Johnnie Walker Red Label 1954

40% alc./vol.
Vieille édition du fameux Red Label.

André 72%
Grains de céréales très présents au nez. Réglisse, cannelle, oranges, légère sensation cireuse. La bouche est intense, beaucoup d’épices et de bois de chêne. Cannelle, terre, un brin de cornichon, oranges, réglisse, pommes, cannelle et poivre. Texture qui a du coffre et du corps. La finale est plus longue qu’espérée, très boisée et épicée avec un twist de saveurs bizarre frisant les produits industriels mélangés de cannelle.

Martin 74.5%
Nez: Voile initial de chêne sec gorgé d’alcool. Cède le passage aux grains et à la vanille. Retombe rapidement dans les fruits rouges et le solvant à peinture. Bouche: Solvant, épices, bois, fruits rouges. Un peu de vanille perce, mais trop peu trop tard. Finale: Reste en bouche un goût de caoutchouc brûlé, de térébenthine et de métal. Équilibre: Habituellement on trouve toujours que les whiskys d’antan sont supérieurs, mais dans ce cas-ci on préfère pas mal plus le Red Label moderne.

Johnnie Walker Swing

40% alc./vol.

André 80%
Mélange velouté, fruité à l’essence de sherry, de miel légèrement brûlé, de subtile fumée de tourbe. Je lui trouve des ressemblances avec certaines saveurs de Highland Park sauf son petit côté maritime. En bouche, la texture est limpide comme de l’eau, manque de texture, peu de nuances. Bonne rasade d’épices, de tourbe assaisonnée au sherry, de caramel et de miel, nappée de chocolat fourré aux oranges. Finale un peu sèche, épicée et finement florale et camphrée. En respirant, le whisky dégage beaucoup de caramel et de mélasse. Un whisky cadeau pour le nez mais qui décevra la bouche.

Patrick 85%
Complexe, avec une belle fumée, mais pourrait offrir un peu plus de profondeur. Toujours est-il qu’il s’agit d’un très bon Johnnie Walker. Nez : Savoureux et complexe. Épices, chêne et une belle note de fumée. Bouche : A l’arrivée en bouche, la fumée prends toute la place, sans être nécessairement d’une intensité démesurée. On détecte aussi quelques notes de caramel, d’épices, de chêne et de malt. Finale : D’une longueur moyenne, mais tout de même trop courte à mon goût car je n’ai pas reçu un échantillon assez gros pour m’en rassasier!

Martin 85%
Beau blend d’un ambre relativement plein. Nez: Moyennement timide et peu agressif, on reconnaît bien le mélange de grains à la Walker. Miel, vanille et xérès, avec la légère fumée qu’on retrouve dans le Black Label. Bouche: Belle texture mielleuse. Épices et chêne, vanille et chocolat à l’orange. Finale: Une belle chaleur épicée nous garde à bord. Chêne, cacao, raisins et dattes. Équilibre: Un assez bon blend, on salue surtout la belle implémentation des fûts de xérès (j’espère qu’il y en a vraiment). Manque peut-être un brin de complexité, mais bon, quand on met tout le budget sur la bouteille vous savez…

RV 78%
Peut-être réussit-on à m’influencer avec une belle bouteille, mais il y a toutefois des limites. En arrivée, c’est l’image traditionnelle que je me fais de Johnnie Walker, à savoir un blend ennuyant et un peu trop malté à mon goût. Sur la langue, des oranges, sans plus, à la limitée un peu maltées, mais de manière beaucoup trop sobre et sans finish. Je préfère quand l’éclat est dans la bouteille que sur la bouteille.

Johnnie Walker XR 21 ans

40% alc./vol.

