Highwood Distillers Ninety 20 ans

45% alc./vol.

André 92%
Les pommes vertes du Stalk & Barrel Cask 8 avec d’abondants fruits secs. Le nez est adorable et crémeux, velouté à souhait (tout comme l’édition 5YO mais avec plus de complexité), fond de toffee. La canne de Noël (au rye) est de retour encore une fois et s’accompagne de gingembre bien relevé, de cannelle et d’une puissante vague de rye cireux, d’épices. Cela me rappelle aussi le gâteau aux fruits nappé de caramel chaud. Finale où les fruits se développent en plusieurs nuances mais aussi où le rye apportera une dimension plus pointue et épicée. La qualité de la présentation est évidente, le taux d’alcool savamment choisi et le rye exposé de façon juste et équilibré. J’adore !

Patrick 89%
Nez : Agréable parfum de céréales sucrées et caramélisées. Un rare mélange de douceur et de profondeur. Bouche : Encore plus agréable! Sucre et caramel, chêne et épices, fruits mûrs et cassonade. Finale : D’une belle longueur, mais tellement agréable qu’on voudrait qu’elle dure beaucoup plus longtemps (ce qui se veut ici un compliment). Balance : Un whisky tout en équilibre. Complexe et facile boire, le genre de bouteille qui ne doit pas résister plus que quelques soirées.

Martin 90%
Assez neutre doré, léger roux. Nez: Beaux fruits séchés typiquement canadiens (whisky-wise). Pommes mijotées dans le caramel. Chocolat au lait et chêne carbonisé.Très riche, crémeux et roux. Bouche: Doux et sucré, avec les épices du rye qui ressortent ici. Léger cuir, d’une douceur caramélisée incroyable. Fruits dans leur sirop. Vanille et nougat, sirop d’érable. Finale: Moyennement sèche, mais d’une belle longueur sur des épices soutenues. Équilibre: Trop facile à boire, très impressionnant. Beau score, porte bien son nom.

RV 85%
Note à moi-même pour un gros déjeuner champêtre: tremper du pain de seigle dans le caramel grenache : ça doit goût pareil. L’odeur de seigle est imaginative et sensuelle, même si le grain me semble un peu trop poussé. Et peut-être même un peu de cornichon, mais c’est probablement un rapprochement olfactif entre le seigle et un sandwich au smoked meat. Super doux en bouche alors que le caramel prend la place du seigle, mais il y a peu de développement, avant la finale où c’est exactement le contraire : la céréale retourne en avant-plan piétinant le sucre. Pour quelque chose de 20 ans, ce n’est ni très fort ni très long en aftertaste, ça me semble plus une expérience où il est amusant de goûter un whisky canadien beaucoup plus vieux que la moyenne, mais une fois goûté je retournerais davantage à certain Forty Creek ou Stalk and Barrel.

Highwood Distillers Ninety 5 ans

45% alc./vol.

André 91%
Nez bucolique bien vanillé et présenté sous des atours de caramel écossais et de toffee. Panier de fruits sauvages. La bouche offre une dualité intéressante; la texture est crémeuse et douce mais les saveurs de rye et de bonbons de Noël au gingembre apporte une contradiction intriguante même si elle aussi adoucie par le toffee. La texture vous étonnera pour un whisky de cet âge. La finale est cireuse et épicée, un peu molle par contre, mais offre une descente tranquille sur les ailes des céréales de seigle, les fruits rouges et les épices légèrement poivrées.

Patrick 82%
Nez : Caramel et eau d’érable en train de chauffer à la cabane à sucre. Notes de chêne (peut être amplifiées par le fait que je viens de déguster quelques « new makes ». Bouche : Fruité et sucré, quelques épices rappelant le blé. Finale : Longueur moyenne et agréable. Balance : Un très bon whisky dans la catégorie « low shelf ».

Martin 85.5%
Nez: Caramel épais, rye épicé, chêne et touche de vanille. Sirop d’érable? Quelques noix. Bouche: Sucré et fruité, touche d’acétone. Cannelle et poivre. Gingembre. Une intensité qui tranche avec la douceur sucrée du nez, peut-être dû à un taux d’alcool qui, bien que pas trop heavy, est plus ou moins contrôlé. Finale: Chaude et épicée, poivre et gingembre, on surfe sur le rye, le chêne et la cassonade. Équilibre: Légèrement en dents de scie, bien que personnellement je le trouve au-delà bien des whiskys canadiens d’entrée de gamme.

