English Whisky Co. Chapter 4 Peated Single Malt Spirit

46% alc./vol.
Fût #516. Distillé le 1er novembre 2007 et embouteillé le 11 août 2009. Édition limitée à 2500 bouteilles. Mis en bouteille au fût par fût, St George est issu d’un ex fût de bourbon de premier remplissage distillé en février 2007 sous la houlette de Iain Henderson, anciennement « Monsieur Laphroaig ». C’est en décembre 2006 que pour la première fois s’écoulait le premier “New Spirit” des alambics de la distillerie St George. Construite dans le Norfolk au coeur d’une région réputée pour la qualité son orge, St George est à ce jour la seule distillerie de malt d’Angleterre. Elle tire son eau d’une source souterraine qui s’écoule sous la distillerie même. St George produit un malt tourbé et non tourbé. Prés de 13 fûts sont remplis chaque semaine. Cette édition est vieillie pour une période de 18 mois dans des fûts de bourbon de chêne américain de la distillerie Jim beam.

André 89%
Jeune tourbe jaune, assez sucrée (probablement apporté par le fût de premier remplissage), poils d’animal et médicinal et bien sûr tourbé, de manière fort singulière d’ailleurs appuyé par des notes de noisette (RV j’approuves) et d’oranges. Surprenant, mais encore faut-il le considérer dans sa catégorie propre des « not yet whiskies », mais un arrêt agréable sur le chemin des découverte à faire dans le vaste monde des scotchs whiskies.

Patrick 85%
Au nez, une tourbe jeune et animale. Touche de noisettes surprenante. En bouche, la première impression est celle du « new make », rapidement emportée par l’intensité de la tourbe. Un soupçon de fruits sucrés vient donner une dimension supplémentaire agréable. Le tout évolue sur le foin, les algues et évidemment la fumée. Globalement, une richesse de saveur fantastique, mais ce whisky manque définitivement de vieillissement. Pourrait se classer dans mon top 5 dans quelques années, mais il devra manger ses croûtes d’ici là. Reste que c’est une belle découverte et une pièce intéressante à avoir dans sa collection.

English Whisky Co. Chapter 6

46% alc./vol.
Batch #3 non-tourbée, distillé en février 2007, embouteillé en février 2010 à partir des fûts #001-011.

André 83%
Nez franc, direct et sans équivoque; un jeune whisky un peu fougueux. Je l’ai versé dans mon verre et j’ai attendu un bon 10 minutes avant d’y revenir. Je croyais avoir à faire à un autre single malt… Les fruits ont explosé, la vanille du fût s’est manifesté, les amandes et un fond de céréales, de bois et d’herbe verte. Unidimensionnel en bouche, la vanille est puissante, les fruits divers aussi (banane et poires), sans se départir d’un accent un peu herbeux et vert. La texture est un peu claire mais les saveurs sont soutenues et d’un bel amalgame. Finale de bois sec jumelée d’un soupçon d’épices. Un whisky qui n’est certainement pas à maturité mais qui offre un beau challenge de dégustation.

Patrick 87%
Nez : Yummy!! Doux sucre fruité avec une petite pointe d’orge. Vraiment appétissant. Bouche : Toujours les doux fruits sucrés, avec la pointe d’orge, mais aussi des notes d’orge qui viennent offrir une belle complexité à l’ensemble. Finale : D’une belle longueur, mais plutôt marquée par l’alcool. Balance : Me fait penser à un jeune Glenmorangie, ce qui est définitivement un compliment dans mon cas. Encore un autre whisky que j’ai hâte de revoir dans une dizaine d’années.

Martin 83.5%
Très jeune et on ne peut plus pâle. Nez: On se fait aspirer au départ sans surprise dans la jeune mélasse, mais le malt nous ramène aisément sous des auspices de vanille et de fruits. Passé un léger fond de cuir, on peut sans crainte lui laisser un peu de temps pour s’ouvrir afin qu’un joli malt grillé se manifeste. Bouche: Toujours léger, mais les fruits et la vanille forment une fondation solide et sucrée sur laquelle l’influence du fût peut construire. Le new make s’estompe pour laisser une belle place aux céréales grillées et aux amandes. Finale: D’une bonne longueur, des épices se fondent dans un retour du new make. Équilibre: Encore une fois un manque de finesse et d’expérience, mais un bel effort qui promet!

