Lochlea Our Barley

46% alc./vol.
Élevé dans une combinaison d’anciens fûts de bourbon et de sherry Oloroso, ainsi que de barriques de type STR.

André 79%
Ouf… ça sent l’alcool jeune et le bois verdâtre et brûlé à la fois, le punch aux fruits. Bois vert et bois carbonisé, oranges sanguines, framboises, poires dans leur sirop, grains mielleux. Basique, très basique. La bouche offre des saveurs de cannelle et de poivre moulu, de bois calciné et d’herbe verte mouillée, poires, oranges, zeste de citron. Grains de céréales séchés très présents. Finale d’anis et de poivre, mélange d’herbe, de fruits rouges et de fruits à chair, beaucoup de bois sec aussi accentué par de bonnes épices.

Patrick 86%
Un très bon whisky, du genre « whisky 101 ». Nez : Un parfum engageant, avec du sirop de salade de fruits, de la marmelade aux agrumes et un peu de chêne. Bouche : Du chêne, de la cannelle, de la cire d’abeille et des agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, avec de l’orge, du chêne et de discrets fruits frais.

Kim 67%
Nez : Jeune whisky vert, pelure de banane pas mure, marc de café, vieux sapin sec après les Fêtes. Bouche : Ça goute carrément le mout de IPA qu’on teste avant de mettre en fermentation, ce qui est rarement une grande expérience gustative. Encore le petit côté café, voire mocha. Il a besoin de temps… ou de changer de recette.

Lochlea Single Cask Sherry Franconian 2024

61.1% alc./vol.
Filled 18-03-2020, Bottled 26-01-2024 from Cask #261, Bottle #8 of 679. Rare dans le paysage des distilleries écossaises, la distillerie Lochlea est indépendante, familiale et compte parmi les rares distilleries d’Écosse à cultiver sa propre orge. Sous la direction de John Campbell (qui a quitté la distillerie en 2025), figure emblématique du secteur, elle élabore d’authentiques single malts, caractérisés par l’orge de leur région et un profil aromatique exceptionnel pour les Lowlands.

André 86%
Moi qui n’est pas du tout fan de la distillerie, j’avoue que j’ai été désarçonné par cette sublime édition. Nez de fruits séchés boisés, de caramel lourd, une touche de sauce soya peut-être, les raisins secs et les dattes sucrées dans leur emballage de cellophane. Le taux d’alcool passe complètement sous le radar avec la texture moelleuse et gourmande qui ne réussit pas complètement à cacher la jeunesse du whisky. Mélange de raisins, dattes et prunes, caramel, poivre moulu, chêne épicé. Après quelques gorgées, j’ai des notes de fruits à chair qui émergent et se marient aux fruits rouges séchés. Longue finale tannique et épicée, poivrée également, mélangeant caramel et fruits rouges séchés saupoudrés de noix cuites au four concassées. Mon meilleur Lochlea à ce jour.

Patrick 88%
Le nez est extraordinaire, la bouche superbe et l’expérience, intense. Un peu trop même. Dans le sens que s’il est plaisant d’en déguster quelques millilitres, c’est le genre de bouteille qui ramasse la poussière car il y rarement une occasion d’en prendre un dram (à moins de vouloir assommer la visite avec classe! Tsé, quand tu aimes tes visiteurs, mais que tu voudrais aller te coucher…). Nez : Oh. Une toute petite inspiration et j’ai compris que j’allais devoir et surtout vouloir prendre mon temps avec ce dram! J’y sens de beaux fruits des champs bien mûrs, du caramel onctueux, une touche de vanille, du chocolat au lait… Globalement, c’est plein de fruits et de sucres et, après plusieurs minutes, une touche subtile de cuir. Ok, le parfum a mis la barre haute pour le goût. Bouche : Bon, le nez était si alléchant que j’ai pris une première gorgée un peu trop grosse. Si l’alcool est bien dosé, ça reste 61,1%. Ok, au deuxième essai, j’ai découvert de superbes fruits mûrs, en particulier des dattes, des mûres et des groseilles. J’y retrouve aussi du chocolat au lait et une bonne dose de bois grillé, des épices à steak et une goutte de vanille. Si la texture en bouche est huileuse, ça parait que c’est un jeune whisky avec un gros taux d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.

