Garrison Brothers Balmorhea

57.5% alc./vol.
Le bourbon Balmorhea original a été commercialisé à 107 proof. Cette version est désormais mise en bouteille à 115 proof. La tonnellerie Kelvin fournit les fûts de 15 gallons pour les deux premières années de vieillissement, puis les fûts de 27 gallons pour les deux années de vieillissement supplémentaires. Les deux types de fûts sont fabriqués à partir de chêne américain neuf. Distillé en 2015, embouteillé en 2021, édition de 6000 bouteilles.

André 88%
Le nez affiche au départ une bonne dose d’oranges et de bois caramélisé, de cassonade, pacanes trempées dans le caramel, cannelle, cerises et pommes. La texture en bouche est vraiment superbe; tarte aux pacanes, cerises poivrées et cannelle, caramel, tannins du bois, cosses d’oranges, sirop d’érable. Je trouve la finale un peu faible comparativement au nez et la bouche, les saveurs sont plus réservées mais le bois, les épices et les tannins sont vraiment beaucoup plus présents. J’ai enlevé un point pour le prix de 250$…

Garrison Brothers Guadalupe Port Cask Finished

53.5% alc./vol.
Maturation initiale de 4 années en virgin american white oak et affinage supplémentaire de 2 ans en Ex-Port Casks. Les fûts de bourbons sélectionnés ont été distillés en 2016, puis mis pour maturation dans des barils de 90 gallons. Au terme de la première maturation, ceux-ci avaient perdus 16 gallons, donc pratiquement 20% de leur total en évaporation. Ils ont par la suite été transférés pour affinage en port cask en 2020. Mashbill: 74% maïs, 15% blé et 11% orge maltée.

André 90%
Oh la la… C’est intense au carré. Panier rempli de prunes fraîches, de morceaux de chocolat noir et d’une envolée de cannelle, cassonade et réglisse. Gourmand, très gourmand. À l’aération, les notes de port cask deviennent omniprésentes et on a maintenant droit à de savoureuses notes de chocolat fourré au caramel. La bouche est remplie de petits fruits sauvages, de prunes, raisins, figues et cerises, cannelle et cassonade, du chocolat noir à profusion agrémenté d’une discrète touche de bois brûlé. Longue finale planante, sirupeuse et caramélisée, savemment fruitée et épicée.

Patrick 77%
Ouf. Too much? Plein de bonnes saveurs, mais mal balancées, trop intenses, et les fruits mûrs, c’est bien mais les fruits presque pourris, non. Nez : Un parfum surprenant, débordant de fruits mûrs juteux et sucré, avec du chocolat, des prunes et de la cassonade. Intense. Trop intense? Bouche : Une tonne de fruits mûrs, des prunes tellement mûres qu’elles semblent presque pourries, des figues, du chocolat noir et du bois brûlé assez discret. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs, quelques discrètes épices, et du chocolat noir.

Martin 91%
Nez: Fruits des champs, caramel, vanille, chêne bien marqué et une touche de chocolat noir. Bouche: Corps riche et soyeux, toujours sur le caramel, le tabac blond, la cannelle, le cuir ancien et une poignée de baies confites. Finale: Longue et chaleureuse, doucement épicée, avec un sillage de bois grillé et de fruits secs. Équilibre: Une expression ambitieuse, dense et pleine de caractère, où la finition en fûts de porto apporte une gourmandise vineuse tout en conservant la belle structure du bourbon. Un beau coup ça…

Kim 79%
Nez : Aurais-je affaire à l’enfant illégitime d’un rhum, d’un porto et d’un whisky (oui, trois parents)? Sucre de canne en puissance, le côté vineux du porto, brioche à la cerise, et serait-ce une pointe de souffre que je décèle émergeant de ce riche mélange? Je ne suis pas la meilleure pour le détecter, mais ça me turlupine pas mal la narine en ce moment. Bouche : Essayons de décortiquer le feu d’artifices de saveurs qui assaille mes papilles… d’emblée une trame hyper astringente et tannique, qui assèche la bouche en quelques secondes. Difficile de faire abstraction de ces tannins agressifs, voire agressants, mais les épices à gâteau, le sucre de canne et les mûres tentent de se tailler une place. Il a du potentiel, mais en matière d’intensité trop c’est comme pas assez.

