Glenrothes Three Decades

43% alc./vol.
Glenrothes lance déjà des éditions Vintages depuis quelques temps et au cours des 17 dernières années, les tablettes ont vu apparaitre des embouteillages provenant des années 1970, 1980 et 1990. Le plus ancienne version datant de 1971 et la plus récente de 1998. Le Glenrothes Three Decades célèbre la parution des ces éditions en combinant, dans un seul embouteillage, du whisky de trois décennies. Offert auparavant exclusivement en Duty Free, cette édition est désormais offerte au grand marché mais demeure très difficile à se procurer. Nous avons trouvé celle-ci en Allemagne.

André 89.5%
Panier de fruits axé principalement sur les oranges (les fameuses oranges de Glenrothes) et compote de fruits, pelures de raisins, chocolat au lait, un peu d’épices et de vanille se transformant plus en odeur de sirop d’érable en respirant. Un peu de miel aussi. Le feeling un peu poussiéreux des anciens Glenrothes est de retour. L’alcool assèche un peu l’ensemble mais la texture est superbe et soyeuse, d’une incroyable douceur. La bouche est elle aussi fruitée, avec beaucoup de candeur mais sans trop de puissance, merci à l’équilibre étonnant qui n’est relevé que quelques notes d’épices bien disciplinées. Finale sur le tapis de fruits et la tranquillité des sous bois. J’adore le calme et le réconfort de ce single malt, surtout en ces premières journées de l’hiver.

RV 87%
Une autre grande dame de Glenrothes, pas la plus savoureuse de la famille mais qui mise sur les contrastes pour sortir du lot. Orange, cerise, sirop d’érable confère une odeur douce de Glenrothes assez typique. L’arrivée est peut-être un peu fumée mais surtout occupé par la cannelle qui se joint à la vanille et à d’autres épices sucré avec le chêne de la finale. Manque un peu d’aftertaste, joue dans les même plate-bande, mais ne serait-ce que pour la différence entre le nez et la bouche, vaut bien un petit détour.

Patrick 87%
Parfum de doux caramel et petite touche de fruits. En bouche, d’abord un puissant sucre, marqué par le caramel, les cerises et autres petit fruits mûrs. Trèèèès doux. La finale est très sucrée, très caramel, avec un soupçon d’épices. Bien balancé, facile à boire, j’aime.

Glenrothes Vintage 1985

43% alc./vol.
Embouteillé en 2005.

André 89.5%
Panier de fruits des champs, oranges & nectarines (sans surprises) sur fond de bourbon. Nez généreusement attirant, moelleux et agréablement doux. En respirant, un bon souffle de brûlé apparait furtivement. En bouche, un combat entre le côté « panier de paille » et les fruits sucrés s’installe, jumelé d’un genre d’effet granuleux, de grains secs. Notes de tarte au citron en finale avec garniture de meringue brûlée. Le mélange du sucre des fruits et de l’acidité du citron est superbe de par sa balance et son équilibre. Un single malt tout en finesse et en variantes. Un exercice sur la subtilité des nuances plutôt que sur l’affichage des différences.

RV 92%
Une belle petite brunette bucheronne avec de la bienséance. Pas trop sucré, orange, sirop d’érable, bois et du raisin sec à l’instar de certains excellents rhums. L’arrivée est la plus crémeuse de tout le range de Rothes, avec de la crème caramel, du raisin sec et du chêne en très bel équilibre. La finale qui se poursuit dans le raisin est évidemment très longue, avec un retour sur le bois, accompagné de miel et de vanille, et d’un caramel assez fort sans l’être trop. Tout ce qu’il faut pour plaire, un tout sexy whisky-rhum féminin.

Patrick 89%
Au nez, du vieux Glenrothes! Dans le sens de « fruits mûrs, caramel, vanille, mais avec une touche de chêne définitivement plus marquée. Au goût, du GROS caramel pas subtil, sur lequel on a versé quelques gouttes de coulis aux fruits et caché quelques épices de bourbon… Il s’en dégage une belle chaleur, surtout lors de la finale qui est très agréable. Bon, à défaut de nous offrir un whisky à un taux d’alcool intéressant en le faisant vieillir quelques années supplémentaires, les gens de Glenrothes sont parvenus à nous offrir un whisky digne de la qualité du produit de la distillerie. Bravo!

