Angel’s Envy

43.3% alc./vol.
Kentucky straight bourbon whiskey affiné en barriques de porto.

André 82%
Salade de fruits, oranges, sous une étoffe très soyeuse au nez. C’est un bourbon ça ??? En respirant, oui, peut-être… avec ses arômes distinctifs de fruits sauvages rouges et cette typique touche d’épices. Ça ressemble à ces feuilles de pâte de fruits que l’on achète et que les enfants roulent pour manger. En bouche, c’est plus ambivalent avec une tendance vers le bourbon (les fruits rouges et les épices) et une texture quelque peu cireuse en finale de bouche. La finale confirme le statut de bourbon, affublé d’un voile orangé et de fruits épicés.

RV 81%
La corne d’abondance se réduit à ce point à mesure qu’on s’y enfonce? À l’image de la bouteille, beaucoup de personnalité, avec un fond de Glen Garioch, de miel, de trèfle et de lilas, mais déjà à l’olfactif on peut se douter que le caramel va pousser trop fort la note. En bouche, d’abord le sirop caramélisé, puis le fût, et enfin le bourbon standard qui domine jusqu’en finale où du blé remonte. Pas vraiment impressionné par ce qui semble du Knob Creek au blé.

Patrick 79%
Nez très léger de bourbon, épices et chêne, avec touche de fruits. En bouche, gros chêne brûlé, épices et jus de fruit. La finale est épicée avec une touche de sucre. Le porto n’est définitivement pas un plus. L’ensemble manque d’équilibre.

Kim 84%
Nez : Fruité sur la cerise rouge, voire même les jujubes, cassonade dorée, mais aussi un côté boisé qui rappelle un vieux meuble vernis. Bouche : Épicé, sucre vanillé, maïs en crème. Bien plaisant, facile à boire quoiqu’un peu simple, et me rappelle ma visite au Kentucky.

Angostura 5 ans Premium

40% alc./vol.
Trinidad et Tobago

RV 75%
Caramel brûlé anonyme, trop discret à des milles olfactif. L’arrivée, à l’image du nez, est très douce malgré que l’on puisse y détecter des épices, du bout des lèvres. Par contre, tout s’effondre en finale avec un goût de ballounes 3 jours après l’anniversaire, et l’aftertaste pèche par le même goût désagréable. Ouch.

Patrick 79%
Chêne brulé et touche de fumée au nez, avec un peu de poussière? Au goût, riche caramel et touche de vanille me rappelant les sundaes au caramel de McDonalds. Finale chaleureuse avec touche feuillue. Agréable, bien équilibré. Sans faute majeure, mais manque de relief…. Idéal pour l’amateur de McDonalds. Tiens plus du burger régulier que du Big Mac toutefois

Annandale Man O’Swords STR Peated Ex-Wine Cask #361

59.3% alc./vol.
STR Peated Ex-Wine Cask #361, 2017-2023.

André 89%
Belle complexité ce whisky qui allie une multitude de saveurs et une confection raffinée. Viandes fumées sur le bbq, caramel lourdaud, oranges sanguines, petits fruits rouges sauvages, poivre et fumée de tourbe prononcée. Les notes de bois brûlé et calciné sont importantes. En bouche, la fumée de tourbe est à la fois crasseuse et herbacée. L’apport du wine cask est bien ressenti et calme bien la donne. La texture est ronde, huileuse, chaleureuse. Cerises, raisins secs, caramel et poivre, noix cuites au four, charbon de bois, viandes fumées. Très challengeant comme palette aromatique. Les notes d’oranges sont superbes. Finale de viandes fumées et poivrées cuites sur charbon de bois, sauce aux fruits sauvages, caramel, confiture d’oranges, framboises. Impressionnant!

Patrick 90%
Le parfum d’herbe brûlée m’a un peu déstabilisé mais, une fois en bouche, OMG : La balance des saveurs est magistrale et je découvre une nouvelle couche de saveurs à chaque gorgée. Un grand whisky de dégustation qui m’a apporté beaucoup de plaisir, idéal pour les samedis soir où on veut prendre le temps de se faire plaisir! Nez : Fumée d’herbe brûlée, chêne carbonisé, vanille et caramel. Bouche : Belle texture huileuse en bouche, supportant des saveurs de fumée épicée et sucrée, des notes herbeuses, du caramel, de la vanille, du poivre, de cannelle et de chêne carbonisé. Après quelques gorgées, je remarque aussi les subtils fruits du vin rouge. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur une belle fumée sucrée et discrètement fruitée.

