Hart Brothers Littlemill 21 ans

47.1% alc./vol.
Finition en fûts de porto, distillé en février 1991 et embouteillé en novembre 2013. Vieilli en fûts de xérès de premier remplissage.
 
André 80.5%
Nez hyper rond, le port cask grandement en évidence, en fait le whisky en est pratiquement dénaturé. Fruits rouges, gâteau des fêtes aux fruits et noix. Linéaire mais agréable. En bouche, le whisky est très liquide, la texture un peu plate, le tout est noyé dans le port cask qui est omniprésent, un peu trop à mon goût personnel. Déjà que le Littlemill est à l’origine très doux, l’enterrer dans une masse de porto tel qu’ici… Léger poussiéreux en finale de bouche, on ressent le whisky un peu plus agé. Finale épicée de longueur respectable avec retour épicé tout de même limité. Mais globalement, un whisky endormant et soporifique.

Patrick 75%
En terme de « wine finish » c’est complètement manqué. Décevant de la part d’une distillerie et d’un embouteilleur qui savent faire mieux. Nez : Parfum très intense de vin et de grain pas frais. Le tout est déformé par une touche de Pine Sol. Eurk. Bouche : Goût de vin dont la bouteille est restée trop longtemps ouverte sur le comptoir (genre, au moins deux semaines!). Le tout accompagné de notes de céréales mouillées. Finale : Longue, mais bof : Toujours marqué par le vin passé date.

Martin 81%
Ambre désaturé tirant sur le rosé. Nez: Ultra vineux, gâteau aux fruits terreux. Un peu de miel, mais la finition en fût de porto prend toute la place, et franchement son effet est plus ou moins réussi. Bouche: Encore fruité et vineux. Une céréale au miel voudrait bien briller mais tout est noyé dans un porto douteux. Finale: Astringence de type sherry plutôt agréable, mais bon, encore une fois rapidement occultée par cette mer de porto. Équilibre: Un bel exemple de Port Finish raté. Il faut à la base un malt qui a les reins assez solides pour le fût de porto. Il ne faut pas non plus abuser sur la durée de l’affinage. Quelque chose d’aussi doux qu’un vieux 21 ans ne doit pas être gâché par une finition maladroite.

Hart Brothers Miltonduff 12 ans

51.4% alc./vol.
Distilled 05-2005, Bottled 06-2017 from First Fill Sherry Butt

André 89%
Belle découverte, compte tenu que je n’ai aucun souvenir d’un Hart Brothers que j’ai aimé… Au nez, sherry et oranges sanguines, cerises noires et raisins secs, Kool Aid en poudre saveur de raisins mauves. La bouche est épicée, sans afficher des traces de bois ou de tannins. Poivre, gingembre, caramel. Superbe texture, le sherry est superbe et très old style, balancé et pas du tout monopolisé par les tannins du bois. Finale d’oranges sanguines et de caramel ainsi que de cerises mûres.

Patrick 84%
Un bon whisky qui n’était pas du tout conforme à mes attentes face à un fût de xérès de premier remplissage: j’ai déjà vu des fûts de bourbon goûter plus le xérès que ça, hahaha!  Nez: Particulier, des aînés d’herbes fraichement coupées mélangées à des herbes séchées ainsi que quelques agrumes. Bouche: La bouche révèle de délicieuses épices du chêne, une discrète touche fruitée et sucrée, une goutte de caramel et des agrumes. L’ensemble est assez chaleureux. Finale: D’une belle longueur, boisée, sucrée et très chaleureuse. 

Hart Brothers Mortlach 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 83%
Floral à souhait, odeur de vin de pissenlit, et mélange de céréales et de fruits, sucre. La bouche est sans challenge, la texture est molle et sans vie, c’est liquide et passer. Je lui trouve encore des saveurs de bonbons Certs éventés, tout comme dans le Littlemill… Le floral est toujours présent en bouche, les fruits sont généreux mais la texture et la structure du whisky laisse grandement désirer. La finale est courte et sans surprise. Un taux d’alcool plus soutenu airait grandement aidé à l’ensemble.

Patrick 85%
Très particulier, vraiment intéressant. Une distillerie unique. Nez : Pissenlits, et herbes. Aussi un peu de chêne et de vanille. Bouche : Fleurs et herbes. En fait, me rappelle le vin de pissenlits de mon grand-père Albert. Finale : Longue et portée sur les épices du chêne.

Martin 82.5%
Jaune presque fluo-prestone. Nez: Céréale du Speyside un peu mielleuse. Touche d’herbe et de vanille. Bois présent mais discret. Bouche: Cireux et mielleux en bouche, cire d’abeille. Toujours l’herbe, avec un peu d’épices. Finale: Assez rustre et sans finesse. Un peu métallique avec des notes de fruits secs. Équilibre: Ok mais sans plus. Je miserais plus sur un distillery bottling officiel.

Hart Brothers Mortlach 23 ans Cask Strength

51.5% alc./vol.
Single sherry cask distilled April 1994, bottled June 2017

Patrick 86%
Un Mortlach complètement différent de ce que la distillerie nous a habitué à connaître. J’aime bien. Nez : Surprenant, avec des herbes, du sucre et un peu de chêne. Bouche : Porté par une belle texture, le chêne explose, suivi des herbes, de sève et de sucre chauffé. Finale: D’une belle longueur, boisée et herbeuse.

