Jameson Gold Reserve

40% alc./vol.

André 93%
Superbe nez. Bananes au miel nappées de vanille avec une touche d’essence de sherry. Poires, fruits tropicaux. Nez de vanille crémeuse et de caramel capiteux. Encore une fois, la ligne directrice de la distillerie est respectée mais la qualité de la présentation est parfaite, l’équilibre des arômes et saveurs impeccable. En bouche, soyeux, les arômes du nez sont aussi très bien représentés en bouche. Le crémeux apporté par le virgin oak est divin, la touche de sherry nuance un peu les saveurs qui somment toute évoluaient dans le même coin de la palette aromatique, une fine touche de sherry poivré apporte également une belle surprise en finale de bouche. La finale est courte mis à part le poivre et les épices qui pétillent doucement en finale. Je détecte aussi une légère fumée, un fin brûlé à travers l’amalgame d’épices. Un Jameson exceptionnel, le meilleur de la série selon moi mis à part l’édition Rare à 400$…

Patrick 86%
Définitivement un Jameson! Céréales fraiches et agrumes avec un doigt de xérès semble t il. En bouche ,l’arrivée semble forte en alcool, mais rapidement les céréales viennent adoucir le tout, ainsi que le chêne, les agrumes et une bonne dose de sucre. Une belle finale juteuse complète le tout. Le tout offre une complexité intéressante, un verre parfait pour un pub irlandais avec amis et une Guinness.

RV 83%
Pas l’or mais quand la Jamaique finit 4e au bobsleigh… Beau petit grain sucré et doré de belle largeur, le grain est encore plus sucré et blond en bouche. Bien qu’il prenne son temps à s’installer sur la langue, la finale pas trop malté et pas trop irish est assez intéressante. Pas mauvais pour un single malt, normalement j’aurais donné 81% mais pour un triple distillé, surprenant que ça goûte autant.

Jameson Irish Whiskey

40% alc./vol.
Blend fait en utilisant la technique « Pot Still » (orge malté et non malté); distillé 3 fois.

André 76%
Notes vertes qui rappellent l’Irlande. Herbe et petites fleurs sauvages, toffee, sucre en poudre, vin blanc bien sucré, agrumes nappés de miel. La bouche est diaphane et très épurée, beaucoup de miel et de fruits tropicaux, vanille crémeuse, pointe d’agrumes en finale de bouche avec une touche d’épices. Raisins verts ? La finale est à l’image du reste ; saveurs d’herbe et de fruits exotiques, miel, vanille, raisins verts. Ce whisky est tout l’image qu’on peut se faire d’un Irish whisky traditionnel et c’est justement ça le problème… Rien de singulier, rien de distinctif, rectiligne et manquant d’originalité.

Patrick ?%
Nez frais. Muscat, peau d’orange. Le goût est aussi frais et marqué d’agrumes. En finale, il est sec comme du tonic, poivré avec un très léger sherry.

Martin 79%
Nez: Prometteur. Ça commence avec de l’orge et de la vanille, fastoche… Oh? Les effluves dérivent vers le sucre d’orge, et ensuite un peu de pain d’épice qui évoque le Redbreast. Ça sent le temps des fêtes! Bouche: Une texture onctueuse vient tout de suite nous séduire, sur laquelle surfent des notes de miel et de sherry. Ce whisky est vraiment agréable à garder longtemps en bouche. Il est très doux au début, puis le sucré laisse place aux épices, à moins que ce ne soit qu’un alcohol burn excessivement lent. Finale: Tout ce qu’on a expérimenté auparavant s’évapore avec une célérité déconcertante. Ça donne envie de verser une larme. Équilibre: Pas mauvais, mais insuffisant pour se vouloir autre chose qu’un petit whisky de semaine. On dirait qu’il en est lui-même conscient et qu’il veut partir pour rapidement se faire oublier. Pas très complexe. Mais c’est tout de même un bon choix pour garnir la base de sa pyramide. Je le recommande à ceux qui veulent essayer leur tout premier whisky irlandais.

Jameson Select Reserve

40% alc./vol.

