Guillon Single Malt du Louvois

43% alc./vol.
Batch #0002, fût #4864 finition de Meursault. Cela fait plus de quatre générations que les fondateurs de la distillerie travaillent dans le secteur des vins et spiritueux. Après avoir travaillé près de 2 ans dans l’une des plus prestigieuses distillerie d’Allemagne et accumulé diverses expériences dans le monde du vin et des alcools, Thierry Guillon, œnologue de formation, a crée en 1997 la Distillerie Guillon, seule distillerie artisanale dans la région de Champagne. Ce whisky est élevé dans des fûts de Sauternes et livré en édition limitée à 1000 bouteilles.

André 84%
Mélange hyper singulier de Listerine, de camphre et d’huile de sapin. L’arrivée est trop liquide pour moi; saveur de vernis à bois et de feuilles de fraises. La bouche est rafraichissante et très nette, coulant sur une finale de sauge très persistante en bouche. A définitivement des ressemblances avec le Macmyra, mais en beaucoup moins distingué et surtout avec moins de raffinement. J’ai l’impression de me perdre dans un ensemble mal défini et sans ligne directrice.

RV 86%
Différent? Oui. Intéressant? Certainement. Une valeur sûre? Je ne saurais me prononcer. Camphre et fond de Pine Sol, qui malgré les minutes restent omniprésents. En bouche, c’est la même chose mais en plus épicé, puis la chaleur monte, monte et monte. Aftertaste en raisin de sirop pour la toux, mais manque un peu de longueur, quoiqu’avec un intéressant crochet de cure-pipe à la MackMyra. Bon dans l’ensemble mais je ne suis pas sûr que j’y reviendrais souvent.

Patrick 90%
Antiphlogistine très marqué au nez… Au point que je me suis demandé si on me faisait un joke! Je m’attendais à ce le goût soit très différent, mais l’Antiphlogistine est toujours très marquée. Sucre très marqué qui permet à l’antiphlogistine de bien passer. Petite touche de fraises apportant une agréable dimension supplémentaire. Finale de Pine Sol pas désagréable. Globalement, un bouquet de saveurs t-o-t-a-l-e-m-e-n-t inédites, assemblées de façon remarquable. Je ne voudrais pas que tous mes whiskys y ressemble, mais j’apprécierais en avoir au moins une bouteille dans ma collection. Superbe et original !

Guillon Single Malt du Louvois Tourbé

46% alc./vol.

André 45%
Holy fuck, what is that ?!!?!?! Dans la catégorie bizarroïde, on est dans le top listing. C’est intriguant de par sa différence, mais je déteste profondément les arômes primaires du nez. Fruits macérés et pourris, ça sent le renfermé, un plat de fromages et de fruits laissé sous la cloche à fromage une fin de semaine d’été. Pêches et oranges avec un fond bizarre. Texture étonnante en bouche mais il y a quelqu’un qui fait le moron en arrière scène et ça ne sent pas bon du côté jardin. Exit stage left…. ouch…. Définitivement une des choses les plus infectes que j’ai eu la malchance de goûter.

RV 76%
Une imitation plus ou moins réussie d’un whisky bizarre? Pas très payant selon moi. Au nez, vive les rénos avec du Varathane et du décapant. Même chose un peu plus épicé en bouche. Au moins vous pouvez vous fier a l’odorat pour savoir ce qu’il goute, mais essayer d’imiter le Mackmyra n’était peut-être pas la meilleure des idées.

Patrick 72%
Au nez, vernis de plancher, eucalyptus et cerises. En bouche, très sucré, cassonade brûlée, touche de bourbon et gâteau aux fruits du temps des fêtes. En finale, une saveur de métal et de cerises passées date. Globalement? Beurk.

Haig Club Single Grain Whisky

40% alc./vol.

André 87%
Tarte aux pommes avec crème glacée à la vanille, miel, céréales Honey Comb nappées de miel, puis oranges et purée de banane. Bel agencement de saveurs, qui se complètent bien mutuellement. Superbe texture en bouche, visqueuse et collante, fluide à souhait mais les saveurs sont très linéaires; miel, toffee, vanille. Plus en palette de nuances qu’en pléiades de saveurs. L’alcool filtre même au travers les saveurs et pique un peu la langue. Belle montée des épices en finale de bouche, le gingembre particulièrement, balancées par le miel et la vanille, le toffee. Un whisky de belle confection, sans réelle fausse note mais aussi sans réelle typicité ou singularité. Pour le prix déboursé, y’a moyen de trouver fort mieux sur le marché.

