Green Spot Single Pot Still

40% alc./vol.
Les whiskeys entrant dans la composition de Green Spot sont tous agés entre 7 et 10 ans et proviennent d’une proportion de 75% American oak ex-bourbon barrels et 25% sherry casks.

André 85.5%
Nez posé et feutré de poires, de sherry, de miel et de vanille, sucré à souhait de surcroit ainsi que de quelques cosses d’oranges. La bouche dégagera de pleines vagues de gingembre et de saveurs de bois de chêne savamment balancées de saveurs fruitées et sucrées livrées sur une texture douce et very silky. Étonnamment, la finale est beaucoup plus prononcée que l’annonçaient le nez et la bouche. Une sensation de menthol rafraichissant, de fruits tropicaux et de gingembre frais envahit la bouche avant de s’éteindre lentement sur des draps d’épices et de saveurs de bois de chêne un peu sec. Belle présentation, saveurs bien agencées les unes aux autres, mais dans l’ensemble trop conservateur et un brin prévisible.

Patrick 84%
Un bon whisky de tous les jours mais qui ne saurait gagner des concours… Bon, je m’en suis tout de même servi une autre shot aussitôt le premier verre terminé. Nez : Belles céréales sucrées, avec une touche fruitée subtile, des épices et des pommes rouges. Bouche : bois épicé et brûlé, miel, pommes et une tonne de céréales. Finale : Un peu courte, mais agréable.

Martin 85.5%
Jaune doré tirant presque sur le tournesol. Nez : miel, citron et caramel, avec une touche de fleurs et de menthe. Fruits rouges, pétales de rose et gomme balloune. Bouche : fruits, fleurs et herbe, céréales et épices timides. Agrumes et miel sucré se perdent rapidement dans une drôle d’amertume qui nous ouvre les portes de la finale. Finale : planche de chêne poussiéreuse gorgée de sherry astringent. Équilibre : quand même solide comme Pot Still Whiskey, pas au stade du Redbreast mais je salue tout de même son côté xérès.

RV 84%
Il sent bon. En bouche c’est bien. Mais tout est en finale. Épices, miel de trèfle, blé séché, gâteau aux noix. À nouveau c’est bien mais on dirait que je vais m’en tanné vite. Vive les dégustations pour éviter de les acheter et d’être déçu. Surtout que le rapports qualité est pas mal risible.

Greenhook Ginsmiths

47% alc./vol.
Gin américain

Patrick 88%
Au risque de passer pour un puriste, cet alcool n’a de gin que le nom! Mais coudonc, ca reste tout de même délicieux et rafraichissant. Nez : Agrumes très puissantes. En fait, ça sent plus les agrumes qu’un verre de limonade! Je pourrais bien mentionner que je sens aussi quelques épices, mais elles sont si subtiles comparativement au citron qu’on s’en fout un peu. Bouche : Yep, on jurerait définitivement avoir affaire à une limonade, ou en fait à du limoncello. Finale : D’une belle longueur et marquée par quoi? Par le citron, pardis!

Greenore Single Grain 10 ans

43% alc./vol.

André 87%
Au départ, si vous ne connaissez pas cette série de Single Grain Irlandais, vous manquez quelque chose. Belles céréales citronnées nappées de miel et de toffee discret. Quelques soubresauts de fût de chêne légèrement brûlé, de vanille. C’est distinctif et précis mais doux et raffiné. Sundae à la vanille et aux bananes saupoudré de coconut. Quoique simples, j’adore le mélange des éléments. La vanille et le toffee raflent maintenant la mise l’alcool ayant déserté le verre. Les céréales sont toujours aussi présentes et s’arrondissent de plus en plus et s’emmitouflent de vanille et de coconut. La finale est douce, à l’image du reste et offre tout de même une belle longueur en bouche, surtout pour les saveurs et arômes livrées au nez et en bouche.

Patrick 86%
Le maïs sucré semble se battre avec un délicieux nez de xérès et de fruits. Au goût, le fruité est marqué et évolue vers le bourbon. En finale, le bourbon cède délicieusement la place au pruneau. Dommage qu’il s’agisse d’une édition spéciale.

RV 87%
Elle ne fait pas dans la subtilité, ce qui se révèle dans le cas présent une tactique tout à fait louable et efficace. Très poussiéreuse au nez avec pointe de sherry et de fruits. Plus elle respire plus le fruit devient présent. Le fruit arrive en force en bouche mais se développe presque trop rapidement vers un grain brûlé. En finale, retour vers un pruneau mauve élégant mais avec un grain un peu trop présent. Deux ans plus tard et 3% d’alcool de plus lui ont été bénéfique; le 15 ans doit être diablement efficace.

