Rosemont Whisky de Montréal

42% alc./vol.
Composé de maïs, de blé et d’orge de Saint-Constant le whisky a subit une double distillation à l’alambic charentais et est vieillit dans différentes barriques de chêne blanc québécois de différents degrés de « toast », puis vieilli pendant 3 ans.

André 78%
Agréable surpris par cette mouture québécoise. On s’entend, ce n’est pas un whisky qui a la complexité d’un whisky de 18 ans, on est dans le style du whisky canadien du début à la fin, mais on a droit à quelque chose qui est définitivement sur la bonne voie. J’adore l’idée d’utiliser de chêne québécois, un rappel du terroir très intéressante au lieu de faire appel au ex-bourbon barrel, le préféré et le plus facile de l’industrie. Nez très doux, les céréales de maïs et de blé en avant plan, onctuosité intéressante. Notes de cassonade et de sirop d’érable, caramel chaud, céréales Corn Flakes, vanille. Nez aux arômes limitées mais combinaison intéressante bien fusionnées. Si on laisse le whisky respirer plus longtemps, je ne crois pas que ce soit une bonne chose. Les notes d’alcool brutes prennent de plus en plus d’expansion. Belle texture en bouche, les céréales sont plus acérées mais l’ensemble relativement rond. Niveau saveurs, on retrouve les mêmes qu’au nez avec un apport plus important de cassonade et de caramel chauffé. Même si le rye ne semble pas faire partie de la recette on a tout de même droit à une touche de cannelle et de fruits rouges. Finale sur les céréales épicées et séchées et de bonnes vagues de sucre caramélisées.

Patrick 84%
Une belle surprise : au début, le nez m’a presque rebuté, mais à chaque gorgée, ce whisky semble meilleur! Point bonus, ça faisait longtemps que je rêvais de goûter un whisky vieilli dans un fût de chêne québécois! J’ai hâte de voir ce que ça va donner avec quelques années de plus, mais c’est déjà vraiment bien! Nez: Parfum plutôt léger me rappelant du carton mouillé saupoudré de sciure de bois avec une bonne goutte de sirop d’érable. Bouche: Du bois sucré et brûlé, avec du sirop d’érable, du Corn Flakes discret et une touche discrète de petits fruits rouges et de cannelle. Finale: D’une longueur moyenne, plutôt sucrée et marquée par les céréales.

Martin 79%
Nez: Assez particulier, notes de cassonade, de vernis, d’épices, de maïs et de caramel chauffé. Touche mentholée qui flirte avec le Vicks Vaporub. Bouche: Caramel chaud, cassonade, eau d’érable, chêne et toujours cette impression de Vicks. C’est pas ça qu’on entend par «médicinal». Finale: Cannelle, bois et fruits, retour du caramel, épinette et céréales. Pas méchant, mais peu mémorable. Équilibre: Je ne peux pas dire que je suis déçu, je dois dire qu’on aspire à plus grand, laissons le temps faire son oeuvre.

Roughstock Black Label Montana Whiskey

64% alc./vol.

André 90%
Pelure de fruits, dattes, céréales, vanille et sucres du fût. Nez masculin, très affirmé, robuste et sur la testostérone. L’arrivée vous désarçonnera et le cheval fougueux du nez, vous démontrera qu’il a toujours un petit côté sauvage; bile de vomis – très passager – pis oranges Crush très affirmées et grains de céréales. Finale interminable sous le signe de l’alcool, un uppercut en plein visage, féminisé par les notes d’orange et de vanille. Hey cowgirl, wanna go for a ride ?

RV 88%
Malgré un design de bouteille, un pourcentage et une provenance rustre, un whiskey qui donne dans la douceur ferme. Débutant par une attaque tranquille mais soutenue des narines par le grain d’orge, la moulée pour chevaux et le maïs séché, en bouche l’arrivée est mouillée, soyeuse, toujours transporté par le grain et un discret pourcentage d’alcool traître. La finale emporté par l’orge, la poussière de béton et le jus de raisin confère à l’ensemble une belle variété, une texture collante et une chaleur d’épices mielleuses en devant de langue.

