Port Charlotte 15 ans « The Queen of the Still Private Cask »

50% alc./vol.
Distilled July 2001, Bottled October 2016 from First Fill Bourbon Cask #270, 214 bottles. Embouteillage du cask privé de Martine Nouet dégusté en sa compagnie à sa maison de Normandie.

André 92%
Nez d’inspiration bourbon cask, très frais et tropical. Citron, abricots, ananas, miel et vanille, la fumée de tourbe et le sel de mer comme toile de fond. La texture est superbe, très huileuse et souple. Avalanche de fruits tropicaux – ananas, poires, mangue, abricots, fumée de tourbe en montée progressive offrant à la fois des tonalités terreuses et minérales. Très longue finale, qui garde le ton de la tourbe et de la mer. Fruits tropicaux, fruits de mer, roches parfumées de sel brûlées par le soleil. Merci Martine pour ce beau moment.

Patrick 92%
Si les single casks sont rendus choses communes, un « private cask » de la « reine de l’alambic », c’est plus rare que la m. de pape! Merci à André de m’en avoir refilé un échantillon! Mes attentes étaient donc élevées et sont absolument rencontrées. Superbe, bravo et merci Martine (c’est elle, la reine de l’alambic). Nez : Frais, avec un mélange savoureux de fumée de tourbe, de sel de mer, de fruits tropicaux et d’agrumes. En fait, le parfum m’a dit à plusieurs reprises « es-tu certain d’avoir tout vu » tellement il offre une subtile complexité. Cette discussion avec le parfum a donc fait que ça m’a pris plus de temps que normal pour y goûter (bon, ça, et le fait que ce n’était pas mon premier dram de la soirée!). Bouche : Belle texture en bouche très huileuse. De la délicieuse fumée de tourbe d’une belle intensité, beaucoup de sel de mer, puis des fruits tropicaux et des agrumes. Finale : D’une superbe longueur, j’y retrouve des notes minérales, encore plus de sel et des agrumes.

Port Charlotte 7 ans Islay Barley 2014

50% alc./vol.
Ce millésime 2014 a été élaboré à partir d’orge concerto et propino d’Islay récoltés dans huit fermes de l’île, tourbés à 40 ppm. La majeure partie du whisky (84 %) a été élevée en fûts de bourbon de premier remplissage, le reste étant réparti équitablement entre des fûts de chêne vierge de deuxième remplissage et des fûts de vin de Bordeaux
de deuxième remplissage provenant de la maison Pessac-Leognan.

André 85%
Bel équilibre au nez qui affiche ses origines maritimes. Céréales fumées au feu de tourbe, iode, raisins verts, crème à la vanille, poires, abricots. Superbe texture. Cendre froide, fumée de tourbe camphrée et médicinale, sel de mer, vanille et fruits à chair; citron, melon au miel, poires, abricots. Impression de foin séché et de fermette, touche agricole. Finale minérale et maritime, salade de fruits en conserve dans son jus, vanille onctueuse se mêlant aux notes de fumée de tourbe organique et médicinales. Belle expression, même si elle manque d’un peu de caractère et de singularité.

Patrick 85%
Tout comme pour l’édition 2013, j’ai été déçu par ce whisky en ouvrant la bouteille, mais elle semble s’être grandement améliorée depuis!  Bref, ce n’est pas un superbe rapport qualité-prix, mais ça demeure tout de même bien plaisant. Nez : De la fumée de tourbe sucrée avec une touche de vanille avec une pointe de vanille.  Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intense, sans être trop intense.  J’y retrouve aussi un peu de douce vanille ainsi que du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée et du bois brûlé. 

Port Charlotte SC:01 2012

55.2%
 alc./vol.
Whisky fortement tourbé de 9 ans d’âge, issu de sa série Cask Exploration. L’orge, à 40 ppm de phénols, est maltée avec de la tourbe de Caithness plutôt que d’Islay. Assemblage de trois lots différents : 16 fûts de sherry ainsi que des fûts de whisky américain de premier et de second remplissage. Tous ces fûts ont ensuite été transposés dans des fûts de Sauternes (chêne français). La récolte 2011 a été produite par sept de leurs partenaires agricoles, tous situés à moins de 16 kilomètres de la distillerie. Pour la première fois dans cette série, cette cuvée est composée à 100 % d’orge cultivée sur l’île d’Islay.

André 89%
Un chariot de pâtisseries sortant du four à côté du kiln sur Islay. Pâtisseries au babeurre, compote de poires, ananas grillés sur le feu de camp, abricots, tourbe organique grasse et terreuse, cendre froide. La bouche est onctueuse, remplie de fruits tropicaux à chair, un peu de zeste de citron et de cendre, fond terreux se mariant à la fumée de tourbe organique, pâtisseries au beurre et confiture d’abricots, sel de mer sur pierres séchées brûlées par le soleil. Finale mêlant le chocolat noir amer et le poivre moulu, retour sur un mélange poire-ananas et abricots.

