Hart Brothers Glen Moray 11 ans Burgundy Cask Finish

52.1% alc./vol.
Distilled 10/2008, Bottled 03/2020

André 80%
Framboises et cerises, oranges sanguines. Belles influences du vin rouge avec un rappel d’alcool en arrière-scène. En bouche, boisson gazeuse Cream Soda, oranges et petits fruits sauvages, sensation bizarre alcaline et minérale. Texture décevante, aucun support gras ou huileux avec une touche de soufre. Finale de longueur moyenne, merci à l’alcool, sur les fruits délavés.

Hart Brothers Glen Spey 20 ans

46% alc./vol.
 
André 77%
Eau aromatisée au caramel, diffus, clair, plus qu’épuré… fade. Un nez sans rafinement. Encore une fois, le Glen Spey est un whisky au profil discret et pas très prononcé et la présentation de celui-ci confirme la norme. En bouche, les épices offrent une belle montée bien soutenue, presque puissante et la dualité avec les saveurs douces de sucre, de caramel et de vanille est intrigante, mais elle ne tiendront pas jusqu’en finale, qui retombe à plat rapidement. Un whisky « clin d’œil », qui trouve peut-être sa place dans la fabrication de blends mais qui n’aura pas sa place dans ma « whisky room ».

Patrick 82%
Bon, mais pas trippant. Nez : Sucre blanc intense avec des rappelant un peu un rhum. Bouche : Vanille épicée, chêne. Texture plutôt aqueuse. Dommage qu’on ait laissé le contrôle du robinet d’eau aux comptables. Finale : Longue et épicée.

Martin 83%
Jaune pâle. Nez: Raisin assez fort sur une touche de vanille. Impression de mélasse à la new make, ce qui m’insulte un peu pour un 20 ans d’âge. Se rattrape un peu à la fin avec un peu de miel. Bouche: Assez léger comme texture. Un tout petit peu de fumée et d’épices. Retour de la mélasse acide. Finale: De longueur moyenne. Un peu épicée sur des notes de menthe, de chêne et de regrettées cennes noires. Équilibre: Pourrait être mieux. Tristement un autre exemple de fût qu’on ne voulait plus à la distillerie.

Hart Brothers Glendullan 13 ans

54.9% alc./vol.
Distillé en juin 2000 et embouteillé en février 2014. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 86%
Beaucoup d’alcool au nez qui demande du temps à s’ouvrir, ça ressemble même à un nez de téquila à prime abord. Miel, sucre épicé et quelques nuages floraux migrant ensuite sur le caramel et le toffee. Belle fraicheur au nez, le whisky est doux et aérien, rien de musqué ou d’agressif ici. En bouche il offre une belle surprise, un peu vif et prononcé, l’alcool fait bien sentir sa présence mais le whisky quant à lui est relativement passif. Je lui trouve des ressemblances au niveau feeling en bouche avec l’effet que font les pastilles Certs, un peu camphré à la sensation pétillante de certaines boissons gazeuses auquel s’ajoute le miel et la vanille. La finale est longue, poussée par l’alcool mais le whisky ne se développe pas plus que ce que la bouche aura précédamment présentée. Un whisky auquel il manque de nuages et de variantes, mais tout de même agréable.

Patrick 85%
Bouche extraordinaire, mais le nez et la finale lui font perdre de nombreux points. Nez : Doux caramel fruité. Petite touche de chêne subtile. Bouche : Wow! Le nez ne laissait pas du tout présager une bouche aussi intense. Avalanche de fruits mûrs, chêne brûlant. Très complexe. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par des notes boisées.

Martin 85%
Beau jaune foncé profond doré neutre. Nez: Céréale avec un brin de mélasse. Forte dominance de toffee et même de caramel. Doux rayon de miel avec aucune aggressivité de son taux d’alcool. Bouche: Épicé et mielleux, petits fruits sucrés. L’alcool est bien présent, mais ne prend pas toute la place. On aimerait que le tout offre un peu plus de profondeur. Finale: Le taux d’alcool bonifie la durée de la finale, sur des notes d’épices, de bois et de fruits secs. Équilibre: Délicieux, mais j’ai la drôle d’impression que son taux d’alcool n’est là que pour mettre en valeur un malt de seconde zone qui aurait fait patate avec un taux inférieur.

Hart Brothers Linkwood 22 ans

46% alc./vol.
Distillé en juin 1990 et embouteillé en septembre 2012, vieilli en fûts de bourbon américain.
 
André 84%
Pâte d’amandes et pâte à modeler, nez crémeux, bien vanillé – le 22 ans en fût de bourbon y est pour quelque chose – c’est rond, agréable, bien présenté. Fruits épicés, presque musqués, orange. Bouche agréable, les épices sont un peu bizarres, mais bien contre-balancées par les douces notes crémeuses de vanille. Le whisky, demeure paradoxalement sec même si dans l’ensemble, ses saveurs sont douces. La finale est sèche et épicée, le taux d’alcool bien dosé. Globalement, un whisky correct mais qui ne réussira pas à m’enchanter. Sa faiblesse principale est en bouche car le nez annonçait une belle expérience.