Patrick 90%
J’ai beau être amateur de micro-brasseries, parfois c’est d’une bonne Budweiser-en-canette-bien-froide dont j’ai le goût. Toute une belle surprise que ce single grain. Mes attentes étaient au plus bas… D’ailleurs, la première fois que j’en ai bu, mon sentiment fut plutôt « bof »… Mais, à ma grande surprise, ce whisky allait devenir très « addictif » pour moi : La bouteille se vidait sans que je m’en rende compte! Nez : Le léger parfum sucré du grain est accompagné d’une petite note fruitée, de vanille et d’un soupçon de caramel. Frais et appétissant. Bouche : D’abord les céréales sucrées, puis les fruits et ensuite la vanille. Une petite note boisée bien subtile vient compléter le tout admirablement. L’ensemble est tout en fraicheur et en légèreté. Finale : D’une longueur surprenante compte tenu de la légèreté du dram.

Martin 80%
Aussi pâle qu’un albinos. Nez: Caoutchouc chauffé, vanille, cumin et chêne. Grain légèrement sucré. Sent beaucoup l’alcool pour un whisky dilué à 40%, ce qui a pour effet de bien cacher ses aspects plus complexes. Bouche: Très crémeux et sucré. poires et melon, vanille et chêne. Bien mieux exécuté qu’au nez. Finale: Quelques épices gorgées d’alcool nous restent longtemps en bouche avec une touche de chêne. Gingembre et vanille. Équilibre: J’ai bien de la misère à justifier le prix d’une bouteille comme celle-ci. David Beckham ne boit clairement pas de whisky. Comme le diraient certains, je n’hésite pas à l’appeler le « Beats by Dre » du monde du whisky.

Haig Dimple Pinch 15 ans

43% alc./vol.

André 75%
Un peu le nez du Compass Box Hedonism mais en pas mal moins sophistiqué. Épicé – Gingembre ? Le nez est meilleur (ou moins désagréable) que la bouche. Le sucré apparait au nez à mesure que l’on laisse respirer le verre mais une fois en bouche, aucune trace du sucré. Manque de personnalité et pas dans ma palette gustative personnelle. La présentation de la bouteille est superbe mais le contenu lui…. Une fille en belle robe de soirée mais qui ne se rase pas le pouelle de d’sours des bras pis qui sacre sans vergogne. La classe est dans le contenu et non seulement dans le contenant. Une belle bouteille, bien présentée, mais les amateurs ne se laisseront pas nécessairement duper par de si faciles apparences.

RV 75.5%
Vanille, très doux et calme. Pointe de fumée sur la langue et des épices assez tranquille, c’est en début de finale qu’il est a son meilleur mais l’aftertaste n’est qu’une wave décroissante. Ok mais sans plus. Un demi-point parce que c’est c’est un blend avec boite et une belle bouteille.

Patrick 76%
Nez très léger, orge, vanille épices et fumée. Au goût, les épices prennent plus de place. Il semble y avoir un léger sherry mais qui est rapidement emporté par une finale où une pointe de fumée, mais qui disparaît un peu trop rapidement.

Hakushu Japanese Forest Bittersweet

43% alc./vol.

André 89%
Superbe whisky, intense et chaleureux. Nez boisé et fruité. Vieux baril de chêne au fond du warehouse, caramel salé, oranges, quelques tannins du bois, cerises et réglisse, chocolat noir. La bouche est tannique, terreuse et légèrement salée. Intenses notes de chocolat noir coiffées de tannins du bois de chêne, du poivre, du gingembre. Beaucoup de notes de cerises et de pommes sur fond de vieux bois vernis, de cuir naturel humide et de caramel. Au fil des gorgées j’ai des petites notes mentholées et herbacées qui s’ajoutent aux saveurs boisées. Finale amère et tannique, fruits rouges, épices et chocolat noir. J’aurais aimé avoir plus de texture en bouche et une finale avec plus de longueur. Pourrait rappeler un vieux Macallan, dans le temps où ils faisaient du bon stock.

