Metallica Blackened American Whiskey – Batch 098

45% alc./vol.
Mélange de bourbon et de rye américains, affinés en ex-black brandy casks et vieilli au son de la musique de Metallica. Ce whisky est une collaboration avec le regretté Master Distiller Dave Pickerell devenu consultant pour plusieurs startups de distilleries américaines (Whistle Pig, Hillrock, etc)

André 86%
Sirop de maïs et bois brûlé, quelque chose qui rappelle les fruits rouges et les raisins secs et fortes odeurs de réglisse rouge fraiche, de la cannelle et une touche de poivre. Le nez est très volatile. La bouche est gourmande, bien sucrée, remplie de miel et de sirop d’érable, le fût carbonisé relégué en arrière-plan derrière les fruits rouges macérés, la cannelle et la réglisse poivrée, prunes, raisins secs et la cassonade. Finale sur le sirop de maïs et les fruits rouges macérés et le miel.

Patrick 87%
En terme de saveurs, ça me fait penser à un bourbon un peu épicé, bien fruité et un peu sucré. Bref, ça ressemble beaucoup plus au « Black Album » qu’à « Master of Puppets ». Nez : Un succulent parfum de fruits mûrs, de maïs et de bois, avec une touche de vanille. Bouche: Une bonne dose de bois brûlé, le sucre du maïs, des fruits mûrs à profusion et de belles épices. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 85.5%
Nez: Chêne et maïs sucré, épices discrètes et poignée de fruits séchés. Vanille, pointe de caramel et de bois toasté. Ça sent pas mal ce à quoi je m’attendais. Bouche: Maïs sucré, bois carbonisé, vanille et épices. Cannelle, fruits rouges, touche de gingembre. Toutes les notes classiques du whiskey américain, mais avec on dirait une larme de brandy. Finale: Longue, chaude, boisée. Les épices ferment le bal. Équilibre: Un whiskey à la hauteur des attentes, un beau step-up versus le bon vieux Jack Daniel’s qui a toujours été associé aux métalleux.

Metallica Blackened American Whiskey – Batch 126

45% alc./vol.

André 79%
Y’a des gamiques qu’on aime plus que d’autres, surtout quand on ne cache pas de subtilité. Tonne de cerises noires et de raisins secs au nez, sucre naturel, caramel, miel et céréales séchées. La bouche tient plus de Unforgiven que de Blackened, c’est épars, feutré et ça manque de punch. Coke aux cerises, oranges, raisins secs, prunes, pommes à la cannelle, gingembre, le tout sur fond de cerises noires dans le caramel et de bois brûlé qui rappelle l’émeute du show annulé au stade Olympique. Finale pointue sur le bois brûlé et le charcoal, ainsi qu’un mélange de cerises et de prunes. Y’a pas juste le groupe qui commence à être ennuyeux.

Patrick 89%
Une belle réussite que ce whisky, que j’ai adoré déguster en écoutant la playlist de la Batch 126 (https://blackenedwhiskey.com/batch-playlists/). Disons que ma bouteille s’est vidée plutôt vite, ce qui est le meilleur compliment possible. Nez: Un beau parfum rappelant un bourbon très fruité avec un peu de vanille sucrée. Bouche: Un whiskey avec des notes herbeuses et fruitées, du chêne brûlé, de la vanille et des épices craquantes. Délicieux! Finale: D’une longueur moyenne, boisée, sucrée et fruitée.

Method and Madness – Single Pot Still Finished in Virgin Hungarian Oak

46% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon Barrels et affinage en Virgin Hungarian Oak Barrels (Quercus Patraea). Le premier whisky irlandais à avoir été fini en chêne hongrois. Le bois de ces fûts uniques provient des montagnes des Carpates où les sols volcaniques conviennent parfaitement aux chênes. La forêt est abattue en hiver et le bois est séché à l’air pendant deux ans dans la même région utilisée pour fabriquer le célèbre vin hongrois Tokaji. Une fois tonnelés, les fûts sont utilisés dans leur état vierge pour donner des saveurs uniques au whisky pendant une période de finition de 11 mois.

André 83%
Nez de vanille boisée, de fruits tropicaux, de caramel et de réglisse. Je trouve la bouche agressive, très portée sur le grain de céréale séché et les épices boisées. Caramel, ananas, fruits tropicaux, miel. Une touche de citron peut-être aussi. Finale courte, sur les fruits tropicaux et une sécheresse grandissante.

