Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #5

57.2% alc./vol.
Embouteillé en février 2013.

André 94%
Incompréhensible de ne pas trouver ces éditions Cask Strength sur les tablettes en éditions phare…. Intensément Laphraoig et d’une douceur incroyable malgré le taux d’alcool. Mélange de tourbe phénolique que la barrière d’agrume, de poires au caramel, de plaster Band-Aid et de feu de pneus sur la plage. On y retrouve aussi quelques relents de fruits rouges tirés des fûts de sherry, genre discrète confiture de fruits sauvages. Hallucinant la texture huileuse en bouche pour un whisky si vif en alcool. En bouche, texture hyper huileuse, fumée fruitée, chocolat noir, cuir élimé, tourbe terreuse, iodée et médicinale, vagues de miel et de vanille se roulant dans des nuages d’épices. Bonbons Fisherman’s Friend et eucalyptus, bonbons casse-grippe au miel, oranges, agrumes. La finale est douce et posée, quoi que très affirmée. Tourbée et maritime, médicinale et verte, un peu terreuse et fruitée. J’adore cet embouteillage, équilibre parfait, belles nuances fruitée, moelleux de la vanille, notes de chocolat noir, fumée de tourbe.. La totale…

Patrick 93%
Nez : Intense fumée de tourbe salée. Chêne, vanille et poivre viennent compléter le tout. Bouche : Tourbe, poivre, fumée, sel…. Puis le chêne et la vanille. Pointe de chocolat noir. Finale : Longue et intense. Marquée par le sel et la tourbe. Balance : Brutal, sans subtilité et intense. Bref, Laphroaig comme on l’aime.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #7

56.3% alc./vol.

André 90%
Une savoureuse tourbe médicinale typiquement Laphroaig envoûte rapidement nos narines. Quelques enbruns salins maritimes ambrassent nos lèvres, on perçoit aussi les odeurs de la pluie et de la mer salée séchant sur les galets au soleil après un orage, quelque chose de minéral également. Par la suite, panier de fruits tropicaux, oranges et crème à la vanille accompagné d’un zeste de citron. La bouche est huileuse et roucoule sur la langue mais les saveurs sont tranchées et définies. Menthol, camphre et produit médicinal, hospitalesque, miel et vanille, citron, oranges et agrumes, fruits secs, cendre froide, poussière de pierres, tar, sel et poivre. Finale huileuse et sèche à la fois, épicée et tourbée, appétissante.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #9

58.1% alc./vol.

André 87.5%
Tourbe phénolique, saline et acidulée, fumée sortant des cheminées trônant sur le kiln et s’évaporant en nuages dans les embruns maritimes, feu de plage mal éteint, bitume neuf après la pluie suivant une chaude journée d’été. En bouche, le whisky est franc et a beaucoup de punch, la tourbe est phénolique et livre une sensation de pierre ponce en bouche, la salade de fruits, le melon d’eau, gousse de vanille, bele fraicheur maritime avec une texture de beurre barratté. Il y a un p’tit quelque chose dans la présentation générale qui laisse penser que le whisky manque un peu de finition, cette façon qu’à habituellement la version cask strength de livrer un whisky à l’apparance masculine mais avec des saveurs et une texture féminine, nuancée et pleine de subtilité. Les saveurs, par contre sont savoureuses, particulièrement la salade de fruits et le melon d’eau qui étonnent dans ce mélange à saveur d’océan nordique un peu déchainé. La finale est sur le bois de chêne un peu sec et acéré, la tourbe phénolique et un peu verdâtre, le sel de mer. À savourer ces éditions cask strength, on comprend pourquoi elles ne sont pas disponibles à grande échelle… elle tueraient le marché des éditions flagship de la compagnie, le 10 et le quarter cask, pour le même prix ne survivraient pas longtemps… même si la qualité de celle-ci est légèrement en bas de la moyenne des batches précédentes.

Patrick 92%
Laphroaig à son meilleur, intense, complexe et définitivement pas pour les enfants! Nez : Épices fumées et poivrées, épices, bois, vanille subtile. Bouche : Fumée épicée, boisée et poivrée. Avec aussi un mélange subtil de goudron et de vanille. Quoique le terme “subtil” ne s’applique pas vraiment à un bon Laphroaig! Finale: Longue, intense, fumée et poivrée.

