Edradour Natural Cask Strength Bourbon Cask Matured – Vintage 2006 First Release

60.2% alc./vol.
Distilled February 2006, bottled 15th July 2016, limited edition of 1772 bottles.

André 89%
Nez au départ très fermé et discret, hormis l’alcool qui est perceptible. Miel, oranges, agrumes, céréales Sugar Crisp, cannelle, beaucoup de caramel. La bouche est franche, bien alcoolisée, très portée sur les céréales et les fruits séchés, miel chaud onctueux, épices, bois de chêne, le tout ceintré de vanille. Finale longue, un peu sèche, mélange d’épices et de céréales. Sans être le whisky avec la palette aromatique qui occupera votre palais pendant 4 heures, ce whisky offre définitivement une structure intéressante et une exploration sur les céréales et les saveurs découlant du vieillissement en bourbon cask. Avec le taux d’alcool, la notion d’édition limitée de surcroit, vous ne regretterez pas votre achat.

Patrick 85%
Un scotch très agréable qui nous permet de découvrir le style « pur » de cette petite distillerie méconnue. Nez: Frais, avec des notes de tangerines, de vanille et de noix de coco. Bouche: Toujours frais et semblable à ce que j’avais trouvé au nez, soit la tangerine, la vanille et la noix de coco, mais aussi quelques notes de bois fraîchement coupé. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois et la vanille.

Edradour Natural Cask Strength Sherry Cask Matured – Vintage 2002

54.7% alc./vol.
Distilled 28.08.02, bottled 06.02.17 from sherry cask #1406, limited edition of 696 bottles.

André 90%
Savoureux, pâte de fruits, dattes, raisins secs, gâteau aux fruits, raisins séchés, chocolat noir, pâteux et compact. Très direct sur le sherry mais l’équilibre est parfait. À l’aération les notes de piment de cayenne apparaissent, le chocolat noir aussi, ce qui apporte une belle amertume afin de tabler les saveurs. Ces mêmes saveurs du nez poursuivront leur développement en bouche en se nappant d’une couverture très épicée, le gingembre et le bois de chêne séché. Le mélange de sherry collant très pâteux et de chocolat noir est définitivement pour les amateurs de whisky gourmands. Le côté pâteux est toujours présent et se confirme en bouche au niveau texture. Finale épicée et astrigente, belle sécheresse contrôlée, beaucoup de fruits, les raisins secs, les dattes et les fruits rouges en particulier. Il faut être un peu plus motivé pour acheté cette bouteille, mais elle vaut largement les 170$ demandés.

Patrick 89%
Un très bon dram pour l’amateur de whisky vieillit en fût de xérès. Sans être exceptionnel, on ne peut qu’aimer! Nez: Notes de beau fruit mur, avec une bonne dose de chocolat, un peu de vanille et un bois subtil. Bouche: Fruits mûrs intenses et chaleureux, subtil chocolat au lait, chêne brûlé et épices enveloppantes. Finale : Longue, s’étire sur les notes de fruits mûrs et boisées.

Edradour Port Cask 8 ans 2003 Batch #1

46% alc./vol.
Highlands, 1837. Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Écosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! Indépendante jusqu’en 1933, elle est alors rachetée par un groupe américain (la loi sur la prohibition vient d’être abolie) puis en 1982 par Clan Campbell qui utilisent la production pour la fabrication de blended whiskies. Désormais propriété de « Signatory Vintage », un embouteilleur indépendant, Edradour est presque exclusivement vendu en single malt.

Patrick 79%
Nez: Parfum agressif de fruits mûrs quasi-moisis. Bouche : Le goût en bouche est de loin supérieur au nez. Très chaleureux, un porto brûlant, à la limite de saturer nos sens. Finale : Relativement courte, ce qui est surprise compte tenu de son intensité. Balance : Le nez est désagréable, mais en bouche, il demeure intéressant. Nous sommes loin d’un chef d’œuvre d’équilibre. Trop jeune. Un feu de paille.

