Islay Mist Peated Reserve

40% alc./vol.

André 79%
Tourbe terreuse au toffee et au caramel, léger bois brûlé, céréales au miel. Feu de camp et caramel brûlé au fond de la poêle. Très doux au nez même si on perçoit la fumée de tourbe sans ambiguïté. Après aération, le whisky livre de surprenantes saveurs fruitées, presque de sherry. En arrivée de bouche, le liquide est souple et trop doux à mon goût personnel, le caramel brûlé, puis la tourbe plus soutenue et un ressac de fruits salés et fumés. Pointe d’agrume maritime s’additionnant au caramel brûlé. Finale courte et sucrée, caramélisée, fumée finement. Un blend whisky facile à apprécier, dans le style fumé, une belle introduction sans se faire dévaliser son portefeuille.

Patrick 80%
Un whisky qui présente un arôme des plus appétissants, mais dont la saveur en bouche déçoit amèrement. Nez : Belle tourbe fraiche avec une touche d’épices et de pain frais. Le tout est complété par des notes de charbon. Bouche : Toujours la tourbe et le charbon, avec quelques notes épicées, mais l’ensemble manque de finition et goûte plutôt l’eau. Dommage c’était prometteur. Finale : D’une longueur moyenne, avec une note de poivre et de chêne.

Martin 78.5%
Nez: Légère tourbe au caramel brûlé, terre, pain et épices. Herbe et charbon de bois. Bouche: Tourbe sucrée, crème et agrumes, épices et herbe. La texture est un peu trop fade malgré l’intensité des saveurs. Finale: Âpre et agressive, sur des notes de tourbe maladroite, d’épices et de charbon de bois. Équilibre: Manque de finition et de délicatesse. Ça reste malgré tout un bon fix de tourbe pour son prix.

Islay Violet 33 ans Cognac Finish

46.2% alc./vol.

André 93%
Définitivement les odeurs de « parmaviolet » des vieux Bowmore, très floral, avec une touche de vanille citronnée. Les flaveurs de tourbe sont discrètes et bien équilibrées. Notes de raisins verts, de lavande, de pommes vertes, le tout additionné d’un soupçon savonneuxque l’on retrouve en bouche. Bouche hyper soyeuse, la texture est clean, tout en douceur. Ensemble floral et tropical, relevé d’une touche poivrée. Lavande, violette, fumée de tourbe, poivre, raisins verts, sel de mer, touche herbeuse en prime. Finale de longueur moyenne rappellant un champs de lavande côtoyant la mer du Nord.

Isle of Jura 10 ans Origins (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Archibald Campbell construisit la distillerie au début des années 1800, près d’une grotte où la distillation clandestine était exercée depuis déjà 200 ans paraît-il. Le malt produit alors était fortement tourbé, contrairement à ce qu’il est actuellement. La distillerie passa entre les mains de plusieurs gérants au cours des années et fut reconstruite en 1884 ; la production annuelle atteignait alors environ 300 000 litres de nectar. La forme particulière des alambics et l’utilisation d’orge très peu tourbée donnèrent au mal un goût très différent de celui produit par les distilleries de l’île voisine d’Islay… bien que le directeur actuel ait fait ses classes à Laphroaig!

André 86%
Valeur sûre. Pin, sel et fraicheur très océanique. Un scotch d’été ou d’hiver avec un bon feu de bois comme accompagnement.

Patrick 90%
Pin, sel au nez; au goût le pin, définitivement. Sec. J’adore.

Martin 86%
Couleur or, ou bien sherry à peine bruni. Nez: Légère vanille, citron sûrette, infime fond de tourbe. Pin et sel de mer gros comme le bras, de quoi se croire au large même de Jura. Bouche: On commence avec des canneberges, pour ensuite être frappé par le pin avant de finir sur le citron. Miel, épices et malt. Très sec. Finale: Sèche et raisonnablement longue sur des notes de chocolat huileux et d’iode. Équilibre: Pour le prix, c’est de la bombe. En-dessous du Diurach’s Own, mais au-dessus du Superstition.

RV 80%
Si vous ne savez pas c’est quoi du pin dans du whisky, essayez ca!