Patrick 94%
Un whisky extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire dans le sens qu’il est excellent, exceptionnel dans le sens de son originalité. J’en veux une bouteille… Non, une caisse! Nez : Un parfum envoûtant avec du raisin, de l’anis, du clou de girofle, du chocolat noir, de la vanille, des agrumes. Complexe et original. Bouche : Ici, le whisky porte bien son nom, avec un feeling forestier. Bref du raisin et de l’anis, des prunes, du chocolat noir, du cuir, des agrumes, des pêches et du cigare. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : Le whisky est tellement bon, j’aurais souhaité qu’elle soit beaucoup plus longue. Cela étant dit, elle est d’une longueur honnête et délicieuse.

Martin 92%
Nez: Aiguilles de pin, cacao, menthe sauvage, litchis en conserve et touche de fumée discrète. Bouche: excitée et nette, sur le raisin, l’orange, un accent salin et l’amertume élégante du bois. Finale: Longue et sèche, herbacée, marquée par des notes résineuses de tabac et un soupçon d’umami. Équilibre: Très singulier, un dram qui oscille entre complexité de sa structure disons boréale d’inspiration, et l’abandon dans lequel on se laisse tomber avec sa texture goulue et son ambiance fruitée presque à l’excès.

Hakushu Japanese Single Malt Distiller’s Réserve

43% alc./vol.
Virgin American Oak Barrels.

André 88%
Oh que c’est challengeant ça! Pas des saveurs que l’on a souvent gouté dans des whiskies. Nez très « forestier », alliant les cocottes de pin, le tapis d’aiguilles de sapin et certaines herbes à cuisiner, le tout mélangé de poires dans leur jus et d’un trait de vanille sur fond de fumée lointaine. Très évolutif comme stock. La bouche s’ouvre sur des notes de chocolat au lait fumé, des mottes d’herbe verte mouillée (celles que l’on enlève sous la tondeuse après utilisation), d’oranges et de fruits à chair. Méga texture grasse et chaleureuse. Finale de prunes, de fruits secs, le tout mélangéde tonalité de terreau d’empotage humide, de fumée évasive et d’un trait d’herbe et de zeste de citron. Singulier au cube et très challengeant à évaluer. Un whisky comme il en fait parfois pour te remettre sur la coche niveau challenge de dégustation. Le prix par contre…ouf.

Hammer Head 21 ans Czech Vintage Single Cask

40.7% alc./vol.
Hammer Head est un Single malt Tchèque produit en 1989, juste avant la chute du mur de Berlin, qui a changé à jamais le visage de l’Europe. Élaboré dans la distillerie Pradlo située à l’ouest de la Tchécoslovaquie, Hammer Head est l’unique single malt produit en Bohème. Découvert par accident il y a tout juste un an par ses nouveaux propriétaires, il a été conçu à l’époque à partir d’une orge locale et a vieilli exclusivement dans des fûts de chêne tchèques.

André 82%
Bois franc blanc, vanille, cerises et poires. La bouche est très herbeuse; sac de tondeuse bien rempli de pelouse fraichement coupée. Après avoir respiré ce sont plus les épices et le miel bon marché qui se présentent en bouche. Le bois reprend sa place en finale, rendant le tout très rectiligne et unidimensionnel. Élaboré dans un temps trouble dans les pays de l’est, avec probablement des moyens limités, un embouteillage étonnant et historique.

Patrick 82%
Au nez, herbe mouillée avec touche de fruits, le tout baignant dans les céréales. Bol de céréales sucrées dans le quel on a fait tremper des fruits, mais qui ont été retirés du bol avant la dégustation. La finale est plutôt courte. Sa provenance frappe l’imagination, mais son goût ne vous restera pas en mémoire. 2e tasting 85% Nez : Malt métallique/indstriel. Le genre d’odeur que l’on s’attend à sentir proche d’une distillerie de l’ancien Bloc de l’Est. Bouche : Malt très sucré, mais vraiment très sucré! Le tout est accompagné de notes herbeuses et florales, au point d’avoir l’impression d’être couché dans un champ. Finale : Relativement courte et toujours marqué par les céréales, les herbes et les fleurs. Balance : Définitivement meilleur que ce que le nez laissait présager. Ayant été produit par un régime communiste, mes attentes étaient très basses. Une belle surprise.