Glenrothes Vintage 1991

43% alc./vol.
Embouteillé en 2005.

André 87%
Les fruits et Glenrothes forment un couple adorable, avec ses hauts et ses bas, mais cette édition 1991 nous montre son côté fruité sous un jour tout à fait différent et surtout très affirmé. Fruits rouges écrasés (baies, cerises), pelures de fruits et les éternelles oranges fidèles à Glenrothes. Ces arômes se fondent en bouche et s’accompagnent maintenant de vanille onctueuse, d’amandes enrobées de yaourt, puis le toffee apparait en fin de bouche. La finale est soutenue, étonnamment longue, soulevée par l’alcool qui prends plus de place qu’il n’en avait au nez, surtout après avoir surfé sur les vagues fruitées présentées en bouche et au nez.

RV 87.5%
Tout en douceur mais avec une petite chaleur très aguichante. Malgré l’alcool qui se sent beaucoup plus que dans les autres éditions, j’y détecte aussi de la marmelade d’oranges vieillie, qui colle d’ailleurs au palais même lorsque l’on fait juste le respirer. L’arrivée est assez épicée, mais le côté agréablement piquant de la marmelade surpasse la poussière toujours là mais plus effacée. En finale, suite dans l’agrume agréable mais petite visite dans les bois. Une promenade bucolique.

Patrick 88%
Au nez, un Glenrothes!!! Fruits mûrs, caramel, vanille… Oh, il y a toutefois une petite surprise au goût : une pointe de fumée! Oui oui oui! Une pointe de fumée dans un Glenrothes : OMG! Les épices prennent quand même la majeure partie de la place, avec un fond de caramel et de vanille (et la pointe de fumée est dissimulée derrière tout ça). Une plus belle profondeur que la plupart de ses confrères, un bel équilibre. Un très bon whisky.

Glenrothes Vintage 1994-2006

43% alc./vol.
Embouteillé en 2006.

André 84%
Immensément fruité, se donne entièrement et passionnément. Fraises, pruneaux, baies sauvages et raisins mauves (un peu dans le même style que le Glenfarclas 25 ans) accompagnée de vanille.

Patrick 85%
Pas de fumée… Oui, en effet, on dirait du sarrasin! Encore plus marqué au goût. La finale est intense mais courte. Vanille caramel.

Martin 87%
Nez: Marmelade d’orange, amande douce et un trait de chêne épicé. Bouche: Onctueuse, avec des vagues de raisins secs, de vanille crémeuse, de fruits des champs et de muscade. Finale: En crescendo, chaleureuse, sur le bois cramé et une pointe de gingembre. Équilibre: Un dram harmonieux, fluide et tout en douceur, un Glenrothes représentatif de son époque, sans éclat majeur mais impeccablement maîtrisé.

RV 86%
Honeycomb, poussière cireuse traditionnelle de la distillerie et ses agrumes. Le corps est très ferme, avec un beau jeu d’épice et de sucré. Très belle balance, comme son finish, un autre digne représentant de la distillerie, par contre, j’aimerais peut-être voir Glenrothes prendre de plus gros risques, quitte à devoir endurer une ou deux piètres bouteilles pour en trouver une qui parviendra finalement à mon top 5.

Glenrothes Vintage 1994-2007

43% alc./vol.
Embouteillé en 2007.

André 86%
Nez mielleux et très fruité tout comme la bouche; oranges, pêches, nectarines, coconut, beurre de pommes. Le genre de whisky qu’on aime un peu, ou beaucoup mais qu’il est difficile de détester. Finale simple mais généreuse. The girl next door ?

Patrick 85%
Au nez, fruits mûrs, caramel, citron… Au goût, très caramélisée, puis agrumes, puis retour vers les fruits mûrs en finale. Vraiment très sucré. En finale, le caramel et le sucre masque les subtilités qu’on espérait entrevoir… Je me répète, mais… Pourquoi pas quelques points d’alcools de plus?

