Auld Goonsy’s Caol Ila 9 ans 2013 Amontillado Sherry

58.4% alc./vol.
Distillé le 29 août 2013, embouteillé le 6 février 2023 – Cask #319941 – Finition dans un fût de xérès Amontillado – 299 bouteilles.

André 87%
Nez ‘’meaty’’ accompagné de sauce au vin rouge, petits fruits sauvages, raisins secs, prunes, chocolat noir au poivre. Le sherry est puissant, épicé et sec. La fumée de tourbe est industrielle et crasseuse. La bouche est à la fois poivrée et assaisonnée de gingembre frais. L’alcool bien ressenti permet de gonfler les effets des épices et du poivre. La tourbe est sèche, maritime et malpropre, adoucie par les fruits rouges. Texture franche et sèche. Longue finale poivrée, tranchante où la fumée de tourbe mène le bal; vin rouge fruits sauvages, raisins secs. À plus de 160pour un 9 ans d’âge, c’est cher payé mais au moins le whisky livre la marchandise.

Patrick 90%
Un superbe whisky, intense, complexe, c’est tellement bon! Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe, de viande rouge rôtie, de chocolat noir et de discrets petits rouges. Bouche : De la belle fumée de tourbe poivrée, avec de petits fruits rouges, de la viande rouge, du chocolat noir et une petite pointe sucrée. J’aime ! Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée, des fruits mûrs et du chêne épicé.

Martin 86%
Nez: Tourbe discrète, raisins secs et paille. Bois, céréales et touche minérale et herbeuse. Bouche: Fruits rouges en pâte, poivre rose et touche de cannelle. Miel, caramel et raisins. Finale: Vin rouge sucré et fortifié, chêne sec, miel, dattes et raisins. Poivre blanc. Équilibre: Saveurs sucrées et plaisantes, bien qu’on tire un peu dans toutes les directions.

Kim 87%
Nez : La tourbe se révèle sous une généreuse couche de caramel. Puis une d’alcool s’impose. Le cask strength se fait sentir, reste à savoir si ce sera mieux mieux intégré en bouche car au nez ça prend toute la place. Marmelade, clou de girofle et muscade finissent par surgir.
Bouche : l’alcool prend un peu trop le dessus, mais si je cherche les notes typiques d’Amontillado elles se pointent : noix, tabac, fruits secs. Intéressant, mais c’est la première fois que j’ai envie de mettre un peu d’eau dans mon whisky.

Aultmore 18 ans – Batch 481

46% alc./vol.

André 86%
Nez estival et tropical, citronné et à saveur de poires bien mûres, fruits tropicaux et zeste d’oranges. La bouche est très invitante, sirupeuse et texturale. Viscosité qui nappe bien la bouche entière. Céréales au miel, sirop de poires, fruits tropicaux à chair, belles oranges fraiches, pommes et une belle montée de fruits rouges et de prunes tirées du sherry cask nuancé par des notes de cacao. Finale de melon au miel saupoudré d’une pincée de gingembre de bonne longueur avec un retour sur les fruits tropicaux, le citron et les oranges. Une agréable découverte.

Patrick 91%
Un superbe whisky d’une grande complexité, avec un mélange de saveurs des plus agréables. Un whisky que je qualifierais de contemplatif: Pour en saisir l’essence, il faut prendre son temps, mais vous en serez indubitablement récompensé. Nez: Un parfum délicat mais riche, floral, avec une touche de fruits tropicaux et de miel. Bouche: Oh wow! Un superbe mélange de bois épicé, de fleurs, de caramel, de miel et de fruits tropicaux enveloppés par une delicate fumée de tourbe. Complexe et superbement balancé, porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, florale et légèrement tourbée.

Martin 88%
Nez: Malt, vanille et fruits, un bel amalgame en harmonie. Fruits tropicaux, eau de rose et melon. Une légère fumée se faufile, mais rien pour enlever de l’éclat aux autres arômes. Pointe de toffee. Bouche: Fruits rouges, poivre, chêne, vanille et fumée de tourbe. La dite tourbe prend plus de place ici. Le caramel s’efface un peu. Belle présentation. Finale: Bien relevée, bois, poivre, tourbe, vanille et touche lointaine de fruits tropicaux. Équilibre: Un beau single malt, un belle subtilité digne de ses 18 ans, bien que sa complexité de saveurs ne soit plus ou moins en harmonie totale. J’aime bien!