André 88.5%
Nez hyper soft mais avec une puissance latente épicée et finement fumée. Poires caramélisées, pêches, miel, les mêmes pommes retrouvées dans l’édition ‘’The Royal Route’’ et une bonne dose de vanille crémeuse. En bouche, il ne fait pas se fier aux premières secondes de l’arrivée, le whisky qui parait bien doux, est en réalité fort robuste, tourbé et épicé en bouche. Les saveurs de vanille et de miel offrent une belle accalmie à la langue, transpercée par les épices. Finale longue pour un whisky si vénérable et un taux d’alcool si bas. Les pommes, le mélange miel et vanille saupoudré d’épices, quelques volutes de tourbe et de fumée disparate. Belle qualité d’exécution, saveurs agréables et variées.

Patrick 80%
Pas mauvais, mais pas impressionnant non plus. Whisky créé pour ceux qui ne connaissent rien au whisky, et qui se laissent impressionner facilement par le packaging et/ou un statement du genre « 21 ans » ou encore « XR ». Les seules personnes qui vont acheter plus d’une bouteille de ce whisky sont des peddlers pour en faire des cadeaux à leurs meilleurs clients à Noël. Nez : Légère fumée de tourbe, miel, pêches et soupçon d’ananas. L’ensemble paraît plutôt léger. Bouche : Tourbe sûre (ça se peut?), épices, chêne, métal et quelques fruits disséminés ici et là. Bref, un peu n’importe quoi. Finale : Longue, avec une pointe de fumée et beaucoup d’épices.

Martin 88.5%
D’un roux plus prononcé que la plupart des JW, sûrement dû à son âge. Nez: Très doux et racé, en débutant par une timide pointe de fumée. Le grain épicé, les pommes cuites, la vanille et le miel forment un beau concerto équilibré et bien construit. Bouche: Douce arrivée en bouche, crémeuse et riche. Un peu de vanille, un peu de tourbe, un peu de miel. Par moments je croirais presque déceler du seigle. Finale: Quand même longue, moyennement marquée par les épices et la boucane. Miel, vanille et poires. Équilibre: Savoureux, ce whisky nous offre un voyage complexe, fort de ses 21 ans. Encore une fois dommage que la rareté et le prix de cet embouteillage soient ses pires défauts.

Johnny Drum Private Stock

50.5% alc./vol.

André 88%
Nez de bonbon à la cannelle et de fruits rouges, vanille, cuir et passablement d’épices. Sensation cireuse qui se confirmera en bouche. Maïs bien en évidence avec de belles vagues sucrées et caramélisées. En bouche, fruits rouges enduits de caramel, cuir mouillé, èa la limite légèerement terreux aussi; cerises, réglisse, un brin de tabac. Au fil des gorgées, caramel chauffé et cassonade. Texture légèerement vive et épicée. Finale de cannelle et de bois séché, de pommes et de fumée de tabac.

Joshua Tree Distilling Lost Horse Whiskey

40% alc./vol.
Produit à partir d’un mélange de Whiskey américains produits par MGP. 1% des ventes de ce Whiskey vont au fond de préservation du parc Joshua Tree. Le parfait whiskey pour finaliser un hike dans le parc!

André 78%
Ensemble très porté sur les grains de maïs, près du Corn whiskey traditionnel. Nez sucré et moelleux avec une petite touche de cannelle et une pointe d’oranges et de citron. La bouche est plus ferme, le seigle plus affirmé, ponctuée de cannelle et de réglisse. Sucre de confiserie, oranges, framboises, caramel brûlé, Meil, cannelle, noix grillés et une fine touche boisée. Texture agréable et sucrée. Courte finale, à la fois épicée et sucrée.

Patrick 77%
Pas mauvais au point de le cracher, mais définitivement pas exempt de fausses notes. Nez : Nez porté par du sucre blanc, des agrumes et… Une fausse note? Genre, ça me fait penser à des asperges. J’aime les asperges, mais pas dans mon whiskey. Bouche : La première impression est métallique, mais j’y retrouve aussi le sucre du maïs, du chêne craquant, les épices du seigle et une goutte de miel. Finale : Un peu courte, métallique et boisée.