Hillrock Double Cask Rye

45% alc./vol.
Barrel no.76

André 94%
Du gros rye… mais présenté avec beaucoup de raffinement. Le nez est licoreux, rond et amoureux, ce qui est étrange vu les odeurs habituelles épicée et poivrées. Donc, réglisse rouge, grosse chandelle de cire, cerises noires, toute-épice, poivre, oranges, chocolat noir, café noir, fruits séchés, cannelle, beaucoup de caramel brûlé aussi. La bouche est bold, grosses cerises noires, les pommes caramel de Beauce Carnaval, oranges, poivre, clou de girofle, caramel, léger carbonisé, petits fruits sauvages, chocolat noir amer, café noir. La bouche n’offre que peu de surprise et livre dans l’ensemble ce que le nez avait annoncé et même la texture onctueuse est reflétée sur la langue et colle partout en bouche. Belle finale, bien ronde et longue, onctueuse et fruitée avec une rétro-olfaction de bois brûlé. Un whisky avec une structure incroyable et une divine texture.

Patrick 78%
Décevant, un autre exemple de whisky où on a mis plus d’efforts dans le packaging que les fûts. Nez : Eeech… Il y a quelque chose de pas correct ici. Genre une bouteille de vin laissée ouverte sur le comptoir pendant un mois… Bouche : Savoureux et intense, avec du sucre et du bois brûlé, mais toujours une petite touche de vin passé date. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et le vieux vin chaleureux.

Hillrock Estate Single Malt

48.2% alc./vol.
Fût #1. Premier baril de single malt de la distillerie de la vallée de l’Hudson.

André 84%
Nez prometteur de céréales organiques, d’orange mûres, de clou de girofle et de vanille, le sherry ceinture le tout. Bouche épicée présentant les mêmes oranges du nez et une vague d’agrume au léger feeling acide de céréales aromatisées au citron (ça ressemble à certaines saveurs que j’ai retrouvé dans le Pemberton Canadian Whisky). Le grain de céréale est très présent et les fruits le parfumant rendent une belle douceur en bouche à ce whisky qui possède un certain caractère. L’ajout d’épices et de poivre apporteront une certaine ambiguïté qui donnera une belle transition avec la finale, finale fortement épicée, bien fruitée et où l’alcool aidera à tenir la note. Pour un premier essai, un whisky qui étonne.

RV 92.5%
Si ce whiskey ne peut convaincre un mordu de single malt que l’orge est une céréale de talent réservé qu’à l’Écosse, j’abandonne. Tellement plus doux que ce à quoi j’aurais cru, c’est la vanille sucrée qui surprend de beaucoup les narines, mais le reste est vraiment spécial aussi. Autre surprise pour les papilles alors que l’orge est en plusieurs vagues, assez fort (48% demeure toujours mon pourcentage préféré). La finale est très épicée, du gros poivre noir, pas nécessairement fraichement moulu mais celui de mon grand-père qui venait dans un contenant de métal (Maison Royale). Finale dans le même style très longue et l’aftertaste est toute aussi délicieuse. Dave Pickerell a vraiment dû s’amuser avec celui-ci car on est à des années-lumière du Maker’s Mark (où jadis il était maître distillateur), et pour un premier single malt d’une distillerie, une étoile est née.

Patrick 80%
Nez: Orge, menthe et sciure de bois. Bouche: Menthe très puissante. Touche de fruits. Poivre. Pointe de chêne brûlé. Finale: Longue et métallique. Balance: Pas dans ma palette. Pas mauvais, mais j’aime pas vraiment. Coudonc, je dois être un traditionaliste. Then again… Donnez-lui quelques années de vieillissement de plus et on verra! 2e tasting: 79% Nez : Herbeux et notes rappelant le gin. Bouche : Herbe très puissante, touches de pissenlits. Finale : Courte et marquée par les céréales. Balance : Sans faute, mais semble trop jeune. Finalement, pas impressionnant.

Hillrock Solera Aged Bourbon

46.3% alc./vol.
Barrel: Sauternes-15. Expérimentation du défunt Dave Pickerell, utilisant la technique Soléra. Les whiskys de cette édition proviennent de MGP et de jeunes spirits distillés à Hillrock affinés dans des ex-sherry cask de 20 ans d’âge. Mashbill composé de 63% corn et 37% rye.

André 77%
Un bourbon en processus transgenre, définitivement weirdo. Au nez, on a définitivement les saveurs découlant du Sauternes, ce côté fruits à chair, poires et fruits du verger qui s’accompagne aussi de fruits rouges, réglisse et de cannelle. En bouche par contre, on fait dans la cour des bourbons avec les saveurs typiques; réglisse, cannelle, clou de girofle, pommes, fruits secs. On détecte assez rapidement l’apport des jeunes spirits avec les notes d’alcool un peu maladroites et pointues et celles découlant de l’utilisation de sherry cask avec les notes de fruits secs et de caramel très prononcées. Courte finale, fruitée, bien portée sur le rye et le bois sec. Je ne suis pas définitivement pas fan.