RV 84.5%
Une petite bouteille attrayante, qui malgré un comportement très conservateur sait attirer mon œil (et mes papilles) avec sa superbe parure et son joli sourire. Pommes, grain et muscade au nez, et un peu de Glengoyne. À la limite, de la rhubarbe. La bouche est beaucoup plus sèche (encore la poussière traditionnelle du Rothes) mais se termine par une excellente crème caramel. En finale on retrouve le grain, davantage sucré, avant un petit fond d’épice intéressant. Dans le reste de la lignée de ses sœurs, difficile de rester insensible.

Glenrothes Vintage 1994-2009

43% alc./vol.
Distilled October 1994, bottled 2009. Située au coeur du Speyside, dans le petit village de Rothes, entre Elgin et Aberlour, Glenrothes fut fondée en 1879. Ravagée par un incendie en 1962, la distillerie fut reconstruite puis agrandie à deux reprises, en 1963 et 1980. La salle de distillation fut alors équipée de 10 alambics. Ce single malt de caractère a toujours été considéré comme un excellent malt pour les blended whiskies et notamment pour le Cutty Sark.

André 86.5%
Nez grand public et sans prétention; chocolat au lait, xérès, pommes & oranges, belle poires fraiches, cannelle, accompagné de belles notes d’agrumes et d’épices. La bouche est très douce, agréable sensation un peu goulue de caramel et de toffee, mélange de cerises et d’oranges, miel, toffee, caramel, les poires nappées de miel, prunes séchées. Ces saveurs très douces servent de toile de fond aux épices soutenues dont principalement le gingembre qui prendront place au fil des gorgées sans monopoliser la bouche. Finale hyper douce et texturée mais nuancée par de bonnes notes d’épices. Un single malt très agréable, de belle confection, bien structuré et sans trop de flafla.

Patrick 89%
Un superbe Glenrothes, riche, complexe et superbement balancé. Nez : Beau caramel sucré, avec quelques fruits mûrs et un peu de vanille. Bouche : Caramel épicé et sucré, avec un peu de fruits et de vanille. Et une touche salée plutôt agréable. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles notes de caramel salé.

Martin 88%
Nez: La texture se présente déjà au nez dans toute sa richesse. Pommes rouges et sherry, framboises, cannelle, caramel et cacao. Bouche: Malt grillé, miel et bois, caramel goulu, épices franches, touche de cuir tanné et d’infime tourbe. Prunes et gingembre. Finale: Le gingembre se transpose rapidement sur la finale longue et chaleureuse, présentant aussi bois, caramel, cuir et chair de fruits rouges. Équilibre: Une bien belle complexité, un malt bien monté, avec des saveurs bien définies, pour un public qui est prêt à se laisser séduire.

Glenrothes Vintage 1998

43% alc./vol.
Dernier né de la distillerie Glenrothes, ce millésime 1998 marque l’arrivée du nouveau Master Distiller de la distillerie, Gordon Motion. Distillé pour la première fois en 1879, The Glenrothes fut longtemps connu dans l’industrie du whisky pour la qualité de son single malt qu’en fit l’un des « Class A Malts » les plus recherchés par le s Master Blenders. Cette reconnaissance est le fait d’un mode distillation très lent qui permet d’obtenir un distillat particulièrement doux et fruité. Jusqu’aux années 90, une seule mise en bouteille, alors âgée de 12 ans, est commercialisée. Mais en 1994, Berry Bros & Rudd, alors responsable de la marque The Glenrothes, un nouveau flacon aux formes rondes et généreuses, arborant un millésime 1979 est introduit sur le marché. Ce millésime exprime la vision de la maison Berry Bros & Rudd connue de par le monde pour la qualité des sélections qu’elle effectue pour ses vins. Audacieuse, cette démarche remet en cause la notion d’âge, derrière laquelle la majorité des single malts se cachent, et le mien perçu par les consommateurs entre « âge » et maturité aromatique d’un single malt.