Martin 78%
Nez: Vanille légère, céréales toastées, pomme jaune, caramel mou, bois sec, effluve de noix. Bouche: Arrivée en bouche plutôt douce, miel, biscuit sablé, maïs crémeux, zeste de citron, avec une texture mince mais souple. Finale: Courte à moyenne, sucre d’orge, chêne léger, noisette, thé pâle. Équilibre: Profil simple et… honnête? Très peu de profondeur mais facile à boire, peut-être un style pensé pour la détente plutôt que la contemplation? Non, on va juste se tenir un peu à l’écart…

Junior Johnson’s Midnight Moon Carolina Moonshine

40% alc./vol.
Spiritueux de grain neutre.

André 80%
Alcool à friction, vodka. Frais comme de l’eau des glaciers. Au nez; bonbons mentholés croquants. Bien meilleur en bouche que le nez l’avait supposé. A single track road, with no passing places. Straight to the point.

RV 80%
Odeur de bas après avoir marché 10 minutes dans la terre, et bien évidemment celle de la vodka. Sur la langue, vodka mais rien d’autre, peut-être un peu trop simple et la finale est purement vodka à base de grain. Comme moonshine, bizarre; comme vodka, correcte mais sans plus.

Patrick 84%
Nez de vodka légèrement fruité (fruits des champs et un peu d’agrumes). Goût de vodka légèrement fruité. C’est du moonshine ca ? Rien de bien méchant là dedans, idéal pour remplacer la vodka dans le cocktail fruité que vous servirez à vos copines. En fait, même meilleur que de la vodka. Vraiment intéressant.

Jura – The Road

43.6% alc./vol.
Maturation initiale en American Oak Cask pour ensuite être transféré dans des ex-PX sherry cask ayant contenu du xérès pour une période de 20 ans.

André 78%
À ne pas confondre avec l’autre Jura ‘’One for the road’’… Ananas, poires et oranges sanguines, sur un nez très doux, rond et légèrement effacé. La bouche est dirigée par le caramel et les agrumes, pas beaucoup de structure et de support aux saveurs avec un whisky liquide, dilué et sans passion. Oranges, agrumes, citron, ananas, poires, cerises, chocolat au lait, poivre noir et une touche de gingembre et de miel. Courte finale, hyper liquide, une pincée de poivre et des fruits distants. Je crois que le gros problème de ce whisky est sa trop courte période d’affinage qui n’a pas su donner au whisky un boost de saveurs de fruits rouges plus important et aussi un taux d’alcool un peu trop bas.

Patrick 79%
Comme trop souvent, il s’agit ici d’un whisky « duty free » qui permet sans doute d’écouler le stock de moins bonne qualité de la distillerie. Au lieu d’acheter ça, pensez plutôt à ramener des souvenirs de voyage à vos proches. Même une babiole cheap « made in China » est un meilleur investissement que cette bouteille. Nez : Parfum de new make, avec quelques épices, du rhum et de l’ananas. Bouche : Un étrange mélange de new make porté par une belle texture huileuse. En terme de saveurs, on parle de pain aux épices avec une bonne dose de cannelle et une touche de xérès sucré. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices et le new make.

Jura 10 ans Edition 2022

40% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon Casks et affinage en Ex-Oloroso Sherry Casks.

André 79%
Oranges sanguines, vieilles cerises et sirop de poires au nez. Composition de saveurs intéressante même si rien de singulier. Dentelle de fumée de tourbe en bouche, diaphane et légèrement terreuse, Fanta à l’orange, cerises, raisins secs enrobés de miel et de chocolat, compote de pomme et une touche maritime. La texture est diffuse et diluée, pas beaucoup de support aux saveurs. La finale est courte en longueur, les saveurs s’affadissent très rapidement sauf pour les oranges qui se drapent d’une étole de fumée lointaine.

