Duncan’s 8 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended scotch whisky

Patrick 79%
Un whisky de mononcle sans grand intérêt. Nez: Parfum de whisky de grain avec une subtile note maltée. L’ensemble est frais et léger. Bouche: Épicée et boisée, le whisky de grain est un peu moins présent. Simple et sans grand relief. Finale: Plutôt courte et marquée par le whisky de grain. 

Duncan’s Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended Scotch Whisky

Patrick 80%
Un whisky honnête quand vient le temps de faire des cocktails. Nez: Whisky de grain et vanille. Bouche: Whisky de grain avec une discrète note boisée et épicée. La chaleur de l’alcool est très présente. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et chaleureuse. 

Dunhill Gentleman Speyside

40% alc./vol.

André 80%
On fait dans la subtilité et la douceur ici… peut-être même la timidité. Céréales vanillées à l’orange. C’est très inoffensif comme nez mais aussi sans brusquerie. Les fruits et les amandes trouvées en bouche ne sortent pas du panier d’osier. Même la douce brise épicée ou la timide chaleur de l’alcool peine à soulever le tout qui malheureusement se tarit de façon embryonnaire en nous laissant sur notre appétit. Un soubresaut de menthe After Eight et de sel en finale et c’est la mort lente.

RV 83%
Gentleman certes, mais avec un brin de surprise sous le haut-de-forme. Timide de présentation olfactive, le tout demeure contrôlé avec de l’orge malté qui finit par s’en sortir au travers de la vanille. Le grain roule aussi sur les papilles avec un crescendo d’épices et de fumée disparate. Assez bon déploiement de diverses notes typiques du Speyside, bien évidemment tout en douceur.

Patrick 81%
Épices au nez, menthe agréable. Caramel intense en bouche, pain, léger fruits. Finale assez longue.

Dunville’s 1808 Blended Irish Whiskey

40% alc./vol.
Blended Irish Whiskey

André 81%
Nez inoffensif de poires, pommes vertes, de grosse vanille crémeuse et du soupçon de zeste de citron. La bouche est souple et moelleuse, les notes de bois de chêne épicé bien équilibrées. Bonnes notes de sucre en poudre recouvrant les gommes Bazooka, poires, bananes, vanille, poivre moulu, une touche d’oranges. Le whisky de grain est bien ressenti également en bouche. La finale est un mélange de miel, de vanille, poires et citron sur fond sucré. Rien d’impressionnant ou d’original mais une conception agréable et sans prétention.

Patrick 85%
Un whiskey qui a définitivement dépassé mes attentes et qui présente un rapport qualité/prix honnête. Nez : Parfum léger et herbeux, avec des fruits du verger et une touche d’agrumes. Bouche : Une belle présence en bouche, avec du chêne brûlé, du poivre, la fraicheur des fruits du verger et des agrumes. La texture en bouche est agréable et ce, malgré la dilution à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, avec une discrète touche de fumée, des agrumes et une note sucrée.

Dunville’s 3 Crowns Peated

43.5% alc./vol.
Composé d’un whisky single grain, d’un single malt 10 ans et d’un sherry oloroso 15 ans, tous trois mariés ensuite dans un fût tourbé.

André 86%
Caramel salé et terre mouillée, tourbe terreuse, grains de café torréfiés trempés dans le chocolat noir, petits fruits des champs, poires. La bouche est fluide et légèrement diluée, la tourbe reléguée en acteur secondaire, mélange de poires et de melons, fruits rouges, vanille, miel, poivre, fumée de tourbe terreuse. Courte finale sèche et terreuse, sur des notes de fumée persistantes, salées et poivrées. Intéressant comme alternative au Connemara pratiquement impossible à trouver maintenant avec une tourbe abstraite tirée du fût imbibé de whisky tourbé plutôt que du grain tourbé lui-même.

Patrick 87%
Un beau whiskey original, avec un petit quelque chose me rappelant un single malt américain. Je comprends aisément le succès que ce whiskey a eu, malgré son prix un peu trop élevé pour un whiskey autant dilué. Bref, pas vraiment envie d’en acheter une bouteille malgré tout. Nez : Oh, c’est de la belle fumée de tourbe, ça! Aussi du plastique brûlé, des fruits mûrs, des légumes et du pain. Bouche : Des légumes grillés et fumés, des fruits mûrs, des céréales, une touche de sel et de poivre. Au niveau de la texture, le whiskey semble toutefois avoir été un peu trop dilué. Finale : D’une longueur moyenne, salée et tourbée.

Martin 85%
Nez: Pneu chauffé, tourbe goudronnée, pâte à tarte, fruits séchés, café et touche de cacao. Assez unidimensionnel, mais la tourbe offerte a une qualité moins répandue. Bouche: La tourbe demeure à l’avant-plan. Vanille, fruits rouges, caramel salé, retour du caoutchouc, pointe poivrée et boisée. Finale: Épices grillées, chêne, tourbe et fruits. Accents de steak ou de jerky vers la fin. Équilibre: Assez bien, on expérimente ici, mais bien que dans le Irish tourbé mon coeur demeure appelé par Connemara.

