Highland Park 12 ans (US Bottling 2010)

43% alc./vol.

André 86%
Miel habituel de l’épine dorsale de saveurs de la distillerie, bois toasted, oranges, zeste de citron, chocolat au lait, pincée de gingembre, fruits tropicaux et fruits des champs séchés, fumée terreuse effacée. La bouche est chocolatée et mielleuse, bonbons Werther’s, céréales de malt séchées, miel, xérès, fruits séchés et tourbe plus prononcée qu’au nez avec une solide montée d’épices roulées dans le caramel nous propulsant vers la finale. Longue finale poivrée et épicée, mielleuse, assaisonnée de tourbe terreuse et aussi remplie de xérès bien dosé.

Highland Park 12 ans Ferraretto Import – Italy

43% alc./vol.
Early 70’s

André 90%
Nez beaucoup plus mielleux que les nouvelles éditions, plus fumé aussi. La tourbe est ferme sans être puissante. En s’aérant, le nez développe des savoureuses notes d’oranges trempées dans le chocolat au lait et d’abricots, presque que de l’Amaretto, une touche d’épices, le poivre particulièrement. Divine texture, onctueuse à souhait, miel collant et oranges-nectarines, chocolat fumé et poivré, petits fruits sauvages séchés, cigar Cubain qui dégage par la suite des notes de caramel salé en finale de bouche. À chaque gorgée supplémentaire, les épices et le poivre gagnent en puissante et masquent les notes mielleuses qui se mêlents aux saveurs de compote de fruits rouges (raisins, dattes, cerises). Très intéressant de voir la différence entre les vieux embouteillages et les nouvelles versions.

Highland Park 12 ans Hjärta

58.1% alc./vol.
Édition limitée de 3924 bouteilles, embouteillée au taux original non-dilué et disponible seulement à la boutique de la distillerie.

André et Benoit 90.5%
Bacon fumé à l’érable, vernis à bois, intérieur de vieux bahut. L’alcool vient assécher le nez qui transige sur une bouche aux mêmes saveurs du nez à laquelle s’ajoute une belle poussée florale mielleuse et une odeur de coffre de cèdre. La finale (où il perd des points) est rectiligne à forte saveur de tangerines. Avec un peu d’eau un goût de cire d’abeille apparait. N’a pas la prestance du Earl Magnus mais un Highland Park intéressant et abordable n’eut été de le trouver aussi loin.

Patrick 93%
Sirop de bonbons légèrement brûlés et vanille intense. Au goût, très vineux, un peu épicé et une touche de chocolat noir, de sel et de bois brûlé. Aussi, un succulent miel! J’en veux encore!

Martin 89.5%
Orangé d’un HP non-dilué. Nez: Orge séchée, bruyère et miel en puissance. Jerky et planche de chêne. Herbeux et fumé. Bouche: Huileux, marqué par un rayon de miel épicé, chêne gorgé de vin rouge corsé. Finale: Plutôt courte pour son taux d’alcool, sur des notes de chocolat noir, d’épices, de fumée et de lardons. Équilibre: Solide, comme presque tous les HP. Seule ombre au tableau, et ne me pitchez pas de roches, Highland Park est un malt qui n’a pas besoin d’être embouteillé cask strength pour briller.

RV 86%
Raisin et heather plus texturés, mais aussi plus secs. Au goût belle petite pointe aigre de sève de conifère. Finale ordinaire mais beaucoup plus balancée que le reste. L’alcool plus fort se sent mais n’amène rien de plus et pour une fois je comprendrais la compagnie de le couper à 40% pour avoir plus de revenu par baril. Un whisky de balance mais pas de beaucoup d’autre chose, peut-être un peu trop prudent.

Highland Park 12 ans Saint Magnus

55% alc./vol.
11994 bouteilles, édition limitée.