Edradour Straight From The Cask 10 ans – Matured in Sherry Butt #372

56% alc./vol.
Distillé en 2009

Patrick 90%
Un beau gros whisky intense, chaleureux et plein de bonheur. Je recommande chaleureusement, sans mauvais jeu de mots! (Habituellement, quand quelqu’un écrit ça, c’est qu’il y a en effet présence de mauvais jeu de mot!) Nez: Du xérès chaleureux, des cerises enrobées de chocolat au lait, de la vanille, une pincée de sucre blanc et une touche de bois brûlé. Bouche: Du beau xérès chaleureux, du bois brûlé, du gingembre, du chocolat noir, une goutte de vanille et de belles épices. En fait, la bouche est beaucoup plus épicée que le nez le laissait présager. Finale: D’une belle longueur, boisée, épicée et discrètement fruitée.

Edradour Straight from the Cask Châteauneuf-du-Pape Finish

59% alc./vol.
Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Ecosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! La mécanisation est quasiment absente des lieux et Edradour se vante de pratiquer la distillation à la main, telle qu’on la pratiquait sous l’ère Victorienne… Distillé le 28 mai 2002 et embouteillé le 12 avril 2013, 430 bouteilles.

André 78%
Le nez est très généreux, confiture de fruits, oranges, chocolat noir, épices diverses mais pas trop omniprésentes. Le nez demande du temps avant de se révéler mais une fois la lancée des fruits bien en place, l’ensemble est plein et entier. En bouche ; les fruits rouges, les dattes et les prunes, fruits secs, confiture de framboise, vanille et une couche d’épices plus compacte. Raisins secs de Raisin Brand, gâteau aux fruits, avec touche de bois sec et de plus en plus d’épices. Je lui trouve un déséquilibre en bouche que le nez de dévoilait pas. Le mélange des épices avec le sherry procure une sensation de vieux sherry poussiéreux, genre pierre ponce ou poussière de craie, en fond de bouche. À la limite, une touche de chlore ? Finale épicée et fruitée. Le nez annonçait quelque chose de bien mais la bouche est déséquilibrée et on a tenté de cacher les défauts du whisky sous la couverture du cask finish.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel. Si complexe, si intense. Un modèle à suivre. Nez : Parfum extraordinaire, complexe et riche. Vin intense, « shed à bois » et touche de sel. Bouche : Doux, sucré, mais tellement intense au niveau des saveurs : Vin, sel, épices intenses, fruits mûrs et toujours la « shed à bois », mais avec un sève plus présente. Finale : Longue, intense, dominée par le vin et les épices.
  

Eimverk Distillery Flóki Icelandic Young Malt 1st Edtion

47% alc./vol.
Barrel #24, bottle #180, 2016. La distillerie Eimverk située à Garðabær, près de Reykjavik, est une entreprise familiale établie depuis 2009. Sous l’égide du maître distillateur Egill Gauti Thorkelsson, 4 fûts de « Icelandic young malt » ont été produits et commercialisés sous leur marque « Flóki », exclusivement disponible dans les magasins hors-taxe du pays. L’orge est séchée avec du fumier de mouton, abondamment utilisé dans le pays depuis toujours pour fumer la viande et le poisson. Les alambics de la distillerie sont chauffés par la géothermie grâce aux abondantes sources chaudes volcaniques à disposition. En novembre 2016, après la période de recherche de la bonne « recette » (163 essais avant de trouver « LA » recette définitive) et les 3 ans nécessaires à la maturation du whisky, le premier « Flóki Icelandic Single Malt » mûri en fûts de bourbon sera embouteillé. Toutefois, la production sera limitée à 500 bouteilles de 50 cl numérotées, titrant 40 %. Le nom « Flóki » provient d’un explorateur viking qui a donné le nom d’Islande au pays en 847. Ce spirit est vieilli pour une période de 1 à 2 années en fresh american oak barrel medium toast & char level.