Garrison Brothers Small Batch Edition 2023

47% alc./vol.
Mashbill composé de 74% maïs, 15% blé et 11 orge maltée.

André 87%
Céréales de maïs, caramel, sucre d’orge, réglisse, pommes roulées dans la cassonade, cuir huilé. Texture vraiment gommante, sucrée et affirmée par le maïs. Pommes et cerises, tout-épices, bois séché accompagné d’une touche de bois brûlé et de cannelle, ce qui est étrange vu l’absence de seigle dans le mashbill. Finale longue, chaude et très épicée, marqué par les notes de bois sec et les fruits rouges.

Garrison Brothers Small Batch Straight Bourbon Whiskey – Batch #2022

47% alc./vol.
Mashbill composé de 74% maïs, 15% blé et de 11% d’orge maltée.

André 87%
nez mielleux pour l’approche, mélange de cannelle et de tarte aux pommes, une pincée de tout-épices, réglisse et miel. La bouche est fermé et affirmée; belle réglisse fraîche, cannelle puissante qui s’allie d’une poignée d’herbe fraîche, de cuir mouillé, d’oranges et de pommes. Légère touche de bois brûlé et de caramel. Longue et chaude finale, sur le caramel et la cannelle poivrée, le bois brûlé également. Vraiment bien pour un whisky flagship de distillerie mais à 47$us la demie-bouteille, pas certain que j’en achèterais de nouveau…

Gentleman Jack

40% alc./vol.
Ce Tennesse whiskey est filtré sur du charbon de bois avant la mise en fût et, cas unique, avant la mise en bouteille. Comme l’emballage l’indique, le Gentleman Jack se veut le côté doux du Jack Daniel’s traditionnel qui lui est filtré une seule fois.

André 82%
Le petit piquant original à l’entrée en bouche disparait assez rapidement afin de laisser la place à la douceur apportée par la double filtration. Léger mentholé et médicinal en finale, accompagné d’un goût de jujubes aux framboises fraichement sorties de l’emballage. Très approchable (démocratique ?). Passe partout et accessible afin d’initier de nouveaux adeptes aux whiskies, mais manque malheureusement de personnalité et de singularité.

Patrick 79%
Au nez, épices et fumée très légère. En bouche, la vanille prends énormément de place et en laisse très peu aux épices et aux notes de brûlé. La finale est plutôt courte et inexpressive. Quand même bien équilibré si on tient en compte que le but était d’en faire un whisky plus facile à boire. Je n’ai toutefois pas besoin d’un whisky plus facile à boire.

Martin 80%
Nez: Épices, vanille, fumée et fruits bien rouges. Menthe et bois grillé. Bouche: Vanille, sucre à glacer et menthe fraiche. Charbon de bois, épices et retour de la vanille. Finale: Douce, mais peu longue. Notes de bois, d’épices, avec un peu de vinyle. Équilibre: On reconnait bien la signature Jack Daniel’s, mais adouci à l’extrême. Si ça vous parle, gâtez-vous.

RV 79%
Le drôle de monsieur de Lynchburg qui se promène en trench, peut-être prêt à l’ouvrir, l’air suspect. Fumée avec un plastique et de vinaigre, il y a quelque chose d’étrange et d’inapproprié, autant au nez qu’en bouche, au point de se poser des questions sur la méthode de fabrication. La finale est en vanille et excuse un peu le début plus qu’ordinaire, malgré qu’on y retrouve toujours le plastique extraterrestre. Une drôle de marée disparate, mais quand les vagues ne sont pas belles… et quand dans une dégustation de JD c’est le verre dans lequel il en reste le plus…

George Ballantine & son Ballantine’s 12 ans Very Old Scotch Whisky

43% alc./vol.
Embouteillage du début des années 70. Le coeur de ce blend provient des distilleries Miltonduff et Glenburgie auxquelles s’additionnent une cinquantaine d’autres single malts.

