Glendronach Parliament 21 ans – Édition 2024

48% alc./vol.
Vieilli dans un mélange de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez. Il est intéressant de noter que ce whisky n’a aucune connotation politique. Il est d’ailleurs nommé « Parliament » d’après le terme collectif désignant un groupe de corbeaux – et il existe un Parliament de corbeaux vivant dans les arbres près de la distillerie GlenDronach…

André 89%
Malgré la hausse de prix indécente de cette édition, je suis heureux de voir que celle-ci vaut toujours le détour. Raisins secs et dates sucrées, parfum de terre humide, de vieux chais traditionnels, pommes et cerises marasquins juteux. Ce whisky affiche une noblesse et une richesse étonnante. Belle texture onctueuse en bouche offrant une palette aromatique très semblable au nez. Raisins secs et dates, cerises, chocolat, additionnés d’une touche de cannelle et de poivre. Sensation à la fois de bois épicé et une sensation résineuse collante et grasse très spéciale en bouche qui fait très vieilles années. L’équilibre du sherry est parfait, pas trop intense, pas trop lourd, belle texture, old-style dans l’approche. Finale dévoilant un léger accent tannique avant une montée de cannelle et d’épices du bois coiffant des fruits séchés nappés de chocolat.

Patrick 89%
Un très bon dram, avec une superbe balance entre intensité et raffinement. J’avais goûté ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné et je me rends compte avec bonheur qu’il a grandement progressé… Tout comme son prix, malheureusement! Nez : Un beau parfum délicat, complexe et savoureux, avec des dattes, des cerises, des raisins secs trempés dans le chocolat au lait, une pincée de cannelle et un zeste d’orange. Bouche : Oh, j’ai tellement été agréablement surpris par la première gorgée que je n’ai pas été capable de noter mes impressions (ce qui est bon signe)! Bref, du chocolat au lait, des cerises, du chêne grillé, une pincée d’épices à steak et de poivre, des raisins secs, des dattes, de la cannelle, des pommes rouges sucrées. Très belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Glendronach Peated

46% alc./vol.

André 86%
Déjà que le style de ‘’powerful sherry’’ avait été revisité – pour le mieux – par Billy Walker et son équipe, avec en plus, quelques détours fort agréables sur de divins cask finished (Sauternes, Madeira), on avait peut-être besoin de pousser l’audace un peu plus loin pour cette distillerie. Après avoir troqué le sherry tellement intense des anciennes version – celles datant du pré-rachat Walker du style du futur discontinué GlenDronach 15 ans Revival, ces embouteillages qui rappelaient presque les liqueurs – afin de les rendre plus amicales, un style de sherry presque austère pas très accessible pour la majorité du grand public, on voulait peut-être aussi dupliquer le succès obtenu avec les embouteillages tourbés de BenRiach… Mais comme au casino, à force de pousser sa chance, on risque de perdre son butin au jeu de l’audace et du risque ou de l’ambition démesurée. Nez fruité, mélange de fruits rouges et de fruits tropicaux, chocolat au lait, miel et raisins secs. La tourbe ressemble plus à du caramel surchauffé qu’à l’habituelle tourbe terreuse du Speyside. La bouche développe avec plus de ferveur les notes chocolatées et de miel, les fruits tropicaux émergent tout à coup et sont beaucoup plus définis qu’ils l’étaient au nez. La fumée de tourbe aussi s’est taillée une place de choix et on ressent bien ce petit côté terreux et ‘’racineux’’ en fond de bouche avec les notes d’alcool et de bois de chêne. La sensation de l’alcool en bouche confirme que le whisky n’est pas bien vieux car il laisse une légère sensation de new make spirit ou de très jeune whisky. La finale est mélangée de fruits, de tourbe chocolatée et de saveurs d’alcool épicées. Sans être un mauvais whisky je crois que le résultat final est discutable. Je pointerais du doigt la jeunesse du spirit qui affecte l’équilibre général. Une des seules encoches sur l’autel de la résurrection de Glendronach par Billy Walker et sa gang. Tsé cé pas à cause que c’est à la mode que ça fait bien à tout le monde, c’est comme le style « mixologue-bucheron-barbu », me semble que j’verrais pas Patrice Plante habillé comme ça…

Patrick 90%
Comme d’habitude, une autre réussite de GlenDronach. Complexe, superbement balancé et tellement facile à boire que c’en est presque dangereux ! Nez : Parfum de fruits, de fumée de tourbe, de cannelle, d’agrumes très subtils, d’orge et de vanille. Bouche : Belle fumée épicée et poivrée. Le tout complété par du bois brûlé et quelques fleurs. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Martin 87%
Nez: Encore une fois un sherry assez brun et profond. Raisins, tabac aromatisé, dattes et toffee. Fruits rouges et chocolat au lait. Bouche: Bois épicé, fruits au sirop, raisins et dattes, pelure d’orange et xérès. Finale: Longue et chaude, sur des notes épicées et boisées. Sherry plein la gueule. Équilibre: Un très solide sherry cask, on aurait aimé y voir un peu plus de tourbe, tel qu’annoncé, mais bon.

