Glencadam 15 ans Reserva De Madeira Limited Edition 2008

46% alc./vol.
Édition limitée de 5826 bouteilles. Issu des chais historiques de Glencadam, provenant d’un single malt distillé en 2008 et élevé initialement dans des fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon. Celui-ci a par la suite été marié puis affiné dans des fûts provenant de l’île portugaise de Madère. Le vin de Madère, tout comme le porto, est fortifié, mais ce qui le différencie, c’est son processus de chauffage en cours de vieillissement, appelé « estufagem » ou « canteiro ». Cette pratique audacieuse lui confère des notes de noix, d’épices et une palette de couleurs allant du doré au rouge ambré.

André 80%
Nez étonnamment muet. Tarte aux pommes et poires, vieilles oranges, petits fruits sauvages épicés, pêches, craie. La bouche rappelle le Amarone; poussière de craie sur un tableau, grosses notes de poivre, tannins du bois, poudre de cacao, oranges, pommes, pincée de cannelle et un fond de bouche sur le gingembre. Texture épicée et diluée, aucun support gras ou huileux. L’aération permet d’adoucir un peu les épices. Finale où de fines notes chocolatées se dévoilent, aiguisées par les tannins du bois sec et poivré. Ligne directrice un peu plus définie que l’édition Amarone mais un manque de cohésion et une texture décevante.

Patrick 86%
Un très bon dram vraiment plaisant à boire. Ayant eu à m’occuper des enfants après m’être servi mon échantillon, j’ai pu constater qu’il gagnait à respirer longuement avant la dégustation. Nez : Léger parfum fruité avec des pêches, de la tarte aux pommes et de la vanille. Bouche : Belle arrivée en bouche agréable. Je suis d’accord avec André qui mentionne une sensation rappelant un Amarone. J’y trouve aussi des pommes jaunes, du cacao, de la cannelle, une petite pincée de gingembre, un trait de vanille crémeuse et sucrée et un peu de bois grillé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé, un peu de chocolat au lait et des pommes jaunes.

Martin 86.5%
Nez: Abricot confit, orange sanguine, miel de fleurs, raisins secs, pâte d’amande, avec une fine note de chêne grillé. Bouche: Une texture onctueuse accompagne de belles saveurs de caramel doré, pêche pochée, noix grillée, marmelade d’orange, cannelle et chocolat au lait, tandis qu’une légère acidité fruitée apporte une certaine traction. Finale: Longue et agréable, sur les fruits secs, le bois épicé et une douceur vineuse qui s’estompe lentement. Équilibre: Très belle réussite, le Madère enrichit le whisky sans dominer, offrant un dram raffiné, généreux et particulièrement harmonieux. Je suis transporté.

Kim 88%
Nez : Riche, gourmand et épicé sont les premières impressions qui me viennent à l’esprit et, lorsque j’éloigne mon verre rapidement, je me retrouve l’espace d’un instant sur une plage de Jamaïque, un rhum à la main. Chapelure Graham, figues rôties au sirop d’érable et au balsamique, une bonne dose de croustade aux pommes. Bouche : D’un bel équilibre, il coule aisément sans amertume ou astringence pour venir me déranger la papille. Encore sur le biscuit Graham, mais cette-fois plus en mode cobbler aux pêches avec une généreuse dose de crème fouettée, qui vient enrober la bouche en douceur. Très bien.

Glencadam 17 ans Reserva PX – Edition 2006

46% alc./vol.
4188 bouteilles – Finition en « quarter casks » de xérès Pedro Ximénez

Patrick 88%
Solidement fruité et boisé, j’ai trouvé ici un dram très satisfaisant que je n’hésiterais pas à servir à la visite! Nez : Si la robe du de ce whisky est un plaisir pour les yeux, le parfum l’est tout autant pour le nez. J’y retrouve de délicieux fruits mûrs, du chocolat noir, du cappuccino et un peu de crème caramel. Bouche : Riche et savoureuse, avec du gâteau aux fruits, beaucoup de chêne grillé, du sirop d’érable, de la poudre de cacao et du caramel salé. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et bien épicée.

Martin 89%
Nez: Figues séchées, raisins noirs, miel onctueux, orange confite, chocolat noir, avec une pointe de café fraîchement moulu. Bouche: Une texture très chaleureuse et goulue enveloppe des saveurs de datte, caramel profond, noix de Grenoble, cannelle, marmelade d’orange et cacao amer, alors qu’un chêne juste assez épicé apporte une belle structure. Finale: Longue, sur les fruits secs, le moka, le bois et une douce chaleur persistante. Équilibre: Le Pedro Ximénez enrichit admirablement ce dram sans l’alourdir, offrant une expression généreuse, complexe et particulièrement élégante. Un bon sherry sans toutefois se qualifier de « bomb ».

