Saint James Rhum Agricole Blanc

50% alc./vol.
Sainte Marie, Martinique. Ce grand classique, à la base de tout ti-punch qui se respecte, aurait dû être l’un des premiers à figurer ici. Voici donc l’omission réparée et compte tenu de la faute, nous avons choisi de faire de ce rhum la 100ème évaluation de cette catégorie sur www.quebecwhisky.com.

Patrick 90%
Saint James mérite tout mon respect pour avoir conservé un taux d’alcool normal pour leur rhum phare. Les produits grands publics d’une telle qualité et d’une telle authenticité sont malheureusement trop rares. Un classique que tout amateur de rhum agricole se devrait de connaître. Nez : Parfum agressif de l’alcool augmenté du puissant parfum d’une canne à sucre déchaînée et de poivre débridé. Bouche : A ma grande surprise, l’arrivée en bouche est plutôt sucrée, puis évolue vers des notes végétales très marquées et enfin vers un mélange de poivre, de piments et d’épices à steak. Le tout présente une belle texture huileuse en bouche. Finale : Très longue et savoureuse, dominée par le piment et le poivre.

Saint James Spirits Peregrine Rock 3 ans

40% alc./vol.

André 82%
Salade de fruits et poudre de gomme Bazooka, vanille crémeuse. Notes de céréales maltées et étrangement… de sherry et de fruits séchés. En bouche, le whisky est éventé et on constate rapidement que la complexité et l’équilibre ne sont pas au rendez-vous. Les saveurs dans l’ensemble sont liées par l’utilisation du bourbon cask; miel, carré de toffee, vanille. Les notes de poivre et d’eucalyptus nuancent un peu les saveurs dans qui sont dans l’ensemble relativement restreintes. La finale est courte et diaphane, sans surprises. Décevant et prévisible.

Patrick 90%
Un superbe whisky d’une qualité que la plupart des distilleries n’ont jamais atteinte. J’adore ce whisky, dommage qu’il ne soit plus disponible par ici. En fait, je n’ai pas réussi à retrouver de traces récentes de cette distillerie, ce qui m’inquiète un peu… Nez : Un peu de fruits, du bois brûlé et des épices. Bouche : Fumée, épices, fruits mûrs, bois brûlé, le tout porté par une surprenante texture huileuse pour un si jeune whisky. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 82%
Nez: Fruits frais dans un sirop sucré, eau d’érable, sucre en poudre. Vanille et gomme balloune, léger malt grillé. Bouche: Très sucré, fruits, vanille et bonbons. Le sucre détruit tout autre espoir de complexité. Finale: Belles épices, un peu de bois ressort ici. Mais le tout est étrangement enveloppé dans une balloune de gomme Bazooka. Équilibre: Trop fruité ou juste fade en général? On va juste dire: « pas prêt ».

Sakurao Japanese Single Malt

43% alc./vol.
Vieilli pendant au moins 3 ans dans une combinaison de fûts de Bourbon, de chêne neuf américain et de Sherry, il a ensuite été affiné pendant plusieurs mois dans des fûts de mizunara, le célèbre chêne japonais. Ce Single Malt Sakurao a été distillé, vieilli et assemblé dans la région d’Hiroshima, au bord de la mer intérieure de Seto.

André 80%
Premières sniff; alcool à friction. On laisse respirer un 15-20 minutes… Yaourt à la vanille accompagné d’une coulée de miel, toffee et une touche de citron, charcoal. La bouche, crémeuse, offre des notes de poires dans leur sirop, de miel et d’oranges ainsi qu’une touche de bois de chêne épicé et des cosses de pommes vertes. Je cherche les notes provenant du Sherry. Il y a une petite touche de fumée et de cendre très singulière en finale de bouche. La finale est courte, amère et épicée, mélangeant fruits tropicaux, fumée cendreuse et bois calciné.

