Dun Bheagan Caol Ila 10 ans Vintage 1995

46% alc./vol.

André 84%
Une poussée d’aiguilles de pin dès les premières secondes, mais un passage très furtif très vite oublié. La tourbe apparait rapidement et fortement ne pouvant pas dénier ses origines. Un minuscule nuage de fumée de tourbe. La catastrophe est au niveau de la bouche ou il est complètement nul et où votre attente sera à la hauteur de votre déception. La finale récupère la bouche décevante avec un rappel de fumée de tourbée et de crème brûlée. Pour le prix payé, l’amertume gâchera votre plaisir et ce même si c’est un single malt agréable.

RV 85.5%
Nez immédiatement Longrow, qui s’adoucit en tourbe par la suite. Pas d’arrivée en bouche mais heureusement la finale est à la hauteur du nez et rattrape une expérience ayant très bien commencé mais souffrant d’un mortel ennui au niveau des papilles. Pas vraiment démonstratif de ce que la distillerie peut livrer, mais une belle petite réserve spéciale.

Patrick 85%
Nez marqué par la fumée, la tourbe, le chêne brulé et le pin. L’arrivée en bouche est surprennement douce, mais le punch de fumée de tourbe suit rapidement. On dirait qu’on mord dans une branche carbonisée! La finale, fumée, est malheureusement trop courte. Manque un peu d’équilibre au niveau de la finale, mais j’aime bien la tourbe brûlée.

Dun Bheagan Islay 1999

43% alc./vol.
Fûts #304595 et 304609, édition limitée à 5400 bouteilles.

André 83%
Étrangement absent et légèrement accentué de notes de vin blanc sucré et d’un timide brûlé en arrière-plan. Une texture sans grand intérêt et une finale qui tente de sauver la mise. Décevant et oubliable.

RV 83%
Un voyage anonyme en contrée peu connue, mais sans attrait véritable. Assez différent du 1997, la tourbe est six pieds sous terre, ce qui semble à prime abord déplacé mais n’est pas désagréable non plus. Sur la langue, prend beaucoup de temps à se déclarer, dans les mêmes instances qu’au nez. La finale démarre de façon décevante et est à oublier, mais l’aftertaste beaucoup plus rond est de bien meilleure facture. Pas nécessairement type, sans faute, mais j’ai un peu de misère à lui trouver une raison pour y revenir.

Patrick 88%
Nez d’une belle intensité de tourbe et de fumée sèche, le tout chassé par un vent du large. En bouche, la saumure, très salée, qui laisse transparaître la tourbe et un fond un peu terreux… Ce qui est somme toute plutôt agréable. La finale fumée et salée, est d’une belle longueur. Dans l’ensemble, une belle bête fougueuse mais qui se laisse tout de même approcher. Idéal pour le Sunday Night Football.

Dun Bheagan Islay 2008

46% alc./vol.
Sherry butts, fût #315764 sur 315770, 5376 bouteilles.

Patrick 90%
Une belle surprise que cet embouteillage mystère.  Toujours est il qu’il s’agit d’un digne représentant d’Islay!  Nez : Belle tourbe délicieuse, portée par les arômes fruités du xérès et une fumée envoutante rappelant un excellent cigare cubain.  Bouche : texture huileuse, idéale pour la chaleureuse fumée de tourbe.  Ici encore, le xérès et les notes rappelant un bon cigare viennent compléter le tout avec brio.   Finale : Longue et savoureuse, marquée par la fumée de tourbe et le xérès.

Martin 87%
Un feu roulant d’orange vif saute aux yeux. Nez: Douce tourbe grasse avec des accents de gazon terreux. Caramel, bois, bruyère et algues séchées. Orange et soupçon de cuir. Bouche: Arrivée en bouche sèche et tourbée. Légère mais pas trop. Avalanche de fruits et d’herbe. Finale: Longue, poivrée et fumée. Vent de tourbe et de fruits, festival du peated sherry cask. Équilibre: Un malt intéressant, un beau dram qui réchauffe au coin du feu.

Dun Bheagan Islay 2009

43% alc./vol.
Embouteillé en 2014, fût #707351/707363, 5376 bouteilles.