André 72.5%
Ayant terminé voilà pas longtemps la série Vikings, je me suis dit que c’était probablement le bon moment pour moi, étant toujours dans le mood, d’essayer cette bouteille qui trainait depuis plus d’un an dans la whisky room. Singulier… Au départ, beaucoup d’influences du fût neuf, côté agricole, biologique et micro-distillery très prononcé. Vanille, poivre, grains de céréales mouillés, foin séché. Je dois avouer que j’ai eu l’image du crottin d’animaux aux premières impressions mais que je trouvais ça trop salaud pour l’écrire, mais qu’après avoir lu que l’orge est séchée avec du fumier de mouton, bien je dois confesser que c’est ça que ça goûte et que ça sent. La bouche est plus fruitée, genre oranges et citron poivré, ananas, poires aussi, finement épicé, herbe verte, moue de céréales avec une petite morsure du chêne séché. J’ai vidé le cabanon dernièrement afin d’y faire le ménage et j’ai trouvé le lit hivernal de la bellette que je voyais passer de temps à autre sur le terrain. Et bien, cette odeur de fourrure animale un peu sale me rappelle certaines des saveurs biologiques qui reviennent toujours en avant plan. La finale est orangée et fruitée, parsemée de notes de tranches d’ananas et de morceux de fûts neufs, céréales agricoles et animales très weirdo. J’avoues que je suis déstabilisé, pas nécessairement dans le bon sens du terme mais bon je crois que ce spirit est tout aussi unique que l’Islande peut le prétendre.

Patrick 65%
Pour faire un whisky original, il suffit de le vouloir. Pour faire un bon whisky, ce n’est définitivement pas aussi évident. J’imagine que je peux trouver ça cool d’avoir goûté à du purin grâce à ce whisky. Ou peut-être pas. Nez : Woooooh… C’est spécial. Peut-être que c’est le fumier de mouton? En tout cas, c’est agricole. Genre une grange, des céréales mouillées, du foin et un fumier ou du compost presque sec. Anyway, ça ne donne pas envie d’y goûter. Bouche : Un compost de bananes, de citrons, de poires, d’oranges, d’herbe et de chêne, avec un petit côté animal malade. Finale: Longue, et portée sur un mélange d’agrumes, de céréales et de purin.

El Dorado 15 ans Special Reserve

40% alc./vol.
Demerara Distillers, Guyane.

Patrick 86%
Un très bon rhum autour duquel les puristes des styles traditionnels et agricoles pourraient se réunir.  Sans être le plus complexe, il offre tout de même une saveur intéressante et une balance bien réussie.  Nez : Délicat jus de canne à sucre dans le lequel on ferait tremper des éclats de chêne.  Bouche : Canne à sucre, prune, chêne et vanille épicée.  Même si l’ensemble demeure distinctivement végétal, on a l’impression d’avoir affaire à un hybride traditionnel/agricole.  Finale : Longue, présentant un mélange de saveurs végétales et surtout une vanillé épicée très marquée.

RV 82.5%
L’arrivée de canne est tranquille, un peu trop pour un 15 ans à mon goût. La finale est quant à elle plus sucrée et fruitée, avec de la prune en proéminence. Assez intéressant même s’il se fait mieux dans le même genre, et que je lui préfères de loin son aînée de 21 ans.

El Dorado 8 ans

40% alc./vol.
Demerara Distillers, Guyane

Patrick 90%
Un raport qualité/prix exceptionnel, un rhum suave et complexe, balancé avec brio. Nez : Parfum suave de fruits mûrs trempant dans le caramel avec une touche subtile d’épices. Bouche : Les épices du bois, du caramel brûlé, de chaleureux fruits mûrs et une bonne dose de vanille. Finale : D’une belle longueur, s’allonge sur les épices du bois brûlé et la vanille.

El Dorado Single Barrel

40% alc./vol.

RV 84.5%
À laisser respirer sufisamment sinon ce n’est qu’un rhum industriel de mauvaise qualité au nez, accompagné d’un peu d’orange. Au bout de quelques minutes, un brin de canne, le caramel et le cuir font leur apparition. En bouche, j’y découvre un crème caramel un peu farineux mais aussi à la fois assez doux. La finale d’orange très mure est beaucoup intéressante même si elle meurre un peu rapidement dans le même caramel. Il faut donc attendre le soubresaut de l’aftertaste où l’orange revient pour laisser un bon souvenir. Toutefois, un single barrel sans mention d’âge, sans date de fabrication et réduit à 40% d’alcool, ça ne sonne vraiment pas assez authentique à mon goût, surtout pour une bouteille à ce prix là.

Patrick 80%
Herbeux, avec cassonade brûlée. En bouche, touche métallique à l’arrivée, suivi de caramel cheap. Quelques épices à steak viennent compléter le tout.