Kim 86%
Nez : Sirop à la framboise servi sur une pointe de gâteau blanc, tarte fraise et rhubarbe encore chaude, sundae au caramel. Bref, on est dans le dessert estival et c’est gourmand. J’ai aussi une touche de feuilles mortes sèches qui vient « grounder » l’ensemble. Bouche : Une couche de caramel au tabac vient de recouvrir mes papilles, me rappelant un certain gâteau du Biceps BBQ. S’y superpose cependant rapidement une certaine astringence, presqu’une amertume, rappelant le mocha. C’est chouette, à la fois sucré et puissant.

Glencadam 21 ans

46% alc./vol.

André 85%
Beaucoup plus posé que l’édition portwood de 12 ans mais tout aussi semblable au niveau des arômes; orange, citron et un poivre plus effacé. J’apprécies la balance générale de celui-ci ce qui manquait pour l’édition portwood 12 ans. Très agréable tout en étant affirmé.

Patrick 79%
21 ans ??? Plutôt décevant comme résultat. Le whisky n’est pas mauvais, mais ceci étant dit, je n’y retrouve rien de ce que j’aime dans un whisky. Nez : Parfum marqué par les agrumes, les oranges et une touche de chêne. Bouche : Agrumes et chêne. Une belle texture en bouche, mais les saveurs sont tellement délicates qu’on aurait définitivement eu avantage à l’embouteiller sans la diluer. Finale : Un peu courte et marquée par les agrumes.

Glencadam Origin 1825

40% alc./vol.
Premier single malt sans mention d’âge mettant à l’honneur l’année ou la distillerie fut fondée, Glencadam Origin 1825 est un whisky sans mention d’âge embouteillé à 46 degrés et filtré sans colorant. Elevée dans des futs de chêne américain avant d’être affinée en futs de sherry de second remplissage.

André 83%
À 65$ la bouteille, une sacrée belle surprise. Nez pulpeux et épicé. Ananas et purée de bananes, miel, poires nappées de crème à saveur de vanille, petits fruits sauvages et fruits tropicaux, poivre, agrémenté d’une petite twist florale. Sans être extraordinaire, ça a le mérite d’être bien équilibré et attirant. Après aération, notes de copeaux de noix de coco séchés. La bouche est malheureusement trop diluée et cela se sentira aussi sur la finale. Mélange de morceux de poires, d’ananas et de bananes, crème à la vanille mariée d’une cuilleré de miel chaud. J’adore la quiétude et l’aspect tropicaux des fruits à chairs juteux. Finale un peu courte, bien relevée par les épices et le poivre. Superbe single malt d’introduction. La SAQ doit définitivement lister ce produit sur ces tablettes.

Patrick 81%
Un beau whisky simple et efficace. Nez : Pain frais, pommes et un peu de bois. Bouche : Bois sec, pain sec, épices et des agrumes très discrètes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 82%
Nez: Céréales mouillées, fleurs blanches et costarde. Vanille, herbe et malt, à travers un voile qui n’est pas sans rappeler un genre de caractère à la Glenlivet. Salade de fruits avec bin du sirop. Bouche: Melon au miel, fruits tropicaux, vanille, herbe et crème. Le tout servi sur une belle planche de chêne. Finale: Douce pente qui descend sur des notes de vanille, de bois, de malt et de timides épices. Équilibre: Encore un NAS d’entrée de gamme, qui n’ose pas prendre de risques, mais qui pourra séduire le grand public à faible coût pour la distillerie.

Glencadam Reserva Andalucia

46% alc./vol.
Maturation initiale en ex-sherry cask et en ex-bourbon cask, puis affinage de 12 mois en First Fill Oloroso Sherry Cask provenant de la région de Andalucia, Jerez en Espagne.

André 84%
Nez délicat, presque effacé, le xérès est latent et discret, les notes de petits fruits sauvages se mélangent aux notes vanillées et mielleuses rappelant le bourbon cask. La bouche est douce, la texture finement liquide et perd de son lustre. Au départ, le miel et la vanille se pointent le nez, puis les fruits rouges, de pommes et cerises se mêlant aux notes de purée de bananes, de chocolat au lait et de noix épicées. Finale sur la pâte de fruits et de raisins secs étirée en longueur par de bonnes épices.

Patrick 80%
Ben ordinaire. Pas mauvais, mais je n’ai pas eu grand plaisir non plus, et à quelque part, l’idée de boire du whisky, c’est d’avoir du fun. Nez : Un étrange parfum de xérès herbeux, avec une touche de caramel. Pas désagréable, mais je ne peux pas dire que ça me donne soif. Bouche : Le boisé domine, avec quelques fruits des champs, une bonne dose d’épices à steak et une pointe de cuir chauffé. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt épicée.

