujours au rendez-vous. Notes de rhum brun (?), gâteau Reine Élizabeth. Finale mielleuse avec un bon mordant alcoolisé. Un superbe bourbon qui affiche bien ses origines sans sortir de sa zone de confort.

RV 87%
Un Mercedes ne peut se contenter d’être « un peu plus agréable à conduire ». Blé vert, pas très mûr et une pointe de réglisse. En bouche, ça n’a plus rien à voir avec le sucré alors que sur la langue il attaque en piquant, sans toutefois piquer, comme s’il se contentait de survoler le tout. En conclusion, la finale et de bonne longueur, spécialement pour un 10YO, presque, presque de seigle et ce qui semble être l’apport d’un baril particulièrement brûlé. Possède évidemment quelque chose du Bernheim, ce qui peut-être aussi son défaut car mis à part son taux d’alcool, je m’explique difficilement ce qui justifie son prix 2.5 fois supérieur à ce dernier (et l’un des plus chers bourbons que j’ai jamais goûté), si ce n’est qu’une très belle chaleur.

Patrick 92%
Arômes de gâteau, des fruits, du caramel, du chocolat et de la vanille. Ca part bien! En bouche, c’est un avalanche de saveurs: cerises, fraises, chocolat, caramel, épices de steak… La finale s’étire longuement sur les épices et les fruits. Le tout est superbement équilibré, tout en balance, tout en intensité. Aussi bon qu’un bourbon peut l’être!

Passport Blended Scotch

40% alc./vol.
Le mélange particulier utilisé dans Passport Scotch a été produit pour la première fois dans les années 1960 par le master blender Jimmy Lang , de la filiale écossaise Chivas Brothers appartenant à Seagra, et a commencé à être vendu en 1965.

André 82%
Céréales en introduction au nez, les poires mûres, herbe verte coupée et fruits rouges. Nez pas désagréable du tout compte tenu de l’attente que j’avais de ce whisky. La bouche est savoureuse; herbe verte, poires, pêches, céréales au miel, beaucoup de vanile crémeuse, d’oranges, nageanrt dans des vapeurs de fumée légère (ça m’a fait penser à certaines saveurs du Famous Grouse Black Grouse). Le whisky est un peu plus franc en bouche que l’annoncaient les saveurs relativement douces, la portion de grain whisky probablement importante… Avec le temps de savoureuses notes de cassonnade et de toffee sont apparues au nez. Finale tranchée, portée sur les céréales séchées et la vanille, quelques épices pointues également.

Patrick 92%
Je m’attendais à quelque chose de bien ordinaire, j’ai eu l’inverse! Un extraordinaire whisky, savoureux, complexe et superbement balancé. Un excellent scotch à prix modique, dites-vous que ça ne sera jamais à la SAQ! Nez : Parfum sucré, fruité, caramélisé et vanillé. Frais et alléchant. Bouche : Belle arrivée épicée et fruitée avec une belle note fumée, des noix, de la vanille, un peu de bois et une bonne dose de sucre. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et vanillée.

Patent 5 Estate Grown Three Grain Whisky

59.2% alc./vol.
Composé à 33 % de blé, à 33 % d’orge maltée et à 33 % de seigle. Ce whisky a été élevé en fûts de chêne américain neuf. 103 bouteilles issues d’un seul fût.

Patrick 68%
J’aurais aimé qu’un whisky qui est « estate grown » soit bon, mais ce n’est malheureusement pas le cas ici. J’ai eu à subir (aka déguster) ce whisky à 2 reprises, et il s’agit ici de ma meilleure note. Nez : Ouf… Ça sent la poche de hockey après les séries ça… Bouche : Bon, j’ai le feeling d’avoir liché le fond de la poche de hockey, et qu’en plus du feeling dégueu, j’y ai retrouvé un peu de cerises et de bois brûlé. Finale : Pas trop longue heureusement.

Martin 86%
Nez: Beaucoup de grain dès l’ouverture, pain de seigle, maïs grillé et malt chaud. Puis le registre s’adoucit avec du miel et de la vanille, avant qu’une poignée de noix et un peu de cannelle ne ramènent vers quelque chose de plus sec. Bouche: Les 59.2% frappent, mais derrière la chaleur se cachent caramel, céréales toastées et poivre. Épaisse sans être lourde, la texture porte ensuite chocolat au lait et noix rôties, avec une touche de pomme qui apporte un peu de fraîcheur. Finale: Le grain reprend le dessus, accompagné de cannelle, chêne et caramel brûlé. Elle persiste avec une chaleur poivrée. Équilibre: Franc, puissant et très céréalié. Moins gourmand que le Sixth Anniversary, mais peut-être plus révélateur du travail de Patent 5 sur le grain. J’aime beaucoup.