André 89%
Sirop de poires, miel, oranges sanguines parfumé avec une touche de tourbe lointaine. Belle texture huileuse en bouche, mélange de miel et de vanille, fruits tropicaux, poires, melon au miel, oranges, cerises marasquin, puis notes de fumée de tourbe et une pincée de sel et d’épices. Finale de chocolat et crème vanille, fruits secs saupoudrés d’épices. Étonnant la qualité des blends de ces années révolues.

George Dickel Cascade Hollow

40% alc./vol.
Old Fashioned Cascade Hollow résulte de l’assemblage de whiskeys de 3 ans minimum mélangés à des fûts plus âgés. Le style reste cependant jeune afin de respecter le profil de l’époque. George Dickel Old Fashioned Cascade Hollow Batch Recipe est la réplique du whiskey produit il y a plus de 130 ans.

André 87%
Confiture de framboise, pelures de pommes rouges, sucre blanc. La bouche est très particulière et assez déroutante; bonbons rouges et blancs en forme de poisson, pastilles casse-grippe, sauge. La finale mentholée et végétale, est passablement longue et au feeling de l’air matinal d’une froide journée d’hiver. Très intéressant cette version, déroutante et meilleure que l’édition phare de cette même distillerie.

RV 70%
Quelque chose en décomposition en amont de la cascade aurait dû être nettoyé avant d’y puiser l’eau. Terre de compost encore en décomposition et confiture rance avec un peu de sirop contre la toux au raisin passé date et un merveilleux fond de craie pour agrémenter le tout. Un peu plus tolérable en respirant, mais je me garde la coupe loin des lèvres. Au goût, le fruité est presque normal, voir passablement agréable mais la finale revient sur les fruits rances passés date. La finale est quant à elle plus anodine, ce qui dans le cas présent n’est pas une mauvaise chose. Un mauvais whiskey, tout simplement, heureusement acheté en 50ml et que j’ai pu partager entre les 3 évaluateurs (c’est chien hein?).

Patrick 78%
Nez désagréable de citrouille semi-brûlée dans la poubelle 2 semaines après l’Halloween. Avec une touche de sous-vêtements sales. Le goût, avec une touche sucrée, épicée et fumée à la fois, est légèrement plus agréable. La finale est un peu courte, mais pas désagréable. Si ce n’était de son nez désagréable (serait-ce à cause de la bouteille transparente?), il pourrait se mériter une meilleure note. Toutefois, boire un whisky se doit d’être une expérience agréable de A à Z, et ne doit pas nécessiter d’efforts.

George Dickel Rye

45% alc./vol.

André 88%
Le rye épicé à plein nez, la réglisse rouge, cire de chandelle chaude, petit fruits sauvages, oranges hyper mures, toffee. Le nez est plutôt musclé et j’avoue qu’il me plait agréablement, il est représentatif, défini, direct. Le taux d’alcool donne aussi au whisky une belle présence sans l’amener à être agressif. En bouche, le whisky offre une approche plutôt feutrée après le nez si prononcé. Les saveurs ne désarçonnent par contre pas le dégustateur, celles-ci confirmant le nez (fruits sauvages, réglisse, rye épicé, le clou de girofle et la cannelle). La pointe cireuse du nez se transpose également en bouche. La finale est prononcée, portée sur les fruits épicés et le seigle sec. Encore une fois, un bon whisky, bien construit et à un prix ridicule de 24$us… I’ll have 2 bottles sir !

Patrick 89%
Un rye comme on les aime! En fait, au pris qu’il se détaille, son seul défaut est de ne pas être disponible à la SAQ. Nez : Du beau rye épicé et marqué par le chêne, avec d’aussi beaux fruits sauvages, le tout enveloppé de cire à chandelles. Bouche : Les épices du rye comme on les aime, avec des notes de chêne brûlé et de petits fruits. La cire à chandelle semble non seulement présente au niveau du goût, mais aussi de la texture. Finale : D’une belle longueur. S’étire sur les saveurs précédemment mentionnées.