Ensign Red Fine Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 55%
Que l’agence d’inspection des aliments du Canada ait appuyé la distribution de ce « whisky » est à la fois inquiétant et effrayant. Ce produit devrait plutôt être dans la section détergent au Wallmart et non dans un magasin de boissons alcoolisé… Nez sur la cassonade éventée, ala cannelle et du rye épicé. La bouche est un mélange de bois mouillé et de bois brûlé, de fruits rouges divers, cannelle et cassonade, syrop d’érableNous allons nous économiser du temps et éviter de parler de la texture. La finale, eee, quelle finale? Courte, sucrée (sirop d’érable et cassonade) et légèrement épicée (poivre et cannelle). Je dis toujours aux gens lors de session de dégustation qu’il est important de goûter à de moins bons whiskies pour se donner des points de référence mais là, on frôle presque l’empoisonnement alimentaire… Je donne 55% pour la forme et l’audace d’avoir tout de même mis en bouteille un produit si douteux.

Patrick 45%
À peine plus goûteux qu’une vodka cheap. C’est la première fois de ma vie que j’écris ça, mais si la vodka est moins chère, allez-y donc avec ça! Nez : Un parfum rappelant de la vodka… Bref, de l’alcool et un peu de sucre blanc et rien d’autre. Bouche : Du sucre, un peu de fruits et surtout de l’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Martin 65%
Nez: Assez muet au début, mais une couple de sniffs plus tard on décèle bien des fruits rouges. Sucre, cannelle, alcool brut, touche de bois et de poivre. Bouche: Texture fade, bois mouillé, sucre, cannelle, poivre. Carton mouillé. Bien décevant. Finale: Courte, un peu poivrée, mais rien ne demeure. Carton et eau sucrée. Équilibre: Ce n’est pas honteux au point de l’envoyer dans l’évier, mais ça reste un dram d’une tristesse incroyable. Vraiment décevant.

Evan Williams « Bottled in Bond » Edition 2022

50% alc./vol.
Mashbill composé de 78% maïs, 10% seigle et 12% orge maltée, vieilli pour une période de 4 ans.

André 89%
Cherry Coke et cerises noires, caramel, réglisse et fruits rouges secs. Relativement basic mais vraiment juste comme agencement de flaveurs. La bouche est hyper rapide et gourmande, sensuelle. Évoque presque le Sherrywood. La filtration au charcoal a beaucoup arrondi les saveurs les plus pointues. Cassonade, noix et oranges séchées, poivre broyé, cannelle, cerises noires amalgamé d’une légère touche végétale. L’alcool est hyper bien intégré et passe complètement inaperçu. Finale dans le ligne du nez et de la bouche; cannelle, caramel, cerises, cassonade, longue et chaude, sucrée et très généreuse. À 18$us la bouteille, un « no brainer ». J’adore ces éditions « Bottled in bond » a prix d’ami!

Kim 80%
Nez : Noisette, aneth par la suite qui prend de plus en plus de place, biscuits gaufrettes et gazon fraichement tondu. Bouche : Épices douces, poivre noir, jus de betterave. Simple mais bien fait, sans grand émoi, un whisky de semaine adéquat.

Evan Williams 1783 No10 Brand Small Batch

43% alc./vol.

André 79.5%
Commun et anonyme, le bourbon pour du bourbon. Belle livraison de fruits rouges séchés au nez, la cannelle et la réglisse rouge, pomme rouge et poivre, bois de chêne brûlé. Rien de particulier, rien d’unique mais sien aussi qui ne semble pas à sa place. La force du whisky en bouche est surprenante pour ce que le nez en laissait supposer, beaucoup de rye épicé et de poivre, caramel brûlé, pelure d’oranges, réglisse, charcoal, cannelle. La texture est un peu flat et sans passion, mais la sensation d’alcool est légèrement pétillante sur la langue. À l’aveugle j’aurais même misé sur un 48%, pas 43%. Le bois laisse aussi une légère astringence en finale de bouche ce qui met encore plus en valeur les épices et le poivre. Les notes de rye poussiéreux et terreux pavent aussi la finale de bonne longueur pour un whisky si ‘’ordinaire’’. Si vous voulez découvrir le style, ce whisky est idéal, il ne verse pas dans les saveurs excessives et l’alcool coup de poing. Le travail des céréales est

Patrick 84%
Un bon bourbon, intense sur le bois brûlé, qui manque un peu de finesse, mais qui compense par sa belle intensité. Nez : Caramel brûlé, chêne, fruits subtils, maïs et vanille. Un bon parfum appétissant. Bouche : Bois brûlé, sucre, épices, vanille, un peu de cerise, de charbon de bois et une touche de cuir. Un bon bourbon d’un style classique et savoureux. Finale : Longue, marquée par le bois brûlé et la cerise.