Lock Stock & Barrel Straight Rye 13 ans

50.65% alc./vol.

André 89%
Alberta Premium sont indéniablement les maitres de la fabrication du rye. Après le Whistle Pig ils récidivent avec cette nouvelle parution, Lock Stock & Barrel, un 100% rye provenant des USA…. Mais distillé au Canada, il n’y a pas de doutes, et ce même selon ce qui est indiqué (ou pas) sur la bouteille. On joue ici sur les mêmes largesses de l’étiquetage mais ne vous méprenez pas, ce rye whisky provient d’Alberta Distillers. Au nez, vous retrouverez quelque chose qui s’approche du Whisktle Pig, le rye est entier et sans subtilité malgré un souci évident de qualité. Très épicé au nez, mais la douceur est étonnante; canne de Noël, le fût brûlé, les épices habituelles, le rye et une étrange vague salée jumelée d’un taux d’alcool aussi discret que votre maitresse. En bouche, cannelle et fruits rouges divers, le rye évidemment et passablement d’épices, tout comme sa longue finale, les saveurs de la bouche s’afficheront de la même façon en finale et en rétro-olfaction. Un rye (pour les amateurs du style) qui vaut le détour, mais à un prix qui en arrêtera certains (comme moi) 120$ US…

Patrick 86%
Le rye a son meilleur, donc épicé et fruité. Épices de chêne brûlé et du seigle qui baignent dans les cerises. En fait, on dirait plutôt un hybride entre un rye et un bourbon. Bien balancé, excellent au niveau du goût, mais la texture est un peu trop aqueuse, ce qui est surprenant compte tenu de l’âge et du taux d’alcool.

Lohin McKinnon Craft Distilled Single Malt Whisky

43% alc./vol.
Single Malt de la Colombie-Britannique

André 83%
Nez très souple; poires saupoudrées de cannelle, vanille, céréales, oranges, miel, bon taux de sucre. Bonne texture en bouche, goulue et ample, beaucoup de sucre au départ, puis notes de muffin aux poires et amandes, oranges et céréales. Quelque chose qui rappelle aussi le virgin oak avec la vanille onctueuse bien enrobant. Je ne sais pas pourquoi mais ce whisky, sans être celui qui vous fera faire des wow est vraiment très agréable. Finale douce sur les fruits à chair, gomme Dentyne mentholée, herbe verte, cannelle, céréales au miel et poires. Belle exécution et rendu agréable. Breakfast whisky.

Patrick 85%
Une belle surprise que ce whisky! Il présente une belle intensité de saveurs qui sont admirablement bien mariées pour un whisky relativement jeune. Nez : Sucré fruité et céréales mouillées. Bouche : Un avalanche de céréales mouillées, fruitées et sucrées. Avec une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et légèrement sucrée.

Martin 79%
Nez: Alcool, orge, sucre, poche, épices et miel. Fruits rouges avec une touche de menthe. Bouche: Épices, chêne, miel, vanille et seigle. Un peu minéral. Finale: Forte et fade à la fois. Ne reste à la fin qu’une impression de minéralité et d’alcool blanc. Équilibre: Assez expérimental, on a le feeling micro-distillerie. Un bel effort, mais faut pas lâcher.

Lombard Old Masters Freemason Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 75%
Nez de céréales maltées nappées de miel et d’agrumes, toffee & caramel. Dans le style, disons que l’on joue la carte de sécurité. Bouche; Épices, chêne séché, vanille, caramel, céréales au miel, agrumes, oranges. J’ai juste l’impression de prendre un whisky pour prendre un whisky, vous savez, quand vous tentez de trouver un sens à quelque chose, bien là, c’est un peu la même impression, on a voulu arriver à quoi en mettant un whisky tel que celui-ci sur le marché? La finale est alcoolisée, sèche et épicée, saveurs de noix et de céréales séchées.