Patrick 87%
Tout comme mes collègues, ce whisky m’a plutôt laissé indifférent lors de mes premières dégustations. J’ai toutefois écrit ces mots sur le bord d’un lac perdu en forêt, ce qui m’a permis d’apprécier à sa juste valeur sa délicatesse et sa subtilité, et surtout de lui accorder plusieurs points de plus. Bref, un whisky à déguster lorsqu’on est très zen. Nez : Parfum frais et légèrement sucré, avec des notes d’oranges sucrées, de vanille, de chêne sec et une petite volute de fumée tellement subtile qu’on pourrait croire y avoir rêvé. Bouche : Un malt délicat, tout en subtilité, avec des notes d’oranges et de raisins secs, du chêne craquant et une pointe de fumée très subtile. Finale : Un peu courte, marquée par l’orange et le chêne brûlé.

Martin 80%
Nez: Je ne sais pas si les notes disons plus « asiatiques » sont issues de mon subconscient, mais bon. Thé noir infusé, écorce de yuzu, fleurs blanches et fine touche de bois toasté. Bouche: Texture douce, crémeuse mais aqueuse, sur le miel, la vanille, les amandes et une légère pointe de gingembre. Agrumes et chène ne sont pas loin derrière. Finale: Moyennement longue, florale et subtilement épicée. Traces de poivre noir et de petits fruits à chair blanche. Équilibre: Léger mais structuré, ce whisky parvient à charmer par sa fraîcheur, mais la texture trop fine ainsi que le soupçon d’acétone en bouche lui coûtera quelques points.

Samaroli 1995 S’Peaty 20 ans Blended Malt

45% alc./vol.
Refill Butt Cask #54, 380 bouteilles. Mélange de whiskies provenant des Iles Orkney, du Speyside et d’Islay. 17% 1995 Laphroaig 1995, 28% Highland Park 1995 et 63% de distilleries provenant de la région du Speyside.

André 86%
Nez raffiné très soyeux, tirant plus du Speysider que de malt d’Islay. Cerises noires, miel, raisins secs, tourbe tropicale bien discrète, plus sur les fruits tropicaux que sur les éléments maritimes nordiques, pommes rouges et une p’tit twist herbeuse. Texture un peu trop liquide en bouche, les saveurs manquent de support. Bananes et ananas flambées sur un feu de plage, tourbe terreuse plus persistante, zeste de citron, herbe verte, pelures de pommes, cannelle et cerises vieillies séchées éventées. Finale tourbée et fumée de tourbe un peu grasse, fruits flambés, texture un peu plus huileuse mais malheureusement trop courte.

Patrick 86%
Particulier… Compte tenu que je m’attendais à un whisky tourbé, j’ai commencé par être déçu. Puis, après quelques minutes, j’ai réalisé tout de même que j’avais un superbe whisky entre les mains : les blenders ont fait la job, contrairement aux gens du marketing qui poussé le buzzword « Peaty » sur l’étiquette. Nez : Avec un tel nom, quand je plonge le nez dans mon verre, je ne peux m’en empêcher mais je cherche la fumée de tourbe. Ben ici, il m’a fallut vraiment chercher. A l’aveugle, j’aurais plutôt identifié un très bon malt des Highlands, avec un mélange très bien équilibré de chêne, de fruits des champs et exotiques, de miel, de fleurs et, finalement, d’une touche de delicate fumée de tourbe. Bouche : Oh, ça goûte très bon, ça! Un bel équilibre de saveurs florales, de fruits mûrs de fruits frais, de miel, de bois et d’un soupçon de fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Samaroli Allt-A-Bhainne 7 ans 2008

43% alc./vol.
Hogshead Cask #900153, 340 bottles

André 76%
Anonyme pas mal du début à la fin. Le nez est frais et aéré, sur les notes d’orge maltée et de bois vert frais, vin blanc, crème à la vanille, miel, raisins verts, à la limite une touche herbeuse aussi. La bouche est flat et diluée, herbe verte, céréales dans le miel, oranges et vanille, pincée de gingembre en finale de bouche, raisins verts.