Aultmore Foggie Moss 12 ans

46% alc./vol.

André 84%
Un beau malt d’apprentissage et de dégustation pour les nouveaux amateurs de whisky. Au nez, vanille et miel, agrumes, une fine touche herbeuse qui me rappelle le Dallas Dhu, la pomme rouge, subtile et légère touche fumée? L’approche de bouche est douce, présentée par l’arrivée de miel et de vanille, puis les oranges et les agrumes ouvrant la porte aux épices et aux saveurs de bois de chêne sec. Montée de poivre qui étonne beaucoup suivant les saveurs plus délicates et douces. La finale est dans l’ensemble relativement courte mais la livraison d’épices et de poivre étire la sensation générale en bouche. Mon commentaire perso serait que c’est un bon whisky, mais que la trop forte proportion de poivre et d’épices déséquilibre un peu trop en bouche. Mais pour le prix demandé à la caisse, il ne faudrait pas hésiter à en prendre une bouteille, comme whisky de semaine!

Patrick 91%
Un excellent scotch, complexe, bien balancé et savoureux. La bouteille s’est d’ailleurs bue très rapidement, ce qui est probablement la meilleure indication qui soit! Pour ceux qui aiment leur dram avec une pincée (ou deux!) de sel. Saura plaire autant aux novices (par son prix) qu’aux experts (par sa complexité). Nez : Parfum très floral, avec des notes maritimes subtiles et une bonne dose d’herbe. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les épices, mais surtout par le sel qui est vraiment savoureux et lui donne une superbe personnalité. Le tout est complété par des notes d’orge, d’herbe, de bois brûlé, de caramel et de fleurs qui en font un malt offrant une appétissante complexité. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Martin 86%
Nez: Notes maltées riches, pomme verte acidulée et une subtile brise iodée. Bouche: Douceur et rondeur affirmées, avec des touches de miel, de poire mûre et une légère fumée herbacée. Finale: Moyennement longue, fraîche et légèrement fumée, relevée par une pointe de citron et de cannelle. Équilibre: Un dram certes équilibré, qui combine une belle douceur maltée à une fraîcheur délicate, incluant une bonne poignée d’épices. Parfait pour les amateurs qui débutent, mais qui ont du beat.

Bacardi Rhum 8 ans

40% alc./vol.
Bahamas.

RV 80%
Industrie de pétrochimique ou de traitement de gaz de butane pour briquet. Sur la langue rien ne se passe (ou si peu), mais la finale d’orange, quoique passagère, vient corriger le mauvais nez, avec aussi des teintes de caramel. Ne choque pas, passe assez bien un fois le nez conquis mais pas pour le genre à être fier à servir à des connaisseurs. À garder pour mélangé avec du 7up.

Patrick 80%
Au nez, la cassonade que l’on s’attend d’un rhum traditionnel, minus la plupart des épices, remplacées par eeeh, de l’eau et du butane? Au goût par contre, une belle chaleur sucrée nous emplit la bouche. Cassonade, fruits rouges, un peu de caramel. Idéal lorsqu’il fait chaud et qu’on ne veut pas casser la tête et aussi pour en prendre un verre de trop tellement il est doux et inoffensif. Un excellent choix pour s’initier aux rhums, mais le connaisseur l’utilisera pour faire les meilleurs Mohitos en ville!

Bacardi Superior

40% alc./vol.
Cuba.

RV 74%
C’est un rhum ça? Sérieusement, c’est de l’Aquafina assaisonnée au rhum, n’est-ce pas? Au nez, on est presque plus proche du gin (coupé à 75% d’eau) que du rhum. Sur la langue, il est visqueux, avec une pointe de sucre et de menthe. En finale il y a un peu plus d’épice, mais ça se calme assez rapidement. Bon d’accord, il ne peut pas faire peur à beaucoup de monde, mais comme rhum, c’est un peu fort d’oser l’affubler du qualificatif Superior; mais convient peut-être amplement à la catégorie de gens représentée par les initiales de ce produit.