Patrick 79%
Le scotch le plus ordinaire que j’aie jamais goûté. La définition même d’ordinaire. Une complexité minimale, une balance minimale et une note minimale. Nez : Parfum léger de scotch. Genre, orge, agrumes, pis pas grand-chose à part ça. Bouche : Orge, épices du chêne, sucre brun, biscuits, agrumes et kiwi. Finale : Épices et sucre brun. D’une belle longueur.

Lombard Speyside 8 ans

43% alc./vol.

André 80%
Fruits et herbes. Branche de céleri. Un flatliner en bouche avec peu d’évolution. Un bon début de soirée pour se faire la bouche avant quelque chose de plus sophistiqué.

RV 80%
Vineux et vinaigre. Rognures d’aiguisage de crayon de plomb et chêne puissant. Arrière-goût de pommes. Peu de développement et finale de feuilles de printemps (qui ont passé l’hiver). Sans distinction, un whisky qui ne se contente que d’être pas mauvais.

Patrick 81%
Léger et frais. Agrumes. Coriandre? Très estival. Léger miel amer, touche de chêne, vanille. Whisky sans faute, mais pas de quoi non plus écrire à sa mère.

Lombard Teaninich 12 ans

40% alc./vol.
Teaninich fut fondée en 1817. La majeure partie de la production sert au blend Johnny Walker Red Label. Il n’y a d’ailleurs pas d’embouteillages officiels de cette distillerie. Elle compte aujourd’hui 6 alambics, mais en avril 2013, Diageo a annoncé que 16 nouveaux alambics y seraient installés. Cette nouvelle installation portera toutefois un nom différent et produira un whisky distinct.

André 76%
Oranges, fruité épuré, un brin floral et sucré. Texture plate en bouche, surtout à l’arrivée puis par la suite, biscuits sablés saupoudrés de sucre, vanille, un peu de sel. Finale courte principalement axée sur le sucre et la vanille. Ennuyant et sans challenge.

RV 80%
Après une rapide accélération, on se perd entre les distilleries et on arrive un peu nulle part. Un single malt simple mais efficace au nez, qui sort du soporifique trio malt-grain-fleur du Speyside anonyme, avec malgré tout une pointe de Dalwhinnie et d’Aberlour. Arrivée assez forte mais un peu vide de goût, on revient dans le malt beaucoup plus standard jusqu’à la finale de feuilles séchées. Bien, mais bien trop ordinaire.

Patrick 85%
Nez marqué d’un intriguant mélange de tourbe et de pelures d’oranges. En bouche en retrouve un malt très floral, avec un fond d’agrumes et une pointe de tourbe, le tout mélangé à des biscuits sablés. La finale, marquée par la pointe de fumée tourbée, est malheureusement un peu courte (je ne comprends pas les embouteilleurs qui embouteillent leur whiskys à 40%), lui fait perdre quelques points. Enfin, un dram qui offre tout de même une belle personnalité et suffisamment d’originalité pour lui faire gagner quelques points.

London Square 12 ans Series 1

40% alc./vol.
Rendant hommage à l’historique Soho Square de Londres, ce blended whisky est issu d’un assemblage méticuleux de whiskies de malt et de grain, vieilli douze ans en fûts de bourbon. Batch 18.

André 73%
Comme l’écrivais Patrick, de la menthe dans un whisky, ce n’est pas super. Menthe verte, oranger en fleur, grains de céréales séchés sur fond herbacé. Pas fan du tout… La bouche est très mielleuse, grosses notes de grains séchés, un peu de zeste d’orange, citron, vieilles cerises, vanille. Côté texture, c’est plutôt mince et diaphane. Finale sur le sirop simple, quelques fruits et un retour sur la menthe et le côté herbacé. Je peux comprendre que ce whisky trouve sa place sur les tablettes d’un mixologue mais aucunement sur celles d’un amateur minimalement sérieux.

