Hammer Head 21 ans Czech Vintage Single Cask

40.7% alc./vol.
Hammer Head est un Single malt Tchèque produit en 1989, juste avant la chute du mur de Berlin, qui a changé à jamais le visage de l’Europe. Élaboré dans la distillerie Pradlo située à l’ouest de la Tchécoslovaquie, Hammer Head est l’unique single malt produit en Bohème. Découvert par accident il y a tout juste un an par ses nouveaux propriétaires, il a été conçu à l’époque à partir d’une orge locale et a vieilli exclusivement dans des fûts de chêne tchèques.

André 82%
Bois franc blanc, vanille, cerises et poires. La bouche est très herbeuse; sac de tondeuse bien rempli de pelouse fraichement coupée. Après avoir respiré ce sont plus les épices et le miel bon marché qui se présentent en bouche. Le bois reprend sa place en finale, rendant le tout très rectiligne et unidimensionnel. Élaboré dans un temps trouble dans les pays de l’est, avec probablement des moyens limités, un embouteillage étonnant et historique.

Patrick 82%
Au nez, herbe mouillée avec touche de fruits, le tout baignant dans les céréales. Bol de céréales sucrées dans le quel on a fait tremper des fruits, mais qui ont été retirés du bol avant la dégustation. La finale est plutôt courte. Sa provenance frappe l’imagination, mais son goût ne vous restera pas en mémoire. 2e tasting 85% Nez : Malt métallique/indstriel. Le genre d’odeur que l’on s’attend à sentir proche d’une distillerie de l’ancien Bloc de l’Est. Bouche : Malt très sucré, mais vraiment très sucré! Le tout est accompagné de notes herbeuses et florales, au point d’avoir l’impression d’être couché dans un champ. Finale : Relativement courte et toujours marqué par les céréales, les herbes et les fleurs. Balance : Définitivement meilleur que ce que le nez laissait présager. Ayant été produit par un régime communiste, mes attentes étaient très basses. Une belle surprise.

Martin 80%
Immensément pâle, comme un soir de pleine lune sur Berlin. Nez: Poire, kiwi, vanille, herbe. Un vent de nectarine et de punch aux fruits étouffe presque le reste. Un tout petit peu de poussière et de bois. Caramel et orange. Bouche: Orange, caramel, cannelle, sucre de canne. Définitivement le moment le plus agréable de ce dram. Finale: Fond d’agrumes éclipsé par une poignée de change. Beaucoup trop métallique à mon goût. Équilibre: Malheureusement pas assez dans ma palette. Belle pièce d’histoire, mais sans plus.

RV 80.5%
Un dessert qui manque à peine de caractère mais qui compense par l’excès. Bourbon un peu vinaigré et feuilles mortes au nez, avec une cerise peu présente à l’ouverture mais qui s’exprime fortement une fois arrivée, accompagnée d’une vanille artificielle. En bouche c’est encore sucré, presque trop, avec une texture visqueuse mais une bonne attaque d’alcool. La finale est elle aussi trop sucrée mais se conclue de manière convenable. Malheureusement, l’aftertaste souffre du même problème de sirop trop fort, ce qui rend l’expérience plus ou moins agréable.

Hancock’s President’s Reserve

44.5% alc./vol.

Patrick 80%
Oooooh, la grosse cerise nananne!  Zéro complexité au nez, tout est dans le nananne.  En bouche, toujours le nananne aux cerises, mais avec une petite touche de cannelle épicée.  La finale s’étire longuement sur ces même notes.  On ne parle pas de grosse subtilité ici, tout est en puissance et en sucre.  Un bourbon intéressant pour ceux qui aiment se faire fouetter gentiment?

Hankey Bannister 12 ans Regency Blend

40% alc./vol.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de blend. Facile à boire et tellement satisfaisant! Nez : Chêne qui baigne dans la vanille, l’ensemble étant léger, sucré et légèrement fruité. Bouche : Chêne, vanille, fruits subtils et caramel. Finale: D’une longueur moyenne, avec de belles épices.