Patrick 89%
Un beau mélange de bois, d’épices et de douceur. Wow, du Irish à son meilleur! Nez : Ça sent bon ça! Du caramel, de la vanille, de la noix de coco et de fruits tropicaux. Bouche : Du chêne juteux, de la vanille, des fruits tropicaux. Doux et chaleureux à la fois. Finale: D’une longueur moyenne, pleine de beau bois délicieux.

Martin 86%
Nez: Le bois est certainement à l’avant-plan, avec un peu de vanille, de fruits tropicaux, de crème et de caramel. Assez intrigant. Bouche: Fruits en salade, sirop simple, touche de poivre. Les céréales sont légèrement acérées, le bois prend un peu de recul et laisse place aux épices. Finale: Chaude, épicée et longue. La douceur demeure quand même un peu. Fruits, bois et infime vent métallique. Équilibre: Une belle expérience, pas désagréable du tout. Un dram qui peut sûrement en valoir la peine si on a la chance de le croiser.

Method and Madness Single Grain

46% alc./vol.
Matured in Bourbon Barrels, finished Virgin Spanish Oak Casks. Method and Madness est une microdistillerie d’expérimentation sise au sein de la distillerie Midleton.

André 81%
Les single grain whiskies sont des bêtes de course complètement à part qui ne peuvent se comparer avec les single malts. Je les trouve généralement plus rectiligne et sur une palette aromatique plus fermée, mais qui se prêtent bien au jeu des cask finish ou cask matured lorsque c’est le cas. Céréales Sugar Crisp, vanille, caramel brûlé et céréales séchées, raisins secs et framboises, aiguise à crayon remplie de rognures de bois, soupçon d’oranges. La bouche est plus monolithique, mélange de céréales et de bois séché et toasted, mélange de fruits séchés (oranges, cerises et raisins), miel, vanille. La neutralité des céréales laisse passablement de place aux épices également, le clou de girofle, cannelle et le poivre, cassonade, banane flambée. Texture liquide et un peu froide. Finale épicée et astringente, sur les céréales séchées nappées de miel.

Patrick 85%
Un très bon whiskey de grain, où les différents types de chêne prennent toute la place qui leur revient. Quand tu feel pour un whiskey tranquille, mais qui mérite tout de même votre attention. Nez : Arôme typique d’un whiskey de grain, avec du bois frais, des pétales de rose et de la vanille. Bouche : Du délicieux grain, du chêne, un peu de raisin, de la rose, quelques épices et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, crémeuse et boisée.

Martin 87%
Nez: Sucré et fruité, quoiqu’on dirait qu’un vent salin essaie de s’immiscer dans le portrait. Vanille et fleurs, gâteau et levure alimentaire. Chêne frais et touche de céréale. Bouche: Fruits rouges, gâteau reine Elisabeth, vanille et caramel, touche d’épices. Texture un peu fade, mais qui offre une belle douceur. Finale: Une belle finale en douceur qui s’étire calmement sur des accents de poivre, de grain et de vanille fruitée. Une toute petite pointe d’acétone vers la fin vient confirmer à quel type de whiskey on a affaire ici. Équilibre: Un Irish Single Grain remarquable. Sans fracasser de records, ce grain whisky parvient presque, je dis bien presque, la finale ayant dévoilé le pot-aux-roses, à me faire le confondre avec un single pot still. Chapeau!

Michel Couvreur 12 ans Overaged

54% alc./vol.
Échantillon de la société Michel Couvreur pour le Club de scotch whisky de Québec. Vatted de 54 single malts, non filtré à froid, de 12 à 27 ans provenant de 16 distilleries différentes, embouteillé à son taux naturel de 54%.

André 88%
Puissant sherry, alcool frénétique et avide de se faire valoir. Léger caramel et crème brûlée. Une fois qu’il a respiré, le tout prends finalement place, tout comme les musiciens d’un orchestre se préparant pour un concert. Le sherry, en particulier, est d’une profonde complexité. Très plein au nez, on sent que c’est un whisky qui a beaucoup à offrir. Arrivée puissante et fruité, et l’alcool lui, s’est évaporé comme par magie. Le taux d’alcool y est, mais discret et poli, laissant la place aux arômes afin qu’ils s’installent librement en finale. Le caramélisé sort beaucoup plus après ±15 minutes après avoir respiré.