Isle of Jura 10 ans Origins (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79.5%
Tourbe des iles qui me rappelle le Tobermory, pas la tourbe iodée et phénolique, mais plus végétale et organique. Nez huileux, beaucoup de nuances sur la vanille, de miel et de caramel ainsi que le sucre de fruits. Grosse poire mûre, la pomme verte, le raisin. En bouche, le whisky est plus relevé, épices boisées du chêne, la cannelle et encore la poire dans son jus avec une touche de sel. Une touche de tourbe terreuse aussi mélangée de poivre noir tranchant avec la poire, la vanille et le miel. Finale poivrée et épicée, qui écrase les pauvres fruits discrets, puis vagues de tourbe terreuse organique. Personnellement, je n’aime pas le style, la séquence des saveurs. De plus, de le diluer à 40% lui donne le coup de grâce final.

Patrick 88%
Toujours un très bon dram unique dans son genre.  Je ne comprends toutefois pas l’idée de l’avoir dilué à 40% alors que la tendance est plutôt de l’augmenter à 46%…  Dommage, ce procédé lui fait perdre quelques points.  Nez : Texture en bouche très huileuse.  Agrumes, vanille et une touche du pin si caractéristique de cette distillerie.  Sciure de pin en fait.  Bouche : Toujours la sciure de pin et les agrumes, le tout bien enveloppé par le chêne.  Aussi des notes épicées et salées à souhait!  Finale : Longue et salée.

Martin 83%
Nez: Légère tourbe voilée alliée à une douce céréale rappelant presque les Lowlands. Vanille, fruits et crème anglaise. Brin de scie. Bouche: Texture un peu décevante, mais qui mène sur de belles saveurs d’orge, de miel et de vanille. Bois de pin, tel l’ancien embouteillage, avec de belles épices. Finale: Air salin, bois et épices, petit retour sur le miel et l’orge. Équilibre: Pas mal, mais on aurait bien mieux fait d’augmenter ou d’au moins garder idem le taux d’alcool, mais non! On l’a baissé! Fail!

Isle of Jura 12 ans Elixir

46% alc./vol.

André 84%
Très fruité, la purée de prunes, les fruits secs, des agrumes maritimes et le fût de xérès, les oranges sanguines. Je suis un peu surpris, en bouche la texture agréable et le fût de xérès qui me désolait tant dans les éditions passées de la distillerie se veut plus équilibré et semble de meilleure qualité. On reconnaît bien ces mêmes notes des fûts de sherry de Dalmore, ou demeurent tout de même quelques (plus) discrètes notes un peu vieillottes pas super agréables. La bouche poursuit la lancée du nez, bien fruitée, accents de caramel et de toffee, de chocolat noir et toujours ces mêmes oranges et le gingembre en fin de bouche. Belle amélioration sur les éditions précédentes mais cela me déçoit de voir le potentiel inexploité de cette distillerie, qui mériterais beaucoup mieux que les éditions grand-public de celle-ci. Il suffit de goûter à leur single cask pour voir toutes les qualités que cette distillerie peut receler.

Patrick 89%
Un très bon dram à un prix raisonnable, j’en ai d’ailleurs acheté une bouteille sans hésiter. Nez : Fruits très mûrs, pointe de fumée et chêne légèrement brûlé. En fait l’ensemble est dominé par un délicieux caramel fruité. Bouche : Toujours le caramel fruité avec de belles épices et une pointe de fumée et de bois brûlé qui viennent agréablement relever le tout. Finale : D’une belle longueur, dominée par le bois brûlé.

Martin 88%
Son coloris est celui du parfait whisky ambré, on dirait pratiquement que c’est ce qu’ils ont pris pour les photos du verre Glencairn. Nez: Un arôme saugrenu composé de vanille et de cannelle, d’amandes et de café, ainsi que de toffee et d’orange. Un puissant malt sucré souligne le tout. Bouche: C’est ici que le charme fonctionne. Sherry à fond, caramel, gingembre, fruits séchés, épices et un peu de grains de café. Belle amplitude en bouche. Finale: Moyennement longue, chaude, fruitée et épicée, avec une pointe de fumée. Équilibre: Une très belle découverte. Pas le plus grand des Jura, mais il score tout de même assez haut pour activer un convecteur temporel et peut de surcroît se vanter d’avoir le taux d’alcool parfait pour faire exploser ses saveurs…

Isle of Jura 16 ans

40% alc./vol.

André 77%
Une complexité que le 10 ans n’a pas. Bon scotch mais décevant par rapport à mes attentes. C’est du Jura c’est sûr mais ils sont capables de plus de qualité que ce qui est présenté ici.