Kim 65%
Nez : Résineux et sapiné, ce qui me laisse croire que c’est assez jeune, le bois est vraiment là. Ça se confirme avec le raisin chimique qui vient ensuite et la paille sèche. Il y a de ces odeurs qui enlèvent l’envie d’y gouter, mais pas le choix, je dois me sacrifier. Bouche : Trop jeune, manque d’équilibre. Malgré tout belle sucrosité qui ne me fait pas complètement détester. Je sens que le spiritueux est bon, mais il manque définitivement de maturation.

Patent 5 Red River Four Grain Whisky

45% alc./vol.
Version canadienne de bourbon. Vieilli pendant 4,6 ans en fûts de chêne américain neuf, composé de 53 % de maïs, 23 % de seigle, 12 % de blé et 12 % de malt. 450 bouteilles.

Patrick 87%
Un très bon whisky, d’un style que j’aime bien (les « bourbons » avec du punch). Une raison de plus de passer ses vacances au Canada! Nez : Ça sent ce que c’est, un bourbon avec une bonne dose de seigle! Bref, du sucre, un peu de foin et de bois sec, ainsi qu’une subtile touche fruitée. Bouche : Vraiment agréable en bouche, avec le sucre du maïs qui est écarté par les épices du seigle, des petits fruits rouges bien présents, une bonne grosse dose de bois carbonisé et le blé qui tente d’adoucir le tout sans grand succès. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et boisée.

Martin 87%
Nez: La cerise noire ressort immédiatement, bien mûre, avec un côté presque confit. Autour gravitent le malt, le caramel et quelques herbes sèches. Après un moment, la vanille et une touche de noix viennent arrondir le tout. Bouche: Plus céréalière qu’attendu. Le maïs apporte une douceur de sucre brun, puis le seigle change rapidement la direction avec poivre et cannelle. Entre les deux, noisette et pain grillé se développent sur une texture ronde, sans lourdeur. Finale: Les épices prennent finalement le dessus. Poivre, malt toasté et cerise persistent assez longtemps, avec une légère sécheresse boisée. Équilibre: Les quatre grains ont chacun quelque chose à dire. Un dram savoureux, franc et bien construit, dont le caractère dépasse largement la simple gourmandise.

Kim 83%
Nez : Il prend un moment à s’ouvrir, mais vient ensuite une belle chaleur, des épices douces, un soupçon de bananes vertes et des cœurs à la cannelle. Bouche : Intéressant, sur le seigle à fond et j’aime toujours ça quand c’est bien fait. Chocolat noir, amertume assez prononcée.

Patent 5 Sixth Anniversary Whisky

56.6% alc./vol.
Fait à partir de 62% de blé et 38% d’orge malté. Vieilli pendant 3 ans en fûts de chêne américain neufs, puis pendant 1 an et demi supplémentaire en fûts de bourbon « Penelope » toastés.

Patrick 79%
Un whisky de blé typiquement platte, avec une touche de menthe, ce que je n’aime pas en général dans mon whisky. Bref, un whisky sans défaut mais qui n’est pas du tout de mon style. Nez: Parfum assez typique d’un whisky de blé, donc un peu platte. Disons que j’y retrouve des notes de gâteau aux fruits et de céréales légèrement sucrées. Bouche: Bois brûlé, épices à caisson, cannelle, menthe et une petite pincée de sucre à glacer. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur le bois grille.

Martin 84%
Nez: Le caramel foncé ouvre la marche, mais le profil bifurque vite vers la cerise, le pain d’épices et les céréales grillées. Quelques minutes d’aération font ressortir noix, vanille et une pointe de cacao. Bouche: Ça entre avec vigueur, cassonade, cannelle et fruits noirs précèdent une poussée de seigle poivré. La texture, épaisse et huileuse, absorbe étonnamment bien les 56.6%. Plus loin apparaissent chocolat, noix rôties et chêne toasté. Finale: Chaleureuse et persistante, elle délaisse progressivement le fruit pour le café, le poivre et le caramel brûlé. Équilibre: Beaucoup de puissance, certes, mais aussi une vraie profondeur. Le bois et les épices structurent à peine l’ensemble du dram, mais on aime bien quand même.

Kim 80%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Très timide, crème glacée vanille et caramel, mais tellement froide qu’on ne sent pas grand-chose. Une petite dose d’érable cachée quelque part. Bouche : Un bébé canadien? Évoque un peu le Forty Creek, avec l’érable et le côté cuivré, mais en moins gouteux. La finale est très courte, c’est dommage.