Laphroaig 10 ans Sherry Finish

% alc.inconnu.
Échantillon goûté directement à la distillerie.

André 92%
Wow, un nez fruité et tourbé à la fois. Ça me rappelle l’impression que j’ai eu lorsque j’avais goûté au BenRiach Solstice. Du superbe sherry et de la tourbe en même temps… le rêve. Nez très affirmé en affinage, pas de doute sur la finition; fruits rouges, cerises, sherry, tourbe. En bouche; fruits râpés puis fumée, gâteau au fruits et encore la tourbe. La finale est accentuée encore plus sur la fumée de tourbe, ponctuée d’arômes de poires et de sherry. Superbe all the way.

Laphroaig 11 ans Triple Matured

48% alc./vol.
Édition limitée exclusivement disponible en Duty-free à Amsterdam. Bouteille #1108.

André 90.5%
Du solide, hyper challengeant au nez. Feuilles de tabac encore humides, petits fruits rouges, fougue du jeune whisky en quarter cask, tourbe phénolique iodée habituelle, terreau d’empotage, sucré aussi, vanille crémeuse, chocolat noir, réglisse. La bouche est superbe, vraiment exacte et précise malgré le manque de surprise des saveurs qui sont en tout point identiques à celles annoncées au nez. Je trouve les saveurs de sherry peut-être plus puissantes que le nez le laissait entendre et le bon kick-back de citronné ainsi qu’une belle acidité maritime étonnante. L’effet du quarter cask est aussi plus ressenti en finale de bouche, avec ses saveurs de chêne séché nappé de vanille. Belle longueur en bouche poussée par la tourbe, le poivre et les épices. Légère astringence en finale de bouche qui est balancée par les notes de fruits rouges. Finale de fût de chêne brûlé et de réglisse noire. Un Laphroaig pas à la portée de tous, qui mélange divers aspects des différentes versions parues sur le marché. Un whisky hybride entre le 10 ans, le quarter Cask et le PX Cask.

Patrick 85%
Un bon Laphroaig, mais j’ai déjà vu mieux en terme de profondeur et de texture en bouche. Uniquement pour les fans finis de Laphroaig. Pour les « fans ordinaires », les éditions régulières sont bien meilleures et moins chères. Nez : Aaaaah, les effluves qui emmanent du verre ne peuvent avoir qu’une provenance, Laphroaig! Savoureuse fumée, goudron, tourbe, le tout accompagné d’une touche de poivre et de bois brûlé. Tellement appétissant! Bouche : D’abord le poivre, les cendres et une fumée intense, suivi par une lampée de goudron et une note fruitée des plus subtiles. Finale : D’une belle longueur, marquée par la tourbe et le goudron.

Martin 90%
Orange plutôt foncé pour un peated de cet âge. Sûrement l’influence de la triple maturation annoncée. Nez: Tourbe grasse, verte et médicinale à souhait. Touche de céréales et de menthe. Citron et sel marin, touche de vin de xérès. Bouche: Caramel salé et tourbe tout aussi salée. Citron et miel, fruits rouges, cuir fumé et retour intense de la tourbe camphrée si adorée de la distillerie. Finale: Longue et fumée à l’infini, tel qu’on est en droit de s’attendre de Laphroaig. Le solide degré d’alcool supporte parfaitement le reste des notes. Presque trop. Équilibre: Un superbe Laphroaig dans une combinaison de fûts hors du commun. Un âge curieux aussi, mais qui n’égale malheureusement pas le 10 ans.

Laphroaig 12 ans Oloroso

53.1% alc./vol.
Cet embouteillage de Laphroaig est apparu en 2007 sur les tablettes du magasin World of Whiskies (Duty Free airport Heathrow) et est conçu à partir d’un seul fût de sherry Oloroso, une édition limitée très rare, évidemment discontinuée.

