SAP 56

30.8% alc./vol.
Whisky aromatisé au sirop d’érable canadien

Patrick (NA)
Wow, une belle réussite, ça! Habituellement, c’est pas mon truc ce genre de mix, mais ici c’est bien fait et bien équilibré. J’ai essayé ça au début du temps des fêtes, et c’était parfait pour l’occasion! Nez : Un beau mix de whisky canadien et de sirop d’érable d’une intensité bien mesurée. Appétissant ! Bouche : Wow, du sirop d’érable pour adultes! Bref, ça goûte le sirop, c’est sucré, chaleureux et porté par une belle texture. Finale: D’une longueur moyenne, sucrée avec une pointe de whisky canadien chaleureuse.

Satsumatsukasa Distillery – Maïs, seigle et orge maltée – 2018

48% alc./vol.
Échantillon fourni par Nikka pour présenter les composants du Nikka The Grain Whisky

Patrick 91%
Un whisky d’une rare complexité et d’une grande balance : J’espère que Nikka le mettra un jour sur le marché! Nez : Un superbe parfum débordant de saveurs! Du caramel, le sucre du maïs et de discrètes épices du seigle. L’ensemble du parfum est magique, je passerais une heure à l’humer! Bouche : Du sucre d’orge, du maïs sucré, des cerises rouges, des épices, du chêne sec. L’ensemble des saveurs, dont la liste pourrait longuement s’allonger, sont admirablement bien mariées ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une note complexe, fruitée et sucrée.

Satsumatsukasa Distillery – Orge maltée et non-maltée – 2018

48% alc./vol.
Échantillon fourni par Nikka pour présenter les composants du Nikka The Grain Whisky

Patrick 85%
Un whisky succulent et quoiqu’il soit destiné à devenir le composant d’un blend, j’aimerais bien en avoir une bouteille sous la forme de single malt à la maison! Nez : L’orge est savoureuse et sucrée, avec une touche de pommes rouges. Bouche : Savoureuse, épicée, l’orge et son sucre sont bien présents, mais aussi de beaux fruits mûrs du verger. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits du verger.

Sazerac Rye – Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Produit par la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, Sazerac fait partie des whiskeys américains mythiques. Distillé à partir de seigle fermenté, son histoire remonte aux années 1800, époque à laquelle un cocktail nommé « sazerac » fut inventé à la Nouvelle Orléans. Préparé à l’origine avec du cognac, ce whiskey est vite devenu l’ingrédient principal utilisé pour la réalisation du cocktail, allant jusqu’à lui emprunter son nom. Le mashbill de seigle de cette édition est composée de 51% de seigle, 39% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 88.5%
Confiture de fruits rouges, réglisse rouge, cosses d’oranges, cerises marasquin, poivre noir, clou de girofle, cannelle, ce whisky passe tout droit sur les préliminaires et va immédiatement dans le vif du sujet. Belle présentation en bouche qui fait honneur au nez, les saveurs sont intenses le style respecté mais avec une signature unique. La bouche s’ouvre sur les cerises marasquin poivrées, la pelure de pomme rouge, suivent les oranges et la réglisse puis l’envolée d’épices qui s’accompagne des saveurs de bois carbonisé. Finale épicée et poivrée, une touche de miel et beaucoup de fruits rouges et de réglisse. Rétro-olfaction à saveur de saveurs d’oranges. Une valeur sure si l’On recherche un digne représentant du style avec une touche d’exotisme.

Patrick 86%
Un très bon rye whiskey bien épicé et chaleureux, comme un rye whiskey se doit d’être. Nez : Parfum assez sucré et fruité pour un rye whiskey, marqué par la pomme rouge et un peu de caramel. Bouche : Épices et bois brûlé, avec une touche de pommes rouges et de cerises au marasquin. Finale : D’une belle longueur et épicée.

RV 86%
Les vieilles voitures sont parfois bien belles et caractérielles, mais consomme parfois trop d’huile. Bourbon très sucré, on dirait une préparation pour rhum and coke, avec une bonne touche de seigle en renfort. Posé en bouche, le seigle est très pesant puis très chaud, autant sur que sous la langue. Enfin, le seigle explose en gorge et de celui-ci est livré un sucre de caramel beaucoup mieux dosé. Il faut définitivement ne pas avoir peur du seigle et personnellement je préfère les voitures sport à ce sympathique pick-up au diésel.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.

