Wieser Uuahouua Single Malt WIESky 7 ans

40% alc./vol.
Whisky autrichien – Sherry Wood, distillation quadruple.

André 73%
Nez agricole de céréales macérées, raisins secs nappés de caramel, céréales au miel, alcool en bulk, fraises des champs, jus de cerises, vin de messe… pas toujours un plaisir d’évaluer des whiskies… La bouche est diaphane, sans trop de texture, poires, raisins mauves, céréales nappées de miel et de caramel, le tout balayé par une vague d’alcool neutre et des saveurs agricoles pas super agréables. Finale, courte, souhaitée, rectiligne.

Patrick 82%
Un beau whisky simple et efficace, où on a fait la gaffe de bien des distilleries commerciales, soit de réduire le taux d’alcool abusivement. Sinon, mis à part une petite fausse note au nez, ça serait rudement bon. La prochaine fois, peut-être? Nez : Parfum fruité, avec une touche de biscuits sucrés et un peu de new make. Bouche : De beaux fruits, un peu de sucre, du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec de belles épices.

Wigle Organic Monongahela Straight Rye Whiskey

50% alc./vol.
Aged 3.5 years. Batch 17 – Barrel 47. En 1808, le comté d’Allegheny produisait un demi-baril de whiskey pour chaque homme, chaque femme et chaque enfant vivant en Amérique. À cette époque, l’étalon-or du whiskey américain était un Rye Whiskey épicé et terreux appelé Monongahela Rye. À l’apogée de la fabrication du whiskey dans l’ouest de la Pennsylvanie, il y avait 4 000 alambics documentés. Aujourd’hui, Wigle Whiskey est la seule distillerie de whiskey de la région et la première distillerie de la ville de Pittsburgh depuis la prohibition.

André 80%
Cerises cireuses, cannelle, pommes, oranges, poivre, tout est en place pour un rye typique. Bouche plus poivrée et épicée, l’aspect cireux calme les ardeurs des épices. Mélange de cerises et de pommes cireuse, explosion d’épices et de cannelle ardente, fruits sauvages, anis, framboises. Très intense la bouche, un peu trop à mon goût perso. La forte sensation de bois sec acéré n’augmente pas mon plaisir. Longue finale, très épicée et poivrée, sur les éléments rouges. Un rye un peu trop fougueux.

Patrick 93%
Un rye très original, d’une grande complexité et équilibré avec soin. Les épices de ce rye combleront l’amateur de gin vieilli en fûts, mais aussi ceux qui aiment le rye, mais qui recherchent quelque chose d’un peu différent. Faisant partie des deux catégories, je ne peux qu’être comblé! Nez : Parfum sucré comme jamais pour un rye. Aussi de beaux fruits, de la réglisse rouge et du savoureux chêne. Bouche : Ok, c’est ici que sont cachés les épices!! Mais avec quelque chose rappelant un gin… Un beau gin vieillit dans des fûts de chêne bien brûlés. Et un peu de fruits et de subtiles agrumes. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et les agrumes.

Martin 85%
Nez: Maïs, vanille et épices dès le départ, accompagnés de fruits rouges, de bois et de la fraîcheur du seigle. Classique. Bouche: De beaux fruits alliés à une vague de rye et d’épinette. Bien poivré, de par son contenu en seigle et son contenu en alcool. Un petit peu unidimensionnel, mais j’aime bien. Finale: Chaude et longue, plus dû à la nature de ses saveurs qu’à la pauvreté de sa texture. Équilibre: Je ne déteste pas l’embouteillage, mais on a encore quelques croûtes à manger ici je crois.

Wigle Pennsylvania Bourbon

46% alc./vol.
Batch 14. Wigle Whisky est une idée survenue sous l’influence de l’alcool lors de vacances en famille au Canada à l’été 2010 : Créer une distillerie familiale à Pittsburgh. Une semaine suivante, les locaux de la future distillerie étaient trouvés, et la distillation a commencée en 2011. Le reste est de l’histoire! Cette petite entreprise familiale essaie autant que possible d’utiliser uniquement des matière premières « bios » provenant de la Pennsylvanie.

André 87%
Un bourbon incroyablement doux et invitant au nez qui présente des notes de paniers de fruits rouges, de rye à saveur de cannelle et de cassonnade; cerises, pelures de pommes, raisins secs, pommes caramel des fêtes foraines. On détexte aussi une sensation de crayon de cire Crayola. Wow, la bouche est intense, typiquement dans le style, avec des bonnes épices de cannelle apportée par le rye et une onctuosité presque maternelle du corn. Les fruits rouges prédominent et sont recouvert d’une couche de cire fondue et une pincée de poivre moulu, des raisins secs encore juteux et recouvert d’une couche de sucre naturel. La finale est un mélange de chocolat, de cerises poivrées et de cassonnade et sirop d’érable balayées par une solide vague d’épices. Un très bon bourbon, sans trop de singularité mais qui se présente bien malgré sa jeunesse.