Patrick 77%
Je ne suis pas amateur de la menthe dans mon whisky, alors je peux dire sans hésiter que celui-ci n’est pas dans ma palette. Son seul mérite est son joli packaging. Nez : Parfum assez frais avec des notes d’agrumes, de chêne sec et de menthe. Bouche : La menthe est plus présente ici, camouflant presque une petite touche de fumée. J’y retrouve aussi un peu de chêne séché et des agrumes. La texture en bouche est plutôt mince, soulignant la grande dilution de ce whisky. Finale : Un peu courte, marquée par la menthe.

Lonehand Tennessee Sour Mash Whiskey

40% alc./vol.
Vieilli au moins 12 mois

André 71%
Grains de céréales bien en évidence, beaucoup de poivre aussi et de petits fruits sauvages, on perçoit énormément le bois neuf avec un fond d’arômes qui me font penser au Deanston Virgin Oak, bois brûlé, caramel. Très doux en bouche, notes de réglisse rouge et noire, cerises marasquin, poivre, rye et fruits rouges séchés couronné de bois de charcoal et de cannelle poivrée. L’effet de la filtration est vraiment perceptible avec la texture veloutée. Finale sur la cannelle et le poivre, plus pointue que la bouche en général.

Patrick 77%
Un whiskey plutôt jeune et sans grand attrait. Ouf, vraiment aucun intérêt ici. Nez : Du maïs, du new make, des petits fruits et du sucre… Bouche : Du new make, du maïs et du bois brûlé. Finale : Plutôt courte, marquée par le new make.

Martin 71%
Nez: Caramel artificiel, maïs sucré et une pointe d’alcool brut, avec un soupçon de vanille trop discret. Bouche: Fluide et mince, dominée par le sucre simple, un peu de bois sec et des notes de céréales très ordinaires. Finale: Courte, un peu rêche, non très rêche en fin de compte, laissant une impression de bois trop marqué d’alcool. Équilibre: Un whiskey très limité, sans relief, convenant encore une fois davantage à la mixologie ou à l’évier qu’à la dégustation sérieuse.

Longmorn – The Distiller’s Choice

40% alc./vol.
Vieillissement en trois types de fûts : barriques traditionnelles, chêne américain et fûts de sherry Oloroso. Fondée en 1894 par John Duff, Longmorn est un whisky écossais du Speyside à la profondeur et à l’intensité unique. La distillerie est notamment connue pour ses larges alambics lisses, qui permettent un niveau de remplissage inférieur, augmentant ainsi le contact avec le cuivre lors de la distillation. Ce procédé est connu par les distillateurs comme le « kiss of the copper » (littéralement le « baiser du cuivre »), récolte ainsi les bienfaits de l’eau de source locale.

André 79.5%
Tsé quand quelqu’un prend une fucking débarque en vélo… Bien, c’est l’impression que cela donne en comparant cette édition d’avec les anciennes parutions de 15 ans et 16 ans d’âge. Au nez ; Pomme poire, sucre, raisins verts, caramel & toffee, herbe verte. Nez entre l’ancien Longmorn et certaines éditions Glenlivet. En bouche, la pomme verte, sensation presque poudreuse, texture pauvre et diluée, confiture d’oranges, les céréales maltées, la pomme poire, puis mélange bizarre de poivre et d’épices naviguant dans des eaux de caramel Écossais et de toffee. Finale poivrée et de gingembre, un peu sèche et astringente, à la limite presque résineux de bois de chêne. À lire cette évaluation vous vous direz « ça a l’air bon! » mais ne vous méprenez pas, la peinture de la meilleure qualité ne donnera pas une finition de belle qualité si le mur sur lequel elle sera apposée n’a pas été plastré correctement. C’est le problème ici, de superbes saveurs mais une toile de fond sans structure et une texture diluée. Difficile de faire passer ça aux amateurs de la distillerie.

Patrick 80%
Un bon whisky d’entrée de gamme. Quelqu’un devrait mentionner aux gens de Longmorn qu’un whisky de cette qualité devrait toutefois être vendu au moins 50% moins cher. Nez : Un peu de chêne et de caramel, ainsi qu’une touche de fruits mûrs. Manque de relief. Bouche : Xérès chaleureux, caramel, bois brûlé… L’ensemble est sucré et épicé. Finale : Courte mais pas mauvaise.