Patrick 87%
Ok, une bouteille avec la mention « 1806 » quand on sait que la plus vieille distillerie de l’Etat n’a même pas 15 ans, ça fait rire. Puis, voir sur la bouteille la signature d’un « Master Distiller » d’un produit distillé Dieu-sait-où, on se dit que c’est n’importe quoi, et qu’on nous prend vraiment pour des cons. Mis à part l’aspect marketing déplorable, le jus est très bon, et le vieillissement que la « distillerie » a réalisé est très bien réussi. Nez: Beau parfum fruité et sucré, avec du maïs et du bois épicé. Bouche : Du bois épicé et brûlé, des fruits mûrs, chaleureux et sucrés. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée, chaleureuse et sucrée.

Hiram Walker Special Old Rye Whisky

40% alc./vol.

André 81%
Un drink purement estival aux saveurs de fruits – tarte aux cerises – , très lisse en bouche. En milieu de bouche, des odeurs de dentifrice Aquafresh légèrement mentholé prennent la relève et nous amènent sur une finale aussi éphémère que le week-end de la Fête du Canada. Suggestion: refroidissez votre verre un 5 minutes au frigo avant de le consommer. Les saveurs seront légèrement étourdies mais l’effet en bouche en bénéficiera.

Patrick 79%
Au nez, très fruité et délicats. Au goût, maïs très marqué avec une touche de seigle. En finale, le sherry prends toute la place, mais disparaît en laissant un goût de métal. Manque de profondeur, mais pas mauvais.

Martin 82.5%
Nez: Léger voile d’acétone au-dessus de tout le reste. Bois, crème et vanille. Fruits au sirop. Bouche: Vanille, caramel et crème. Bois avec un petit peu d’épices. Retour au caramel mais avec un vent poivré. Finale: Épices chaudes, caramel épais, chêne affirmé. Légèrement fade par moments, on a tendance à oublier prestement. Équilibre: Un beau blend typiquement canadien. Pas mauvais, mais on doit travailler ici sur sa personnalité.

RV 77%
Un whisky ok pour commencer, sans point contre mais sans points pour. Beurre, miel et cerise avec un peu de seigle, avec beaucoup de cerise et un peu trop de caramel. Ouvre bien mais pas très varié, par contre un peu poivré. Finale vraiment courte. Dans le style léger, on fait mieux.

Hirsch Small Batch Reserve Bourbon

43% alc./vol.

André 83%
Vanille caramélisée saupoudrée de cannelle. Le nez est enjoleur et sucré, mielleuse, portée sur les céréales de maïs et influencé par le chêne. Belle balance et saveurs agréables, épices dosées. En bouche, l’arrivée est douce, sur le caramel et le sirop d’érable, les fruits séchés, puis le toffee, les oranges et le miel mélangé de quelques épices. Les tannins du chêne s’unissent aux épices afin de donner de belles nuances plus musclées au whisky. Finale en 2 layers distincts, des 2 côtés du ring, les douces saveurs de miel, de toffee et de maïs, de l’autre les épices et les tannins du chêne. Bien que de belle conception, ce whisky manque de hook et d’attrait, peut-être de par son conservatisme prudent.

Patrick 88%
Un très bon bourbon qui ne sortira personne de sa zone de confort, pour le meilleur et pour le pire. Ceci étant dit, pourquoi créer un nouveau label si ce n’est pas pour présenter quelque chose de nouveau? Nez : Le doux parfum traditionnel d’un bon whiskey, avec le chêne, les épices, la vanille et la cerise. Rien de nouveau sous le soleil, mais ça sent tout de même bon en maudit! Bouche : Ici encore, le chêne, les épices, la vanille et la cerise. Classique et savoureux. Finale : D’une belle longueur et agréable.

Martin 83%
Nez: Vanille douce, caramel, miel, et un peu de bois jeune. Bouche: Texture quand même agréable, sur les oranges, le maïs sucré, le caramel léger, avec une touche de cannelle et de cornbread. Finale: Courte à moyenne, peu d’épices vives, retour discret de bois grillé et sucre brun. Équilibre: Un dram tranquille et agréable en apéritif, mais qui manque de relief pour vraiment briller. Bon bourbon pour débuter, mais peut laisser les amateurs aguerris sur leur faim.

Hirter Whisky Batch 0952

43% alc./vol.

André 83%
Pommes en canne, vanille, bois verdâtre, sirop de maïs, accents de vin de Sauternes, pommes poires. Bouche sucrée, poudre des gommes Bazooka, sirop de poires, pincée d’épices, pommes poires, canne à sucre et sirop d’érable, côté licoreux agréable, genre vin de dessert. Finale propulsée par les épices sur des vagues de gommes ballounnes.