RV 86%
Fruité, dates et caramel, assez frais sans l’être trop. L’arrivée est beaucoup plus en caramel et en fruits mûrs, puis il explose en finale avec un bon aftertaste sur la langue, qui tire presque sur le cigare. Difficile à classer, à quelque part entre les bourbons, les canadiens et les single malt. Un genre de whisky qui profiterais peut-être d’un vieillissement en baril particulier style Islay cask avec plus de tourbe.

Patrick 87%
Nez assez riche, vineux, fruité et malté. Au goût, xérès et léger malt en finale. Simple et agréable. Me rappelle un Aberlour A’bunadh…

Michel Couvreur 12 ans Sherry Cask

44% alc./vol.
Bouteille #00612, Lot #002.

André 87.5%
Nez très agréable fruité majoritairement d’oranges, de cerises, de melon agrémenté de saveur de la poudre des gommes Bazooka. Bouche feutrée et toujours les fruits. Le sherry est doux, envoûtant, les oranges tournent langoureusement mais sans s’afficher directement, jouant très bien leur rôle de soutien. La finale surprend de par sa différence, celle-ci libérant des notes aux accents d’agrumes, très rafraichissantes. Un bon single malt d’été, bien construit et sans prétention.

RV 83%
Une beauté qui passe au loin. Trop loin. Excessivement vineux à l’ouverture, il se dissipe plus tard dans le pissenlit sucré et les céréales. Ensuite, ce sont les grains collés trop longuement sur l’alambic de cuivre. Enfin, en gorge, c’est beaucoup trop léger, et seul le goût encore en bouche demeure, avant que l’aftertaste se pointe à la manière d’une belle scène qu’on n’a pas eut le temps de suffisamment apprécier.

Michel Couvreur 12 ans Unchillfiltered

43% alc./vol.
Échantillon de la société Michel Couvreur pour le Club de scotch whisky de Québec. Vatted de 54 single malts à 43% de 12 à 27 ans provenant de 16 distilleries différentes, sélectionnés et affinés par les soins de M. Couvreur dans ses fûts mouillés de Jerez dans ses caves de bourgogne.

André 83%
Framboises et sherry. L’arrivée en bouche est mielleuse et sans surprise, mais se peaufine rapidement une fois bien installé en bouche où il s’ouvre plus librement. Hyper fruité et très fluide en bouche. Mais le plus surprenant est la finale qui est longue et à saveur de sherry et de tartines aux fruits.

RV 81%
Honorable, ça passe mais ça ne peut pas casser! grand-chose. Vanille, cuirette et noisettes encore vertes. En bouche c’est du Islay – Laphroaig – plus ou moins prononcé mais il manque un peu de longueur mis à part une canne de Noël qui tient bien.

Patrick 79%
Au nez, fumée et feuilles d’érable. Malt. Au goût, le malt se fait tasser par une plus ou moins subtile tourbe fumée. En finale, la fumée demeure mais le malt revient prendre sa place. Quand même plutôt délicat. Manque de finition… A-t-il assez vieilli? A un petit coté new make…

Michel Couvreur Blossoming Auld Sherried

45% alc./vol.
Single cask, 106 bouteilles. Vieilli pendant plus de 20 ans en fût de sherry, on compare ce single cask aux grands bas armagnacs. Réduit à 45% avec de l’eau écossaise. Michel Couvreur est un embouteilleur indépendant belge de whisky écossais dont les caves de vieillissement se trouvent en Bourgogne. Il s’est spécialisé dans les whiskies insolites produits selon des méthodes artisanales, comme par exemple le Bere Barley, un whisky tenant son nom d’une variété d’orge à faible rendement cultivé aux Orcades. Contrairement à nombre d’embouteilleurs indépendants, Michel Couvreur ne précise jamais sur les étiquettes de ses bouteilles la distillerie où chaque whisky est produit. Ceux qui sont réduits le sont avec de l’eau de source ou de lac d’Écosse importée en citernes. Cet embouteilleur considère que « 90 % de la qualité d’un whisky provient du fût, et seulement 10 % du procédé de distillation », et il utilise des fûts de xérès, plus rares et plus coûteux, comme on le faisait anciennement.