Patrick 90%
Je n’aurai pas de misère à vider cette bouteille-là! Un excellent bourbon, riche et complexe, j’aime! Nez : Un beau parfum de bourbon un dont le panier de fruits semble compter des tonnes de fruits différents. Avec aussi un subtil mélange de cassonade, de caramel, de vanille et de chocolat. Ah, et aussi un peu de chêne. Bouche : Wow, pas ce que j’attendais. En fait, il s’agit d’un bourbon « normal », genre Jim Beam, mais en plus complexe et mieux balancé. Fruits, bois brûlé et tout ce que j’aime dans le bourbon! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Wigle Pennsylvania Malt Series – Organic Winter Malt Rye Whiskey

46% alc./vol.
Batch #1 – 2 ans – Mash Bill : Chocolate Rye Malt, Rye, Malted Barley, Malted Rye. Au cours des années 1700 et 1800, l’ouest de la Pennsylvanie était l’épicentre de la production américaine de whiskey. Wigle doit son nom à l’un de ces distillateurs pionniers de Pennsylvanie. Dans les années 1790, Phillip Wigle a défendu son droit de distiller en se battant avec un collecteur d’impôts. Il a involontairement contribué à déclencher la Rébellion du Whiskey, qui opposait les distillateurs de l’Ouest de la Pennsylvanie aux troupes de George Washington. Il a été condamné à être pendu par George Washington pour trahison, pour être ensuite finalement gracié.

André 88%
Oh la la… Belles grosses cerises noires gorges de jus, oranges confites, pommes rouges, cassonnade, aspect cireux comme l’édition Bourbon Batch 14 évaluée précédemment. Wow, la bouche est très intense sur la cannelle et les bonbons en forme de poisson rouges et blancs, grosse cire fondue encore une fois, notes de grains de céréales trempés dans le chocolat noir. Le rye me rappelle le genre d’intensité que j’avais eu en évaluant le Lot 40 et le Wiser’s 35 ans. L’aspect Craft aussi est bien présent mais difficile à dire pourquoi spécifiquement. Les notes d’oranges prennent de plus en plus d’importance à mesure que l’alcool s’évapore. Finale de chcoolat fourré de poivre et d’oranges. Un peu weirdo mais qui pousse au challenge de dégustation.

Patrick 92%
D’une grande originalité! Un whiskey tout à fait unique et tellement bien construit. Je tiens toutefois à vous avertir : Ce n’est pas pour tout le monde : J’ai adoré car c’est complètement différent des 2300 autres whiskeys que j’aie goûté à ce jour!!! Nez : Chocolat noir, café, épices du seigle et note fruitée très discrète. Bouche : Toasts brûlées, épices, poivre, chocolat noir. Wow, unique! Finale : D’une superbe longueur et épicée.

Martin 86%
Nez: Cerises noires, marmelade d’orange, cacao, grains de café, cannelle et seigle. Bouche: Belle épices du rye, émergence des cerises de terre. Jujubes aux fruits rouges et pointe de cannelle. Chocolat noir et retour du rye pour boucler la boucle. Finale: Bonbons à la cannelle, effluves de cerise et de chocolat. La longueur et la puissance est maintenue par le mélange des saveurs exprimées précédemment. Équilibre: Intéressant, même si ce n’est pas un profil qui tombe exactement dans ma palette, je dois reconnaître que c’est un beau produit.

Wigle Pennsylvania Wheat Whiskey

42% alc./vol.
Batch 23. Ce whiskey a remporté le prix l’American Craft Spirits Association pour le meilleur whisky de blé de catégorie « Craft » en 2016.

André 82%
Grosses notes d’oranges et de vanille, gâteau aux bananes, caramel, pincée de cannelle. Étrange mélange, à la fois onctueux et de bonnes influences d’épices tirées du seigle. Avec le temps l’aspect général devient cireux et très fort sur la pomme cannelle. Comme saveur principale, les oranges et les pelures de pommes, poivre broyé. Étonnamment long en bouche, très poivré et épicé. L’ensemble me laisse un peu froid.

Patrick 86%
Une belle surprise que ce whiskey de blé malgré son rôle ingrat de soutien! Nez : Appétissant parfum sucré et légèrement fruité, recouvrant des notes de céréales me rappelant vaguement des Mini Wheats! Bon, je n’ai pas goûté des tonnes de whiskeys au blé, mais celui-ci a un arôme bien au-delà de la moyenne. Bouche : Fruité, légèrement boisé et épicé. Le tout avec le blé qui est toujours omniprésent et qui marie le tout agréablement. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et le blé.