Martin 88%
Orange léger, tangerine, un peu diffus. Nez: Comme pour tous les rye whiskies, le nez ne ment jamais. Seigle, pommes et vanille, épices et petits fruits rouges. Bois de chêne. Bouche: Belle texture veloutée. Fruits des champs, pommes Granny Smith, cannelle, vanille et clou de girofle. Personne ici n’est surpris, mais on aime bien l’ensemble. Finale: Chaude, sur les épices du seigle et la planche de chêne presque poussiéreuse. Équilibre: Un excellent rye de base de la pyramide. Un scandale de ne pas avoir ça en SAQ, ne serait-ce que pour avoir un autre Tennessee Whiskey que le Jack…

George Dickel Superior Brand No 12

45% alc./vol.
C’est en 1870, en plein coeur du Tennessee à proximité des chutes d’eau Cascade Creek, que George Dickel fonda sa distillerie. Baptisé alors Cascade Whiskey, ce Tennessee whiskey fut renommé du nom de son fondateur au décès de ce dernier.

André 79%
Revivez le vol TS-236 de façon gustative. Le nez est vif et sec, marié d’un apport fruité intéressant (cerises, vanille). Un voyage de montagnes Russe gustatif une fois en bouche; de savoureuses notes fruitées vous transportent doucement et tout à coup, l’apport du fût de chêne, du bois qui semble vert et des céréales – trop fortes – vous balancent de l’autre côté et vous laissent une mauvaise impression, un pli entre les deux sourcils. La vanille (le pilote automatique) tente bien de balancer un peu le tout, mais je me sens comme si un des guitaristes d’un groupe jouait avec un instrument mal accordé. Même après avoir longtemps et lentement plané en bouche jusqu’à l’atterrissage, on ne peut pas oublier l’expérience douteuse qui vient de ponctuer les dernières minutes.

Patrick 86%
Nez floral, parfumé, légèrement épicé. Wow! Au goût, épices en arrivée, adoucit par un goût sucré d’orge. Aussi un goût de seigle prononcé plutôt rafraichissant. La finale est superbement longue, épicée et légèrement sucrée. Deviendrait une de mes bouteilles régulière s’il était disponible au Québec.

RV 77%
Trop anonyme, je ne suis pas assez vendeur d’autos usagés pour dire aux acheteurs qui ont l’air poisson qu’un Nissan Versa est cool parce qu’il est rouge quand ce n’est à peine qu’un bon utilitaire pour pussy-whipped soccer dad. Un peu du Jack Daniels, mais plus haut dans le feuilles que dans le bois du tronc, et à la limite au nez j’y détecte un peu de fruits. . En bouche, il mise sur le bois, un peu plus veiné, vers le noyer plutôt que l’érable. Finale assez égale, peu mouvementée mais avec la douceur de la soie. Par contre, un peu trop âcre, et bien que la texture peu amener un plus, ce n’est pas suffisant. Même pas une bouteille de tous les jours en ce qui me concerne.

George Remus 6 ans Highest Rye Straight Bourbon

54.5% alc./vol.
Mashbill composé de 51% maïs, 39% seigle non-malté et 10% seigle malté, ce whisky est produit par MGP en Indiana.

André 83%
Très doux et sucré. Cassonade, cerises marasquin dans leur jus, oranges sanguines, coiffé d’un manteau herbacé et mentholé. La bouche est marquée par le sucre caramélisé et poivré, le bois toasted marié des saveurs habituelles de cannelle, cerises et poivre. Le caramel habituel est plutôt remplacé par des notes de sirop d’érable. Pour un si haut pourcentage de seigle, le whisky est bien dosé et n’affiche aucune sensation cireuse souvent trouvé dans les embouteillages du style. La texture en bouche est un peu diffuse et manque de corps (quelques points en moins). La finale est plus pointue, épicée et herbacée, les tannins du bois plus en évidence également.