Martin 89%
Nez: Fumée grasse, fruits noirs, cassis, cuir, cacao, bois toasté, nuance de vin rouge concentré. Bouche: Texture dense et enrobante, tourbe terreuse, prune macérée, chocolat noir, orange sanguine, poivre, tannins présents qui structurent fortement l’ensemble. Finale: Longue, braise, café, chêne épicé, fruits noirs persistants, chaleur soutenue. Équilibre: Alliance audacieuse, fumée et vin s’entrelacent sans se dissoudre, un dram définitivement au profil intense et marqué. J’adore! Rarement un lowland m’aura autant jeté par terre.

Kim 87%
Nez : L’alcool sert d’assise au lieu de s’imposer en masquant les arômes, comme c’est malheureusement le cas dans certains cask strength. Fruits séchés, eau de fleur d’oranger, vin de macération (orange), mélasse de grenade, herbes de Provence (thym, origan, romarin, lavande) et coffre en bois ayant jadis contenu un sachet de pétales de fleurs. Bouche : Alors que je m’attendais à de la rondeur, des arômes tertiaires, mes papilles se heurtent d’emblée à une palissade de bois, à travers laquelle se faufilent après quelques minutes du sucre d’orge, de la feuille de cigare, du germe de blé et finalement les fruits séchés, qui ont rattrapé le cortège. Je n’ai pas parlé de la tourbe hein? C’est parce qu’elle s’intègre si subtilement aux autres saveurs, qu’elle s’y camoufle presque. Sympathique, quand on le laisse respirer.

Annandale Man O’Words STR Ex-Wine Cask #322

60.2% alc./vol.
STR Ex-Wine Cask #322, 2017-2023.

André 87%
Surprenant d’un whisky avec aucunes attentes. Nez vineux et fruité, beaucoup d’oranges sanguines et de framboises, tranché par des notes de bois brûlé, du raisin sec et de la pelure de pomme. La bouche affiche un beau mélange de fruits rouges séchés nappés de poivre moulu, du caramel et du miel, réglisse rouge dans son emballage de cellophane, des oranges sanguines juteuses, compote de framboises sucrée, du bois de charcoal et une touche de cannelle. Avec l’aération, les notes de caramel gagnent en force et une sensation cireuse s’intalle. La finale est sèche, l’alcool plus soutenu, le bois brûlé jumelé d’épices frétillantes et de poivre affinent la sensation d’alcool. Beau produit, belle conception. Rien de très original mais ça a le mérite d’être bien construit.

Patrick 89%
Comme première impression de la distillerie Annandale, je suis agréablement impressionné. Un beau scotch bien construit, où la force de l’alcool supporte admirablement les saveurs. Meilleur de gorgée en gorgée, du genre que tu en prends un verre et tu dis au barman « finalement laisse la bouteille ici, je vais m’en occuper! ». Nez: Les fruits mûrs sont au premier plan, mais sans dominer l’ensemble. J’y retrouve des framboises, des bananes encore un peu vertes, du caramel, du chêne doux, une goutte de vanille et une note subtile de noisettes. Bouche : Porté par une belle texture, j’y goûte de savoureuses framboises des champs (pas celles de-la-Californie-au-Costo qui goûtent l’eau), des bananes vertes, du bois carbonisé, une pincée de poivre et de piment, des noisettes et une trace de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le vin rouge et le bois carbonisé.

Martin 88%
Nez: Fruits noirs, cerise, cassis, cacao, vanille sombre, bois toasté, nuance vineuse marquée. Bouche: Texture dense et serrée, caramel épais, prune macérée, chocolat noir, orange sanguine, épices chaudes, tannins du fût qui structurent le milieu de bouche. Finale: Longue, café, chêne épicé, fruits secs, chaleur persistante. Équilibre: Profil puissant et vineux, influence du STR dominante mais cohérente, un dram intense et affirmé.

Kim 76%
Nez : Hum, je suis perplexe. Orangeade du McDonald’s (celle sans pétillant de ma jeunesse), zeste de citron, feuillage de céleri, une trace de basilic et de caramel pâle, mais aussi un côté foin séché. Bouche : Ouin… j’ai l’impression de boire du savon à main mélangé a du savon à lessive. Un côté abominablement floral, mais aussi chimique. Une finale sur l’intense torréfaction vient ensuite trancher, mais pour moi ça ne fonctionne pas. Je suis franchement surprise, car la version Peated, le Man O’Swords, m’avait bien plu.