André 85%
Il est plus franc et plus baveux que le Earl Magnus. Plus sharp en bouche même si il n’y a seulement que 3-4% d’alcool de plus. Le backbone de l’ensemble c’est le sherry du fût qui est très présent, supporté par les fruits secs et les cerises – très sucrées. On trouve bien le miel et la fumée distinctive du Highland Park mais de façon plus secondaire comme arômes. La balance et l’équilibre sont là mais il n’a définitivement pas ce « petit plus » qu’on trouvait dans l’édition Earl Magnus. La finale est supportée par le taux d’alcool qui lui donne une belle longueur, puis les fruits suivent le tout jusqu’à la fin. Globalement, c’est du Highland Park, pas de doutes, mais présenté d’une manière qu’on nous a rarement donné l’occasion de voir chez HP. La trilogue habituelle miel-douce tourbe-chocolat agissent de façon secondaire et laissent la place au sherry et à l’alcool. Je trouves ça agréable de voir Highland Park sous une présentation nouvelle mais à 180$ j’commence à trouver aussi à trouver que ça fait cher pour un 12 ans… même en édition limitée.

Patrick 83%
Nez: Sucre chaleureux, chocolat épicé, fruits séchés. Bouche: Fruits mûrs séchés, chêne, vanille et chocolat noir. Finale: Intense. Fruits trop mûrs. Balance: Bien, sans plus. Je me serais attendu à beaucoup mieux, surtout considérant le prix. Fail. Mais on peut lui faire gagner 10 points en le mariant avec un fudge aux amandes.

RV 81%
Bonne saison pour le marketing d’HP, peut-être moins bonne pour les amateurs. Bien sûr, difficile de faire abstraction du bruyère, mais dès le nez, il y a un certain manque de profondeur. Confirmé par l’arrivée en bouche beaucoup trop tranquille, avant un mur de bruyère crasseux, qui devient trop clair en bouche, trop simplement poussé par l’alcool. Et la finale à la Lowland confirme ma faible note pour un whisky avec certes un belle bouteille, mais un goût de loin inférieur au 18YO, au 15YO et même, et tenant compte du rapport qualité prix, au 12YO.

Highland Park 12 ans Single Cask Series 2004-2017 for Bevmo! (USA)

65.3% alc./vol.
Cask #6737, 1st Fill European cask, 360 bottles

André 79%
Nez de sherry goulu avec une touche de souffre en background, aspect très collant et sirupeux, les gros fruits sechés, pâte de fruits, dattes, cerises noires. Le nez demande un certain temps pour s’équilibrer et se défaire des notes de souffre, moins présentes que le laissait supposer la première sniff. La bouche est très licoreuse, grosses notes de caramel, d’anis et de réglisse, bourgeon de cassis et noisettes grillées, cerises noires. Finale de bois brûlé et rappel de discrètes notes de souffre flottant au dessus de la marée de fruits rouges pâteux et d’oranges. Les gens sensibles aux notes de souffre auront de la difficulté à passer outre et à apprécier. Des points en plus pour la texture exquise et les saveurs intenses, notes en moins pour les tonalités de souffre persistantes.

Patrick 75%
C’est mauvais ça. Nez : Erk. Moi qui ne sent pas le soufre habituellement, je ne suis pas capable de sentir autre chose ici. Bouche : Toujours le soufre, qui recouvre des réglisses à la cerise et du caramel, du bois brûlé et du poivre. Finale : D’une belle longueur, avec des fruits, du bois brûlé et toujours le soufre.

Martin 83.5%
Nez: Sans tout détruire au niveau du nez, l’alcool semble masquer l’ensemble des saveurs proposées. On parvient tout de même à déceler des notes de fruits déshydratés, de dattes, de vanille et d’épices. Rien pour faire des milles sur les coudes. Bouche: Miel et cerises bien juteuses, épices en puissance, tel qu’attendu. Peu de tourbe, mais bien des fruits, peut-être même un peu trop. Finale: Chaude et longue, elle est plus docile que le reste de l’aventure. La tourbe de bruyère et la belle planche de chêne au xérès reviennent ici, dans un espoir de rédemption, un peu trop tard. Équilibre: On ne peut pas gagner toutes les batailles! Un très bon single cask, ne me méprenez pas, mais Highland Park a habitude de garder la barre plus haute que ça.