Martin 84%
Nez: Avec une grande précision on touche ici les notes du classique bourbon. Vanille, bois, maïs, fruits et caramel. On y décèle aussi une portion de seigle. Petit cuir. Bouche: Fruits et caramel, épices et bois, cuir et cerise. Peu subtil, mais offre une belle puissance. Finale: Plus ou moins longue, elle nous offre des touches de seigle, d’épi de maïs, de bois brûlé et de vanille. Équilibre: Un bon bourbon, mais qui ne fait pas tant d’étincelles non plus.

Kim 84%
Nez : Je ne saurais dire pourquoi, mais j’ai l’impression de sentir le chapeau de la femme du logo des bananes Chiquita, avec son empilade de fruits tropicaux, notamment des bananes à tous les stades de murissement. Vient aussi un côté herbacé presque anisé, évoquant l’estragon et les fleurs de basilic que j’enlève systématiquement chaque été. Bouche : Les fruits s’expriment encore généreusement, avec une touche de maïs en crème, du sucre à la crème, mais aussi de la cannelle, de la cardamome et de l’anis étoilé.

Evan Williams 2003

43.3% alc./vol.
Embouteillé 2018

André 86.5%
Assez générique dans l’approche; hyper rond et nullement farouche, beaux fruits rouges sauvages, bonbons à la cannelle, réglisse rouge, pommes toffee, vanille. Belle bouche pulpeuse, remplie de fruits sechés, cerises, clou de girofle et cannelle, chocolat, sirop de maïs. La finale me rappelle le Coca-Cola à la cerise, une poignée de bonbons à la cannelle et la réglisse rouge. Coudonc, chu dû pour un snac de cochonneries…

Evan Williams Black

43% alc./vol.

André 82.5%
Voici un bourbon facile d’approche, typique mais avec une petite touche épicée qui ravira les plus férus du style. Le nez est very smooth, fruité à souhait, la réglisse habituelle, vanille crémeuse, cassonade, bois de chêne sec, caramel. En bouche; arrivée soyeuse, noyée dans le caramel, puis émergent progressivement les notes de bois de chêne et les épices bien prononcées, les fruits rouges et la réglisse, une touche de poivre, cassonade. Finale bien poivrée et épices, mélange de fruits rouges séchés et de réglisse. Sans être le bourbon hyper singulier, ce bourbon est agréable de dégustation mais je le trouve légèrement débalancé par les fortes notes de poivre noir et d’épices trop prononcées en finale de bouche.

Patrick 87%
Il es aisé de comprendre pourquoi ce bourbon est un aussi bon vendeur : intense et léger à la fois, complexe et simple à boire en même temps, on pourrait l’apprécier straight ou on the rocks avec du Coke. Et le tout à un prix raisonnable, même à la SAQ! Nez : Chêne brûlé, vanille, maïs et de belles épices. Bouche : L’ensemble est riche en saveurs mais tout de même léger, probablement grâce à la filtration au charbon de bois. Superbe ensemble d’épices, de vanille, de chêne brûlé intense, de maïs, avec une touche de vieux cuir et en filigrane, un peu de caramel. Finale : D’une longueur moyenne, avec épices et cuir en vedette.

Martin 83%
Robe à quelque part entre orangeade et soleil du désert. Nez: On est tout de suite mis à l’aise avec un réconfortant nez de bourbon classique. Vanille, maïs, léger cuir et acétone. Nez très voisin d’un Maker’s Mark. Bouche: Comme bien d’autres, c’est en bouche qu’il se permet de briller. Assez léger, on s’ennuie un peu de l’aggressivité des autres bourbons, mais ça nous permet d’explorer un peu plus attentivement le mashbill, qui nous révèle plus d’orge qu’on aurait pu le croire. Le caramel rôde toujours, pas trop loin derrière le rideau. Finale: Le maïs revient frapper, avec les épices et un léger cuir. Équilibre: Un solide bourbon pour la base de la pyramide, même un petit peu surprenant sur les bords.

Evan Williams Single Barrel 1997

43.3% alc./vol.
Distillé le 6 novembre 1997, fût #158. Ce whiskey américain est sélectionné fût par fût par les Masters Distillers Parker & Craig Beam. Evan Williams Single Barrel a été récompensé à plusieurs reprises. Chaque année la distillerie Heaven Hill sélectionne des single casks pour ce straight whiskey à la gloire d’Evan Williams, l’inventeur présumé du bourbon. Ce straight Bourbon est issu d’un fût unique (single barrel).