André 86.5%
Miel et vanille fraiche, tourbe et petit côté médicinal à la Laphroaig, sable de plage et sel de mer mouillé, eucalyptus. La tourbe et le côté maritime, tourbé et médicinal est plus prédominent en bouche en plus d’offrir une palette de sucre et de menthol et d’eucalyptus. La texture est agréable mais sans grande complexité, mais la vivacité du jeune whisky a bien été maitrisé. La bouche se développe ensuite vers les notes citriques, d’oranges et d’agrumes arrondis par les notes de toffee et de caramel légèrement brulé. Et puis, étrangement apparaissent les vagues de sel et de poivre noir. La finale est un peu courte pour les saveurs supportées par l’alcool, sans être décevant en soi. Un whisky agréable versus le prix déboursé mais qui n’a pas le hook accrocheur de bien des éditions officielles de distilleries de l’Ile.

Patrick 91%
Un Islay comme on les aime. Relevé, complexe, savoureux, intense et tout de même bien balancé. Il m’inspire une soirée entre amis, sur le bord d’un feu de camp. Nez: Fumée de tourbe salée, avec une touche fruitée et un peu de poivre. Bouche : Fumée poivrée et tourbée, sel, céréales et épices. Puis, une autre vague de tourbe salée. Finale : Longue, très savoureuse, marquée par le sel et les cendres.

Dun Bheagan Islay 2010

43% alc./vol.
Casks 707241 & 70753 , 5280 bottles.

André 85%
Beau single malt, avec beaucoup de tourbe au nez et de la fumée médicinale, feu de plage avec du bois légèrement mouillé en train de brûler, filin de sel, camphre, bonbons casse-grippe. Ensemble un peu éventé comme si l’on regardait à travers un filtre un peu flou, un croquis photo de David Hamilton version alcoolisée. À l’aération, le whisky lâche maintenant quelques salves de fumée malpropre presque industrielle, charcoal brûlant un peu lointain, bonbons casse-grippe sucrés, fumée médicinale, fruits tropicaux, ananas, agrumes, Saveurs super intéressantes mais on dirait que l’ensemble des saveurs est un peu dilué et fade, manque de punch. Dommage car les saveurs sont superbes. La finale est axée sur la tourbe médicinale, beaucoup de poivre aussi et le camphre presque éphémère qui disparait progressivement laissant une sensation de suie de charbon. Pour le prix, superbe achat. Ressemble à du Lagavulin 8 ans.

Patrick 86%
Un superbe rapport qualité-prix! Habituellement, je préfère mes scotchs plus forts en alcool, mais ici, compte tenu du prix qui en fait un whisky de tous les jours, c’est juste parfait! Nez: De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et quelques agrumes. Bref, que du bonheur en perspective. Bouche: Une belle grosse dose de sel et de fumée de tourbe, quelques agrumes et de la cendre. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par les cendre et le sel.

Dun Bheagan Longmorn 13 ans

43% alc./vol.
Fûts #74877, 74878 & 74882, bouteille #1227.

André 84%
Maritime au nez, doux sel, nectarines et céréalé au nez. Les céréales sont plus présentes en bouche allié d’un bel apport fruité. La finale est sucrée et d’une belle longueur.

RV 86.5%
Citron fumé et orge pas mûr, mais lorsque qu’il respire davantage le citron est remplacé par la clémentine. C’est bien un Longmorn, mais on dirait qu’il a reçu un traitement spécial. Le grain est encore plus vert en bouche mais en même temps plus sucré, et le gout semble atténué par une étrange sourdine gustative. La finale commence par une fumée tranquille disparaissant dans les épices. L’aftertaste est difficile à décrire mais bien présent, d’une longueur étrange pour seulement 13 ans. Pas au niveau du 15 et du 16 ans, mais pour un embouteilleur, contrairement au pitiful Longmorn-Glenlivet, ca passe très bien malgré que je voudrais qu’elle s’exprime davantage.

Patrick 81%
Très léger et frais. Herbes séchées, agrumes et orge fruité. Un whisky si léger ne devrait être jamais être offert à un taux d’alcool de moins de 50%. Pas mauvais, mais un peu trop bref et passager.

Dun Bheagan Rosebank 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2006, fût #2047, 2054 & 2055, 894 bouteilles.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais me semble que ma vie serait triste si je n’avais rien d’autre à boire. Nez : On jurerait être en train de marcher dans un champs, après la pluie : orge, herbes et fleurs des champs, le tout accompagné d’une odeur de terre humide. Bouche : Le chêne et ses épices. Un peu de sucre juteux et d’herbe. Finale : Courte et épicée.