Glen Breton Ice 10 ans (43%)

46% alc./vol.
Format 750ml.

André 83%
Confiture pomme-bananes, fond de crème soda, Sucaryl. Le ice wine ne se sent pas du tout. Les raisins se présentent en bouche, accompagné de limette pour retourner sur la vanille, le miel et la crème à la croustade en finale.

RV 84.5%
C’est quoi ce nez? Pour le moins intriguant avec des jeunes pousses d’arbre. Cheerios et grains d’orge répandus sur une vieille table dans le grenier très sec d’une vieille maison de campagne, avec une bizarre nettoyant d’époque sur le plancher (l’apport du icewine, qui ne se goûte pas vraiment?). Dans le même thème que le régulier, il picote davantage la langue, mais c’est le grain qui a le dessus pour l’aftertaste d’une belle longueur, un peu beurré. Un produit singulier et appréciable, l’initiative fonctionne sans être un incontournable.

Glen Breton Rare 19 ans

43% alc./vol.

André 76%
Nez bizarre, à la fois céréalé et sur le zeste de citron, feeling organique et craft distillery. Melon au miel, zeste de citron, pommes poires. La bouche offre des notes de céréales au miel, de bois séché, de citron, de vanille boisée. C’est plat et endormant. Au moins la texture n’est pas si mal, belle rondeur. Finale de pomme tire et mélange de miel et de citron sur un canevas de bois sec. Je m’explique mal que cette distillerie ait réussi à traverser le temps.

Patrick 69%
Glen Breton étant la première distillerie que j’ai visitée, elle aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Cela étant dit, il s’agit des pires rapports qualité/prix sur le marché : la qualité est douteuse, et les prix sont exorbitants. A noter que la première fois que j’ai dégusté ce whisky, ce fut à l’aveugle dans le cadre d’un concours et qu’il s’est classé dans les 10 plus mauvais. Nez : Parfum de fleurs en train de pourrir, avec des notes d’agrumes et une touche de « sapin-sent-bon-cheap-de-char-de-brosse ». Bouche : Ouf, le « sapin-sent-bon-cheap » est encore plus présent ici, toujours avec les fleurs moisies et un soupçon d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, présentant en mélange de saveurs boisées et de fleurs moisies.

Glen Deveron 10 ans 1990

43% alc./vol.
MacDuff Distillery.

André 78%
Grains d’orge et bananes vertes pas mûres, un peu d’herbe ou de foin mouillé peut-être. Belle texture en bouche; oranges et zeste de citron, un peu d’épices, principalement la cannelle. Très sec en bouche… le grain, le bois ou les épices, on ne saurait trop dire, peut-être même le jumelage des trois. Les épices prennent de la force en finale, ce qui fait taire les autre arômes, précipitant la tombée de l’évolution (déjà pauvre) des divers éléments dans une finale monochrome, sèche et poivrée.

RV 83.5%
Au cœur de prolifique Speyside, anonyme en milieu de parade, vaut mieux attendre qu’il enlève son déguisement. De l’ouverture de sherry et de grain beaucoup trop mûr, l’arrivée est très aqueuse, froide, de caramel foncé un peu trop habillé. Mais d’une bouche très ronde, on avait gardé du merveilleux trèfle pour la finale habile. Inaperçu mais efficace.

Glen Deveron 20 ans – Royal Burgh Collection

40% alc./vol.
Macduff Distillery

André 78.5%
Agréable mélange de sherry, de purée de pommes sucrées et bananes, poudre des gommes Bazooka, caramel, miel, lilas en fleur. Un peu trop rectiligne en bouche, malgré les fruits et les notes florales poudreuses, belle vanille ronde, sherry fruité, pommes, caramel, chocolat au lait, fruits secs. Courte finale, diluée, fruitée, florale.

Patrick 86%
Un whisky simple et efficace. Bon, honnêtement, si c’était mon whisky, je serais un peu déçu du résultat après 20 ans. Mais le prix (en boutique hors-taxe, toutefois), demeure honnête. Nez : Parfum de malt sucré et légèrement fruité. Léger, mais appétissant. Bouche : Du malt, les épices du chêne, des fruits et un peu de sucre. Et aussi un peu de chocolat. Finale : D’une belle longueur, avec un peu d’épices et du chêne.

Glen Elgin 12 ans

43% alc./vol.
Speyside 1900.