André 81%
Une belle rousse portant un parfum épicé. Il y a quelque chose d’agressif dans cet embouteillage, quelque chose à lequel Glenrothes ne nous a pas habitué. Un nez brusque que les arômes de fruits ne parviennent même pas à cacher. Tangerines roulées dans le miel et les épices. Le toffee apparait progressivement à mesure que l’alcool s’évapore. Texture plate en bouche, sans grande expression, heureusement réchappée un peu en finale. Pas de surprise par contre, mis à part un brin de citron et un off-key dans l’ensemble. Un Glenrothes bien décevant.

Patrick 88%
Parfum intense de caramel boisé très sucré. En bouche, le sucre et le caramel sont très présents, mais aussi le bois carbonisé. La finale, d’une longueur moyenne, s’étire sur le caramel et de petites notes de brûlé. Un whisky très bien équilibré, qui n’offre rien de bien original, mais qui demeure tout de même très efficace. Idéal pour ceux qui ont la dent un peu sucrée.

Glenrothes Vintage Reserve

40% alc./vol.

Patrick 87%
Un très bon whisky, plutôt efficace! Nez : Complexe, avec des agrumes, du chêne, des fruits, du caramel et un subtil chocolat. Bouche : Assez complexe, avec des saveurs d’orange, d’agrumes, de caramel, de chocolat et une touche boisée. Agréable. Finale : Courte, fruitée et chocolatée.

Glenrothes Whisky Makers Cut – The Soleo Collection

48.8% alc./vol.
First Fill Sherry Casks.

André 84.5%
Je ne sais pas si on tente le même coup que chez Macallan mais encore une fois l’équipe de marketing se sont vraiment défoncés avec les noms pour les whiskies sans mention d’âge. Après avoir passé tous les noms de danseuses, (Ruby, Sienna, Gold et Amber), on est à passer toutes les tâches de la distillerie. Quel hasard, cette distillerie appartient elle aussi au Groupe Edrington, qui détient aussi Macallan… Cette version …presque cask strength… (pouet, pouet) présente une approche de fruits secs, au nez, d’oranges et de noix, vanille, raisins secs et pâte de fruits, chocolat au lait, du gros xérès entier qui monopolise pas mal la totalité des narines. La bouche est pâteuse et résineuse, bizarre et difficile à expliquer comme rendu, avalanche de fruits secs et de raisins, chocolats fourrés à la pâte d’oranges, vieux cuir, vanille, abricots, cassonnade et cannelle. Finale de bonne longueur, un peu monotone sur les fruits secs omniprésents et une touche de bois de chêne épicée. Une étrange tangente cette décision de revenir sur des age statement plutôt que de garder la notion de vintages qui donnaient une particularité à ce whisky qu’éclipsent bien de ses voisins du Speyside.

Patrick 91%
J’aime. A ce prix-là, je m’en prends une bouteille tout de suite! Nez : Chocolat au lait, un peu de xérès et une touche de vanille. Bouche : Wow! Chocolat noir, xérès bien vieillit, vanille, chêne et un peu de cassonade. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois.

Martin 89%
Nez: Raisins secs, xérès et cuir, avec une vague pointe de fumée de tourbe un peu gênée. Un peu d’orange, de muscade et de chocolat. On vise une impression d’opulence. Bouche: Texture ok, dattes et raisins, épices, fumée et bois. Miel sirupeux et caramel. Astringence du sherry cask qui fait saliver à souhait. Finale: Xérès, chêne, vanille, vieux cuir, fumée de tourbe. Les épices règnent en roi et maître pour chapeauter le tout. Équilibre: Vraiment un bon scotch. Bien que la tendance soit aux NAS et aux whiskys avec des appellations telles que « reserve », « small batch » et « whisky maker », ici je crois qu’on a droit à un maudit beau dram, si bien sûr le prix honnête est au rendez-vous.

Glenturret 10 ans

40% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais qui ne passera définitivement pas à l’histoire. Ce qui me vient en tête est « Mon Dieu que c’est soporifique venant de Glenturret! ». Nez : Du caramel, des pommes et poires vertes et des fruits mûrs très discrets avec un trait de vanille. Bouche : Frais, avec des pommes vertes, quelques agrumes et une touche sucrée. Bouche : D’une longueur moyenne, avec des épices et surtout des pommes vertes et des agrumes. Finale : Relativement courte, mais fraîche et marquée par des fruits frais.