Hankey Bannister 21 ans

40% alc./vol.

André 81%
Nez hyper fruits rouges, sherry du type de certains Dalmore de par le côté capiteux, excessif et pompeux de son sherry si particulier, toffee et caramel, beaucoup de toffee d’ailleurs, raisins secs, chocolat noir. Ça donne presque l’impression qu’on a voulu cacher quelque chose sous l’épaisse couche de sherry fruité qui monopolise pratiquement toutes les saveurs du nez. La bouche n’offre très peu de surprises hormis quelques pointes boisées tirées du fût de chêne, le sherry, le chocolat, les raisins, les oranges trop mûres se noyant dans le caramel et le toffee. L’arrivée en bouche est un peu cireuse et liquoreuse. La dilution à 40% n’aide pas l’ensemble qui est beaucoup trop plat et rectiligne en bouche. La finale est longue et fruitée avec une pointe de gingembre et de boisé. Un whisky un peu trop pompeux pour les qualités qu’il offre au final.

Patrick 88%
Tout ce qu’on recherche dans un blend, complexité, balance et facilité à boire. Tout, sauf le prix, car il n’est rien de moins que 4 fois trop cher pour sa qualité. Nez : Savoureux parfum de gâteau de Noël et de chocolat noir, reposant sur un lit de caramel et de vanille. Bouche : D’abord les épices du bois, puis la vanille, le chocolat noir et une petite dose de fruits mûrs. Finale : Un peu courte, avec une pointe subtile de fumée.

Hankey Bannister Heritage Blend

46% alc./vol.

Patrick 93%
Le whisky parfait pour convertir un « single malt snob » aux blends. Complexe, superbement balancé, avec un peu de tout a mon plus grand plaisir. Je vais m’en acheter une bouteille tout de suite! Nez : Chêne, vanille, orge, whisky de grain et touche subtile de fumée. Bouche : Wow! Un mélange sublime de céréales, de vanille, de chêne, de fruits, d’agrumes et de fumée. Impressionnant. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la tourbe et le sucre du whisky de grain.

Hart Brothers Benrinnes 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en novembre 1997 et embouteillé en avril 2012.
 
André 78%
Plat au nez, en bouche et en finale. Nez de fines épices baignant dans un nuage de sucre à glacer, de vanille agréable. La bouche est sans texture et n’aide en rien à porter les timides arômes et saveurs des épices timides. Seul le sucré de vanille accepte l’invitation et agaye le party. Les épices se développent avec plus de vigueur en finale de bouche mais l’ensemble demeure tout de même plat et sans nuances. La finale… quelle finale ?!? Comme certain disent « not my cup of tea »…

Patrick 90%
Riche, enveloppant, profond et chaleureux. Très bon. Nez : Sent le caramel à plein nez. Petite pointe de fruits mûrs. Bouche : Caramel chaleureux et planches de chênes brûlées. Finale : Longue et épicée.

Martin 81%
Pâle comme de l’herbe brûlée. Nez: Moins intéressant, sueur de poche à la Speyburn. L’orge est encore présente, mais avec une touche de soufre, d’agrumes et de vanille. Quelques faibles volutes évoquant un fût de xérès émergent en fin de nez. Bouche: Agréable et pesant à l’arrivée, notes de chocolat et de noix. Assez sec et vraiment surprenant. Raisins verts et blancs. Finale: Moyenne et sèche sur des touches de miel, de bois et de raisin. Légère fumée de bière moufette. Équilibre: Intéressant avec son soupçon de sherry, mais qui pourrait s’affirmer plus. On croirait que le côté sulfureux du fût est la raison pour laquelle ce dernier aurait été vendu par Benrinnes.