Royal Brackla 12 ans

40% alc./vol.

André 75%
Attendre 12 ans pour en arriver à ça?… Petits fruits rouges, malt, fruits secs, poires, pommes et chocolat. Le whisky embrasse la bouche sans passion, les grains de céréales séchés, miel, vanille s’accompagnant d’une sensation astringente, mauvaise qualité de fût de sherry. La finale est hyper sèche, poivrée et pas mal épicée et la mauvaise qualité du fût de sherry devient encore plus évidente. C’est à se demander si les producteurs goûtent leur stock avant de le mettre sur le marché.

Patrick 86%
Un bon whisky de semaine facile à boire et simplement bon. Bref, un whisky « de soif ». Enfin, il est un peu trop dilué à mon goût, ce qui ne m’a pas arrêté d’en acheter une bouteille, compte qu’il s’agit du tout premier embouteillage officiel de la distillerie. Nez : Savoureux parfum riche en caramel et en fruits sucrés, rappelant un dessert onctueux sortant du four. Bouche : Toujours le caramel et les fruits, mais avec de subtiles notes épicées provenant du chêne. L’ensemble est des plus agréable. Finale : Sucrée. Un peu courte, ce qui donne le goût de s’en servir un autre verre.

Royal Brackla 16 ans

40% alc./vol.
Construite en 1812, la distillerie Royal Brackla est située au nord-ouest du Speyside. En 1835, sur ordre de Guillaume IV, elle fut la première à recevoir un agrément royal. Plus que confidentiel, le single malt qu’elle élabore est le reflet exact du paysage bucolique et verdoyant de sa région d’origine.

André 84%
Céréales mielleuses, poires, compote d’oranges, fruits tropicaux, abricots séchés. Je ne m’attendais tellement à rien de ce whisky que j’avoues, je suis agréablement surpris par ce nez. L’arrivée en bouche est plus musclée que le nez, notes de poivre peut-être et beaucoup d’épices aussi, de cannelle et de gingembre, bois de chêne sec, poires, oranges, miel, vanille et céréales maltées qui s’accompagne d’une touche de fruits exotiques et de fleurs blanches. Le nez change rapidement et les arômes sont très volatiles. J’ai aussi l’impression d’une couche poudreuse sucrée qui me rappelle da poudre des gommes Bazooka. La finale est courte, poires et oranges, fruits exotiques.

Patrick 87%
Un très bon whisky et très agréable à boire. Le tout est relativement complexe et bien équilibré, mais manque un peu de profondeur à cause de la trop grande dilution. Nez : Arôme marqué par le xérès, avec des notes d’orange, de caramel et de petits fruits rouges. Appétissant! Bouche : Xérès et orange, touche de chocolat au lait et chêne légèrement brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 85%
Nez: Raisins secs, pommes cuites, cannelle avec une touche florale. Bouche: Souple et soyeuse, sur la figue, beaucoup de vanille, le cuir léger et le caramel salé. Finale: Longue, élégante, avec des notes boisées et une pointe de cacao. Équilibre: Un whisky feutré et bien texturé, raffiné dans sa présentation. Un dram au style je dirais princier? sans pour autant chercher l’exubérance. Pourtant quelques degrés d’alcool de plus l’auraient probablement propulsé plus loin.

Royal Canadian Small Batch

40% alc./vol.

André 83%
Cassonade, oranges, céréales Puff, sucre, sirop d’érable. Très soyeux en bouche, élégant et fruité, agréable et sans brusquerie. Plus sec en finale, asséché par les épices, mais toujours aussi varié et généreux.

Patrick 75%
Le jour qu’il me reste seulement ça dans ma Whisky Room, j’arrête de boire. Nez : De la cassonade, des oranges et des épices. Bouche : Du caramel, des épices, du chêne brûlé et une touche d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sucrée.