Patrick 88%
Un beau whisky jeune et frais, parfait pour l’été, assis sur le patio après être sorti de la piscine. Nez : Parfum d’un jeune whisky avec des guimauves, des feuilles vertes, un peu de menthe et du bois frais. Bouche : Des guimauves sur une planche de bois légèrement brûlée, des agrumes et un peu de sève. Finale : D’une longueur moyenne, fraîche et marquée par le bois frais.

Samaroli Bunnahabhain 45 ans 1968

40% alc./vol.
Distillé en 1968, embouteillé en 2013 – 112 bouteilles

Patrick 94%
Un scotch grandiose, spectaculaire, même! Touche et intense, bien équilibré. Le mot qui me revient dans cesse en tête est « envoûtant ». Un whisky d’une complexité époustouflante, et équilibré avec brio. Le whisky d’été parfait à savourer tranquillement sur le patio. Nez: Un beau parfum envoûtant de fruits mûrs et sucrés, des oranges et un peu de chocolat au lait. Des poires vertes, des raisins, du melon-miel, de la banane verte, du gingembre et un peu de vanille. Bouche: Des oranges, du chocolat noir, du chêne épicé et une bonne dose de fruits mûrs. Un beau mélange d’intensité et de douceur. Plein de fruits verts, des bananes, des pommes, des ananas, mais aussi du miel et du chêne sec et épicé. Me fait penser un peu à du Sauternes. Finale: D’une longueur moyenne, fruitée et boisée avec une touche de Sauternes.

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Tourbe affirmée et camphrée dès le départ. Herbe et citron. Cendre. Bouche: Herbeux et boisé. Orge et tourbe. Assemblage en bouche plutôt maladroit à mon avis. Le nez était plus prometteur. Finale: Moyenne, cendrée, tourbée, boisée et épicée. Équilibre: Un Islay qui n’est malheureusement pas à tout casser, à moins que le prix de la bouteille ne soit honnête.

Santa Teresa 1796 Ron Antiguo de Solera

40% alc./vol.
Venezuela. Blend de rhums de mélasses de 8 à 12 ans vieillis en barils de solera puis fini pour un an en baril de whisky et de bourbon.

RV 88.5%
Un autre rhum qui nuit aux cochonneries de Bacardi habituelles en montrant ce qu’est un vrai rhum de qualité. Miel et orange, dès qu’on le sent on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un rhum typique. En bouche, l’arrivée d’agrumes est beaucou plus fraîche que ce dont à quoi je m’attendais, même si la canne finit par reprendre le contrôle. La finale est un peu râcheuse, mais à la deuxième gorgée des épices sortent pour venir contrebalancer le sucré. Une très belle découverte, confortable à l’instar d’une place devant le foyer d’un chalet de ski, bien entouré. Où est mon flasque?

Patrick 84%
Nez rappelant un scotch vieilli dans un fût de xérès avec une touche feuillu. La douceur en bouche est plutôt surprenante, cassonade et caramel intense, touche de fruits rappelant le vin qui diminue malheureusement trop vite en intensité pour qu’on puisse en apprécier les subtilités. La finale manque malheureusement d’intensité et lui fait perdre plusieurs points. Il aurait définitivement avantage à être embouteillé à un plus haut taux d’alcool afin qu’on puisse vraiment en apprécier les détails. Bien pour celui qui n’aime pas vraiment les spiritueux, mais laissera les autres sur leur appétit. Définitivement, donnez-moi un coup de fil lorsque vous en trouverez un échantillon embouteillé à un taux d’alcool plus appréciable.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Säntis

39.5% alc./vol.
Old Oak Beer Cask. Étiquette originale à 40%, mais corrigée par la SAQ.