Patrick 92%
Mes attentes étaient élevées et elles sont satisfaites! Port Charlotte et Sauternes, un mélange gagnant! Nez : De la délicieuse fumée de tourbe agrémentée d’une touche de sucre et de raisin vert. Bouche : Wow, délicieux, de la fumée de tourbe intense, avec du chêne du sucre, des raisins et de belles sources chaleureuses. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et épicée!

Martin 92%
Nez: Tourbe terreuse, cuir brun, agrumes confits et un filet d’huile d’olive. Bouche: Onctueux à souhait, sur la résine, le café torréfié, les épices chaudes et la réglisse. Plus on le déguste, plus chaque gorgée révèle une complexité plus savoureuse. Cendre chaude. Finale: Longue, fumée sèche, légèrement saline, accompagnée d’une amertume chocolatée subtile. Équilibre: Brut, vigoureux et nuancé, ce dram marie la puissance de la tourbe à une élégance profonde – un Port Charlotte exceptionnel.

Port Dundas 12 ans

40% alc./vol.

André 81%
Le nez est représentatif du style, bele pleiade d’arômes mais se situant pas mal dans le même coin de la palette aromatique; bananes, vanille, noix de coco, légère présence du bois vert avec un apport soutenu des céréales. En bouche; la pomme verte un peu poudreuse du style rappellant certains Glenlivet, puis épices soutenues de cannelle et de bois séché, gingembre, salade de fruits, céréales HoneyComb avec une finale de bouche de grains séchés. Ce whisky a un p’tit twist organique intéressant et me rappelle certains Canadian Whisky provenant de micro-distilleries, le genre de whisky où les céréales sont mises à l’honneur. La finale est relevée, surtout par les épices qui gonflent la sensation du taux d’alcool et tranpercent la langue de petites aiguilles effilées. Ce whisky est idéal pour discerner le style ‘’grain whisky’’ et isoler les saveurs primaires de ce type. Ceci étant dit, je me lasserais rapidement si j’en avait une pleine bouteille de 750ml à passer.

Patrick 84%
Ne vous laissez pas rebuter par le fait qu’il s’agisse d’un « grain whisky » : Bien des single malts du Speyside n’ont pas autant de personnalité ! Il saura d’ailleurs plaire aux amateurs de Glenfiddich ou Glenlivet 12 ans ! Pour les autres, ça demeure une curiosité intéressante. Nez : L’un des arômes les plus crémeux que j’aie senti ! Vanille, caramel, rhum traditionnel, bananes mûres et discret chocolat, le tout légèrement rafraichi par une touche subtile de pommes vertes. Bouche : Une bonne note boisée que le nez ne laissait pas présager m’a pris par surprise à la première gorgée. Puis, le rhum, la vanille, le miel et la pomme verte viennent donner une grande complexité à l’ensemble. Finale : Un peu courte, marquée par les céréales et la pomme verte.

Martin 84%
Nez: Miel, eau d’érable, crème et chêne. Céréales, sucre en poudre et rhum brun. Bien plaisant et inusité. Salade de fruits et caramel. Bouche: Miel, cantaloup, cannelle, gingembre, chêne et touche de poivre. Sucre brun, canna à sucre, cacao et touche de noix. J’aime bien, ce sont des saveurs que je ne vois pas souvent. Finale: D’une longueur agréable, elle est ponctuée de notes de poivre blanc, de chocolat, de bois, de fruits et de caramel. Équilibre: Une belle découverte au niveau des whiskys de grain, ça se prend bien sur la terrasse.

Port Ellen 24 ans 1979

57.3% alc./vol.
3e embouteillage. Embouteillé à la force du fût en édition limitée à 9000 bouteilles. Aujourd’hui, l’ancienne distillerie de Port Ellen est une malterie. C’est désormais la seule activité industrielle maintenue sur le site. Port Ellen alimente maintenant les autres distilleries de l’île d’Islay : Lagavulin, Caol Ila, mais aussi Ardbeg, Laphroaig, Bunnahabbain, Kilchoman, ainsi que celle de Tobermory sur l’île de Mull.

André 89%
Définitivement Islay; Médicinal; Alcool très présent, mais bien balancé. Appétissant. Comme une ceinture d’aiguilles dans la bouche. À siroter et apprécier en regardant votre porte feuille vide… La rareté se payes parfois très cher… Il y a très fort probablement des managers qui se mordent les doigts d’avoir fermé cette perle dans les années 80. Mais quelle erreur…

RV 90%
On dirait un Lagavulin; Finalement, un mix de Laphroaig et Lagavulin. Phénol un peu. Fumée, un peu de goudron (très léger) Tourbé. Complexe.

Patrick 93%
Fumée, salin, peat, peat, peat, léger poivre. Une raison de plus pour aimer le whisky.

Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004

56.2% alc./vol.
4e embouteillage.

André 89%
Islay en 700ml…Près du Lagavulin, mais avec moins de distinction, plus à l’état brut. Le peat vous prends la main et vous guide dans un voyage gustatif tout à fait maritime. L’alcool prends la relève rapidement mais sans s’imposer. Mentholé, marin et tourbé. Définitivement à savourer goutte à goutte. Malheureusement de cette distillerie fermée par des responsables en cravate dans les années 80 qui doivent réellement le regretter aujourd’hui. Rouvrez vite la distillerie de Port Ellen !!!