RV 83%
Le pin typique de l’île aux chevreuils est cette fois-ci beaucoup plus discret. En bouche, il y a un peu des épices du Superstition, qui pendant la finale devient de plus en plus chaude. Comparé à cette bouteille, la 16 est peut-être moins mystérieuse mais plus balancé.

Patrick 75%
Bon, mais je préfère de loin le 10 ans! Un peu de sel; Quosséca?!

Isle of Jura 18 ans

44% alc./vol.
Le temps et la marée n’épargnent personne, dit le proverbe. Mais dans l’île de Jura, le temps s’étire sous l’influence des saisons successives que tempère un microclimat exceptionnel. Après un séjour en ex-fûts de bourbon, il bénéficie d’un affinage d’au moins deux ans en barriques de premier grand cru classé bordelais.

André 76%
Oranges, légère fumée de tourbe terreuse et organique vraiment weirdo, vieilles cerises éventées, chocolat noir amer, petits fruits sauvages, une touche de cannelle. Quelques notes tirées du red wine cask bien discrètes. La texture est intéressante, léger aspect gras qui disparait rapidement. Le côté épicé est plus fervent. Aspect vineux qui se mélanges aux oranges et aux fruits sauvages. Cerises, terre mouillée, cannelle, chocolat et coffee beans, caramel, réglisse, cire d’abeille. Finale liquide, fruitée et épicée, poivrée, un peu tannique et terreuse ainsi que de caramel brûlé.

Patrick 75%
Il y a quelques années, cette distillerie a fait un grand ménage dans ses fûts pour se débarrasser de ceux qui avaient un problème. Il semble qu’ils en aient oublié un. La moitié de mon verre a d’ailleurs fini dans l’évier. Nez : Ouf, ça sent mauvais ça. Il y a du beau malt et du beau xérès, mais aussi des notes de feuilles moisies… Après quelques minutes, le caramel finit par remplacer les feuilles moisies. Bouche : Du bois brûlé, du xérès, des feuilles un peu moisies et… Ah, bof, ça ne vaut même pas la peine. Finale : D’une longueur moyenne, mais trop longue en fait. J’ai pris un verre d’eau pour la rincer.

Martin 72%
Nez: Tourbe vineuse, orange terreuse, vanille et racine de gingembre un peu défraîchie. Il y a sous tout cela une impression de purin pelleté sous la paille entre les rangées d’un champ de fraises. Ouin. Bouche: Texture un peu aqueuse. Vanille et miel, xérès stagnant, vin fortifié, fruits rouges, terre humide. Finale: Cire d’abeille et tourbe sur une touche de cuir. Équilibre: Un fût défectueux? Je ne peux pas croire qu’on nous refile un 18 ans de ce niveau. Il y a sûrement une erreur à quelque part.

Kim 55%
Dégusté à l’aveugle, ce qui prouve que même sans savoir que j’ai affaire à du Jura, je n’aime pas du tout. Nez : Sel au citron, raisin chimique, céleri et j’hésite entre fond de poubelle qui fermente pendant une canicule ou bien du vieux vomi semi-séché. Je dois me forcer pour lui goûter. Bouche : Ouf, ça commence doux mais s’en va vite vers une astringence prononcée, avec finale sur le raisin chimique. Un gros non.

Isle of Jura 18 ans Duty Free Edition

40% alc./vol.
Cette edition remplace la version de 21 ans d’âge, est le fruit d’une maturation en white oak casks et en fût de shery Oloroso. Édition pour les magasins Hors-taxes.

André 82%
Nez un peu ennuyé et plat, même si frais et tropical. Salade de fruits, cerises et savate rouge, poires nappées de caramel et de vanille, gâteau aux fruits. On se sent interpellé par l’amalgame de saveurs goulu et gourmand. Dommage que le taux d’alcool soit si bas car les saveurs et odeurs en plus de la texture sont définitivement une coche au dessus de bien des single malts. La bouche offre de savoureuses saveurs de fruits séchés, de sherry, pelures de pommes rouges, de chocolat noir et d’oranges, de gingembre mais il manque quelque chose pour ceintrer le tout ensemble afin de rendre efficace. La finale est courte, presque expéditive, sur les fruits séchés et le sherry. Sans être un mauvais whisky, cette édition manque de panache… à l’instar des cerfs rencontrés sur la route des Paps de Jura.