André 83%
Voici un parfait whisky pour chaud après-midi d’été. Frais au nez, agrumes et citrons, peppermint éventé puis oranges. Texture – malheureusement – ordinaire, un peu pétillante en bouche, sucrée et bien agréable. Belle finale, accentuée par le toffee, caramel. Très agréable et sans trop de prétention.

RV 82%
Beurre et fleurs très doux comme du lilas pas encore éclos, le nez laisse présager une suite très douce. En effet, ça se poursuit sur la langue, mais un léger goût d’œufs à la coq suivit d’épices vient agrémenter les saveurs. La finale manque de caractère sans être désagréable. Une bouteille passe-partout qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner, car sans être grandiose un froid soir de novembre elle pourrait descendre rapidement.

Patrick 80%
Feuillu. Pas de personnalité. Ouin. En bouche, en plus du coté feuillu, une légère touche de fruits qui lui fait gagner quelques points. Une pincée d’agrumes en se dirigeant vers la finale qui lui offre une belle dimension supplémentaire. La finale est sèche, s’étire moyennement. En fait, en oubliant le nez, il offre tout de même une belle diversité, mais il lui manque toutefois une certaine profondeur. Agréable à boire, mais pas au point que j’en redemande…

Glen Elgin 16 ans

58.5% alc./vol.

André 88.5%
Gros sherry et oranges, fruits secs, pommes rouges, raisins, pâte de fruits, abricot séchés, prunes, chocolat noir, poires. Rarement on aura vu un Glen Elgin dénaturé par rapport à la présentation traditionnelle. J’adore ce nez goulu et généreux, très intense. La texture en bouche est pleine et dodue, parsemée de belles épices, belles notes de chocolat immédiatement au nez puis se développant sur la cannelle, le gingembre et les épices poivrées. Les autres saveurs sont celles humées; oranges, raisins, cerises, abricot, poires. On ressent bien le taux d’alcool mais l’Intensité du sherry le camoufle bien et rend l’expérience très agréable. La finale est sur les fruits secs, les épices et le poivre. Un whisky intense et entier, peut-être un peu trop épicé par contre.

Patrick 88%
Un très bon whisky d’une distillerie trop discrète. Riche, complexe, savoureux et très bien construit. Un whisky parfait pour le samedi soir, au coin du feu. Nez : Parfum étonnamment léger pour un tel taux d’alcool. J’y retrouve des notes de xérès sucré au premier plan, du bois épicé et une touche chocolatée subtile. Bouche : Chaleureux xérès, chocolat noir et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Martin 89%
Nez: Le vieux sherry poussiéreux saute aux narines d’entrée de jeu. Fruits secs, raisins, pruneaux et tabac séché. Poudre de cacao, pelure d’orange. Évoque un certain âge et une certaine tradition. Bouche: Fruits rouges et chocolat noir, orange, caramel, raisins secs, planche de chêne. Le poivre et la cannelle virevoltent et menacent de tout emporter avec eux. Finale: Plus posée que le début de l’expérience, la finale est portée par la texture et les épices. Le goût de xérès est très présent, soutenu par la force de l’alcool. Fruits secs, caramel et orange. Tabac sec. Équilibre: Un beau dram, bien élégant et riche. Un autre qu’on ne trouve plus…

RV 87.5%
Méga caramel peut-être, probablement, vraiment, assurément pas subtil. Mais rien d’autre. En bouche, c’est la pomme dans le caramel qui s’installe et l’alcool attaque subitement en … Adoi! Très liquide, un peu crasseuse, une belle surprise violente après le nez ennuyant. Pour une Speyside qui semblait inoffensive, c’est une facette cachée peut-être dispendieuse mais que j’apprécie beaucoup.

Glen Elgin 18 ans 1998 (Edition 2017)

54.8% alc./vol.
5352 bouteilles.

André 87%
Poires, miel, melon au miel, agrumes, citron, fruits tropicaux, vanille, porté sur le bois de chêne et les épices également. La bouche est robuste, mélange de pommes jaunes, de toffee et de vanille, beaucoup d’épices, cassonade en fond de bouche. Longue finale alcoolisée et fruitée, passablement d’épices mélangées et de cassonade et une fine touche de fût carbonisé.