Patrick 75%
Au nez, quelques épices rappelant le gin. Au goût, l’approche rappelle aussi le gin, mais le sucre blanc vient rapidement éteindre toute propension à être savoureux. Les normes de qualité suivies pour créer ce rhum sont incroyablement élevées, mais il est dommage que la filtration finale visant à le rendre blanc lui enlève aussi presque toute saveur. Sans faute, sans vraiment de goût non plus; De toute façon, son objectif est de servir de base aux cocktails, cocktails qui attirent majoritairement une clientèle qui ne viendra jamais visiter ce site. Bref, on s’en fout un peu.

Bad Na H-Achlaise Collection – Cask Tuscan Oak 31/1

46% alc./vol.
Whisky provenant d’une distillerie – non dévoilée – des Highlands et distribuée par Badachro Distillery. Mélange de deux fûts Ex-Bourbon casks, un tourbé et un non-tourbé, par la suite affinés en Ex-Red Wine Cask de Toscane.

André 88%
Superbe surprise! Nez de compote de framboises et de fraises, discrète fumée terreuse en fond de scène, fruits rouges moelleux assaisonné d’une pincée d’épices. En bouche, la fumée de tourbe est roi avec ses bonnes notes terreuses sur canevas cireux. L’affinage est bien ressenti, l’usage d’Ex-Red Wine cask apporte une texture grasse de fruits rouges – cerises, framboises, raisins et pommes – auxquelles se greffent la fumée terreuse et des notes de poires, d’abricots et de miel que nuancent des vagues soutenues de poivre. Finale de bonne longueur, balançant entre la fumée de tourbe et les fruits rouges épicés. Tannins plus ressentis en rétro-olfaction.

Patrick 89%
Un whisky présentant un mélange de saveurs assez orignal et bien réussi. Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, mais j’en suis tout de même satisfait. Nez : Un délicieux parfum de délicate fumée de tourbe avec une touche d’herbes et d’agrumes, une pointe de chêne et de la vanille très discrète. Bouche : Étonnant! D’abord une tonne d’épices, d’herbes et de poivre, qui se retrouve rapidement mariée avec une belle fumée de tourbe et de chêne sec. Après la deuxième gorgée, j’y retrouve aussi une discrète note de vin rouge chaleureux. Mais vraiment discrète ! Le tout est aussi porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et chaleureuse.

Martin 88%
Nez: Une poignée de fruits des champs entourés d’une subtile fumée pour commencer. On poursuit avec les épices, le bois et de la nectarine. Bouche: Framboises, mûres et fraises. Épices, surtout poivre noir, touche de chêne. La tourbe est bien présente derrière tout ça. Superbe. Finale: Chaude, longue et épicée. Le retour de la nectarine, avec une touche d’agrumes pour agrémenter le tout. La fumée de tourbe continue à ce stade à offrir la toile de fond pour ces autres saveurs. Équilibre: Un solide scotch, un secret bien gardé par ce distributeur.

Bain’s Cape Mountain Whisky

43% alc./vol.

André 76%
Purée de banane nappée de miel, de vanille et de toffee. Simple mais singulier. La bouche livre de savoureuses notes d’épices frénétiques, balancées par les vagues de fruits confits et de bananes, les céréales au miel. Texture un peu disparate, le whisky aurait facilement toléré un 3% d’alcool supplémentaire. Je n’aime pas particulièrement les notes de copeaux de bois de chêne en début de finale, cela déséquilibre ce whisky qui s’en tirait passablement bien jusque là. Finale courte et expéditive.

Patrick 88%
Un très bon whisky de grain, facile à boire et qui donne soif : Un whisky parfait pour une chaude journée d’hiver en Afrique du Sud! Nez : Parfum de grain léger avec une petite touche de fruit subtile. En fait, l’ensemble du parfum est léger. Bouche : Toujours le grain léger et fruité, avec une belle pointe de bois épicé. Simple, facile à boire et efficace. Finale : Un peu courte, mais donne le goût de s’en servir un autre verre le plus rapidement possible, ce qui est le meilleur compliment qui soit!