Martin 83%
Nez: Verdure, mélasse et seigle d’entrée de jeu. Canne à sucre. Frais et jeune. Bouche: Sucre d’orge, cassonade, épices et bois. Jeune et affirmé, sans toutefois être trop agressif. Finale: Fraîche, mais chaude et épicée aussi. Notes de bois, de plantes vertes et de sucre en poudre. Équilibre: Bel essai pour ce whisky autrichien, pas mauvais pantoute, mais j’ai bien hâte d’essayer ça un peu plus vieilli.

Historic Scotland Stirling Castle 10 ans

40% alc./vol.

André 77%
Jeune whisky de grain ceintré de miel, de vanille et de sirop de poires. Les influences du fût de chêne verdâtre sont très fortes au nez et ce n’est pas pour notre plus grand plaisir. La bouche est diffuse et mal structurée, aucune texture ou presque. Côté saveurs, on a la réplique du nez en plus de quelques épices, d’une touche de poivre et des fortes notes de bois bizarre. Mélange de poires, melon au miel, pommes vertes et beaucoup de vanille. Finale pointue et épicée, éléments verdâtres, relativement longue.

Patrick 75%
Un whisky bas de gamme plutôt mal bâti… Les bonnes saveurs y sont, mais pour un 10 ans, on a dû utiliser un fut qui avait connu de meilleurs jours. Nez : Whisky de grain avec une touche fruitée discrète. En fait, l’ensemble du parfum est discret. Bouche : Du whisky de grain, des fruits et un peu de bois brûlé. L’ensemble n’a pas grand relief ni de balance. Finale : D’une longueur un peu courte…

Martin 75%
Nez: Grain, herbe, melon, grillades, vanille et fleur lointaine. Bois jeune et maladroit. Hmmm. Bouche: Très, très, très fade. Touche d’épices avec une pointe d’astringence boisée et d’acétone. On ne parvient à percevoir rien d’autre. Finale: Épicée, mais sans nous laisser percevoir d’autres saveurs. Longue mais décevante. Équilibre: Peu de personnalité, peu de complexité. Le nez n’est pas trop désagréable, mais oh my god le reste… 10 ans? Calvaire…

Holyrood Arrival Release #1

46.1% alc./vol.
Holyrood Arrival est l’un des premiers whiskys single malt produits à Édimbourg depuis un siècle. Il doit son nom à l’emplacement de la distillerie, dans l’ancien terminal ferroviaire d’Innocent. Il a été élaboré à partir de malt fourni par Crisp Maltings, fermenté pendant 104 heures à l’aide de deux souches de levures de distillerie, DY379 et DY502, puis vieilli dans des fûts d’oloroso, des hogsheads de Pedro Ximénez, des fûts de bourbon et des barriques de rhum. La distillerie a été fondée en 2019 par un couple canadien et membres de la Scotch Malt Whisky Society, Rob et Kelly Carpenter, ainsi que par l’ancien maître distillateur de Macallan et écossais, David Robertson.

André 81%
Nez beaucoup sur les fruits rouges et sur le sucre. Raisins macérés dans le rhum, prunes, cerises trempées dans le chocolat, oranges très juteuses, sucre de fruits. En respirant, les notes de bois verdâtre apparaissent. Le sherry demeure très présent au nez. La bouche est plus austère, avec ses grosses notes de cannelle que même les notes de chocolat et de caramel n’adoucissent pas. Cerises, oranges, prunes et raisins, chocolat, cannelle, poivre, épices des Caraïbes et énormément de tannins du bois qui assèche la bouche. La finale est gorgée de cannelle et de tannins du bois. Je trouve ça très agressif comme livraison générale.

Patrick 89%
Ce très jeune scotch m’a impressionné dès la première goutte. Il s’agit d’un beau whisky frais que j’ai autant adoré l’été sur le bord de la piscine que l’hiver, au coin du feu du chalet de ski. Je dis souvent des premiers malts des norvégien distilleries que « ça augure bien pour l’avenir », mais ici, je ne demande plutôt comment ils parviendront à faire mieux! Nez : Chêne frais, vanillé et sucré, avec de l’orge beurrée et caramélisée et un feeling  » feuillu ». Bouche : Floral, feuillu, épicé, avec une bonne dose de fruits du verger, des pommes vertes en particulier. Je crois y trouver aussi une fumée extrêmement discrète. L’ensemble est frais et sucré, avec une belle texture en bouche malgré le jeune âge de ce scotch (moins de 4 ans). Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et feuillue.