André 78%
Club select, Réserve spéciale… tsé quand l’appellation est employée à toute les sauces et ne veux plus rien dire… Générique à l’excès, shit… Pareil comme à la pharmacie quand la madame te demande si tu as des assurances avant de te proposer la marque originale. Le nez est insipide, fin mais juste bof, rien… Un soupir d’orge mielleux relevé par les timides notes d’oranges et d’agrumes. En bouche, de l’eau aromatisée aux agrumes et aux oranges, sensation mielleuse agréable, l’orge est bien sentie par contre, la texture est agréable et l’ensemble est relevé de quelques notes de cannelle vraiment intéressantes. Chocolat au lait peut-être? La finale est épicée et soutenue pour un whisky si doux dans son ensemble. Un whisky Irlandais dans la ligne habituelle, prudente et rectiligne.

Patrick 85%
Le label « Select Reserve » ne m’inspirait guère confiance. Le nez se révèle toutefois à la hauteur, offrant de puissantes notes d’orge maltée et d’huile de lin, avec des pointes de vanille et d’abricots. En bouche, l’arrivée est toute en douceur, en sucre et en fruits : abricots, papayes, nectarines… Le tout assemblé par une vanille huileuse. La finale est plutôt marquée par l’orge et une délicate pointe de chêne brûlé, ce qui vient offrir un niveau de complexité additionnel. Je vois souvent les Irish Whiskeys comme de simple accompagnateurs à une bonne stout. Celui-ci, tout en étant nettement supérieur à mes attentes, ne saurait tout à fait me convaincre de laisser tomber ma stout.

Martin 79.5%
Nez: Jolis accents qui ne mentent pas sur son origine irlandaise, mais en général presque insipide, sur de fades notes de vanille et de fruits qui ne veulent juste pas percer. Arrière-plan d’orge à ne pas négliger. Bouche: Aussi insipide. Fruité et malté quoique huileux, mais sans grand succès. Finale: Courte et façile à oublier. Quelques notes de fruits au loin. Équilibre: Vraiment décevant. Par « Select Reserve », voulaient t-ils dire la réserve sélectionnée pour faire un voyage dans l’évier? Non, c’est le coup de l’émotion, en fait c’est pas si pire que ça.

Jameson Single Pot Still Five Oak Cask Release

46% alc./vol.

Triplement distillé et élevé dans cinq fûts de chêne, ex-bourbon, ex-sherry et chêne vierge irlandais, européen et américain.

Patrick 88%
100% Jameson, mais avec de la personnalité! Étant généralement amateur d’Irish whiskey, j’ai bien aimé. Nez: LOL, ça sent le Jameson! Très doux comme parfum, avec des fruits tropicaux sucrés, de la vanille et du caramel. Bouche: Fruits tropicaux sucrés et chêne brûlé, avec de belles épices. Finale: D’une belle longueur et épicée.

Jameson Tripe Triple

40% alc./vol.
Distillé trois fois, trois types de fûts

Patrick 81%
Un whisky un peu intéressant, avec un peu de saveurs et un peu de toute. Bref, j’aime un peu, mais vraiment seulement un peu. J’accorde 81%, car ça mérite tout de même un peu plus que 80%. Nez : Parfum assez évanescent, avec de la vanille, de subtils petits fruits rouges et une touche de vanille. Bouche : L’ensemble est un peu doux, avec un peu relief, un peu d’épices, un peu de fruits, un peu de sucre… Un peu, un peu, un peu. Finale : Un peu courte, un peu décevante, un peu…

Jefferson’s 18 ans Presidential Select

47% alc./vol.
Batch #15, bouteille #0074, blé, distillé en automne 1991.

André 82%
Nez vif, parfumé à l’acétone et de vernis à bois. J’aurais à prime abord parié sur un nez de rye whisky assez âgé, très épicé me rappellant le Rittenhouse Rye 25 ans. En respirant, le nez s’arondit progressivement afin de laisser les fruits prendre place; framboises, noix et épices. Fort en bouche surtout pour un wheat whisky. Encore une fois je trouve la ressemblance avec les rye whiskies très possible même si, en sourdine, ou peut distinguer les douces céréales de blé, le toffee et sa texture bien enrobante. Il offre aussi un effet cireux – style crayon de cire – en bouche, qui me plait pas, j’ai l’impression que cette couche agit comme une barrière entre mes papilles et le whisky et celui-ci n’arrive pas à se livrer complètement. Finale bien relevée, on sent bien l’alcool prendre la relève mais n’eut été de l’apparition inattendue et brève des oranges, j’aurais déjà oublié le reste.