Martin 85.5%
Nez: Sucre brun, blé soufflé, seigle, oranges. Assez unique, mais tout en conservant bien les propriétés de base d’un whisky canadien. Douces épices. Bouche: Plus ou moins huileux. Cassonade, fruits rouges, céréales, épices et chêne. Avec ces saveurs je me serais attendu à un petit côté sous-jacent de vernis à ongles, mais ici on surfe tout en douceur. Finale: Moyennement longue, mais sèche sur un combo cannelle/muscade assez intéressant. Framboises et mûres. Équilibre: Un bel exemple d’un whisky canadien qui présente toutes les notes qu’on attend de lui, sans toutefois trop des lacunes des expressions plus cheap.

RV 82.5%
Montagnes russes canadiennes. Commence avec une belle montée d’orange, mais une très grave chute de lilas pourri. La bouche est endormante, trop légère, froide, austère par son grave manque de texture. D’une finale débutant de manière crasseuse, le bois vient agrémenter le paysage pour refaire monter le wagon au-dessus des 80. Dommage que le nez a trop rapidement plonger le parcours dans des bas-fonds négligeables.

Royal Lochnagar 12 ans

40% alc./vol.

André 76%
Bof. Ne fait pas de vagues. Y’a rien de royal la dedans à part son nom… Lady Diana doit « royalement » se revirer dans sa tombe si c’est royal…

RV 79%
Au nez, malt, épicé lointain… et plastique. Au goût malt, épices, malt, malt, malt. Pas assez typé. Question: Pourquoi? Qu’est-ce que ce scotch apporte de nouveau au monde des scotch?

Patrick 80%
Au nez, malt et légère fumée. Au goût, malt, un peu d’épices, fruits discrets, fumée légère. Un whisky tout en retenue. La finale est sèche. La « Molson Dry » des whiskies: Aucune faute dans ce whisky, mais rien non pus pour écrire à sa mère!

Royal Lochnagar Distiller’s Edition Muscat Finish

40% alc./vol.

André 87%
Nez généreux et délicatement, très sirupeux et amoureux, aromatisé aux fruits, cerises poivrée, pectine, léger aigre en sourdine. Texture d’un bourbon en bouche, fortement sucré. Les cerises s’attachent au palais et sont d’une bonne persistance. Retour sur les feuilles de fraisiers. La courte finale est sucré et sans réelle surprise et apporte ce que le nez a présenté, en ajoutant un rappel de fin brûlé et d’épices. Me rappelle le Baker’s 7 avec 15% d’alcool en moins.

RV 89%
Ca tire partout: cannelle, vieille sève, vinaigre blanc, amidon, puis la tomate pas mûre et enfin la muscade. L’arrivée est vraiment mystérieuse avec un mélange légume-fruit à la cerise de terre mais pas tout à fait. La finale est encore plus dans le style légume/fruit, avec un aftertaste plus terreux. Une expérience de fût qui tourne bien, affreusement bien. Malheureusement, la finale est courte mais excellente. Hétéroclite mais savoureux, un autre trop cher mais très bon Distillers Edition.

Patrick 84%
Léger et subtil, mais quand même énormément plus de personnalité que la bouteille régulière. Poires, ananas et tomate verte. Finale plutôt courte. Globalement bien équilibré, mais rien pour que j’attende impatiemment le prochain embouteillage de cette distillerie.

Royal Reserve

40% alc./vol.

André 74%
Poivre blanc sur bois vanillé, très vif. Nez acéré et baveux. Bouche vide et sans structure menant sur une finale (souhaitée) de toffee et d’alcool. Ok, « Done on the check list ». Next !

Patrick 75%
Nez de whisky canadien bon marché. Bon marché dans le sens de cheap. Arrivée en bouche intense et épicée, avec poivre blanc, mais sans grand raffinement. Finale avec touche de caramel. Définitivement pas un grand whisky de dégustation. En fait, aucun plaisir à boire ca. Pourrait peut être bon dans un cocktail qui permettrait d’en cacher le goût.

