Patent 5 Estate Grown Three Grain Whisky

59.2% alc./vol.
Composé à 33 % de blé, à 33 % d’orge maltée et à 33 % de seigle. Ce whisky a été élevé en fûts de chêne américain neuf. 103 bouteilles issues d’un seul fût.

Patrick 68%
J’aurais aimé qu’un whisky qui est « estate grown » soit bon, mais ce n’est malheureusement pas le cas ici. J’ai eu à subir (aka déguster) ce whisky à 2 reprises, et il s’agit ici de ma meilleure note. Nez : Ouf… Ça sent la poche de hockey après les séries ça… Bouche : Bon, j’ai le feeling d’avoir liché le fond de la poche de hockey, et qu’en plus du feeling dégueu, j’y ai retrouvé un peu de cerises et de bois brûlé. Finale : Pas trop longue heureusement.

Martin 86%
Nez: Beaucoup de grain dès l’ouverture, pain de seigle, maïs grillé et malt chaud. Puis le registre s’adoucit avec du miel et de la vanille, avant qu’une poignée de noix et un peu de cannelle ne ramènent vers quelque chose de plus sec. Bouche: Les 59.2% frappent, mais derrière la chaleur se cachent caramel, céréales toastées et poivre. Épaisse sans être lourde, la texture porte ensuite chocolat au lait et noix rôties, avec une touche de pomme qui apporte un peu de fraîcheur. Finale: Le grain reprend le dessus, accompagné de cannelle, chêne et caramel brûlé. Elle persiste avec une chaleur poivrée. Équilibre: Franc, puissant et très céréalié. Moins gourmand que le Sixth Anniversary, mais peut-être plus révélateur du travail de Patent 5 sur le grain. J’aime beaucoup.

Kim 65%
Nez : Résineux et sapiné, ce qui me laisse croire que c’est assez jeune, le bois est vraiment là. Ça se confirme avec le raisin chimique qui vient ensuite et la paille sèche. Il y a de ces odeurs qui enlèvent l’envie d’y gouter, mais pas le choix, je dois me sacrifier. Bouche : Trop jeune, manque d’équilibre. Malgré tout belle sucrosité qui ne me fait pas complètement détester. Je sens que le spiritueux est bon, mais il manque définitivement de maturation.

Patent 5 Red River Four Grain Whisky

45% alc./vol.
Version canadienne de bourbon. Vieilli pendant 4,6 ans en fûts de chêne américain neuf, composé de 53 % de maïs, 23 % de seigle, 12 % de blé et 12 % de malt. 450 bouteilles.

Patrick 87%
Un très bon whisky, d’un style que j’aime bien (les « bourbons » avec du punch). Une raison de plus de passer ses vacances au Canada! Nez : Ça sent ce que c’est, un bourbon avec une bonne dose de seigle! Bref, du sucre, un peu de foin et de bois sec, ainsi qu’une subtile touche fruitée. Bouche : Vraiment agréable en bouche, avec le sucre du maïs qui est écarté par les épices du seigle, des petits fruits rouges bien présents, une bonne grosse dose de bois carbonisé et le blé qui tente d’adoucir le tout sans grand succès. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et boisée.

Martin 87%
Nez: La cerise noire ressort immédiatement, bien mûre, avec un côté presque confit. Autour gravitent le malt, le caramel et quelques herbes sèches. Après un moment, la vanille et une touche de noix viennent arrondir le tout. Bouche: Plus céréalière qu’attendu. Le maïs apporte une douceur de sucre brun, puis le seigle change rapidement la direction avec poivre et cannelle. Entre les deux, noisette et pain grillé se développent sur une texture ronde, sans lourdeur. Finale: Les épices prennent finalement le dessus. Poivre, malt toasté et cerise persistent assez longtemps, avec une légère sécheresse boisée. Équilibre: Les quatre grains ont chacun quelque chose à dire. Un dram savoureux, franc et bien construit, dont le caractère dépasse largement la simple gourmandise.

Kim 83%
Nez : Il prend un moment à s’ouvrir, mais vient ensuite une belle chaleur, des épices douces, un soupçon de bananes vertes et des cœurs à la cannelle. Bouche : Intéressant, sur le seigle à fond et j’aime toujours ça quand c’est bien fait. Chocolat noir, amertume assez prononcée.

Patent 5 Sixth Anniversary Whisky

56.6% alc./vol.
Fait à partir de 62% de blé et 38% d’orge malté. Vieilli pendant 3 ans en fûts de chêne américain neufs, puis pendant 1 an et demi supplémentaire en fûts de bourbon « Penelope » toastés.

Patrick 79%
Un whisky de blé typiquement platte, avec une touche de menthe, ce que je n’aime pas en général dans mon whisky. Bref, un whisky sans défaut mais qui n’est pas du tout de mon style. Nez: Parfum assez typique d’un whisky de blé, donc un peu platte. Disons que j’y retrouve des notes de gâteau aux fruits et de céréales légèrement sucrées. Bouche: Bois brûlé, épices à caisson, cannelle, menthe et une petite pincée de sucre à glacer. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur le bois grille.

Martin 84%
Nez: Le caramel foncé ouvre la marche, mais le profil bifurque vite vers la cerise, le pain d’épices et les céréales grillées. Quelques minutes d’aération font ressortir noix, vanille et une pointe de cacao. Bouche: Ça entre avec vigueur, cassonade, cannelle et fruits noirs précèdent une poussée de seigle poivré. La texture, épaisse et huileuse, absorbe étonnamment bien les 56.6%. Plus loin apparaissent chocolat, noix rôties et chêne toasté. Finale: Chaleureuse et persistante, elle délaisse progressivement le fruit pour le café, le poivre et le caramel brûlé. Équilibre: Beaucoup de puissance, certes, mais aussi une vraie profondeur. Le bois et les épices structurent à peine l’ensemble du dram, mais on aime bien quand même.

Kim 80%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Très timide, crème glacée vanille et caramel, mais tellement froide qu’on ne sent pas grand-chose. Une petite dose d’érable cachée quelque part. Bouche : Un bébé canadien? Évoque un peu le Forty Creek, avec l’érable et le côté cuivré, mais en moins gouteux. La finale est très courte, c’est dommage.