Martin 83%
Nez: Orange, citron, malt et vanille. Caramel, crème et quelques fruits tropicaux. Bizarre, mais somme toute agréable. Bouche: Épices, fruits rouges, cerise de terre, paille, terre sèche, champ de fraises, réglisse. Le blé nous en met plein la gueule. Pomme et cannelle. Finale: Bien poivrée, sur de notes de terre sèche, d’herbe, de blé et de fruits rouges. Retour de la cerise de terre. Équilibre: Pas méchant, le wheat whisky offre des saveurs auxquelles il faut s’habituer, mais le tout demeure quand même fluide.

Wigle Prohibition Rye Whiskey

42% alc./vol.
Single Barrel #1238. Embouteillé pour le Senator John Heinz History Center.

André 82%
Réglisse rouge et cerises, pommes caramel, oranges, un brin d’acétone et aspect cireux qui rappelle la pelure de pomme recouverte de cire protectrice. Dans la définition du style, la table est mise. La bouche est caramélisée, compote de pommes et d’oranges, anis, acétone, poivre et épices, sensation un peu sharp en bouche accentuée par la jeunesse un peu maladroite générale et par les notes de bois de chêne carbonisé. On revient aux notes cireuses des crayons de cire Crayola en finale de bouche. Mélangée de poivre broyé et d’anis. Pas aussi bien équilibré que les autres ryes de cette même distillerie.

Patrick 90%
Un rye pour ceux qui les aiment épicés! Bien balancé, les gens du History Centre ont bien choisi leur fût. Nez : Parfum très intense, surtout pour un whiskey dilué à 42%! Évidemment les épices, mais surtout de savoureux fruits et un peu de caramel. Bouche : Toujours les épices, les fruits et le caramel. Et du bois brûlé. Riche et intense. Finale : D’une belle longueur et marquée par le bois brûlé.

Wild Atlantic Irish Whiskey IPA Barrel

40% alc./vol.
Vieilli pendant plus de 4 ans, consiste en un assemblage de whiskys irlandais à triple distillation de malt et de grains.

André 74%
Nez au profil tropical sur fond de céréales bien présentes. Amalgame de poires, d’ananas, de pommes vertes et de zeste de citron, céréales séchées au miel. Je ne suis pas amateur de bières plus qu’il le faut mais ce que je n’aime pas particulièrement, ce sont les notes houblonnées que je retrouve ici assez intensément et qui, associées aux notes de bois brûlé style charcoal ne sont pas super agréables. On retrouve en bouche encore les fruits tropicaux du nez, le miel et la vanille-caramel, une touche de gingembre et une tonne de céréales séchées. La texture est diluée et fade. La finale est plus pointue, une tonne de céréales séchées, du caramel et du bois sec. Rien pour améliorer le style…

Patrick 79%
Trop rough pour être pris en shot sans grimacer, et pas assez raffiné pour être pris straight. Je vous laisse le plaisir de l’expérimenter sur glace ou en cocktail pour voir quoi faire avec ça, moi je refile avec plaisir/gêne le restant de mon échantillon à mes collègues. Nez: Pommes vertes et céréales mouillées. Bouche : L’alcool typique d’un jeune whisky, mais aussi du chêne grillé, des notes de houblon, des pommes et des ananas. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur courte à moyenne, marquée par l’alcool et une petite note subtile de houblon.

Kim 82%
Nez : Citron confit, notes légèrement lactiques, raisin vert, évocation presque vaporeuse du côté toasté d’un rhum. Bouche : Fidèle au nez, avec en plus des notes céréalières et sucrées. Léger mais chouette, sans flafla.

Wild North Rye 5 ans

43% alc./vol.

André 71%
Ouf… Nez d’alcool cheap sur fond de rye épicé recouvert d’un orage de caramel et de bois brûlé. La cannelle éventée apparait après quelques minutes. La bouche est insipide, aucune onctuosité, peu de structure. Notes de têtes, caramel et bois brûlé, réglisse, pommes, cannelle, cerises et poivre. L’alcool cheap gagne en force à mesure que les flaveurs volatiles s’étiolent avec rapidité. Finale de savate aux cerises marérées dans l’alcool, d’épices et de sucre. Rien pour redorer l’étendard des whiskies Canadiens.

Patrick 78%
Sans être mauvais, je n’ai définitivement pas aimé. J’avais un échantillon de 25ml, et les 3/4 ont finis dans l’évier. Nez : Du seigle un peu bizarre, avec du caramel et du bois. Bouche : Des épices et du bois brûlé… L’ensemble est chaleureux, mais me fait plutôt penser à du gin vieilli. Finale: Assez longue, marquée par les épices du gin.