Greenore Single Grain 18 ans

46% alc./vol.
Irish whiskey distillé et embouteillé par la distillerie Cooley au pied des Cooley Mountains au Nord-est de Dublin en Irlande. Il s’agit d’un single grain, réalisé à partir de maïs, en double distillation, vieilli en fut de bourbon durant 18 ans.

André 92%
Nez assez plat, le maïs, miel et meringue, les bananes et les poires, ensemble très agréable et paisible, réconfortant. Bouche à saveur de céréales Sugar Crisp nappées de miel chaud. Le finale de bouche laissera réapparaitre les bananes et le sucre, la vanille se mélangeant avec quelques épices relativement tranquilles, la noix de coco. La rétro-olfaction soulèvera des soupirs de poivres et de gingembre. J’adore la quiétude de l’ensemble, la texture mielleuse et crémeuse, les nuances entre les éléments. Un whisky vraiment hors-norme mais qui vous renouera avec les souvent ennuyeux whiskies irlandais sans personnalité.

Patrick 89%
Nez: Léger. Sucre blanc et touche subtile en maudit de petits fruits rouges. Bouche: Belle surprise, gâteau à la vanille avec de la confiture dans le milieu du gâteau. Finale: Le gâteau à la vanille se transforme en gâteau aux épices. Balance: Le nez est très discret, mais la surprise en bouche n’en est que plus belle.

Martin 90%
La lumière nous montre une coloration pâle et sèche, presque comme de l’herbe brûlée. Nez: Fruits et costarde viennent nous chercher en premier, pour se poursuivre sur un nez typique irlandais de pain d’épice et de cassonade. Bouche: Doux et mielleux, ample et généreux. On passe des fruits du gâteau festif au caramel salé, du miel à la canne à sucre. Finale: Reste chaude et longue, fruitée et épicée, comme un album de Noël sous la couette le dernier dimanche matin avant le 25. Équilibre: Excellent whiskey irlandais. Je ne sais juste pas si le prix et la rareté en valent la chandelle. Mais bon, comme tous les whiskeys irlandais m’évoquent Noël, il me manque juste un bon vieux CD de James Last pour être totalement dans l’ambiance.

Greenore Single Grain 8 ans

40% alc./vol.

André 83%
Sucré à plein et notes de céréales séchées. La bouche ressemble à l’effet rêche que produits certains whiskys Canadiens, mais est encore une fois très mielleuse et sucrée. Les céréales séchées sont aussi présentes en finale. J’aimes bien l’ensemble même si il ne réponds pas à ce que l’on est habitué des whiskies Irlandais. Un bon whisky, passe-partout manquant par contre de typicité.

RV 84%
Une juvénile single grain non dénuée de sens. Moins poussiéreuse que le 10 ans, léger bonbon cireux à la peppermint et du miel répandu sur une souche fraîchement coupée entourée de fougère.. Les céréales et la ripe sont plus intenses en bouche avec une belle finale bien égale, à peine salée, très agréable. Un bon whiskey qui sort des normes, ce qui n’est pas peu dire pour un Irish.

Patrick 80%
Maïs sucré. Huileux et léger. Chêne et vanille, mais quand même jeune au goût. Intéressant

Guillon Single Malt du Louvois

43% alc./vol.
Batch #0002, fût #4864 finition de Meursault. Cela fait plus de quatre générations que les fondateurs de la distillerie travaillent dans le secteur des vins et spiritueux. Après avoir travaillé près de 2 ans dans l’une des plus prestigieuses distillerie d’Allemagne et accumulé diverses expériences dans le monde du vin et des alcools, Thierry Guillon, œnologue de formation, a crée en 1997 la Distillerie Guillon, seule distillerie artisanale dans la région de Champagne. Ce whisky est élevé dans des fûts de Sauternes et livré en édition limitée à 1000 bouteilles.

André 84%
Mélange hyper singulier de Listerine, de camphre et d’huile de sapin. L’arrivée est trop liquide pour moi; saveur de vernis à bois et de feuilles de fraises. La bouche est rafraichissante et très nette, coulant sur une finale de sauge très persistante en bouche. A définitivement des ressemblances avec le Macmyra, mais en beaucoup moins distingué et surtout avec moins de raffinement. J’ai l’impression de me perdre dans un ensemble mal défini et sans ligne directrice.