André 77%
Le nez est plus prononcé et un brin pétillant. Encore les céréales nappées de miel, la vanille, sucre, céréales mouillées. Arrivée plus relevée, les pastilles au miel pur la gorge sèche. Texture très fluide, sans bien de complexité, la bouche est tout de même intéressante mais manque de variantes. Finale sur les grains de céréales sèches, et de miel… Ca me rappelle les blocs de miels avec la cire qu’on vendait anciennement. J’aime plus cette édition que celle en small oak beer barrel mais pas à aller jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 79%
Nez : Le fond de tonne me rappelle l’ancien Mail St-Rock de Québec, les notes de miel floral se confondant à une odeur de vomi mal lavé. Bouche : Floral, mais toujours accompagné par cette petite touche de déjection de lendemain de veille qui me laisse la gueule tout croche. Finale : Pas si pire. Balance : Presque. Une mauvaise batch d’ingrédients ou de fût?

Martin 79%
Nez: Miel et fleurs, un peu de fruits, pour ensuite tomber dans un nuage de Febreeze et de bois. Petit côté sucré et minéral. Bouche: Sucré et fruité. Sucre d’orge, céréales et chêne. Assez plaisant quoique très très doux. Finale: Une fois le bois et le sucre passés, on reste avec une impression métallique en bouche, presque du cuivre teinté de soufre. Je ne suis pas du genre à aisément détecter le soufre comme d’autres, mais ici il y a définitivement quelque chose de louche. Équilibre: Ce n’est pas un horrible malt, j’y trouve bien des qualités, mais la finale laisse un goût un peu trop biscornu à mon avis.

RV 83%
Un peu trop bien appuyé. Étonnament plus foncé et boisé que son frère d’arme, le nez est dans la zone fruitée. Arrivée d’abord juteuse de sève puis on s’éloigne définitivement du fruit pour s’accoter sur le bois et le caramel, qui finit par être très pesant. Finale toute en grain caramélisé, et la bière du baril se fait sentir. Ça reste un whisky intéressant, comme si Couvreur avait choisit les barils de bière au lieu de sherry, mais c’est davantage pour un marché de niche que grand public.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Sigel

40% alc./vol.

André 81%
Nez de céréales organiques et maltées, bois un peu brûlé, vanille, compote de pomme. Un nez “girl next door”, un peu trop rectiligne, qui joue de prudence et évite l’audace. Bouche flasque et épurée, bien douce par contre, un peu plus fruitée mais toujours entourée de céréales de malt nappées de miel et de vanille. Finale un peu plus relevée, l’alcool est un peu plus fougueux mais sera rapidement rappellé à l’ordre par le retour des céréales au miel et de sucre. Il m’a vraiment surpris par sa persistance en bouche et sa finale longue et agréable. Sans être un mauvais whisky, il n’apporte rien de vraiment plus à ce qui se trouve sur le marché. De belle conception, ce whisky ne sera probablement pas celui qui vous étonnera aussi.

RV 84.5%
Let’s get it on! En début de carte, le grain et le cognac se frappe dans un style où l’on est loin du single malt standard, et malgré qu’il s’affiche comme une finition en barril de bière, le fond de miel est loin du houblon mais davantage du sherry. En bouche, nouveaux pugilistes: le single malt est encore plus mielleux mais prend la forme d’un combat grain whisky vs Laphroaig, les cendres incluses. Puis en fin de carte, des fruits bizarres (myrtille?) tentent de s’accorder avec le Mackmyra, dans une vague légère mais persistante. Pas les meilleurs combattants mais des matchs enlevants, et avec un peu d’expérience ce whisky sera toute une menace.

Patrick 87%
Nez: Étrange parfum de fleurs des Alpes, de miel et de … fond de tonne. Bouche : Complètement unique, avec un mélange edelweiss (la fleur des Alpes), de miel et d’herbe fraichement coupée. Définitivement les Highlands de la Suisse. Finale : S’étire sur les notes florales et les souvenirs d’un pays si beau et si dispendieux. Balance : Pas certain que je vais en acheter une bouteille, mais ça donne certainement le goût de s’acheter un billet d’avion pour la Suisse!