Highland Park 12 ans Single Cask Series 2004-2017 for San Diego (USA)

65.6% alc./vol.
Cask #6551, 1st Fill European Sherry Butt, 294 bottles

André 87%
Nez très pâteux et goulu, grosses cerises noires, chocolat amer, réglisse et cosses d’oranges. La bouche est très franche et on resent rapidement le haut taux d’alcool. Fruits secs, petits fruits sauvages et cerises, réglisse, poivre. La sensation pâteuse est omniprésente, un gros bloc de fruits secs compressé. En revenant au nez, celui-ci est pas mal plus équilibré et moins agressif. La finale est puissante, hyper fruitée mais avec un boost d’épices et de poivre bien soulevé. Aurait probablement demandé plus de vieillissement afin de l’adoucir un peu.

Patrick 79%
Un whisky presque bon, mais qui a malheureusement vieillit dans un mauvais fut. Fail. Nez : Xérès, avec une touche de soufre, chocolat noir, des fruits très mûrs et un peu de caramel. Bouche : Xérès brûlant, bois brûlé, chocolat noir et touche de soufre. Finale : D’une belle longueur, mais s’étire malheureusement sur le soufre.

Martin 86%
Nez: Un gros punch de sherry fruité, réglisse rouge, fraises et caramel. Bien que le xérès veuille prendre toute la place, on parvient à apprécier une touche de malt et de tourbe de bruyère à travers tout ce charabia. Bouche: Caramel, toffee, raisins, oranges, chocolat noir, tout y est pour une sherry bomb classique. Les épices du cask strength bien sûr nous rattrapent assez rapidement et ne nous laissent guère le loisir d’explorer la bouche plus loin. Finale: Affirmée, chaude et “in your face”. Poivre bien en place, chêne soutenu, xérès amical. Équilibre: Un autre solide single cask de HP. Le sweet spot aurait pu être toutefois atteint avec un 2 à 3 ans de maturation supplémentaire. Mais bon, y faut bien rentabiliser ça, non?

Highland Park 13 ans Àrvaenn Viking

64.9% alc./vol.
Distilled 2004, Bottled 2018, Cask #6707, 1st Fill Sherry Puncheon. Single cask exclusive pour l’aéroport de New York.

André 88%
On ressent rapidement la force latente de ce whisky, nappé dans ses draps de velour couleurs sherry opulent, d’oranges sanguines et de pâte de fruits, les figues et les prunes. On laisse reposer un quart d’heure et les tonalités de caramel brûlé et de chocolat émergent lentement. J’ai l’image des barres de chocolat Cadbury Fruits et noix, de sherry opulent et hautain, gros fruits secs mis à macérer dans l’alcool, le bois de chêne est bien ressenti aussi, le fût de sherry dans le fond du chai de vieillissement sur le sol de terre humide, tannins relativement prononcés aussi. Le puissant alcool masque les saveurs et aromes les plus fragiles, chocolat au lait, épices. Longue finale, sans brusquerie mais très puissante, léger sulfur en rétro-olfaction.

Patrick 90%
Wow! Intense, mais pas autant qu’on pourrait le craindre d’un whisky aussi fort en alcool. D’ailleurs, c’est assez incroyable un tel taux d’alcool pour un whisky de 13 ans. J’aime. Nez : Parfum dominé par les effluves de xérès, du caramel, des biscuits, de la vanille. Bouche : Du beau xérès, de belles épices, du bois brûlé, un peu de caramel et de belles céréales. Finale : D’une belle longueur, avec un beau mélange d’épices, de fruits et de saveurs sucrées.