RV 86%
Différent? Oui. Intéressant? Certainement. Une valeur sûre? Je ne saurais me prononcer. Camphre et fond de Pine Sol, qui malgré les minutes restent omniprésents. En bouche, c’est la même chose mais en plus épicé, puis la chaleur monte, monte et monte. Aftertaste en raisin de sirop pour la toux, mais manque un peu de longueur, quoiqu’avec un intéressant crochet de cure-pipe à la MackMyra. Bon dans l’ensemble mais je ne suis pas sûr que j’y reviendrais souvent.

Patrick 90%
Antiphlogistine très marqué au nez… Au point que je me suis demandé si on me faisait un joke! Je m’attendais à ce le goût soit très différent, mais l’Antiphlogistine est toujours très marquée. Sucre très marqué qui permet à l’antiphlogistine de bien passer. Petite touche de fraises apportant une agréable dimension supplémentaire. Finale de Pine Sol pas désagréable. Globalement, un bouquet de saveurs t-o-t-a-l-e-m-e-n-t inédites, assemblées de façon remarquable. Je ne voudrais pas que tous mes whiskys y ressemble, mais j’apprécierais en avoir au moins une bouteille dans ma collection. Superbe et original !

Guillon Single Malt du Louvois Tourbé

46% alc./vol.

André 45%
Holy fuck, what is that ?!!?!?! Dans la catégorie bizarroïde, on est dans le top listing. C’est intriguant de par sa différence, mais je déteste profondément les arômes primaires du nez. Fruits macérés et pourris, ça sent le renfermé, un plat de fromages et de fruits laissé sous la cloche à fromage une fin de semaine d’été. Pêches et oranges avec un fond bizarre. Texture étonnante en bouche mais il y a quelqu’un qui fait le moron en arrière scène et ça ne sent pas bon du côté jardin. Exit stage left…. ouch…. Définitivement une des choses les plus infectes que j’ai eu la malchance de goûter.

RV 76%
Une imitation plus ou moins réussie d’un whisky bizarre? Pas très payant selon moi. Au nez, vive les rénos avec du Varathane et du décapant. Même chose un peu plus épicé en bouche. Au moins vous pouvez vous fier a l’odorat pour savoir ce qu’il goute, mais essayer d’imiter le Mackmyra n’était peut-être pas la meilleure des idées.

Patrick 72%
Au nez, vernis de plancher, eucalyptus et cerises. En bouche, très sucré, cassonade brûlée, touche de bourbon et gâteau aux fruits du temps des fêtes. En finale, une saveur de métal et de cerises passées date. Globalement? Beurk.

Haig Club Single Grain Whisky

40% alc./vol.

André 87%
Tarte aux pommes avec crème glacée à la vanille, miel, céréales Honey Comb nappées de miel, puis oranges et purée de banane. Bel agencement de saveurs, qui se complètent bien mutuellement. Superbe texture en bouche, visqueuse et collante, fluide à souhait mais les saveurs sont très linéaires; miel, toffee, vanille. Plus en palette de nuances qu’en pléiades de saveurs. L’alcool filtre même au travers les saveurs et pique un peu la langue. Belle montée des épices en finale de bouche, le gingembre particulièrement, balancées par le miel et la vanille, le toffee. Un whisky de belle confection, sans réelle fausse note mais aussi sans réelle typicité ou singularité. Pour le prix déboursé, y’a moyen de trouver fort mieux sur le marché.

Patrick 90%
J’ai beau être amateur de micro-brasseries, parfois c’est d’une bonne Budweiser-en-canette-bien-froide dont j’ai le goût. Toute une belle surprise que ce single grain. Mes attentes étaient au plus bas… D’ailleurs, la première fois que j’en ai bu, mon sentiment fut plutôt « bof »… Mais, à ma grande surprise, ce whisky allait devenir très « addictif » pour moi : La bouteille se vidait sans que je m’en rende compte! Nez : Le léger parfum sucré du grain est accompagné d’une petite note fruitée, de vanille et d’un soupçon de caramel. Frais et appétissant. Bouche : D’abord les céréales sucrées, puis les fruits et ensuite la vanille. Une petite note boisée bien subtile vient compléter le tout admirablement. L’ensemble est tout en fraicheur et en légèreté. Finale : D’une longueur surprenante compte tenu de la légèreté du dram.