Isle of Jura 19 ans The Paps

45.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de chêne blanc américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 40 ans, The Paps fait partie d’une série lancée par la distillerie Jura à l’origine pour le marché des boutiques hors-taxes. The Paps font référence à deux montagnes (Mountain of the Sound, Mountain of the Gold) qui sont situées sur le côté ouest de l’Ile.

André 81%
Le nez dévoile rapidement cette même tourbe terreuse bizarre retrouvée dans l’édition The Loch. Agrumes, nectarines, poires, fruits séchés, caramel et vanille, raisins verts, oranges sanguines. Un quart d’heure dans le verre aide à beaucoup équilibrer les arômes et ce qui laisse aussi la chance à d’importantes de gingembre à s’extirper du verre. La bouche est très étrange, liquide et sans trop de structure, fortes notes boisées, de gingembre et de poivre. Les saveurs sont presque muettes et effacées. Couverture de caramel coiffant des oranges sanguines, des cerises séchées et des raisins verts, fruits séchés, gummy bears. Mélange de tourbe herbeuse et terreuse, très organique comme résultante. En désespoir de cause j’ajoute un peu d’eau (ce que je fais TRÈS rarement) et c’est beaucoup mieux. Les saveurs sont plus intégrées, les épices plus frivoles aussi. Finale poivrée et épicée, quelques notes de chocolat et de café au lait. Très déçu, j’espérais beaucoup plus de complexité et de raffinement d’un whisky de cet âge.

Patrick 84%
Un bon scotch très marqué par les notes maritimes. Un peu décevant au niveau de la balance, surtout considérant que c’est un whisky de 19 ans. Nez : Xérès présentant des fruits bien mûrs, presque trop même! Le tout est accompagné d’arômes rappelant la mer à marée basse. Bouche : Un mélange de xérès chaleureux plein de fruits mûrs, avec du sel et des algues à sushi. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le sel de mer.

Martin 82%
Nez: Tourbe herbeuse, raisins et oranges. On tourne autour des mêmes centres d’intérêt des récents embouteillages NAS de la distillerie. Vanille, caramel et fruits rouges en compote. Bouche: Marmelade, cerises, réglisse, sucre brun et épices. La texture n’est pas trop ample, mais pas trop fade non plus. Finale: Chêne et xérès, poussière et tourbe grasse et bizarre. Équilibre: La complexité et la personnalité laissent un peu à désirer, surtout pour un whisky avec ce pedigree.

Isle of Jura 20 ans « One and All » Exclusive Small Batch

51% alc./vol.
Ce single malt est dans un premier temps vieilli dans des fûts de bourbon de premier remplissage. La seconde phase de maturation s’effectue en ex-fûts de xérès, mais également de cabernet franc effervescent, de cabernet-sauvignon et de pinot noir. Assemblage de single malts, âgé de 20 ans, ‘’One And All’’ est un coup de chapeau adressé à l’équipe de la distillerie et à la population insulaire, qui ont fait de ce whisky ce qu’il est aujourd’hui. Tout le personnel de Jura a en effet sélectionné les fûts de cette édition small batch amenée à devenir un collector incontournable : seulement 4992 bouteilles mises en marché.

André 91%
Superbe nez, sirupeux et moelleux, fine tourche de tourbe en fond de nez et mélange de plusieurs sortes de casks et on le ressent beaucoup au nez, ce qui désoriente un peu d’ailleurs car ça tire un peu dans tout les sens. Abricop, poires, oranges confites, fruits secs, gingembre, fruits tropicaux, caramel, miel. Savoureux en bouche, goulu et rond, onctueux et réconfortant; cerises noires ou Marasquin, agrumes, oranges, une pincée de gingembre, texture vineuse et presque résineuse. L’assemblage des divers types de fûts en font un whisky très challengeant au niveau de la dégustation et l’immensité de l’étendue de la palette de saveurs font qu’en tant que dégustateur, on peut passer beaucoup de temps à analyser le contenu du verre. La finale est poivrée et épicée au gingembre, belles cerises Marasquin dans leur jus, cosses d’oranges, abricot, poires et jus salade de fruits, réglisse et pelures de pommes rouges, miel et caramel. J’adore cette présentation, j’ai l’impression de découvrir une facette de Jura que je ne connaissais pas avant mon voyage à la distillerie.