Martin 87%
Nez: Cerise et pâte à modeler? Vanille et épices. Bouche: Fruits et épices, bois et vanille. La bouche révèle beaucoup plus de bonheur. Cuir sec. Finale: Le cuir et le bois, les fruits et le poivre.
Équilibre: Un beau dram qui gagne à être connu. Une belle surprise de Harr Brothers.

Hatozaki Blended

40% alc./vol.
Mélange de whisky de malt et de grains, produits à la fois au Japon et à l’extérieur du pays. Les fûts sont de différents types, Ex-Bourbon, Ex-Sherry, Mizunara. Le nom Hatazoki est en référence au plus vieux phare du Japon.

André 78%
Nez de Cream Soda alcoolisé, céréales séchées, eau parfumée au citron et à l’orange. La bouche est sucrée, notes de bananes flambées annpées de miel, de pommes poires, crème à la vanille et sucre à glacer, citron, oranges. La texture est quelconque, fade et sans passion, criant manque de richesses. Les notes céréalées sont cachées par le sucre. La finale est courte, sucrée et vanillée, ennuyeuse.

Patrick 79%
Un autre japonais cheap qui ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête. Nez : Dominé par les arômes du whisky de grain, avec du sucre blanc et des fruits tropicaux débordant de fraîcheur. Bouche : La bouche est plus agressive que le nez, comme un whisky de grain plus jeune que souhaité. Bref, des fruits tropicaux frais et sucrés, du chêne épicé et plein d’alcool plutôt rough. Finale : Plutôt courte, avec une bonne dose d’alcool.

Havana Club Añejo 7 ans

43% alc./vol.
Cuba.

RV 68%
Bizarre, vraiment pas clean, comme si les employés de la compagnie sœur de Havana Club (une fabrique de cigare) ne se lavaient pas les mains en changeant de production. Sur la langue, on retrouve un jus de cigare mélangé à d’autres épices, elles aussi pas très propres. Avec son odeur de rum and coke botché, plus il respire et moins il est bon. Une belle (?) démonstration d’un mauvais whisky industriel passé date.

Patrick 79%
Nez de cassonade brûlée et touche de canne. Fruité, cassonade, chêne brûlé, tabac, touche de vanille. Finale un peu trop courte. Le manque de balance lui fait malheureusement perdre de nombreux points…

Hayes Parker Reserve Original Bourbon Whiskey

45% alc./vol.

André 69%
Moins porté sur l’éthanol et l’alcool jeune de bois vert que l’édition Small Batch, on a ici beaucoup plus de cassonnade qui s’accoquine avec la réglisse rouge et la pelure de pomme caramel. Bouche : Mélange de cerises et framboises, du bois brûlé en grande quantité et des bonbons en forme de poisson en forme de cannelle, poivre, charcoal. Kool Aid cannelle et cerises. Ensemble chimique et artificiel mais je déteste un peu moins que l’édition Small Batch. Finale poivrée et épicée, fruits artificiels et chimiques, mélange de bois verdâtre et de bois brûlé.

Patrick 74%
Un bourbon cheap, bas de gamme, qui ne vaut même pas la bouteille dans laquelle il a été versé. Nez : Ouf. Pénible. Sent le mélange de bourbon cheap et de new make. Vraiment pénible. Bouche : Erk, du new make, un doigt de bois brûlé et un peu de céréales. Finale : Heureusement que c’est court.

Martin 79%
Nez: Pommes vertes croquantes et cassonade. J’ai l’impression qu’ici les notes classiques du bourbon sont manquantes. On dirait presque plus un single malt américain. Caramel et réglisse avec une touche de céréales. Bouche: Verdurette du rye, avec pointes de sucre blanc, de vanille, de chêne, de fruits rouges. Clairement on a une influence épicée de rye dans le mashbill. Les notes du bourbon classique refont surface un peu. Finale: Bien épicée et poivrée, pour un assez long voyage en compagnie de chêne, de maïs, de vanille, de fruits et de rye. Équilibre: J’aime bien. On est loin de la perfection, mais pour un dram à ce prix, je serais preneur n’importe quel mercredi soir.

Hayes Parker Reserve Small Batch Bourbon Whiskey

45% alc./vol.

André 68%
Du bourbon low shelf générique au pied carré. Cannelle, réglisse rouge, cerises, nez de jeune whisky encore beaucoup influencé par les notes d’alcool neutre et d’éthanol, touche de bois verdâtre et de poivre. Bouche sur le bois brûlé et les fruits rouges sauvages, la cannelle, jeune spirit, bois vert. Finale sur la cannelle et le bois vert mentholé.

Patrick 75%
Un bourbon trop jeune. On a gaspillé de l’eau à produire un tel whiskey. Nez : Du new make sucré, avec une bonne dose de maïs. Bouche : Du sucre, du bois brûlé, un peu de maïs et du new make. Finale : Assez courte, avec du sucre et de l’alcool.

Hayman’s Old Tom Gin

40% alc./vol.
Old Tom Gin, UK.

Patrick 90%
Moi qui n’a pas la dent sucrée, j’adore justement le sucre discret de cet « Old Tom Gin ». Difficile de comprendre l’absence à ce jour de ce type de gin sur les tablettes de notre monopole d’État. Citron, orange, lavande et genièvre au nez. Notes d’amandes. En bouche, le sucre de la réglisse nous surprends agréablement, accompagnant très bien le genièvre et la coriandre. Des notes herbeuses et de gingembre viennent agréablement compléter le tout. La finale, plutôt courte, demeure agréable.