André 89.5%
Marmelade de fruits, cerises, bois humide. Un exercice sur le sherry très rectiligne. En bouche, texture hallucinante, enveloppante et grasse, très liquoreuse et soyeuse à la fois. Le miel est plus apparent en bouche, adoucissant l’ensemble, mais le sherry demeure prédominent. Finale un peu plus sèche, abondamment fruitée et influencée par le sherry. N’eut été du taux d’alcool, on aurait pu penser à un Aberlour Abunadh, le côté liquoreux en addition. Par contre, pour le prix, on repassera, ce qui l’empêche de passer la barre du 90%.

RV 91%
Quelle splendide petite fleur mielleuse épanouie! Au nom et au nez, on croirait avoir à faire avec un Aberlour Abunad’h qui aurait séjourné trop longtemps en fut de sherry, toutefois en bouche on oublie le baril trop for: avec juste le bon poids sur la langue, la cerise s’impose et triomphe dans la grandiose finale. Avec un aussi gros véhicule, peut-être aurait été plus sage démarrer sans mettre la pédale au plancher mais une fois décollé, la balade sur cette autoroute de cerise et de miel à quelque part entre Cognac et Armagnac est réellement merveilleuse.

Patrick 90%
Nez: Doux xérès très sucré. Bouche: Très sucré, très fruité, chêne puissant. Finale: Sucré, longue, savoureuse. Balance: Complexe, puissant et doux a la fois. Tout de même 3 fois trop cher. Achetez plutôt 2-3 Candid de la même maison.

Michel Couvreur Candid

49% alc./vol.
Tiré de 4 petits barils de 250ml, cette édition limitée a été élevé en baril de xérès PX.

André 92%
Superbe nez, bien rond, bois mouillé, fruits secs. C’est un peu extrême comme sherry. Gâteau aux fruits dans son jus, celui tout juste sorti de son emballage de plastique, celui qui est vendu à l’épicerie dans le temps des fêtes, les oranges. Le sherry ressemble à celui des vieux Macallan ou Glendronach, avec beaucoup de caramel aussi. La bouche est franche et bien fruitée, le sherry omniprésent et le raisin secs en finale de bouche, oranges sanguines également sur toile de fond de poussière. Le côté toffee/caramel gagnera en importance à chacune des gorgées supplémentaires. Finale moyennement longue, abondamment fruitée et axée principalement sur le sherry et saupoudré de quelques épices.

RV 93.5%
Le Français débarque à la cabane à sucre où la bouilleuse fume de divines vapeurs sucrés et de carbonisation de bois. Une fois de plus, le nez de xérès est poussé à l’excès mais contient aussi un côté herbeux et épicé. En bouche, l’arrivée surprend de sa cendre avec une excellente suite de saveurs interminables, le tout évidemment dans le sucre. Et si la bouche y va dans la franchise de la cabane, la succulente finale est la maîtrise parfaite entre le sherry et les pointes de la tourbe jaune. Aussi bon que les meilleurs Aberlour Abunad’h, et pour une fois un prix presqu’abordable, c’est tout à fait, tout à fait réussi.

Patrick 92%
Nez: Riche xérès très mûr. Pointe d’orge. Bouche: Xérès onctueux et chaleureux. Pas subtil mais efficace! Finale: Longue et chaleureuse. Balance: Parfaite. RIP Michel. Et surtout, merci!

Michel Couvreur Cask Strength

55% alc./vol.
Batch #002.

André 82%
Nez de savon en poudre, pain perdu aux raisins, cassonade. Hyper sucré en bouche, fortement influencé par des notes de cassonade timidement fumée qui font oublier l’affreux nez de savon à vaisselle. La finale est vraiment longue, sur fond rêche de grains d’orge non malté. Une bouteille dont j’apprécies les résultats sans arriver à me donner envie de m’en procurer une pour ma collection.

RV 81.5%
Un whisky trop propre. Palmolive et lin, très fruité mais aussi avec du pain en bouche ainsi qu’un peu de fumée. Slimy sur la langue, le Palmolive se poursuit, et la finale est toute juste à peine convenable. L’aftertaste est quant à lui un beau mélange entre le grain et le citron sucré. En réussissant à chasser le savon à vaisselle, ça pourrait être un bon whisky.

Patrick 84%
Savon à lessive en poudre qui nous donne incite à se pincer le nez. Définitivement savonneux au goût, très salin, touche de kiwis. En finale, le sel demeure, accompagné par l’orge. On finit par oublier le savon et y trouver un équilibre qui, à défaut d’être parfait, est quand même agréable.