Martin 84%
Nez: Sherry sec et pâle sur fond de malt grillé et de fruits qui macèrent dans la cassonade qui cuit lentement. Bouche: Vanille, céréales et caramel. Crème anglaise et fruits mûrs. Raisins et vin rouge. Chêne et poivre blanc. On reste dans l’intensité. Finale: Bien poivrée, un peu trop même, ce qui cache un peu le reste de la parade des saveurs. Touche de fruits secs, de vin et de bois. Cuir lointain. Équilibre: Certainement pas mauvais comme édition, un bel essai quant à la diversité des fûts utilisés. Mais on dirait qu’un peu plus de maturité aurait un peu adouci ses coins un peu plus raides.

Glencadam Reservé de Burgundy

46% alc./vol.
Finition en fût de vin Pinot Noir de Bourgogne

Patrick 83%
Un bon whisky offrant une complexité intéressante et une balance convenable, méritant ainsi un intérêt approprié. Genre, le même niveau d’intérêt que la distillerie a porté au français en créant le mot « reservé » (notez l’accent aigu sur le mauvais e). Nez : Groseilles, sucre blanc réchauffé, chocolat au lait et vanille. Bouche : Belle arrivée en bouche boisée et fruitée, avec des raisins mûrs, du chêne grillé, de l’espresso, de l’anis et des noix grillées. Finale : D’une belle longueur, avec du moka et du gingembre.

Martin 83%
Nez: Cerise, fraise de l’Île, miel d’acacia, vanille bien sucrée, pétales de fleur blanche, léger voile de chêne assez toasté. Bouche: Une texture souple qui soutient des saveurs de framboise, caramel, prune, biscuits au beurre, poivre blanc et chocolat au lait, avant qu’une fine note tannique fasse office de structure. Finale: De longueur moyenne, sur les fruits rouges, les épices douces, le cacao et un boisé élégant qui s’efface progressivement. Équilibre: L’influence du Bourgogne reste raffinée, ajoutant un peu de relief. J’ai l’impression que l’on reste toutefois un peu ici en zone de confort.

Kim 87%
Je dois l’avouer, je ne suis pas une grande fan de pinot noir, un cépage souvent trop doux et fruité pour mes goûts. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça donne comme fût d’affinage. Nez : Wow! Pain d’épice, biscuit au gingembre, gâteau aux carottes dans lequel on trouve de l’ananas en dés. Bref, un tourbillon d’épices douces se mêle à des arômes pâtissiers. Une pointe de terre humide se manifeste en douceur, intrigante mais pas déplaisante. Bouche : Juteux à souhait, avec un côté miel épicé qui coule en douceur, glissant sur un morceau de chocolat noir. Ça me réconcilie avec le pinot noir.

Glencadam Riserva Di Amarone

46% alc./vol.
Amarone Wine Cask Finish.

André 79%
Mélange de prunes, raisins mauves et de framboises sur fond tannique, Fun Dip au raisin, gomme savon. À l’aération, notes d’oranges et de confiture de cerises. La bouche est sèche et poussiéreuse et offre un parfum de gingembre et de cerises roulées dans le poivre accompagné de bons tannins du bois. Oranges, cerises, prunes, gingembre, poivre, sucre à glacer et gomme balloune. Pas de ligne directrice précise. Les épices et le coté bois tannique gagnent en force au fil des gorgées. Finale sur de timides notes rougeâtres, du bois tannique et du poivre puissant. Après ce qu’on a vu Arran faire avec l’utilisation du Amarone, c’est plus qu’ordinaire ici.

Patrick 80%
Un superbe scotch… Si j’en prend rapidement une autre gorgée avant d’arriver à la finale. La finale de ce scotch lui fait perdre près de 10 points, passant du statut de « très bon, presque excellent » à « ok, sans plus ». Nez : Parfum de confitures de raisins et cerises (ça existe, ça?) avec une petite note de chocolat au lait, de vanille et de bois sec. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par de la confiture raisins, cerises et fruits des champs. Puis, j’y retrouve du bois grillé, du cacao, du poivre et du gingembre. Finale : D’une belle longueur, celle-ci fait toutefois perdre plusieurs points à l’ensemble par ses notes tanniques et quelques peu débalancées.