Scapa 12 ans

40% alc./vol.
Édition remplacée par le 14 ans avant que les propriétaires du temps Allied Distillers, avant de vendre la distillerie à Pernod Ricard en octobre 2005. La distillerie a été mis en sommeil en 1994, puis en 1997, la production recommence à être lentement réintroduite, avec du personnel provenant de la distillerie Highland Park travaillant sur le site pendant quelques mois chaque année.

André 83%
Mélange d’herbe verte, d’oranges sanguines, de céréales au miel et de caramel au nez. En respirant, mariage de purée de pommes rouges et de poires dans leur sirop. La bouche évoque des éléments maritimes, une sensation de poussière minérale et des fruits tropicaux épicés. Poires, abricots, agrumes, miel de bruyère à la Highland Park, melon au miel parfumé d’une infime touche de fumée de tourbe salée et poivrée. Dommage pour la texture sans support gras ou huileux. La finale est mielleuse, gorgée de fruits tropicaux à chair et d’un mélange de fumée de tourbe discrète et de sel de mer sur fond de sucre en poudre et de gomme Bazooka.

Patrick 88%
Un whisky très délicat, je recommande de commencer la soirée de dégustation avec. Mieux encore, gardez le pour les dégustations d’après-midi ou pour le brunch! Ceci étant dit, si vous êtes prêts à prendre votre temps avec, ce whisky saura vous récompenser comme il se doit. On dirait bien que la distillerie ne s’est jamais remise d’avoir été fermée pendant 10 ans (1994-2204), comme en témoigne ce très bon whisky distillé avant la fermeture (et comparativement à ce qu’on a vu plus récemment). Merci à André pour le don de cette bouteille au Festival de spiritueux du Nouveau-Brunswick en 2024. Nez : Un parfum où s’entremêlent des notes florales, mielleuses mais aussi du chêne et un vague feeling maritime. Agréable. Bouche : Au premier abord, j’y retrouve de délicieuses fleurs nappées de miel, de caramel et de vanille. Ensuite, j’y goûte du beau chêne sec et une touche salée très subtile, mais qui contribue admirablement bien à faire briller les autres saveurs. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Martin 86%
Nez: Miel d’été, pomme cuite et brise salée discrète. Caramel et oranges. Bouche: Notes de vanille, de poire pochée et un soupçon de zeste d’orange se mêlent à une texture souple bien qu’un peu minérale. Finale: Moyenne en longueur, avec des accents d’orge maltée et un filet iodé persistant. Équilibre: Un whisky doux et lumineux, qui explore la côte nord de l’Écosse avec subtilité et finesse. Une belle découverte.

Scapa 14 ans

40% alc./vol.
Cette version marque le grand retour de Scapa. La distillerie vient de rouvrir ses portes après une mise en sommeil de 10 ans. Le single malt de la distillerie est aussi utilisé pour la fabrication des blends de la marque Ballantine’s.

André 80.5%
Poisson salé et jus de citron-lime. Une présence en bouche nonchalante et sans grande personnalité. Chocolat amer en finale accompagné d’un goût maussade en rétro.

Patrick 83%
Au nez, frais, noix, floral, léger air marin, agrumes. Au goût, le tout se marie avec l’orge, le caramel et le miel pour donner un résultat assez intéressant. Finale agréable où le miel et le caramel laissent un doux souvenir d’un whisky honnête. Aurait gagné à être plus fort en alcool, car il est définitivement trop dilué.

Scapa 16 ans

40% alc./vol.
Cette toute première cuvée de l’ère Chivas (après le rachat de 2005 par Pernod Ricard) remplace l’ancien 14 ans. Issu de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, il offre un nouveau jour à ce single malt des îles non tourbé et mythique, entre la douceur du Speyside de sa bouche et la sécheresse salée de sa finale.

André 83%
Bananes, poires en purée, nez délicat cendré. Sherry. La bouche se change en chocolat blanc et en pâte d’amande fumée pour migrer sur un chocolat noir poivré en finale. Le nez langoureux du départ se transforme plutôt en mouthfeel très clair mais quand même généreux.