Martin 77%
Nez: Alcool à friction à l’avant-plan, colle à timbres, vanille et bois sec. Grain assez aiguisé. Miel, banane et fruits des champs. Crème fouettée. Bouche: Fruits en compote et épices. Céréales et vanille. Vague d’alcool mal maîtrisée. Finale: Chaude et épicée, sur des notes acidulées de grain, de bois et de fruits. Un impression générale désagréable s’en dégage. Équilibre: Beau whisky de grain, beau whisky d’entrée de gamme, mais ce n’est vraiment pas un whisky qui me rejoint.

Baker’s 7 ans

53.5% alc./vol.
Ce small batch bourbon (un assemblage de quelques fûts) devrait ravir les amateurs de bourbons secs et robustes, haut de gamme de Jim Beam. Baker’s a été élu meilleur bourbon de moins de 8 ans aux World Whisky Awards 2008.

André 91.5%
Comme dit RV, impossible de ne pas le comparer au Booker’s. La texture en bouche est superbe, le taux d’alcool est mieux contrôlé que le Booker’s et ce même si on est encore dans la court des cask strength. Les saveurs habituelles de bourbon sont là, mais y’a une balance dans l’ensemble qui est vraiment singulière. Le fruité est généreux et exubérant, les cerises (encore une fois) et un rugueux en finale qui est vraiment unique. Le kick de sucré en finale englobe le tout avant une rétro-olfaction longue et calme. Le Booker’s affiche sa singularité dans son haut taux d’alcool en coup de poing fruité, le Baker’s, lui, préfère la balance et la subtilité.

Patrick 88%
Épicé, un peu fumé. Typiquement bourbon, mais en plus intense et avec un léger fruité qui le démarque de ses congénères. Tout ce que je recherche dans un Bourbon.

Martin 89%
Un autre bourbon cuivré, maudits soient les dimmers du Morrin. Nez: Incroyablement doux et sournois, il cache bien son jeu au niveau de son taux d’alcool. Maïs, épices, arachides, puis caramel et vanille, pour terminer sur une bonne bouffée de chêne juteux. Bouche: Comme tous les bons cask strength, l’alcool brûlant et les épices nous courent après, toutefois on peut prendre le temps de déceler caramel salé, maïs, vanille et salade de fruits dans son sirop. Finale: Si ce n’était du maïs épicé, défiant toute logique et raison la plupart des conditions gagnantes d’un bon sherry cask seraient réunies. Saisissant! Équilibre: Un autre deal de mongole en SAQ. Profitez-en pendant que ça passe!

RV 90%
Impossible de ne pas le comparer au Booker’s, celui-ci offre au nez moins de cuir mais plus de fruits, avec des cerises (comme tous les bourbons) mais aussi des dattes. De plus, on dirait qu’il est plus concentré en blé que le Booker’s. Les dattes sont encore plus sucrées en bouche où elles prennent toute la place, avant d’être atténuées par la force de l’alcool au bout de la langue. La finale commence par un éclair de cendre, puis d’épices et de blé, puis descend tranquillement pour retourner aux fruits. Il laisse ensuite un bon souvenir, se retournant et s’enfonçant dans un champ de blé en automne. Un bourbon bien défini, très honnête mais aussi diplomate, et à 40$, vraiment pas honteux comme bourbon de tous les jours.

Baker’s 7 ans Single Barrel

53.5% alc./vol.
Mis en baril en 02-2012, vieilli 7 ans et 10 mois.

Patrick 91%
Dégusté en même temps que l’un des fameux « Van Winkle » (le 12 ans), le Baker’s s’est révélé presque meilleur, si ce n’avait été de la finale qui aurait pu s’étirer un peu plus. Bref, à une fraction du prix, relativement facile à trouver, il n’y a pas de question à se poser : sautez sur cette bouteille sans hésiter! Nez: Un beau parfum de bourbon riche en cerises et avec une touche de chocolat, de vanille et de bois. L’ensemble est sucré et appétissant. Bouche: Wow, de belles épices, du bois brûlé, un peu de poivre et de la cerise sucrée. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et boisée.

Baker’s Single Barrel 13 ans

53.5% alc./vol.

Patrick 90%
Un beau Baker’s qui m’a mis un gros sourire niais dans le visage. Nez : Un superbe mélange de céréales subtilement sucrées. Bouche : Du bois, des cerises, du sucre et une belle vanille bien mesurée. Finale : D’une superbe longueur, avec du bois et de la vanille.