André 90%
Sucre brun cristallisé, fruits sauvages, canne à sucre (?). Le chêne fait la transition sur une finale très poignante de beauté et de subtilité. à l’image d’une invitation à un repas champêtre frugal sous le plus grand chêne des environs où les fruits sont roi. « Un must have ! »

RV 82.5%
Cerise et sève et terre mais pas de cire! Ca commence bien. Timide sur les papilles mais se reprend en fumée, et ce n’est qu’en gorge que le fruité de cerise expansionne. La finale est moyenne, avec un rye plus puissant. Excellent nez, mais bourbon plutôt moyen.

Evan Williams Single Barrel 1999

43.3% alc./vol.
Fût #597.

André 84%
Nez pauvre mais qui se développe par la suite rapidement sur des notes de panier de fruits sauvages, de mûres, de myrtille et de caramel. Une texture entre le single malt et le bourbon n’eut été de la présence soutenue de fraises et d’un brûlé léger, il aurait pu passer pour un single malt des Highlands dans un fût de premier remplissage (le côté sec en bouche en moins). Assez unidimensionnel, mais le fruité est vraiment bien équilibré mais aussi malheureusement trop volatile. La finale livre des notes plus épicées et le caramel est plus maintenant vanillé. Je préfère toujours l’édition précédente de 1997. Mériterait peut-être un embouteillage plus costaud – 48% ?…

RV 84.5%
Un petit peu du profil de Bookers, mais avec plus de cerises presque passée date qui tournent en caramel plus sucré en prenant l’air. L’arrivée est à mi-chemin entre la tire et le toffee, prend une brève tournure aigre pour revenir doucement sur le sucré en finale. L’aftertaste de son côté est peut-être un peu trop amorti mais de belle longueur. Belle balance que j’aurai aimé goûter plus haut en pourcentage: à part pour les intérêts pécuniaires de volume par baril, à quoi bon faire un single barrel qui n’est pas cask strength?

Patrick 87%
Nez riche et délicat, avec des mûres, des épices me rappelant un rye et une subtile vanille après avoir respiré quelques minutes. Au goût, les mûres sucrées et toujours les épices me rappelant un rye. Le vieillissement de 10 ans en futs de chêne est trahi par la vanille qui complète bien l’ensemble. Un très bon whisky, présentant une palette de saveur surprenante pour un bourbon, le genre bouteille qui doit se terminer rapidement, surtout à un prix aussi honnête.

Evan Williams Single Barrel 2003

43.3% alc./vol.
Mis en fût le 27 février 2003 et embouteillé le 22 août 2013. Fût #715.

André 87%
On peut difficilement faire plus traditionnel au nez. Vanille et cannelle (encore) et poussière de bois de chêne sec tout juste coupé. Beaucoup de fruits rouges séchés également et ça, c’est une agréable surprise, De plus, ils réussissent presque à cacher les épices. En fond de bouche, fin toasté du baril et quelques noisettes en prime. Ensemble un peu astringent et épicé mais le punch d’épice est sous contrôle et la rétro-olfaction de miel et de vanille épicée vient comme un baume sur le pointu des épices. J’aime beaucoup… les fruits, les oranges, la vanille et miel. Bien agréable, équilibré et avec quelques surprises à diverses étapes de la dégustation.

Patrick 85%
Nez: Parfum très sucré marqué par un doux caramel, une touche boisée et une très légère pointe de cerise, à la limite du discernable. Bouche : De belles épices boisées en premier lieu, de petites notes de caramel chauffé et de discrètes agrumes qui vient lui donner un petit côté estival. Finale : D’une longueur moyenne et agréable. Balance : Un bon bourbon facile à boire. Idéal pour la fin de semaine dans le bois lorsqu’on veut bien boire sans se casser la tête ou le portefeuille.

Martin 86%
Beau orangé riche du bourbon classique. Nez: Assez floral au départ, pour continuer sur de juteuses notes de maïs grillé, de cannelle, de caramel et de vanille. Le chêne carbonisé ne se laisse pas mettre de côté non plus. Petite cerise au marasquin. Bouche: Juteux et sucré, vanille, maïs, caramel, cannelle et poivre noir fraîchement moulu, muscade. Sirop de table. Extrêmement facile à boire. Finale: Courte sur des notes affirmées de miel, de chêne et de Dr.Pepper épicé. Équilibre: Peut-être même trop facile à boire. Frappe avec précision toutes les caractéristiques propres à un bourbon classique. Tirerait grand profit d’une hausse de son taux d’alcool.