Martin 83%
Nez: Céréales, léger miel, cerise et touche de fumée. Raisins et fleurs, herbe et cacao. Bouche: Texture moyenne, notes de pommes, de bois, d’herbe terreuse et de fumée douce. Finale: Chaude et courte, avec les saveurs précédentes qui ne restent pas veiller trop tard. Équilibre: Un dram bien plaisant malgré la courte durée de l’expérience…

Jura 10 ans Edition 2023

40% alc./vol.
Aujourd’hui encore embouteillé dans un flacon dont la forme a été conçue à l’origine pour affronter les traversées en bateau les plus tempêtueuses. Élaboré avec des eaux-de-vie tourbées et non tourbées, Jura 10 ans a été élevé durant dix ans en ex-fûts de bourbon avec un affinage supplémentaire en fûts de xérès oloroso âgés.

André 77%
Orge malté et légèrement tourbé, beaucoup d’oranges, bonnes notes d’agrumes, de miel et poires en conserve, cerises. Accents maritimes bien discret. La bouche est limpide (ou insipide), aucune texture, de l’eau… Les notes fumées et salées deviennent passablement plus présentes. Cerises et oranges sanguines, poires, poivre et une touche de chocolat noir. Finale plus aiguisée maquillée de gingembre et de cannelle. Pommes, poires, cerises et oranges au menu.

Kim 80%
Nez : biscuit au blé, cassonade pâle, pelure d’ananas et de pomme. Bref, un mélange intéressant. Bouche : Si j’avais trempé un biscuit Breton dans le sirop simple, ça pourrait ressembler à ça. C’est plutôt de base, sur la céréale et le sucre. Un peu rapeux et simplet.

Jura 12 ans Edition 2023

40% alc./vol.
Édition est vieillie pendant dix ans en fûts de chêne blanc américain ex-bourbon avant d’être affinée en fûts de sherry Oloroso. Cette édition est la même que la 10 ans d’âge avec 2 années de plus de vieilissement supplémentaire.

André 77%
Pas bien bien différent de l’édition 10 ans d’âge… Nez de céréales maltées et mielleuses, fond de vieilles cerises noires, oranges sanguines hyper mûres, agrumes. La fuméeest plus discrète que dans l’édition cadette. Bouche remplie de fruits tropicaux, de cerises, oranges et chocolat avec une touche de fumée et un fond de sucre de fruits. La texture est moche, aucun support gras ou huileux, c’est presque flat. Finale timidement épicée et boisée, cassonade, même les fruits quittent le train tranquillement. Oh my…

Patrick 82%
Un bon dram, qui semble toutefois plus jeune que son âge et dont la texture est un peu trop aqueuse. MAIS, ça demeure un bon mix de saveurs que j’ai eu bien du plaisir à le boire. Nez : Un mélange relativement complexe de miel, de fruits tropicaux, de chocolat et de fumée vraiment, mais vraiment discrète. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus présente, ainsi que de beaux fruits caramélisés nappés de chocolat. Finale : Un peu courte, marquée par le chocolat et de la fumée subtile.

Martin 82%
Nez: Miel et biscuits graham, quelques fruits tropicaux, timide tourbe et touche de chocolat noir. Bouche: Eau d’érable, miel, bois et épices. La texture est décevante, un taux d’alcool un peu supérieur aurait pu sauver la mise. Finale: Longue et un peu fade, accents de bois, de poivre éventé, raisons et miel dilué. Équilibre: Pas mauvais comme dram, mais j’ai l’impression que ça passe en coup de vent avec une texture sabotée par une dilution excessive.

Kim 60%
Nez : Le whisky, c’est fait avec du grain, et celui-là ne le cache pas. J’ai l’impression d’avoir le nez dans une miche de pain multigrain, tout en buvant un petit jus de raisin chimique (jamais un bon signe pour moi). Bouche : Un affinage en miche de pain, ça existe? Ça goute brun, un mélange de grain et de carton. Je n’ai pas de plaisir.