Martin 85%
Nez: Cerise noire, framboise compotée, miel, pâte d’amande, cacao, avec une délicate empreinte vineuse qui reste élégante. Bouche: Une texture crémeuse soutient des saveurs de prune mûre, caramel, orange sanguine, chocolat noir et cannelle, avant que le chêne épicé et une légère note de noix ne prennent doucement le dessus. Finale: Persistante, sur les fruits noirs, le cacao, les épices douces et une pointe de café amer. Équilibre: L’influence de l’Amarone est bien dosée, apportant une richesse que j’aime bien.

Kim 83%
Nez : Coulis de bleuets, feuille de tabac, une touche mentholée, rappelant presque l’eucalyptus, avant de chavirer sur la réglisse rouge et l’anis étoilé. Bouche : La réglisse rouge s’est transformée en Nibs, amenant une sucrosité à saveur de cerise, mais l’anis demeure en trame de fond, avec une touche de girofle et de carvi. J’ai l’étrange impression que c’est la richesse, la profondeur de l’amarone qui s’exprime ainsi via les épices. Sans me jeter par terre, c’est sympathique.

Glencallum Royal Deluxe Blend

40% alc./vol.

André 77%
Nez d’alcool cheap et champ de céréales. Le grain donne le ton, pour ne pas dire monotone. Il est plus bourru en bouche mais ne présente aucune évolution., le peu qu’il avait à livrer s’est assis confortablement sur son gros derrière et regarde passer les chars sur sa galerie. Un filet d’orange dans une fine brume fumée. Finale stationnaire avec un accent de gingembre et de poivre… mais c’est franchement boring. Un rince-bouche sans personnalité.

RV 82.5%
Surprenant, pas dans la gamme des blends typiques, et là où il pèche par des saveurs ne sont pas dans mes préférences, il gagne en originalité. Beau grain sucré avec une petite avancée orange faiblement fruit ou légume, à quelque part entre la citrouille et le piment orange. En bouche, le mélange d’aliments est tout aussi bizarre – mais aussi de bon goût – avant la finale qui commence sur un éclair de vin ou de vinaigre de malt. L’expérience dont la finale et de longueur respectable se termine elle aussi dans le potager, avec la terre et même un peu de radis qui s’y mélange.

Patrick 79%
Nez tourbé et touche fumée, mais quand même léger pour de telles saveurs. Plus intense en bouche, avec toujours la tourbe et la fumée. Semble plutôt jeune. Finale tourbée et fumée, mais rien pour écrire à sa mère.

Glencoe 10 ans

46% alc./vol.
Blended Malt Scotch Whisky – Whisky préparé par la distillerie Ben Nevis. Nous pouvons donc supposer qu’une bonne quantité de ce single malt se retrouve dans le mélange. L’origine de la marque Glencoe remonte aux années 1960, lorsqu’elle a été fondée par Rory MacDonald, aubergiste local, avant que Ben Nevis ne prenne la relève dans les années 1990.

Patrick 83%
Un bon dram, mais qui me semble être plutôt destiné aux touristes de passage dans le coin du Ben Nevis, Fort William et Glencoe. Ceux-ci y trouveront un whisky un peu cher par rapport à sa qualité, mais tout de même assez bon pour en faire un souvenir de la région « à partager ». Nez : Un whisky boisé avec des notes de noix et d’amandes, du miel, des agrumes et une touche de chêne sec. Bouche : Un savoureux mélange de chêne grillé, d’épices à steak et de salade de fruits. J’y retrouve aussi un peu de cacao. Belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et herbeuse.

Glencoe 8 ans Cask Strength

58% alc./vol.

André 85%
Très influencé par le bois dès les premières effluves du nez, le fût de chêne reposant dans un warehouse humide et terreux, xérès profond et intense, les pommes rouges bien fraiches sorties du verger, caramel brûlé. La bouche est puissante et passionnée, malgré une touche de sulfure désobligeante; xérès lourd et très épicé, sec et franc, pelures de pommes, poivre noir broyé, les fruits secs et le gâteau au fruit, le café noir, oranges, cerises noires et le chocolat. Finale sèche, poivrée et terreuse. Intéressant mais avec une ligne directrice difficile à suivre.

Patrick 90%
OMG!  Ca sent le nananne rare!  Ce whisky a du être vieilli dans un entrepôt de Willy Wonka!  Bref, un parfum de nananne rouge, probablement identifié comme « fraise », mais je comprendrais quelqu’un qui me dirait « non, ça sent le nananne à la framboise ».  Enfin.  En bouche, toujours le nananne, mais pour adulte!  L’alcool nous apporte un agréable picotement, et on détecte aussi une touche de vanille et un petit fond d’épice qui vient donner une dimension additionnelle des plus agréables à ce whisky.  La finale s’étire longuement sur les fruits sucrés.  Un whisky que je prendrais à la place du dessert, tant pour son goût sucré que pour son punch!