Dunville’s PX Cask Single Malt 10 ans

46% alc./vol.
La distillerie Echlinville est située en Irlande du Nord. Ce single malt de 10 ans d’âge a vieilli en Ex-Bourbon Casks avant d’être affiné en fûts Sherry de type Pedro Ximénez.

André 88%
Beaucoup de distilleries irlandaises ont une philosophie s’apparentant aux magasins La Baie; ‘’Ça s’est toujours fait de même’’… Alors que le marché est infesté de parutions innovantes, beaucoup de celle-ci sont ancrées dans la tradition et font presque fi de l’innovation. Heureusement, on a des Teeling, des Redbreast et des Dunville’s pour nous sortir du lot morne de ce qui se produit et pour nous montrer que le marché irlandais est lui aussi rempli de singularité. Au nez, sherry très tannique, oranges, cerises, prunes nappées de caramel, raisins secs. La bouche est superbe, belle texture laissant l’impression d’un taux d’alcool beaucoup plus élevé. Gâteau aux fruits, bonbons en gélatine et sucre en poudre, oranges sanguines, chocolat noir amer, poivre, prunes, tannins du bois de chêne. Après près d’une heure d’aération, le nez dégage des notes herbacées presque de menthol lointain. Finale de longueur appréciable, sur le gâteau aux fruits nappé de chocolat noir, sensation herbacée qui se poursuit et des épices boisées.

Patrick 87%
Un très bon whiskey que j’ai toutefois l’impression d’avoir déjà souvent goûté. Cela étant dit, j’ai essayé de trouver au goût quelle distillerie l’avait distillé, mais sans succès. Alors, une seule conclusion, job well done Echlinville! Seul bémol, la SAQ demande un bon 100$ de trop pour la bouteille… Nez: Est-ce seulement dans ma tête? Oui, le xérès est au premier plan, mais j’ai l’impression d’y retrouver aussi un côté herbeux que je trouve typiquement « Irish ». Enfin, considérant qu’il s’agit d’un whiskey qui a été probablement distillé par l’une des 3 distilleries majeures de l’ile d’émeraude, faut-il que j’en sois vraiment surpris? Enfin, l’important est que ça sent bon! Bouche : Ici aussi, j’y retrouve le xérès et des herbes typiquement irlandaises, ainsi qu’un beau chêne « pétillant »! Finale : D’une belle longueur, fruité et herbeuse.

Martin 86%
Nez: Herbe fraîche et bouquet d’épices, muscade, pointe de cardamome. Bien curieux quoique agréable. Bouche: Belle texture, touches bien ciblées de sherry, raisins, fruits confits, cassonade et chêne sec. Bien dosé et savoureux. Finale: Épicée, longue et chaude à souhait. Encore le bois, les fruits et le xérès. Équilibre: Un bel alliage de triple distillation traditionnelle et de finition en fûts de xérès. Dans le contexte, une superbe expérience de dégustation.

Kim 88%
Nez : Odeur florale particulière me rappelant lorsqu’on entre chez le fleuriste, un bouquet de fleurs mélangées et de frigo. Muscade et clou de girofle s’ajoutent. Étrangement, j’ai l’impression de sentir un manzanilla… pas un whisky en fut de manzanilla, carrément un xérès manzanilla. Bouche : Crémeux et rond, un petit côté crème brûlée. Les épices sont encore là, mais plus sur le poivre blanc. C’est complexe et bien fait, un whisky que j’ai beaucoup de plaisir à boire.

Duthies Ardbeg 16 ans

46% alc./vol.

André 86%
C’est bizarre, ça sent l’affinage et la tourbe cachée. Bouche moins subtile; les notes de tourbe, de suie et de charbon prédominent. Il est aussi sucré, ce qui lui donne un double visage; Dr Jekyll et Mr Hyde ? ! Une dualité sucré-tourbé particulière. Des accents de rhum brun peut-être ? Dommage que la texture n’appuies pas l’ensemble. J’ai l’impression que l’expérience n’est pas poussée jusqu’à sa finalité.

Patrick 85%
Au nez, l’alcool est très puissante, suivie par une tourbe et des parfums de vestiaire. Pierre-Luc précise qu’il s’agit plutôt de l’odeur d’une poche de hockey qui traîne depuis exactement 4 semaines. En bouche, un beau chocolat fumé avec une belle complexité mais, comme le dit Émilie, plutôt filiforme. Elle précise que cela lui rappelle un geek sans personnalité (au point qu’il n’écoute même pas de porn en cachette!). Finale plutôt courte qui lui fait perdre de nombreux points. Très bien, si ce n’est de la finale.

RV 89%
Ca bégaie, les phrases manque de structure, mais l’histoire est étonnante. Nez en puissance et une touche de ce qui semblerait du vieillissement en baril de Claret. Un peu trop aigre, mais quelle arrivée en bouche! Ardbeg sous un nouveau jour de tourbe plus jaune, à la Bowmore, et finale dans un trip de cocaïne assez confus. Difficile a noter, mais je crois que j’aime. Vraiment. Pas mal vraiment.