Glendronach Revival 15 ans 2019

46% alc./vol.

André 91%
Pour amateur de sherry intense! Cerises Marasquin, dattes dans leur emballage de cellophane, gâteau aux fruits, moue de café, chocolat noir amer, pâte de fruits, prunes. Sensation tannique et pâteuse très intense en bouche. Le sherry est intense, bien défini mais aucunement austère. Wowww… La bouche est riche : cosses d’oranges trempés dans le chocolat noir amer, cerises marasquin, dattes et prunes, filtre à café, confiture de pommes, raisins secs. Bouche épicée avec parcimonie; poivre, une pincée de cannelle, anis. Longue finale tannique et pâteuse, bien poivrée, boisée aussi et remplie de fruits séchés. Du grand Sherry comme il s’en fait de moins en moins.

Patrick 93%
Un superbe sherry cask, bien fruité et sucré, donc chaque gorgée m’a apportée beaucoup de plaisir. Du pur bonheur en bouteille! Nez: De la confiture aux fruits des champs, du caramel, du chocolat au lait et une touche d’orange. Bouche : Du délicieux xérès sucré et chaleureux, du chocolat noir, des cerises et une touche d’orange. Finale : D’une belle longueur, sucrée et chaleureuse.

Martin 91%
Nez: La terre, le cuir, les raisins, le tabac sec. Fruits des champs et vin épicé. Cannelle, miel et touche de cassonade. Incroyable. Bouche: Le chocolat et les raisins, les fruits et la cassonade, le bois et le cuir. Les épices nous accompagnent bien sur un voyage rustique. La texture laisse légèrement à désirer, mais avec un pareil éventail de flaveurs, je peux difficilement lui en vouloir. Finale: Les bois, les épices et les fruits font une belle toile de fond pour les raisins secs, le zeste d’orange, le caramel, le cuir tanné et la plus infime des fumées de tourbe. Équilibre: Un grand malt, un embouteillage qui s’est amélioré avec les années. Un beau scotch d’hiver.

Glenfarclas £511.19S.0d Family Reserve

43% alc./vol.
a famille Grant, propriétaire de la distillerie Glenfarclas, embouteillent une nouvelle cuvée ayant une signification toute particulière… Le Family Reserve 511.19 célèbre le 150e anniversaire de l’acquisition de la distillerie Glenfarclas par la famille Grant. Le 8 Juin 1865, John Grant avait acheté la distillerie pour seulement £511 et 19 shillings. Une copie de l’acte de vente original est d’ailleurs inclue avec chaque bouteille, ainsi qu’une note de George Grant qui explique l’importance de cette cuvée pour la famille Grant. Cette cuvée est issue d’un assemblage de 3 fûts entre 1970 et 2000 avec une prédominance de First fill Sherry butts, 2 Sherry butts et 1 Hogshead, afin d’incarner fièrement le profil des whiskies de la distillerie.

André 89%
Wow, quel nez. Fruits abondants, miel et toffee, une onctuosité presque maternelle, des saveurs définies, un sherry festif et approchable mais comportant aussi une complexité insoupçonnée et des d’adorables notes de chocolat. J’adore ce whisky, sa simplicité et la justesse de ses arômes et de son équilibre. La bouche est franche de par ses accents épicés qui sont en opposition avec la douceur cajoleuse du sherry et des amoureuses notes de miel chaud, de toffee et de chocolat au lait fondu. Émergent ensuite de cette couverture hétéroclite, de belles notes de raisins secs, d’orange et de cannelle. La texture est épurée et liquide mais les saveurs sont intenses et définies. La finale est sèche et fruitée, le sherry est en avant-plan, la rétro-olfaction épicée, gâteau aux fruits nappé de chocolat avec quelques nuances de miel. Sans être le whisky le plus singulier, ce Glenfarclas représente à la fois l’épine dorsale qui définissent la distillerie avec une touche de singularité. Belle présentation, juste et efficace.