Antiguo De Herradura Añejo

38% alc./vol.

Patrick 88%
Une tequila complexe et savoureuse. Tellement que comme base de cocktail, il faudra voir avec un professionnel, mais straight, c’est parfait pour tout amateur de tequila. Nez : Du bel agave enveloppé de fruits tropicaux, avec une touche de caramel et une volute de fumée. Bouche : Un beau mélange de saveurs, avec l’agave, les fruits tropicaux, le caramel, le bois et un peu de fumée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fumée.

Antiquary Blue

37.5% alc./vol.
Batch #009/10, Sept.2014.
Blend de scotch, malt et spiritueux de grains indiens.

Patrick 37%
J’espère qu’il n’y aura jamais d’accord de libre-échange avec l’Inde qui permettrait à ces déjections dégueulasses d’entrer librement ici. YAAAAAAARK! Nez : Parfum feuillu et fruité, avec des notes de caramel et surtout la typique touche chimique des whiskys indiens. Bouche : Après avoir rappelé à ma femme le numéro du Centre Anti-Poison, je plonge : Arrivée chimique, épicée et, avec un peu d’imagination et de bonne volonté, fruitée. Bon, ça y est, j’ai mal au ventre (sans joke!). Mais je suis toujours vivant! Finale : D’une longueur moyenne, avec des notes de bois brûlé noyées par les ordures chimiques.

Appalachian Gap Snowfall Vermont Whiskey

54% alc./vol.
Composé à partir d’une recette de 30% de maïs, 45% d’orge et de 25% de seigle.

André 89%
J’ai adoré déguster ce produit avec le master distiller à la distillerie même. Du beau travail. Chacune des céréales fait son travail admirablement; superbe mélange sucré du maïs, de l’épicé du seigle, le tout bien enveloppé du nuage d’orge plus posé. Le nez est calme et rafraichissant, tout comme un vraie bordée de neige hivernale. En bouche, du vrai bonbon; pastilles Certs, poivre, épices et herbe fraichement coupée avec une fine touche florale. Très texturé et multilayered ! Les éléments qui pourraient paraître disparates s’agencent agréablement bien en bouche. La finale est longue, transportée par les vagues successives d’alcool quand même discrètes, le poivre et les épices et rétro-olfaction. J’adore…

Patrick 88%
Un très bon whisky, très prometteur. J’aime beaucoup qu’on ait utilisé un mash moins traditionnel. Très épicé, poivré (en fait, mélange de 4 poivres!), avec une touche de menthe et enrobé parle sucre du maïs. L’ensemble demeure donc relativement doux malgré la force de l’alcool. L’orge apparaît dans toute sa splendeur vers la finale, accompagnée de quelques noix.

Appleton Estate 12 ans

43% alc./vol.

RV 81%
Comme sa petite sœur, j’y détecte toujours le caramel et les pommes, mais cette fois-ci avec davantage de profondeur, ce qui reste l’ensemble plus appétissant. L’arrivée est moelleuse malgré que le sucre brûlé y soit trop fort, et ce que l’aftertaste laisse comme souvenir. Après le profil de son superbe nez, je suis déçu du reste de la silhouette.

Patrick 84%
Notes de cassonade et de chêne brûlé au nez. En bouche, l’arrivée en bouche est marquée par le chêne brûlé, suivi par la cassonade et le fruit. Finale agréable s’étirant sur une saveur rappelant un rye. Bien équilibré, un bon rapport qualité/prix.

Appleton Estate V/X

40% alc./vol.
Jamaique. Blend de rhums provenant de mélasses distillés et âgés dans d’ex-fûts de Jack Daniels.

RV 80%
Caramel et pommes rouges très sucrées, en bouche on oublie un peu les saveurs mais on retient la chaleur de celui-ci. L’arrivée est sympathique avec de la mélasse, et la finale est légèrement brûlée. Sans être vraiment efficace, il s’agit d’un petit rhum inoffensif mais agréable, qui tient plus du confortable que du sportif.

Patrick 80%
Nez riche et suave, sans nécessairement grand relief toutefois. Au goût, délicieuse cassonade fruitée qui explose agréablement en bouche. Finale malheureusement un peu trop courte.

Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.