Patrick 92%
Tourbe jaune, agrumes, fumée. Au goût, on découvre une belle profondeur digne des meilleurs whiskys. Masqué évidemment par la fumée de tourbe, mais aussi par un fruité très mûr. Il y a aussi une touche d’agrumes qui ajoutent une surprenante dimension supplémentaire. L’intensité du goût cache agréablement la puissance de l’alcool. Bien équilibré, belle profondeur; Rappelle un vatted de 75% d’Ardbeg de de 25% de Lagavulin!

RV 92%
Nez typiquement Islay confortablement assis à mi-chemin entre Lagavulin et Talisker. Tourbe huilée et fumée végétale. En bouche, tourbe jaune brulée et aiguilles de pin de sous-bois. L’alcool est très bien contrôlée et le finale en puissance contrôlée. Impossible à ne pas aimer si l’on dit aimer les scotchs d’Islay.

Porto Morretes Cachaça Ouro

39.6% alc./vol.
Produit du Brésil.

Patrick 86%
La Cachaça est en quelques sortes l’appellation brésilienne du rhum.  Les Brésiliens en sont fous : Ce type d’alcool est dans le top 3 mondial et pourtant 99% de la production est consommée localement.  Parlant de production, celle-ci est en général artisanale, produite comme le whisky d’il y a quelques siècles, localement, par des fermiers qui en tirent un revenu supplémentaire leur permettant, au mieux, que de joindre les deux bouts!  Dans votre exploration des spiritueux et rhums du monde, il s’agit donc d’un arrêt incontournable.  D’une grande complexité et d’une balance fort bien réussie, il saura satisfaire l’amateur de spiritueux de qualité.  Nez : Sucre blanc recouvrant la canne, gingembre, agrumes et quelques petits fruits.  Bouche : Canne à sucre brûlée, gingembre, chêne râpé (!), un peu de menthe et une tonne d’épices.  Très complexe!  Finale : Assez longue, avec des notes de chêne râpé, d’agrumes et d’épices.

Yan 85%
La Cachacha est l’eau de vie de la cane de sucre. Donc elle entre tout même dans la section des rhums  »agricole ». D’ailleurs, les Cachacha ont pratiquement tous l’appellation  »BIO ». Le Porto Morretes Cachacha Ouro est une eau de vie qui a été vieillit 3 ans dans des fut de chênes et une fois dans le verre, on le sent vraiment ! Ce rhum dégage des belles notes très boisés ! On sent aussi des notes de gingembres, vanille et bien sur l’odeur épicé\sucré de la canne à son état pur. En bouche, c’est un thé à la menthe et aux agrumes avec une bonne cuillère de miel ! D’ailleurs, ce gout miel/gingembre reste en bouche un bon bout ! C’est sérieusement une belle expérience et un essai en vaut la peine ! Soyez prudent… Après quelques verres, vous risquez de chanter  »Copa, Copa Cabana ! »

Powers Gold Label

40% alc./vol.
Ce blend à fort pourcentage de pure pot still whiskey provient de l’assemblage de fûts de bourbon de premier et second remplissage.

Patrick 82%
Au nez: Bailey’s!!!! Vanille, noisette, chocolat. Au goût, malt, frais, léger sel, Baileys sans le sucre, vanille. En finale, sel, plutôt court! En fait, pratiquement pas de finale. Un whisky pour dames! En fait, me fait penser à un ancien amour de jeunesse, une douce Irlandaise rousse aux yeux bleus!

Powers John’s Lane

46% alc./vol.

André 85%
Épicé, réglisse rouge, vanille, miel, fruits sauvages. Beaucoup d’effluves du fût, on ressent beaucoup le bois charred, moue de café dans le budum. Texture huileuse, étonnante, mais beaucoup d’épices prononcées et la cannelle. Bonbons en forme de poissons rouges, amandes grillées et bananes. Finale, fruité, épicé, gingembre, un peu courte. Étonnant par son puissant côté fruité mais légèrement débalancé par les notes de fût brûlé un peu trop présentes en bouche.

Patrick 88%
Un beau whisky savoureux et très bien construit. Définitivement, Powers, une marque qui gagne à être connue! Nez : Réglisse rouge, vanille, fruits et de subtiles épices. Bouche : Une bonne dose de bois épicé, des fruits, de la cannelle et des amandes grillées, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, et délicatement épicée.

Martin 86%
Nez: Fruité et épicé, framboises et réglisse rouge. Touche de bois et de miel. On sent qu’on a affaire à quelque chose de pas mal doux et sucré. Le bois semble sec et poussiéreux. Bouche: Sucre blanc, fraises et framboises, toujours réglisse et poivre. Les accents de bois y sont toujours. Finale: Miel et épices, bois et fruits. Équilibre: Un beau voyage de saveurs, c’est bien fait. Habituellement les blends irlandais sont d’une grande douceur, mais ici on brouille les cartes et on nous garde alertes avec un poignée d’épices ici et là.