Patrick 88%
Un superbe whisky pour célébrer l’anniversaire d’une distillerie pour laquelle j’ai le plus grand respect. Riche et savoureux, comme j’aime mes whiskys. Nez : Caramel fruité, sucré et riche. Le tout complété par du miel et de la vanille. Appétissant. Bouche : Sec et sucré, avec des épices délicates. Le tout avec des fruits, des noix et du chocolat au lait. Wow, j’aime. Finale : D’une surprenante longueur pour un whisky embouteillé à 43% et savoureuse.

Martin 80%
Nez: Toffee salé et fruits tropicaux. Agrumes, orge et miel. Cacao avec une touche de xérès qu’on ne voit pas à tous les jours. Certo et pâte de sel. Bizarre. Bouche: Xérès sale. Bois, caramel et épices. Sherry très astringent. Finale: Petit aspect métallique dérangeant, comme un peu sulfureux. Rétro-olfaction des céréales du new-make. Une vague amère. Équilibre: Un petit côté « écurie » vient mettre une grosse ombre au tableau de ce qui aurait été autrement presque exquis.

Glenfarclas 10 ans

40% alc./vol.

André 80%
Fraises déshydratées, glaze sur tarte aux fruits. En bouche savates rouges s’étirant sur une finale de canne à sucre brûlée et de chêne blanc sec.

Patrick 81%
Au nez, caramel et malt. Au goût, caramel très doux et intense, vanille et très légère épice brûlée. Finale très courte, mielleuse et un peu désagréable. Un whisky très doux, sucré, sans punch, facile à boire. Me rappelle lorsque j’étais jeune et que je prenais des cuillerées de caramel en cachette de ma mère. De bons souvenirs, mais pas quelque chose que j’ai nécessairement envie de renouveler.

Martin 83%
Ambré et cuivré tirant sur l’orangé dilué. Une expression d’entrée de gamme, mais également un sherry cask alléchant. Nez: L’alcool se tasse, une céréale sûrie apparaît. Cerise et fraises à la crème avec une sorte de miel parfumé aux fleurs. Un orge de qualité revient au second nez. Pas du tout désagréable compte tenu de ce que c’est. Bouche: Texture assez aqueuse quoiqu’agréable. Encore les fraises à la crème. Orge, shortcake, épices et miel. Fortement sucré, mais pour l’entrée de gamme, on peut difficilement chialer. Finale: Assez courte sur des notes de chêne, de céréales et de fruits. Étonnamment sèche. Équilibre: Un prix relativement honnête pour un single malt de cet âge. Se boit très facilement, mais sa finale over-sèche pour son caractère fruité extrême passe moins bien. Achetez-en une bouteille en SAQ Dépôt, mais pas une 2e.

RV 82%
Quelque chose qui goûte vraiment l’entrée de gamme. Cerise et quelque chose qui provient d’un cask, entre le sherry et le porto, mais aussi très fruité. L’arrivée sur la langue est encore plus sucrée en fraise et mascarpone mais aussi un peu piquante, suivie d’un petit sursaut d’essence de vanille. L’aftertaste de feuille de rhubarbe (qui sort assez longtemps après) n’est pas la meilleure sensation de finition.

Glenfarclas 10 ans – The Lorne Scots

40% alc./vol.
Pour souligner le 150ème anniversaire du Régiment canadien des Lorne Scots, Glenfarclas a créé trois scotchs de 8, 10 et 12 ans, représentants les 3 compagnies du Régiment (Peel, Dufferin et Halton). Ces scotchs étaient disponibles exclusivement à la LCBO.

André 84%
Les oranges et les fruits rouges, les pommes dans la tire qu’on nous servait à Beauce Carnaval, raisins secs. Le nez surprend de par le corps développé par les arômes malgré le vieillissement un peu trop écourté. En bouche, les saveurs habituelles livrées par la distillerie; raisins secs, oranges, prunes, le sherry, mais une texture diluée et un peu anonyme. Le nez était définitivement plus goulu que la bouche. Encore cette sensation de légère fumée en fond de bouche. La finale quant à elle est propulsée par les épices, le sherry est rond et féminin, n’offre malheureusement que les mêmes saveurs de la bouche. Légère sensation de jeune whisky aussi, un peu fringant et expérience prévisible. Point faible; la texture un peu trop diluée et liquide. Points forts; le prix, la bordée d’épices et l’ensemble de saveurs agréables.

Patrick 82%
Un bon whisky qui ne déplace pas les montagnes. Mais tout de même bon et plaisant à boire. Nez : Léger xérès, cassonade, vanille et agrumes subtils. Bouche : Bois frais, un peu de fruits et d’agrumes. Un peu trop dilué. Finale : Courte et sucrée.