Kim 88%
Oh que ça sent bon! Ananas, papaye, crème glacée à la vanille et j’oserais même dire un peu de gomme balloune. J’ai presque envie de m’en servir comme parfum, au risque d’avoir l’air d’une alcoolique. La première gorgée vient fouetter les papilles avec une belle dose d’épices. Ça goûte le caramel brûlé versé sur des pommes, mais en version virile et musclée, un peu comme si un gros viking barbu vêtu d’un tablier rose cuisinait un dessert entre deux coups de hache. Un délicieux mélange entre viril et délicat.

Hart Brothers Blended Malt 17 ans Port Finish

50% alc./vol.

André 79%
Nez généreusement fruité, beaucoup de miel et de crème Chantilly, blood orange, prunes et ligne directrice du Port Cask. En bouche; les cerises Marasquin, encore les prunes séchées, les oranges, le tout nappé de crème et de miel. Sécheresse et beaucoup d’épices (gingembre, cannelle) en finale de bouche. Légère sensation de craie et de camphre chlorée. On dirait qu’il y a eu un problème avec le fût. Saveurs de pneus brûlés en finale avec morsure d’épices un peu frénétiques. Pas le meilleur Port Cask que j’ai goûté. J’ai même pris le temps d’évaluer 2-3 drams sur différentes journées avant de coucher mes notes par écrit. J’ai peine à croire que quelqu’un avec le nez affiné un tant soit peu ne puisse pas déceler les accros du nez et de la finale et qu’en plus se plaise à l’embouteiller.

Patrick 90%
Un superbe whisky, intense, riche, complexe et hyper savoureux. Je pense que je vais aller m’en chercher une bouteille illico ! Nez : Parfum extra-fruité, caramel, vanille, crème anglaise et touche d’orange. Bouche : Beaucoup de fruits, des épices, du caramel salé, du miel et du bois brûlé. Me fait penser à un mix de Macallan et e Balvenie. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits.

Martin 87.5%
Ambre bruni avec une touche orangée et rosée, attendue d’un tel fût. Nez: Bol de céréales nappées de crème anglaise. Miel et vanille percent avec une influence minime du fût de porto. Léger caramel. Bouche: Mielleux mais affirmé. Fruits rouges et vanille supportés par les épices et le caramel salé, pour en finir avec une vague de vin rouge. Finale: Moyennement longue, sur des notes épicées et vineuses nous évoquant un dessert de vin portugais fortifié. Équilibre: Choix sensé d’embouteiller à 50% d’alcool. Somme toute bien intéressant, comme quoi Hart est meilleur en tant qu’assembleur que simple embouteilleur.

Hart Brothers Blended Malt 17 ans Sherry Finish

50% alc./vol.

André 81%
Similaire au Port Cask, mais en plus rond, de la bouche à la finale. Nez débordant de raisins secs et de pâte de fruits, les dattes, oranges. Nez bien équilibré et cachant bien le bon taux d’alcool; les fruits rouges, raisins secs et oranges confites, pruneaux séchés, toffee. Tout allait bien jusqu’à la finale de bouche et une explosion de poivre moulu jumelé à l’alcool tranche abruptement la rondeur des fruits. Encore cette sensation de gomme savon poudreuse bizarre en finale de bouche. Bizarre… Finale fruitée mais astringente, poivrée et sèche.

Patrick 92%
C’est bon signe lorsque mon premier réflexe en dégustant un whisky est de vérifier s’il en reste encore à la SAQ ! Un superbe scotch, j’en boirais comme de l’eau ! Nez : Super parfum de xérès, caramel, bois brûlé, vanille, orange, raisin. Extraordinaire. Bouche : Fruité, épicé, boisé avec du beau caramel et de la vanille. Finale : D’une belle longueur, agréablement chaleureuse et fruitée.