RV 88%
Provoque sans fâcher, aiguise sans casser. Sur le continent olfactif américain, on delaisse un peu la cerise pour se diriger vers le blé et la citrouille. Doux a l’arrivée, peu entreprenant mais chaud, qui laisse parler le grain et l’alcool, puis quelques belles courbes de cerises. Finale aux accents de Maker’s Mark ou le blé s’emporte, s’élève, tangue et valse, c’est un intense one-woman show très sexy sans être déplacé.

Patrick 85%
Tsunami de cassonade brûlée et crème brûlée, avec une subtile touche terreuse et un fond épicé. Définitivement un nez intéressant! En bouche, les épices remontent en surface en emportant avec eux des notes vineuses et fruitées. La finale s’étire sur les épices et un soupçon de cassonade. Un bel équilibre, un nez superbe mais le goût, très bien, n’offre rien d’original non plus.

Jefferson’s Ocean – Voyage 12

45% alc./vol.
Ce qui au départ se voulait une expérimentation scientifique a finalement résulté en une approche plus scientifique du procédé de maturation du bourbon. Au départ, le whisky, mis en tonneau au Kentucky, a reçu un petit vieillissement non intentionnel en voyageant sur les rivières et les mers, en route vers sa destination finale sur les marchés internationaux. On ne parle pas seulement ici de la durée du voyage, mais du fait que le précieux liquide a été forcé d’une motion constante dans les barils dû au mouvement des vagues, augmentant donc le contact avec le bois. L’équipe de Jefferson a donc poussé un peu plus loin l’expérience en remettant le tout sur un bateau qui, pendant un an, aura traversé 4 fois les lignes de l’équateur, aura visité 5 continents et plus de 30 ports de mer. On dit que le procédé aurait ajouté une touche saline au bourbon, et augmenté ses notes de caramel en arrondissant de beaucoup le whisky.

André 88%
Pain chaud, céréales, épices, pêches, vanille, caramel. La bouche est ronde et pulpeuse, effectivement un peu salée, offre beaucoup de caramel et de noix, toffee, oranges, et des fruits secs du genre dattes et raisins secs. L’effet du fût de chêne prédomine aussi un certain temps en bouche et en finale aussi. Sucre brun brûlé, épices, cannelle, caramel salé. Finale moyennement longue mais d’une agréable douceur. Un bon whisky mais je trouve que l’on commence à travailler fort pour livrer quelque chose de différent.

Patrick 92%
Un bourbon unique et spectaculaire. J’adore la touche de sel subtile (mais pas trop), qui fait le lien entre le bourbon et certains de mes scotchs favoris. Ma bouteille va se vider rapidement, je le crains! Nez : Oui, il y a définitivement une subtile note maritime à ce bourbon. Bref, air marin, orge, caramel, fleurs et… gomme balloune? Bouche : De belles épices boisées, du sel, des fleurs et un peu d’orge. Finale : D’une belle longueur, marquée par l’orge et le sel.

Martin 87%
Nez: Maïs, pêches, vanille, caramel et poivre blanc. Léger côté salin. Cerise. Bouche: Toffee, caramel salé, noix et maïs. Vanille et orange. Cassonade et touche de cannelle. Finale: Poivre, cuir, vanille et céréales. Équilibre: Un bourbon d’une douceur surprenante. Même si parfois on préfère notre bourbon avec plus de torque, cette douceur saura attirer bien des débutants.

Jefferson’s Ocean – Voyage 17

45% alc./vol.
Batch 746 – Embouteillé exclusivement pour le Kensington Wine Market

André 80%
Mélange de caramel dilué à l’eau, de pommes caramel et de cannelle, cassonade, réglisse rouge, bois toasted, chocolat noir amer. Définitivement le style typique bourbon avec une touche discrète de sel. La texture déçoit, diluée et sans côté huileux amoureux et racoleur, les épices sont maintenant plus prononcées en bouche, mais l’arrière-bouche est drabe, astringent, presque poussiéreux, sans être franche, juste froide… les barres Turtles, pacanes, fruits secs, réglisse éventée et la pomme caramel. Finale à la fois salée et astringente. Débalancé et amalgame de saveurs discutables.