Martin 85.5%
Nez: Un peu plus agressif au nez que le 8 ans, mais son caractère xérès est beaucoup plus présent. Dattes, raisins rouges, pelure d’orange et épices. Chêne mouillé. Bouche: Riche et sucré. Raisins et caramel, avec un petit côté frais et épicé. Sec et boisé. Finale: Sèche, moyenne et boisée. Un feu roulant réconfortant de poivre en grains nous accompagne jusqu’à la fin. Équilibre: Du beau bon pas cher. C’est la marche à suivre pour démocratiser encore plus les single malts.

Glenfarclas 105 – 20 ans

60% alc./vol.

André 88.5%
Deux pelletées de raisins secs… et encore plus… Raisins secs, gâteau aux fruits dans son jus. Le sherry est concentré et sans aucune ambigüité, c’est bold and thick, massif. Figues, pâte de fruits. En fait, le sherry est si puissant qu’il relègue bien des subtilités à l’arrière-plan. La bouche étonne tout de même de par sa douceur malgré son 60% d’alcool. Les mêmes saveurs du nez se retrouveront en bouche mais s’additionnent de chocolat noir un peu épicé. La texture est sirupeuse et goulue, très enrobant et longue en bouche. Il y a aussi une léger feeling poussiéreux en fond de bouche qui rappelle l’âge du whisky. Si tu n’aime pas le sherry, tu est définitivement cuit… Finale; Soutenue et fruitée, directe et franche. Ma Glenfarclas adorée, ma sherry butt, tu m’as servi toute qu’une volée alcoolisée.

Patrick 84%
Parfum de caramel fruité avec… Heu, une fausse note que je n’arrive pas à identifier. En bouche toutefois, aucune fausse note! Très chaleureux caramel épicé et fruité. La finale est moyennement longue et s’étire sur les épices. Un bon whisky, sans plus. Toujours est-il qu’il est très intense, mais qu’on sent très peu la force de l’alcool.

Glenfarclas 105 NAS

60% alc./vol.
Fondée en 1836 par un fermier, Robert Hay, la distillerie entra en 1865 dans le giron de la famille Grants…pour ne plus jamais en sortir ! John Grants, un riche éleveur de bétail, possédait déjà plusieurs fermes dans la région ; il acheta la ferme ainsi que la distillerie qui s’y trouvait afin de créer une sorte de lieu de repos pour les troupeaux et les gardiens qui les convoyaient des nombreuses fermes du Glenlivet jusqu’au marché d’Elgin ; les bêtes trouvaient là l’eau et le fourrage qui leur étaient nécessaires pendant que les hommes pouvaient reposer leurs jambes fatiguées du voyage et se requinquer à grands coups de dram !

André 88%
Forte attaque amadouée préalablement au nez par le sherry et le sucre. Présente par la suite un beau mélange de fruits secs (grandement influencé par les raisins secs) et de chocolat. La surprise est totale car l’alcool est très douce au nez mais explose en bouche. Finale interminable présentant une belle dualité entre la douceur du sucre allié de la générosité du sherry et le haut taux asséchant du 60% d’alcool. À ne surtout pas faire : y ajouter de l’eau, laissez le plutôt respirer plus longtemps afin d’en éveiller le bouquet.

Patrick 92%
Après avoir comparé, sent définitivement les Glosettes aux raisins ! Bref, nez chaleureux de raisins et chocolats, avec une touche d’amandes… En bouche, ce whisky est extrêmement chaleureux et pas uniquement à cause du taux d’alcool : raisins, épices, chocolat et caramel, chêne brûlé… La finale, persistante à souhait, nous laisse dans un état contemplatif, baigné par les effluves susmentionnées. Idéal pour l’automne, en particulier le soir, à l’extérieur, près du feu. Tout simplement excellent, j’espère que ce grand classique sera un jour disponible à la SAQ. Cette bouteille symbolise d’ailleurs mon évolution personnelle en termes d’appréciation des whiskys « cask strenght » : il y a 5 ans, je m’étais débarrassé de ma bouteille de 105 en la donnant à un ami. A l’époque, je trouvais le taux d’alcool trop fort pour y apprécier quoique ce soit. Toutefois, j’en ai racheté une bouteille l’an dernier que j’ai vidée plutôt rapidement tellement je l’aimais ! Définitivement mon Glenfarclas favori, un exemple à suivre pour toutes les distilleries !

Martin 91%
Témoignage roux et profond du sherry. Nez: Sous une couche de foin poussiéreux, on retrouve un univers de fruits rouges, de malt grillé, de vanille orangée et de chêne. Bouche: Franc et affirmé, ici on ne fait pas dans la dentelle. Fruits des champs, tarte à la crème, muscade, cannelle et gâteau au fromage. Épique. Finale: Dune bonne durée, elle nous emporte avec une belle chaleur épicée. Équilibre: Bien que la plupart des cask strength en valent la peine, celui-ci pousse le bouchon un peu plus loin, au grand plaisir de tous.