Martin 85.5%
On s’attendrait à plus foncé que son frère au porto, mais non, ce sont des jumeaux identiques. Nez: Planche de chêne gorgée de xérès, plutôt effacée, genre 10% d’opacité. Un 2e nez révèle dattes, raisins, pruneaux et vanille-muscade. Bouche: Caramel chaud et salé. Épices du xérès, chêne, raisins et classique toffee. Finale: Avec un fût de la sorte, je m’attendais à une finale un peu plus sèche, mais pas à ce point. Les propriétés typiques du fût sont là, mais l’extra sécheresse me laisse un peu froid. Équilibre: Un peu moins un succès tant qu’à moi que le Port Finish, mais quand même mieux que la plupart de leurs single malts. De surcroît, à 50% d’alcool on réveille la bête.

Hart Brothers Cask Strength Glenrothes 17 ans

55.2% alc./vol.
Distillé en 1997, embouteillé en 2015

Patrick 79%
Encore une fois, un fail d’Hart Brothers. Le whisky est presque bon, ce qui explique sans doute son coût astronomique. Ce coût fait toutefois en sorte que nos attentes sont plus élevées, ce qui fait qu’on ne peut pardonner sa fausse note majeure en finale . Nez : Parfum sucré et fruité, avec un bon fond de caramel. Très agréable. Bouche : Belle arrivée épicée, avec un plateau de fruits très mûrs et brûlants, du vieux vin et du bois brûlé. Complexe et plaisant. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse, avec toutefois une note soufre qui suffit à ruiner notre plaisir.

Hart Brothers Craigellachie 15 ans

57.2% alc./vol.
La distillerie originelle fut construite en 1888 par une association de négociants en alcool, mais elle fut rapidement modifiée et agrandie par le célèbre designer Charles Doig en 1891. En 1919, la société passa entre les mains de Mackie & Co. Ltd., propriétaire de la marque White Horse. Rachetée plusieurs fois encore, la distillerie fut reconstruite en 1965 ; la plupart des bâtiments actuels datent d’ailleurs de cette époque sauf l’aire de maltage surmontée d’un toit en pagode qui est d’origine. En 1998, la distillerie fut encore vendue à John Dewar & Sons. Craigallachie entre dans la composition du blend « White Horse ». Distillé en 1983.

André 81%
Vif et franc. Grist accompagné d’un duo orange-agrume. Aucun soutenu et s’effondre rapidement en bouche et sans parler de la finale qui est pratiquement inexistante. Les saveurs d’agrumes sont bien mais c’est tout ce qui constitue la substance de ce single malt anonyme et qui le restera. Gardera peut-être son surnom de « Craigallashit ».

Patrick 86%
Nez de chêne, de vanille et d’agrumes. Au goût, la vanille et les agrumes (oranges?) explosent. Le tout évolue vers une saveur plus fruitée. La finale est courte et légèrement épicée. Très doux en terme de saveurs, mais tellement intense grâce au taux d’alcool. Rien de nouveau, mais quand même un whisky d’une très belle qualité et très bien équilibré.

Martin 80.5%
Nez: Fraîcheur immédiate, herbe, fleurs, citron et crème. Bois, vanille et sucre à glacer. Voyons où ça nous mène. Bouche: Sucre, citron, herbe et poivre de cayenne. On n’y trouve pas vraiment de texture à laquelle les saveurs peuvent s’accrocher. Finale: Uniquement longue dû à son degré d’alcool. Derrière le poivre et le chêne on parvient toutefois à aller chercher un peu de sucre, de tourbe et de cuir. On aimerait plus de dimensions. Équilibre: Le taux d’alcool ici nuit à l’expérience globale de la dégustation. Peut-être avec une touche d’eau…

RV 82.5%
Quand un whisky n’est principalement typée que par son taux d’alcool… Beurre à la Glen Garioch suivi de seigle. En bouche, ça se veut un peu plus vineux, accompagné de tomates vertes et d’épices qui un peu trop le reste malgré le malt qui pousse à travers. Finale courte, mielleuse, vanillée, ennuyante, mais pas mauvaise.