Patrick 92%
Un superbe whiskey, riche, savoureux et simplement trop bon. J’ai bu des bourbons à 100$ de la shot qui ne lui arrivaient pas à la cheville! D’ailleurs, je m’assure d’en avoir toujours une bouteille à la maison. Nez : Le parfum unique du Jefferson’s Ocean: du bourbon, avec son maïs sucré, son bois, une touche sucrée mais surtout une belle petite dose de sel de mer. Bouche : Du bois brûlé, du sel, du maïs, un peu de sucre chaleureux. L’ensemble, très chaleureux, est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, plutôt salée et donne le goût de s’en servir un autre verre.

Martin 89.5%
Nez: Riche bourbon classique, réglisse, fruits et maïs. Vanille, chêne et vent marin. On tient quelque chose je crois. Bouche: Juteux et sucré, vanille et bois, les épices sont un peu timides. Le maïs est définitivement au rendez-vous. Finale: Bien que l’alcool prenne l’arrière-plan pour la majorité de l’expérience, ici il refait surface, avec un curieux punch. Le chêne, la vanille et le maïs dominent la chaude et relevée finale. Équilibre: Une belle unicité, un bon dram, qui s’affirme, sans tomber dans le piège évident de la douceur à outrance.

Jefferson’s Ocean Aged At Sea Rye – Voyage 24

48%
 alc./vol.
Rye Canadien, produit pour la Jefferson’s Bourbon Company. C’était la saison des ouragans lorsque le voyage 26 a quitté le port de Savannah en direction de Manzanillo et du canal de Panama. La mer était légère et le temps était clair jusqu’au canal. Voyage 26 a connu un début de voyage calme en raison d’un léger affaiblissement de La Nina dans le Pacifique tropical et de températures de surface plus élevées que la normale dans certaines parties de l’Atlantique tropical. C’était l’été au-dessus de l’équateur, mais cela allait changer sous l’équateur. En route vers la Nouvelle-Zélande, les températures de surface ont chuté de manière significative dans le bassin du Pacifique Sud. Les eaux côtières sous le vent de l’Australie sont restées calmes jusqu’à l’extrémité sud du continent, à Melbourne, où Voyage 26 a de nouveau affronté une mer agitée avant de repasser au-dessus de l’équateur, au nord de la Nouvelle-Guinée. Le temps estival était de retour. Les températures étaient à nouveau de l’ordre de 30°C et la mer s’est calmée jusqu’à Singapour, la Corée et le Japon. Lorsque le Voyage 26 a atteint l’Amérique centrale, toutes les tempêtes s’étaient dissipées et le passage à travers le canal et le retour à Savannah s’est fait en douceur, avec à peine une ondulation sur la mer.

Patrick 91%
Étant fan de rye whiskey et des Jefferson’s Ocean, mes attentes ici étaient plutôt élevées! Et je suis tout à fait satisfait, voici un whisky qui aura une place d’honneur dans ma Whisky Room. Nez: Un beau parfum de seigle sucré, avec des herbes, de l’aneth, de la fleur d’oranger, de la cannelle et évidemment du seigle grillé. Une petite note maritime donne l’impression d’être sur le pont d’un navire en plein milieu de l’océan. Bouche : Surtout salé et épicé, avec du seigle, du caramel salé, de la cannelle, de la muscade, du poivre et du beau chêne sec. Le tout, très chaleureux, est supporté par une belle texture huileuse. Finale : D’une très belle longueur, salée, épicée et chaleureuse.

Jefferson’s Ocean – Voyage 24

45% alc./vol.

L’expérience Ocean Voyage 24 était de tester l’effet de la chaleur élevée, tout le temps. Ocean Voyage 24 a passé tout son temps en mer dans les Caraïbes où les températures étaient toujours chaudes. Les conteneurs à bord ont servi de « fours à chaleur » alors que le bourbon visitait des ports d’escale dans les Caraïbes et en Amérique centrale. Tout au long du voyage, l’humidité était tropicale et la température moyenne à l’intérieur des conteneurs était de 93,82° F, atteignant un maximum de 124,52° F. Les eaux entourant le Voyage 24 ont été pour la plupart calmes, mais la mer n’est jamais tranquille, via le mouvement constant de l’eau.

Patrick 92% 
Aaaah… Le bourbon et la mer représentent pour moi le parfum des vacances : Je suis donc comblé avec ce whisky, qui est pour la moi la quintessence du bonheur! Nez : Présente de délicieuses notes de maïs sucré, de chêne, de caramel, de vanille et surtout un petit air marin très agréable. Bouche : Oh que c’est bon : un superbe mélange de chaleur, de douceur, d’épices, de sucre et de sel, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et salée.