Martin 77%
Nez: Croûte sèche de tranche de pain de seigle, vanille muette, herbes et pointe d’alcool à friction. Impression cheap de whisky de fin fond de tablette de dépanneur. Bouche: Texture plutôt mince, dominée par le seigle brut, un peu de poivre blanc et du bois sec. Finale: Courte et un peu astringente, sans réelle évolution. Équilibre: Un whisky fonctionnel mais peu inspiré, qui manque de profondeur et de rondeur pour vraiment se distinguer. Je ne suis pas prêt à le basher mais je ne peux pas l’encenser non plus.

Wild Turkey (ancien embouteillage)

40% alc./vol.

André 75%
Nez singulier, mais désagréable. Ça sent le léger moisi, le bois mouillé. En bouche: fantomatique, aucune présence en plus d’être divisé en deux couches distinctes: l’eau, très présente et une autre couche plus huileuse. Un dernier souffle fruité en finale et puis…plus rien ou presque. Goûte le jus de fruits qu’on a dilué avec trop d’eau. Même pas un plaisir à boire. La vraie dinde n’est pas sur la bouteille, c’est plutôt celui qui vas passer à la caisse pour la payer. Fais moins mal au cœur qu’un Port Ellen quand on a besoin de déboucher l’évier de la cuisine.

RV 80.5%
Un autre bourbon, un autre whisky qui sent la cerise caramélisée des barils fraichement brûlés, cependant peut-être un peu plus floral que les autres. L’arrivée en bouche donne un peu plus sur les fruits frais, pour être remplacés par les épices puis la cerise. La finale est moins mouvementée, donnant sur un caramel brulé un peu plus anodin. Pas mauvais dans l’ensemble, mais on peut se demander ce qui peut créer le raisonnement « ce soir c’est la dinde sauvage » d’un amateur réfléchissant devant son armoire à whisky.

Patrick 82%
Épicé, sucré et un peu de cerise au nez. Au goût, la cerise est encore plus présente et masque un peu les épices typiques du bourbon. Finale un peu courte. Simple et efficace, facile à boire.

Wild Turkey 101

50.5% alc./vol.

André 87.5%
Hyper fruité, forte arrivée en bouche atténuée par les fruits frais. Très persistant en bouche et bien charpenté. La finale est une légère fumée de champs brûlés. Si la dinde sauvage nous avait démontré qu’elle ne pouvait pas voler dans sa présentation régulière, celle-ci vous donnera définitivement des ailes. Vraiment très agréable.

RV 88%
Très fruité avec sel pour la chasse aux chevreuils et un peu d’autres épices. Chaud en bouche, il engourdit le bout de la langue de manière plus simple que le Rare Breed, toutefois il est similairement agréable. La finale est un peu brûlée. Très satisfaisant, le plus haut pourcentage d’alcool par rapport à l’édition régulière vaut définitivement la peine, même pour les plus craintifs des cask strength et transforme ce bourbon en quelque chose qui vaut plus que les drinks.

Patrick 87%
Nez : Frais et fruité avec une pointe de vanille. Au nez, donne l’impression d’être assez jeune par son manque de relief. Bouche : De belles épices mordantes, de cerises sur le party, le tout assemblé par le chêne et la vanille. Ce que le nez n’offre pas en terme de punch, la bouche le reprend amplement. Finale : Longue et épicée. Balance : On se fout du nez, ceci est un dram de tous les jours : il offre toute la saveur et le punch souhaité en bouche et il donne le goût d’en reprendre. J’aime.

Martin 88.5%
Orangé, ambre foncé et riche, typiquement vieux bourbon. Nez: Vanille et caramel, épices du bourbon, muscade et cannelle, avec un petit nuage de crème derrière le tout. Au travers de cette valse on parvient à sentir le maïs et on dégage sur un peu de bois en retirant le nez du verre. Touche de gomme au savon. Bouche: Assez léger sur la langue. Caramel, vanille et fruits viennent immédiatement faire acte de présence avant d’être balayés par les épices, le citron et le maïs sucré. Fondation de chêne et toujours de maïs avec une explosion fruitée à la fin. Finale: Une chaleur épicée reste en bouche et se prête bien à une scène où on peut contempler un coucher de soleil sur une véranda du midwest américain. Sur une chase berçante. Ou bien sur une plage de Santa Cruz. Équilibre: Un bourbon au-dessus de la moyenne qui se défend admirablement bien. On dit que c’était le favori de l’auteur Hunter S. Thompson. S’il était assez bon pour le père du journalisme gonzo, difficile de lui faire bien des reproches.