Duthies Bowmore 17 ans

46% alc./vol.

André 87%
Fruits, tourbe et nez très envoûtant d’agrumes et de citrons. Bouche encore plus citronnée, liquide et claire, mais soutenue par l’alcool, et toujours cette tourbe et cette suie de charbon et de sel qui s’étirent dans des notes d’agrume. Finale décevante, axée principalement sur cette fumée de tourbe, mais la rétro-olfaction est vraiment intéressante.

RV 88.5%
Toujours sur Islay, on se croirait dans une vallée inconnue des distillateurs. S’agit-il réellement d’un Bowmore? Au nez, c’est une tourbe sans sel surplombée par une fumée de cèdre étrange. Cependant en bouche, on aperçoit au loin les pagodes de Bowmore, avec une finale non sans rappeler l’ancien Darkest d’où un peu de fumée s’échapperait de la pierre polie. Un peu blasé des Bowmore traditionnel? L’aftertaste de sel mais aussi de chêne confirme de manière convaincante ce choix.

Patrick 85%
Nez marqué par la tourbe les herbes et une touche d’agrumes. En bouche, la texture est très huileuse, et le goût fumé et tourbé. En fait, on dirait un l’odeur se dégageant d’un feu de camp le lendemain matin… La finale, fumée, est plutôt courte. Un très bon scotch, mais manque d’intensité au niveau de la finale, ce qui fait perdre plusieurs points.

Duthies Laphroaig 11 ans

46% alc./vol.

André 86.5%
Finement soyeux au nez. Salade de fruits, ananas, sirop de fruits. Très approchable et tout en finesse. Phénols et sels marins. En bouche, aucune texture à l’arrivée, l’ensemble s’améliore lorsqu’on le garde plus longtemps en bouche, mais pas assez pour soulever l’ensemble à un niveau qui surprendra. Les effluves de tourbe gagnent en importance en finale, surtout la rétro-olfaction qui présente bien l’ensemble des arômes des whiskies d’Islay.

RV 89%
« Fuck l’évaluation pour celle-ci ». Non, professionnalisme oblige. Du Laphroaig au sapin? En respirant, on s’éloigne sans perdre de vue le conifère. Et en bouche, le liquide s’étend longuement pour devenir piquant, avec des échardes de tourbe. La finale dichotomique de vinaigre de malt et de sucre manque un peu d’aftertaste, mais tout un Laphroaig différent qui mérite le détour de cette embouteilleur.

Patrick 84%
Arômes de tourbe salée et poivrée. Touche de fruits. En bouche, l’arrivée est très salée, puis la tourbe évolue vers un xérès un peu… fané. La finale offre une belle longueur où se mélangent le sel et le xérès. Une belle intensité globalement, mais qui se perd malheureusement finale, tout comme de nombreux points.

DYC Pure Malt

40% alc./vol.
Whisky espagnol

André 75%
Un whisky pour être bu et non dégusté qui sans être désagréable n’a peut-être seulement la prétention de s’afficher Pure malt. Le nez est direct et sans trop de sophistication; beaucoup d’influences des grains de céréales et du fût, on fait dans la simplicité sans flafla, des odeurs facilement identifiables et un taux d’alcool qui ne brusque pas personne; céréales maltées, miel, vanille… voilà… La bouche est diluée et sans trop de passion, quelques notes mentholées un peu bizarre en approche, genre herbe mouillée, puis les mêmes saveurs du nez. Sensation légèrement oaky et astringente en finale de bouche qui précipite la finale… ce qui n’est pas une mauvaise affaire en soi dans le présent cas. La finale est alcoolisée, épicée et astringente. J’imagine qu’avec du Ginger Ale l’été sur la terrasse à Madrid ou Barcelone ça doit être bon, mais dans la bouche d’un Nord-Américain qui vit 8 mois par an au froid, bin, ce n’est pas bon…

Patrick 80%
Un jeune whisky trop dilué, mais sa légèreté est probablement agréable sous le climat de l’Espagne. Sinon en cocktail. Nez : Léger parfum marqué par les céréales mouillées, un peu de bois, une touche épicée et de l’alcool. Bouche : Céréales mouillées, bois brûlé, un peu d’épices. Et pas mal d’eau. Finale : Courte, marquée par l’eau et l’alcool.

Martin 77%
Nez: Les grains sont à l’avant, avec touche de vanille et de miel dilué. Un petit peu de fleurs et de fruits, rien de bien incroyable. Bouche: Texture fade, pointes de sucre en poudre, de melon et de miel. Grains, poivre blanc et fleurs tout aussi blanches. Menthe et bois. Finale: Épicée et mentholée, mettant en valeur les grains et le poivre. Touche de vanille sucrée. Équilibre: Un grain whisky honnête, sans plus. Bien des cocktails pourraient en bénéficier, mais la vie est trop courte pour boire un truc comme ça neat.