André 92.5%
Mélange de fruits tourbés, la tourbe médicinale de Laphroaig est bien là, mais se reconnait plus aux odeurs qu’à son feeling en bouche. J’aime la divergence des arômes, l’ambigüité que cela procure surtout lorsque l’on aime le Laphroaig original. La bouche est veloutée et douce, franchement sexy avec des saveurs de vanille et de chocolat, apposés sur un tableau à la sensation de craie et une montée en crescendo des fruits menant à la finale où prédomineront la tourbe et le sel qui ne se départira pas de son panier fruité du nez. La finale est complète et variée, le taux d’alcool s’accorde bien avec les saveurs présentées, la succession des étapes de la dégustation est agréable, challengeant sans être prévisible et ce même si l’on a affaire un un classique réinventé.

Laphroaig 15 ans

43% alc./vol.

André 88%
Goûte l’asphalte fraichement faite, médicinal, sulfureux.

RV 85%
C’est du Laphroaig, donc c’est bon. Par contre pas assez différent des autres.

Patrick 95%
Original à l’extrême! Asphalte, goudron, phénol, sulfure, peat, unique!!! Fumé aussi… Inimitable. Sel et algues. On prend une gorgée, on ferme les yeux et on s’imagine dans un petit village de l’ile d’Islay, près de la plage: Nous pouvons sentir la fumée tourbée des feux de foyer, l’odeur des filets de pêche qui sèchent ainsi que l’odeur du goudron provenant de l’asphalte que les ouvrier sont en train de poser. Pour les vrais amateurs seulement. Dans mon TOP 3 personnel. Vaut les efforts pour le trouver, une honte que ca ne soit pas disponible au Québec.

Laphroaig 15 ans 200th Anniversary

43% alc./vol.

André 87%
Très différent du 10 ans d’âge; moins de tourbe, plus d’agrumes. Odeurs maritimes, tourbe abasourdie, agrumes et fruits tropicaux, bananes, un brin de fruits secs, herbe verte, vanille et miel. La texture est un peu poreuse, genre galet poli par la mer que l’on lèche, la poire Williams, bonbons au miel, tourbe verdâtre et pas mal de saveurs de bananes, suivi d’une pincée de poivre à l’eucalyptus et de sel de mer. La texture est décevante de par son manque de viscosité et sa fluidité inattendue. En fouillant les souvenirs que j’ai de l’ancienne version 15 ans, j’ai souvenir d’avoir mieux aimé l’ancienne version que celle-ci. Finale moyenne-longue, pas beaucoup de persistance mis à part quelques soupirs de tourbe verte et de camphre. Les fruits tropicaux sont toujours aussi présents en finale ce qui arrondit beaucoup le whisky. Mais la finale tombe un peu à pic rapidement comparativement aux autres éditions régulières de la distillerie. Au change et pour le même prix, je lui préfèrerai 2 bouteilles de 10 ans, ou un superbe 18 ans.

Patrick 77%
Ma déception de l’année, j’ai l’impression qu’on a voulu me prendre pour un con en me faisant croire au retour de l’un des meilleurs whiskys jamais créé. Je suis bien content d’y avoir goûté avant d’avoir la chance de l’acheter, ça m’a permis de dépenser mon argent sur un whisky d’une marque concurente. Nez : Parfum étonnement subtil, plus marqué par les céréales et l’eau que la tourbe. Bouche : Poivrée, légèrement fumée, cendrée et tourbée (pour un Laphroaig), de bonnes notes d’agrumes, le tout porté par une texture très aqueuse. Finale : S’étire quelque peu sur des notes fumés et de bois brûlé.

Martin 85.5%
Jaune doré vif, tournesol à la Laphroaig. Nez: Tourbe feutrée et salée, plus sur le sel et les agrumes. Bananes et ananas, assez tropical comme mix, on sort des sentiers battus de la distillerie. Bouche: Texture aqueuse pour son âge. Forte tourbe citronnée et médicamenteuse, comme on l’attend. Pierre lavée, bananes, canne à sucre. Moins complexe que ce à quoi je m’attendais. Finale: Assez courte et tourbée. Pastille Fisherman’s Friend. On en voudrait encore plus. Équilibre: Une édition pour un bicentenaire qui déçoit à ce point, surtout pour le prix, illustre bien les problèmes qui affligent l’industrie du scotch whisky. À ce pricetag là, je préfère de loin 2 quarter casks, pis y va me rester un peu de petit change pour un canadian whisky.