Patrick 87%
Wow, une orgie de sucre. Un whisky de dessert pour l’automne. Nez : Cassonade brûlée et fruits mûrs. Le tout dominé par de puissantes notes vineuses. Bouche : Vin très puissant, caramel brûlé et chêne. Finale : Longue, chaleureuse et sucrée.

Martin 87%
Jaune orangé ambré pur et neutre. Nez: Doux et riche caramel écossais flirtant avec le duche de leche marié à une compote de pommes. Ultra sucré. Raisins, dattes et tabac du sherry. Bouche: Un peu plus timide et balancé au début. Chêne, noisette, caramel, vanille avec une touche d’épices. Finale: Épices, cuir et feuille de tabac à pipe. D’une bonne longueur, combine tous les éléments gagnants d’un bon fût de xérès. Équilibre: Ça prouve que pour plusieurs fûts moins bons vendus à des embouteilleurs, parfois les distilleries doivent en regretter un ou deux.

Hart Brothers Littlemill 21 ans

47.1% alc./vol.
Finition en fûts de porto, distillé en février 1991 et embouteillé en novembre 2013. Vieilli en fûts de xérès de premier remplissage.
 
André 80.5%
Nez hyper rond, le port cask grandement en évidence, en fait le whisky en est pratiquement dénaturé. Fruits rouges, gâteau des fêtes aux fruits et noix. Linéaire mais agréable. En bouche, le whisky est très liquide, la texture un peu plate, le tout est noyé dans le port cask qui est omniprésent, un peu trop à mon goût personnel. Déjà que le Littlemill est à l’origine très doux, l’enterrer dans une masse de porto tel qu’ici… Léger poussiéreux en finale de bouche, on ressent le whisky un peu plus agé. Finale épicée de longueur respectable avec retour épicé tout de même limité. Mais globalement, un whisky endormant et soporifique.

Patrick 75%
En terme de « wine finish » c’est complètement manqué. Décevant de la part d’une distillerie et d’un embouteilleur qui savent faire mieux. Nez : Parfum très intense de vin et de grain pas frais. Le tout est déformé par une touche de Pine Sol. Eurk. Bouche : Goût de vin dont la bouteille est restée trop longtemps ouverte sur le comptoir (genre, au moins deux semaines!). Le tout accompagné de notes de céréales mouillées. Finale : Longue, mais bof : Toujours marqué par le vin passé date.

Martin 81%
Ambre désaturé tirant sur le rosé. Nez: Ultra vineux, gâteau aux fruits terreux. Un peu de miel, mais la finition en fût de porto prend toute la place, et franchement son effet est plus ou moins réussi. Bouche: Encore fruité et vineux. Une céréale au miel voudrait bien briller mais tout est noyé dans un porto douteux. Finale: Astringence de type sherry plutôt agréable, mais bon, encore une fois rapidement occultée par cette mer de porto. Équilibre: Un bel exemple de Port Finish raté. Il faut à la base un malt qui a les reins assez solides pour le fût de porto. Il ne faut pas non plus abuser sur la durée de l’affinage. Quelque chose d’aussi doux qu’un vieux 21 ans ne doit pas être gâché par une finition maladroite.

Hart Brothers Miltonduff 12 ans

51.4% alc./vol.
Distilled 05-2005, Bottled 06-2017 from First Fill Sherry Butt

André 89%
Belle découverte, compte tenu que je n’ai aucun souvenir d’un Hart Brothers que j’ai aimé… Au nez, sherry et oranges sanguines, cerises noires et raisins secs, Kool Aid en poudre saveur de raisins mauves. La bouche est épicée, sans afficher des traces de bois ou de tannins. Poivre, gingembre, caramel. Superbe texture, le sherry est superbe et très old style, balancé et pas du tout monopolisé par les tannins du bois. Finale d’oranges sanguines et de caramel ainsi que de cerises mûres.

Patrick 84%
Un bon whisky qui n’était pas du tout conforme à mes attentes face à un fût de xérès de premier remplissage: j’ai déjà vu des fûts de bourbon goûter plus le xérès que ça, hahaha!  Nez: Particulier, des aînés d’herbes fraichement coupées mélangées à des herbes séchées ainsi que quelques agrumes. Bouche: La bouche révèle de délicieuses épices du chêne, une discrète touche fruitée et sucrée, une goutte de caramel et des agrumes. L’ensemble est assez chaleureux. Finale: D’une belle longueur, boisée, sucrée et très chaleureuse. 

Hart Brothers Mortlach 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 83%
Floral à souhait, odeur de vin de pissenlit, et mélange de céréales et de fruits, sucre. La bouche est sans challenge, la texture est molle et sans vie, c’est liquide et passer. Je lui trouve encore des saveurs de bonbons Certs éventés, tout comme dans le Littlemill… Le floral est toujours présent en bouche, les fruits sont généreux mais la texture et la structure du whisky laisse grandement désirer. La finale est courte et sans surprise. Un taux d’alcool plus soutenu airait grandement aidé à l’ensemble.