Kim 91%
Au nez : Pneus suaves, caoutchouc recouvert d’une couche de gaze trempée dans le sirop de vanille et les fleurs confites. L’alcool est tout de même assez présent. Au goût : Robuste dès la première gorgée! Sec au premier abord, il dévoile ensuite une rondeur et une richesse sucrées. Équilibre incroyable entre douceur et robustesse, une main de fer dans un gant de velours… ou est-ce l’inverse? Finale un peu trop sucrée à la longue par contre. Avec une touche de fumée en plus il serait parfait, mais on ne peut pas tout avoir. Un classique!

RV 88%
Une classe qui semble naturelle, contrairement à d’autres Speyside qui paraissent davantage parvenus. Raisin secs, et après avoir respiré, Glosette aux raisins avec un peu de crasse de dattes. Sans surprise, l’alcool est très fort en entrée mais la manière dont le raisin sec revient prendre sa place est tout un accomplissement. Et une fois l’alcool dissipé et la langue remise de son choc, on retrouve une pointe du chocolat qui recouvraient les Glosette.

Glenfarclas 12 ans

40% alc./vol.

André 88.5%
Superbes notes de sherry et d’épices. L’arrivée est à la fois vive mais aussi très ample (fruits confits, gâteau aux fruits) et généreux. La finale est d’une belle persistance et les épices s’accrochent interminablement en bouche et se jumèlent agréablement aux oranges confites et au beurre. Superbement bon et hyper abordable. Une belle découverte.

RV 81%
Speyside d’inspiration Lowlands? Nez assez unidimensionnel avec le malt et le raisin typique en harmonie, et un léger plastique comme dans certains Auchentoshan. On laisse tomber le malt en bouche, et le raisin devient plus sec, presque poussiéreux, mélange à de la farine brune. En finale, c’est tranquille – trop tranquille – avec le son d’un raisin qui semble fort, mais retentissant d’un party à des kilomètres plus bas.

Patrick 85%
Nez de malt chauffé qui fait ressortir quelques épices et une touche de fruits confits. En bouche, vanille, épices boisées, raisins et fruits confits. La finale malheureusement, part en poussière… Elle en effet plus courte que celle de la bière blonde que j’ai bue juste avant ! Agréable, bien équilibré si ce n’est de la finale un peu trop courte. Quand même un bon rapport qualité/prix, les single malts de qualité à 60 $ se faisant de plus en plus rares.

Glenfarclas 12 ans – The Lorne Scots

43% alc./vol.
Pour souligner le 150ème anniversaire du Régiment canadien des Lorne Scots, Glenfarclas a créé trois scotchs de 8, 10 et 12 ans, représentants les 3 compagnies du Régiment (Peel, Dufferin et Halton). Ces scotchs étaient disponibles exclusivement à la LCBO.

André 85%
Le pouvoir du sherry, accentué par un petit 3% d’alcool supplémentaire en bonus. Nez d’une belle volupté, bien fruité et épicé. Mêmes saveurs usuelles; raisins secs, gâteau aux épices, prunes. Franc et direct. La bouche à beaucoup plus de tonus que l’édition de 10 ans, les raisins sont plus présents et l’alcool plus ressenti, le sherry, les pommes rouges, sensation un peu tannique apportée par le xérès, chocolat noir, oranges. La finale est moyenne en longueur, la texture est agréable, mais les saveurs variées; oranges, sherry et une belle poignée d’épices. Dans le style, ce whisky est simple mais relativement bien construit, pour amateurs de sherry avertis.

Patrick 84%
Un bon scotch de tous les jours, savoureux, mais un peu trop léger par rapport à ce que Glenfarclas sait offrir. Nez : Beau xérès fruité et sucré avec un peu de chêne. Bouche : Beau xérès épicée et fruité, avec un peu de vanille et de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le xérès.

Martin 88%
Nez: Un sherry beaucoup plus goulu et mature. Riche et foncé. Dattes, orange sanguine et raisins Sun-maid. Cassonade et chêne sec. Bouche: Texture ample et sirupeuse, soyeuse et feutrée. Raisins juteux, dattes, orange, muscade et poivre en grains. Caramel crémeux. Finale: Longue et chaude, sèche et boisée. Les épices du xérès nous accompagnent jusqu’à l’horizon. Équilibre: Un solide sherry cask à un prix raisonnable. Dommage que ce ne soit qu’une exclusivité ontarienne. Scandale!