Patrick 82%
Odeur fraîche rappelant de l’orge humide avec un soupçon de melon miel. Au goût, le melon miel prend plus de place. Cette place est rapidement cédée à une finale marquée les épices à poisson et les graines de fenouil qui s’éteint dans un bain de céréales. Un whisky bien équilibré et agréable. Rappelle certains whiskeys Irlandais, mais avec pus de personnalité. Toutefois, il ne laissera pas de souvenir durable à celui qui n’en boit qu’un verre, un peu comme tous ses étrangers que nous croisons à chaque jour.

Martin 83%
Mandarine ou safran neutre et impartial. Nez: Céréale enveloppée d’une chétive fumée. Miel et abricots s’offrent au nez, avec l’orange qui vient compléter le tableau. Bouche: Céréales miel et noix, mais pas des Cheerios. Un brin de gazon un peu trop timide et éthéré à mon goût. Une pointe d’amertume pas si désagréable que ça souligne le tout. Finale: L’amertume précédente perdure avec une touche de poivre. Finale trop courte et décevante devant le reste de l’expérience gustative. Équilibre: Un peu trop inégal à mon goût. Certainement pas un malt qui me ferait faire des bêtises dans les rues de Montréal.

RV 80%
Trop élémentaire à mon goût, le genre qu’on oublie. Poussière brûlée avec un étrange fond de malt épicé qui habituellement m’énerve mais qui dans ce cas-ci s’agence pas trop mal. L’arrivée est ultra douce avec un peu de bois, voire endormante, et c’est sa présence en bouche que je préfère au delà du goût assez ordinaire. La finale est un peu trop polie, avec un retour sur du malt bourbonné qui aurait dû être poussé davantage vers les épices (cannelle?) que le malt poussiéreux.

Scapa Glansa – Batch GL01

40% alc./vol.
GLANSA signifie « ciel orageux étincelant » en langue nordique. Vieilli dans des fûts de chêne américain, ce Single Malt est ensuite fini en fûts de whisky tourbé. Batch GL01, embouteillé 08/16.

André 83%
Nez très challengeant de poires au miel, agrumes, ananas, un filin de fumée tellement fin et discret avec une touche de sel. Le nez est soyeux, très vanilla, crémeux à souhait. J’ai en tête le pli qu’avait provoqué la degustation du Balvenie Islay Cask, la sensation d’avoir de la fumée bien présente mais presque effacée, bien j’ai la même impression ici, les odeurs de feu de plage mal éteint que transporte les embruns maritimes. Ces odeurs et saveurs de fumée se mélangent avec les notes de caramel, ce qui fait un couple fort intéressant au palais. La bouche poursuit la lancée de la poire passée à la poêle, notes de miel, de vanille et de caramel, puis fumée persistante et notes maritimes. Le fût apporte aussi de belles notes d’ananas et de vanille bien crémeuse, les bananes peut-être et des amandes non-salées. La finale est fumée, très douce, la poire et le miel, trop rectiligne et prudent. Sans être un whisky ayant des défauts, ce Scapa est peut-être à l’image des anciennes versions; ambivalentes et sans juste aucun facteur wow. Ceci étant dit, ce whisky peut devenir une alternative intéressante pour les amateurs n’ayant pas encore fait l’expérience des whisky tourbés, les notes de fumées douces et dociles permettront de mettre un pied dans la marre sans se mouiller complètement.

Patrick 83%
Mieux que les dernières éditions que j’ai vu de cette distillerie, mais qui n’est pas vraiment renversant non plus. A vrai dire, en général il ne faut pas s’attendre à grand-chose d’un whisky embouteillé à 40% d’alcool : On voit que les comptables de la compagnie ont eu plus leur mot à dire que ceux qui savent comment plaire aux trippeux. Bref, un whisky qui ne fera que passer et qui sera vite oublié. Nez: Parfum présentant un étrange mélange de tourbe, de miel et de fleurs pourries. Bouche: Fumé, tourbé et poivré. Puis, des notes de bois brûlé.
Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Scapa Glansa – Batch GL05

40% alc./vol.
Batch GL05, embouteillé 07/18

Patrick 79%
Presque bon. Presque. Nez : Parfum plutôt neutre avec une touche de fumée de tourbe. Bouche : De la fumée de tourbe un peu off key, des fleurs et du bois. Le tout est porté par une texture aqueuse. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée de tourbe et un petit quelque chose de bizarre.