Laphroaig 17 ans 1999 Single Cask

58.8% alc./vol.
Bourbon Cask #5167

André 94.5%
Oufffff… Solide… La douceur des années passées doucement dans le bourbon cask a domestiqué la tourbe médicinale habituelle de la distillerie, même l’asphalte a perdu un peu de son agressivité délavée par une bordée de pluie aux accents de sel de mer, une pointe de tarte au citron, d’ananas en tranche, pansements antiseptique, café noir, oranges, citron et agrumes. Superbe texture veloutée en bouche en introduction, puis une vague progressive de tourbe phénolique et maritime, poivrée, notes de diachylons, aux notes de gingembre, de poivre concassé et d’agrumes. Pointe salée en finale, beaucoup d’agrumes et d’oranges, tartelette au citron. Les notes de tourbe sont intenses et dosées habilement, la sensation alcoolisée ne se pointe même pas le nez. Un Laphroaig complexe, hyper bien équilibré et qui montre que l’épine dorsale du whisky est majestueusement loin des dernières versions soporifiques que l’on nous offre sur le marché.

Patrick 94%
L’un des Laphroaig les plus intenses que j’aie vu, ce qui n’est pas peu dire. Si comme moi, vous aimez Laphroaig, celui-ci est gigantesque! Wow. Nez : La belle grosse fumée de tourbe sale de Laphroaig, avec du goudron, du sel et une tonne de médicaments. Bouche : Intense intense intense!! De la tourbe, du goudron, beaucoup de bois brûlé, du poivre et quelques épices.

Laphroaig 18 ans

48% alc./vol.

André 93%
Un Laphroaig sans aucuns doutes au nez, mais un Laphroaig domestiqué. Des vagues de tourbe et de fumée avec un ressac mielleux et doux. L’arrivée est sournoise mais la surprise en bouche n’en est que décuplée. Pastilles Fisherman’s Friend, orge verte qui a trop germé, un souffle de stainless (côté antiseptique et froid de celui-ci). Finale très longue, tourbée, à la fois puissante mais pausée.

Patrick 94%
Tourbe, goudron, parfums médicinaux et petite touche de fruits qui viennent adoucir très légèrement le tout. En bouche, l’attaque est franche, mais douce. Une main d’acier dans un gant de velours? Tourbe, fumée, sel, légers fruits, quelle belle complexité. La finale est marquée par le sel et le goudron, et s’étire, s’étire, s’étire… Quelle balance, quelle profondeur, suuuuuperbe!

Martin 89.5%
D’un beau jaune orangé qui reflète ce à quoi je m’attends d’un tel colosse de tourbe. Nez: Superbe grosse tourbe fumée et citronnée. Présence du grain avec un petit côté gêné et espiègle qu’on retrouve peu ou pas chez les expressions plus jeunes de la distillerie. Herbe, citron, beurre, vanille et cuir. Peut-être une pincée de café moulu. Bouche: Mielleux, sucré, fumé et tourbé sur des notes de citron et de crème anglaise. À peine épicé. On peut constater avec grande aisance que les années ont vertigineusement adouci son caractère impétueux. Finale: Les sucres tourbés descendent tout seuls sur des notes de marmelade à l’orange et nous laissent sur un agréable petit pneu chauffé, Saint-Basile-le-Grand-style. Équilibre: On sent bien sa maturité et on l’apprécie, malgré que je garde un faible pour quelques-uns de ses petits frères tels le Cask Strength et le Quarter Cask.

RV 91%
Doux mais toujours aussi médicinal, un bon vieux remède efficace de grand-maman. Grosse cerises, oranges et pêches sucrées au nez, avec une subtilité non attendue et une palette beaucoup plus variée que les autres Laphroaig. Des Islay tourbés (Bowmore – Lagavulin – Ardbeg – Port Ellen – Coal Islay), Laphroaig avait toujours été la distillerie pour laquelle je reconnaissais le talent mais qui ne m’avait jamais réellement fait tomber sur le derrière. Cette fois-ci, le tapis est doucement mais clairement tiré sous mes pieds. Et dans une tourbe bien épicée à 48% d’alcool (encore une fois le taux parfait?), la chute est vraiment agréable.

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