Martin 80%
Aussi pâle qu’un albinos. Nez: Caoutchouc chauffé, vanille, cumin et chêne. Grain légèrement sucré. Sent beaucoup l’alcool pour un whisky dilué à 40%, ce qui a pour effet de bien cacher ses aspects plus complexes. Bouche: Très crémeux et sucré. poires et melon, vanille et chêne. Bien mieux exécuté qu’au nez. Finale: Quelques épices gorgées d’alcool nous restent longtemps en bouche avec une touche de chêne. Gingembre et vanille. Équilibre: J’ai bien de la misère à justifier le prix d’une bouteille comme celle-ci. David Beckham ne boit clairement pas de whisky. Comme le diraient certains, je n’hésite pas à l’appeler le « Beats by Dre » du monde du whisky.

Haig Dimple Pinch 15 ans

43% alc./vol.

André 75%
Un peu le nez du Compass Box Hedonism mais en pas mal moins sophistiqué. Épicé – Gingembre ? Le nez est meilleur (ou moins désagréable) que la bouche. Le sucré apparait au nez à mesure que l’on laisse respirer le verre mais une fois en bouche, aucune trace du sucré. Manque de personnalité et pas dans ma palette gustative personnelle. La présentation de la bouteille est superbe mais le contenu lui…. Une fille en belle robe de soirée mais qui ne se rase pas le pouelle de d’sours des bras pis qui sacre sans vergogne. La classe est dans le contenu et non seulement dans le contenant. Une belle bouteille, bien présentée, mais les amateurs ne se laisseront pas nécessairement duper par de si faciles apparences.

RV 75.5%
Vanille, très doux et calme. Pointe de fumée sur la langue et des épices assez tranquille, c’est en début de finale qu’il est a son meilleur mais l’aftertaste n’est qu’une wave décroissante. Ok mais sans plus. Un demi-point parce que c’est c’est un blend avec boite et une belle bouteille.

Patrick 76%
Nez très léger, orge, vanille épices et fumée. Au goût, les épices prennent plus de place. Il semble y avoir un léger sherry mais qui est rapidement emporté par une finale où une pointe de fumée, mais qui disparaît un peu trop rapidement.

Hakushu Japanese Forest Bittersweet

43% alc./vol.

André 89%
Superbe whisky, intense et chaleureux. Nez boisé et fruité. Vieux baril de chêne au fond du warehouse, caramel salé, oranges, quelques tannins du bois, cerises et réglisse, chocolat noir. La bouche est tannique, terreuse et légèrement salée. Intenses notes de chocolat noir coiffées de tannins du bois de chêne, du poivre, du gingembre. Beaucoup de notes de cerises et de pommes sur fond de vieux bois vernis, de cuir naturel humide et de caramel. Au fil des gorgées j’ai des petites notes mentholées et herbacées qui s’ajoutent aux saveurs boisées. Finale amère et tannique, fruits rouges, épices et chocolat noir. J’aurais aimé avoir plus de texture en bouche et une finale avec plus de longueur. Pourrait rappeler un vieux Macallan, dans le temps où ils faisaient du bon stock.

Patrick 94%
Un whisky extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire dans le sens qu’il est excellent, exceptionnel dans le sens de son originalité. J’en veux une bouteille… Non, une caisse! Nez : Un parfum envoûtant avec du raisin, de l’anis, du clou de girofle, du chocolat noir, de la vanille, des agrumes. Complexe et original. Bouche : Ici, le whisky porte bien son nom, avec un feeling forestier. Bref du raisin et de l’anis, des prunes, du chocolat noir, du cuir, des agrumes, des pêches et du cigare. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : Le whisky est tellement bon, j’aurais souhaité qu’elle soit beaucoup plus longue. Cela étant dit, elle est d’une longueur honnête et délicieuse.

Martin 92%
Nez: Aiguilles de pin, cacao, menthe sauvage, litchis en conserve et touche de fumée discrète. Bouche: excitée et nette, sur le raisin, l’orange, un accent salin et l’amertume élégante du bois. Finale: Longue et sèche, herbacée, marquée par des notes résineuses de tabac et un soupçon d’umami. Équilibre: Très singulier, un dram qui oscille entre complexité de sa structure disons boréale d’inspiration, et l’abandon dans lequel on se laisse tomber avec sa texture goulue et son ambiance fruitée presque à l’excès.