Martin 74%
Nez: Touche dominante de rye, par-dessus caramel, vanille, bois de chêne et poivre noir. Acétone marqué du whisky canadien cheap. Bouche: Léger rye, accompagné de caramel, d’épices, de vanille et de bois, toujours en gardant l’impression de vernis sous-jacente. La texture est quasi-inexistante. Finale: Longue, mais pas pour notre plus grand plaisir. Les notes de vernis et de bois étouffent le peu de caramel et de vanille qu’on aurait pu apprécier. Équilibre: Vraiment un whisky de base, dans un cocktail peut-être? Par contre sa seule rédemption serait sa douceur qui plaira peut-être à bien des amateurs. Pour ma part je passe.

RV 77.5%
Et puis bof. Rye, sel et poivre et mélange de caramel. Arrivée épicée du rye, assez mollo avec une mince présence d’orange. Début de finale assez vineux, dans le même ton, mais pas vraiment d’aftertaste sauf un peu de bois mouillé.

Royal Salute « The Eternal Reserve »

40% alc./vol.
Mélange de 88 fûts ayant un âge minimal de 21 ans de vieillissement, mariés ensemble pendant au moins 6 mois pour homogénéisation. Le produit final provient de du processus appelé « Circular Blending » qui ressemble au procédé Espagnol « Solera System ».

André 88%
Un superbe blended whisky. Nez langoureux de poires en conserve baignant dans leur jus, de belles pommes fraîches et d’oranges, de miel. Petite touche d’acidité apportée par le citron. La bouche est divine, belle texture souple et moelleuse qui colle aux bajoues. Anis, touche de menthol à la Strathisla, oranges, miel et poires puis sensation oaky boisée et de fumée lointaine. Belle finale, pas en force mais en persistance en bouche, herbacée, axée sur le sirop de poires et les oranges sur fond de bois brûlé donnant des notes caramélisées. Belle création, pas pour tout le monde. C’est plutôt doux et un peu nonchalant comme rendu aromatique, alors les amateurs de whisky « coup de poing » n’y trouveront certainement par leur compte.

Russell’s Reserve 10 ans

45% alc./vol.
Reserve de Wild Turkey désormais hors marché.

André 82%
Rye poussiéreux. Le fruité est discret, comme atténué, mis entre parenthèse. Frais en bouche, un peu trop épars et diffus, cerises marasquin, miel et vanille, piquant de fraises et toujours ce twist poussiéreux. Finale à saveur de poivre et de muscade. Manque de consistance et de ligne directrice. Ensemble mal défini et décevant.

Patrick 84%
Un superbe bourbon pour ceux qui ont la dent sucrée et qui aiment la vanille. Trop sucré à mon goût, mais tout de même très bon. La bouteille devrait se vider assez vite! Nez : Très sucré, vanillé et fruité, marqué par les cerises, et une pointe subtile (vraiment subtile) de bois brûlé. Bouche : L’un des whiskys les plus vanillé que j’aie jamais goûté. Avec aussi des notes de cerise, de bois brûlé et ses épices caractéristiques. Intense, pas subtil pantoute (surtout pour un 10 ans!), mais vraiment intense. Finale : Longue et marquée par la cerise et le bois brûlé.

RV 88%
À cheval sur la ligne jaune, la route du bourbon appartient aux Russell l’espace d’un instant. Premier mot olfactif: équilibre. Deuxième mot: bourbon. On est dans le on-ne-peut-plus standard, mais quel standard! Bien que l’appellation suggère 51% de maïs, on croirait avoir à faire avec une recette tier-tier-tier où la vanille joue doucement avec le grain. L’arrivée continue en douceur mais grimpe et grimpe, alors que du miel se joint à la danse. La finale légèrement aigre est ensuite corrigée par l’aftertaste de retour à l’équilibre, presque parfait. Le genre à prendre lorsque le confort prime sur l’originalité.