Martin 80%
Immensément pâle, comme un soir de pleine lune sur Berlin. Nez: Poire, kiwi, vanille, herbe. Un vent de nectarine et de punch aux fruits étouffe presque le reste. Un tout petit peu de poussière et de bois. Caramel et orange. Bouche: Orange, caramel, cannelle, sucre de canne. Définitivement le moment le plus agréable de ce dram. Finale: Fond d’agrumes éclipsé par une poignée de change. Beaucoup trop métallique à mon goût. Équilibre: Malheureusement pas assez dans ma palette. Belle pièce d’histoire, mais sans plus.

RV 80.5%
Un dessert qui manque à peine de caractère mais qui compense par l’excès. Bourbon un peu vinaigré et feuilles mortes au nez, avec une cerise peu présente à l’ouverture mais qui s’exprime fortement une fois arrivée, accompagnée d’une vanille artificielle. En bouche c’est encore sucré, presque trop, avec une texture visqueuse mais une bonne attaque d’alcool. La finale est elle aussi trop sucrée mais se conclue de manière convenable. Malheureusement, l’aftertaste souffre du même problème de sirop trop fort, ce qui rend l’expérience plus ou moins agréable.

Hankey Bannister 21 ans

40% alc./vol.

André 81%
Nez hyper fruits rouges, sherry du type de certains Dalmore de par le côté capiteux, excessif et pompeux de son sherry si particulier, toffee et caramel, beaucoup de toffee d’ailleurs, raisins secs, chocolat noir. Ça donne presque l’impression qu’on a voulu cacher quelque chose sous l’épaisse couche de sherry fruité qui monopolise pratiquement toutes les saveurs du nez. La bouche n’offre très peu de surprises hormis quelques pointes boisées tirées du fût de chêne, le sherry, le chocolat, les raisins, les oranges trop mûres se noyant dans le caramel et le toffee. L’arrivée en bouche est un peu cireuse et liquoreuse. La dilution à 40% n’aide pas l’ensemble qui est beaucoup trop plat et rectiligne en bouche. La finale est longue et fruitée avec une pointe de gingembre et de boisé. Un whisky un peu trop pompeux pour les qualités qu’il offre au final.

Patrick 88%
Tout ce qu’on recherche dans un blend, complexité, balance et facilité à boire. Tout, sauf le prix, car il n’est rien de moins que 4 fois trop cher pour sa qualité. Nez : Savoureux parfum de gâteau de Noël et de chocolat noir, reposant sur un lit de caramel et de vanille. Bouche : D’abord les épices du bois, puis la vanille, le chocolat noir et une petite dose de fruits mûrs. Finale : Un peu courte, avec une pointe subtile de fumée.

Hanson of Sonoma No #3 American Single Malt Whiskey Double Barrel

50% alc./vol.

André 86%
Beaucoup de miel et de poires au nez, grains de céréales séchés nappés de miel, sirop de poires, oranges, vanille, grains de poivre concassés. L’alcool est plus relevé en bouche, les grains plus présents, la vanille et le miel ne peuvent pas adoucir le tout, mais l’ensemble demeure agréable. Miel, vanille, grains de céréales, avec un p’tit twist craft distillery, bois brûlé et chocolat noir légèrement amer. Aux gorgées subséquentes, cerises et fruits secs, une pincée de cannelle, réglisse, une touche de citron. Bizarre certaines saveurs qui rappellent le bourbon. Longue finale alcoolisée, bien fruitée et sur le grain.

Hart Brothers Balmenach 8 ans

46% alc./vol.
Distilled 01-2015, Bottled 01-2023 from Bourbon Hogshead

André 81%
Fond herbacé, miel et melon au miel, oranges, zeste de citron, foin sec et céréales séchées, herbe verte mouillée et vanille. Bouche; purée de bananes, oranges et sucre en poudre, caramel, poivre et canelle. Belle texture agréable, sensation moelleuse. Courte finale sucrée et caramélisée, bois doux, épices bien dosées, agréable mais simple.

Patrick 88%
Une belle surprise que ce Balmenach, qui montre une intensité typique d’un cask strength.  Aussi, j’ai rarement vu des fruits tropicaux si intenses dans un dram.  Nez: Un beau parfum débordant de fruits tropicaux juteux, du cantaloup bien mûr et sucré ainsi qu’une bonne dose de vanille. Bouche: Ici, les beaux gros fruits tropicaux juteux et la vanille sont présentés sur une planche de chêne sec et épicé. Finale: D’une belle longueur, fruitée et épicée.