Patrick 94%
Un superbe whisky d’une grande complexité et d’un équilibre étonnant. Dans la catégorie « île déserte », dans le sens que si vous avez les moyens de vous le payer, vous n’avez pas besoin d’autre chose. Nez : Tellement sucré, avec de la vanille, des agrumes et du chêne. Bouche : Attaboy! C’est quoi ça? Une belle fumée savoureuse et subtile m’a enveloppé la bouche à ma grande surprise, puis des fruits et une avalanche d’épices et de la croustade de pommes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la croustade de pommes.

Martin 87%
Nez: Herbe, miel et fenouil. Céréales et crème anglaise. Bouche: Miel et pommes, cassonade et bois. Assez franc et acéré. Finale: Bien aiguisée. Sur le poivre, les fruits et le chêne. Équilibre: Bien agréable, une solide colonne avec quelques accents feutrés.

Glen Garioch 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Meilleur que le 15 ans selon moi, encore méconnu malheureusement et souvent oubliés, ces produits sont pourtant très agréable. Mielleux et fruité (bruyère ?).

Patrick 82%
Nez: fleurs, agrumes; Goût: céréales humides, encore les fleurs (violettes). Excellent apéritif, parfait pour la visite compte tenu de son bon rapport qualité/prix et du fait qu’il est facile d’approche.

Glen Garioch 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 87%
Nez généreux aux arômes de fruits sauvages – style bourbon – fruits des champs. Un peu chétif à l’arrivée en bouche mais pardonné par l’ampleur des saveurs livrées par la suite. À la fois fruité et croquant, une pointe de caramel écossais séché, légèrement brulé peut-être. La finale est étonnamment longue, un beau panier de fruits sauvages avec un fort accent de confiture de cerises. Une belle, très belle découverte.

Glen Garioch 12 ans (nouvel embouteillage)

48% alc./vol.
Vieilli en fûts de bourbon et de sherry.

André 86%
Poires et toffee, un peu floral aussi, un single malt calme et bien construit. La bouche est plus costaude, l’alcool aidant et affiche passablement d’éléments sucrés qui se mélangent bien avec les petits fruits rouges, finement épicés. Les effets transmis par les fûts de sherry sont très perceptibles en finale, qui s’avère plus pointue d’ailleurs. La texture en bouche me déçoit un peu par contre. Il y a aussi quelque chose qui cloche en rétro-olfaction, quelque chose qui semble relié au fût de sherry.

RV 88.5%
Un baril de whisky semble un bel endroit pour faire pousser les jeunes fleurs. Bien qu’à l’ouverture il sent le whisky vieillot, après 2 ou 3 minutes on retrouve le bruyère du Glen Garioch sans le côté mielleux sucré habituel. Conservateur mais bien équilibré en bouche, le bruyère conserve sa chaleur pour la finale où il explose à un niveau que seul Highland Park m’avait habitué. Le tout accompagné d’une pointe de baril brûlé. Quoique la finale est un peu courte (c’est un 12 ans après tout), cet exercice de style payant bien chaleureux est d’un rapport qualité/prix vraiment intéressant.

Patrick 91%
Nez de fruits et de fudge avec une touche florale. En bouche, les fleurs se révèlent être de la bruyère, avec une touche de caramel et un bon fond d’épices offrant une complexité intéressante. La finale, d’une belle longueur, s’étire sur de chaleureuses épices. Un scotch agréable, bien balancé, qui pourra satisfaire autant le connaisseur par sa complexité que celui qui recherche quelque chose de facile à boire. Embouteillé à un taux d’alcool idéal, il demeure l’une de mes plus belle surprise de la dernière année : plus j’en prends, plus je l’aime!

Martin 87.5%
Nez: D’une douceur singulière, agrumes, lilas, melon, touche de barbe à papa. Le haut degré d’alcool pince à peine les narines. Bouche: Chaud et mielleux, les épices et leu peu de vanille cèdent la place à une marée de caramel salé. Finale: Une petite vague de fleur de sel fait durer le bonheur. Équilibre: Vivement le choix de garder son taux à 48%, je ne crois pas qu’on aurait autant apprécié à moins que ça. Il ne faut jamais abaisser un taux d’alcool sans raison valable, fiez-vous à Maker’s Mark pour vous le rappeler. Comme disait Alec Baldwin il y a fort longtemps: « Si l’autorité n’a pas d’oreille pour écouter, elle n’a pas de tête pour gouverner. »