Patrick 85%
Très particulier, vraiment intéressant. Une distillerie unique. Nez : Pissenlits, et herbes. Aussi un peu de chêne et de vanille. Bouche : Fleurs et herbes. En fait, me rappelle le vin de pissenlits de mon grand-père Albert. Finale : Longue et portée sur les épices du chêne.

Martin 82.5%
Jaune presque fluo-prestone. Nez: Céréale du Speyside un peu mielleuse. Touche d’herbe et de vanille. Bois présent mais discret. Bouche: Cireux et mielleux en bouche, cire d’abeille. Toujours l’herbe, avec un peu d’épices. Finale: Assez rustre et sans finesse. Un peu métallique avec des notes de fruits secs. Équilibre: Ok mais sans plus. Je miserais plus sur un distillery bottling officiel.

Hart Brothers Springbank 30 ans

43% alc./vol.
Bouteille #133.

André 79%
Agrumes et citronnelle. Frais et rafraichissant. La bouche: est plus qu’ordinaire, terreuse et vineux. Trop liquide, manquant de consistance. Finale longue mais qu’on apprécierais plus courte de part la déception. Springbank et Longrow ne se prêtent peut-être pas à un vieillissement qui lui enlèvent de la typicité. Mais à 385$…are u kidding me ???…

RV 81.5%
Cuirette de banc jaune orange d’autobus Bluebird (but in a good kind of way) avec blé, vanille, canne à sucre et légèrement vert, un nez étonnamment jeune pour un whisky de cet âge. Suave mais discret avant de laisser échapper une fumée très dissipée, qui laisse sa place temporairement au malt quelque peu épicé avant de revenir en finale, pour disparaître derrière un blé beurré de longueur assez moyenne, voire courte pour un whisky de cet âge. Satisfaisante, racée, mais en la comparant avec ses plus jeunes congénères, elle est beaucoup trop onéreuse pour la belle balance avec laquelle elle fut construite.

Hatozaki Blended

40% alc./vol.
Mélange de whisky de malt et de grains, produits à la fois au Japon et à l’extérieur du pays. Les fûts sont de différents types, Ex-Bourbon, Ex-Sherry, Mizunara. Le nom Hatazoki est en référence au plus vieux phare du Japon.

André 78%
Nez de Cream Soda alcoolisé, céréales séchées, eau parfumée au citron et à l’orange. La bouche est sucrée, notes de bananes flambées annpées de miel, de pommes poires, crème à la vanille et sucre à glacer, citron, oranges. La texture est quelconque, fade et sans passion, criant manque de richesses. Les notes céréalées sont cachées par le sucre. La finale est courte, sucrée et vanillée, ennuyeuse.

Patrick 79%
Un autre japonais cheap qui ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête. Nez : Dominé par les arômes du whisky de grain, avec du sucre blanc et des fruits tropicaux débordant de fraîcheur. Bouche : La bouche est plus agressive que le nez, comme un whisky de grain plus jeune que souhaité. Bref, des fruits tropicaux frais et sucrés, du chêne épicé et plein d’alcool plutôt rough. Finale : Plutôt courte, avec une bonne dose d’alcool.

Hayes Parker Reserve Original Bourbon Whiskey

45% alc./vol.

André 69%
Moins porté sur l’éthanol et l’alcool jeune de bois vert que l’édition Small Batch, on a ici beaucoup plus de cassonnade qui s’accoquine avec la réglisse rouge et la pelure de pomme caramel. Bouche : Mélange de cerises et framboises, du bois brûlé en grande quantité et des bonbons en forme de poisson en forme de cannelle, poivre, charcoal. Kool Aid cannelle et cerises. Ensemble chimique et artificiel mais je déteste un peu moins que l’édition Small Batch. Finale poivrée et épicée, fruits artificiels et chimiques, mélange de bois verdâtre et de bois brûlé.

Patrick 74%
Un bourbon cheap, bas de gamme, qui ne vaut même pas la bouteille dans laquelle il a été versé. Nez : Ouf. Pénible. Sent le mélange de bourbon cheap et de new make. Vraiment pénible. Bouche : Erk, du new make, un doigt de bois brûlé et un peu de céréales. Finale : Heureusement que c’est court.

Martin 79%
Nez: Pommes vertes croquantes et cassonade. J’ai l’impression qu’ici les notes classiques du bourbon sont manquantes. On dirait presque plus un single malt américain. Caramel et réglisse avec une touche de céréales. Bouche: Verdurette du rye, avec pointes de sucre blanc, de vanille, de chêne, de fruits rouges. Clairement on a une influence épicée de rye dans le mashbill. Les notes du bourbon classique refont surface un peu. Finale: Bien épicée et poivrée, pour un assez long voyage en compagnie de chêne, de maïs, de vanille, de fruits et de rye. Équilibre: J’aime bien. On est loin de la perfection, mais pour un dram à ce prix, je serais preneur n’importe quel mercredi soir.