Martin 90%
Nez: Planche poussiéreuse du fut de xérès. On ressent le même genre de trépidation quand on se verse un A’bunadh. Léger vent de tourbe florale, soutenu par cerises, figues et dulce de leche. Bouche: Belle texture, les épices mettent en valeur noix et bois brûlé. Poussière et sherry. Miam! Finale: Chaude et puissante, quoique moins agressive que je ne l’anticipais. Bois, dattes et raisins sous une couche de poivre fraîchement moulu. Équilibre: Un excellent frappeur, candidat de choix pour les nuits froides de février.

Highland Park 13 ans Fût de Lys

63.6% alc./vol.
Fut # 5869 – 2004-2018 – 540 bouteilles

Patrick 90%
La SAQ a eu la main heureuse avec ce fût! Délicieux et satisfaisant, si ce n’est que du prix demandé pour qui est complètement aberrant pour un whisky de 13 ans. Enfin, compte tenu de son taux d’alcool, il suffit d’en prendre une gorgée de plus pour oublier ce petit détail : ce whisky saura rapidement vous mettre un sourire béat dans la face! Nez : Un parfum floral, avec des fruits des champs et tropicaux assez mûrs. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par un beau mélange de fumée de tourbe et de sel de mer, avec du bois sec, puis un beau panier de fruits mûrs vient compléter le tout. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée de tourbe florale, du sel, du bois sec et une petite touche fruitée.

Highland Park 13 ans Single Cask Series 2003-2017 for Helluland Total Wine (USA)

61.3% alc./vol.
Cask #6313, Refill Puncheon, 510 bottles

André 89%
Compote de fruits rouges, fraises, framboises et cerises, pâte de fruits et raisins secs. Une trace de fumée aussi en background, vanille crémeuse. En bouche, le sherry passe en avant-plan et offre un beau mélange sucré et épicé sur une texture onctueuse. La fumée de tourbe prend elle aussi de l’ampleur et s’accompagne de grosses notes chocolatées et de vieille couverture de livre en cuir. Finale avec beaucoup de punch épicé et une fumée de tourbe fruitée et chocolatée et une rétro-olfaction un peu tannique.

Patrick 90%
Un excellent Highland Park, riche, complexe et intense. Nez : Beau parfum de xérès, des raisins secs, du bois brûlé, du caramel et de la vanille. Bouche : Du bois épicé, du xérès chaleureux, des raisins secs, du caramel et une touche discrète de fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et épicée.

Martin 89%
Nez: Fruits des champs, raisins dorés et dattes. La tourbe classique HP ne nous laisse pas indifférents non plus. Un souvenir lointain de biscuits petit beurre complète le portrait. Bouche: Soyeux et ample, on nous livre un bel ensemble de xérès, de caramel, de raisins secs, de cuir et de tourbe de bruyère. Poudre de cacao et poivre crient haut et fort. Finale: Bien poivrée, fumée et boisée, elle nous réchauffe le coeur et nous fait saliver à nouveau. Assez agressive, elle ne laissera personne en manque de sensations. Équilibre: Encore un superbe single cask. Je trouve que la finale pourrait nous ménager un peu au niveau de l’intensité, mais je ne me plaindrai pas non plus d’un taux d’alcool légendaire.

Highland Park 14 ans Heathrow Airport (LHR) Exclusive

58.2% alc./vol.
Refill Butt #2791 distilled juky 25th 2002, 588 bottles.

André 92%
Nez vif de pâte de fruits, dattes, sherry intense, vieiles cerises noires, gingembre, miel température pièce. Pas vraiment représentatif de ce que l’on connait des Highland Park traditionnels mais une légèere similitude avec le Dark Origins (sur les stéroides). Le whisky gagne beaucoup à respirer, l’alcool devient plus docile et les épices se stabilisent aussi après quelque temps, notes de gâteau aux fruits et jus de dattes avec une solide dose de gingembre. La bouche surprend de par sa signature épicée qui, jumelée au taux d’alcool significatif livre un whisky goulu mais costaud et franc. Le sherry est à l’honneur et c’est un sherry pâteux et presque collant en bouche qui me rappelle le Glenfarclas 105 incluant des notes de chocolat noir en addition. La finale dévoile des notes de légère tourbe au chocolat noir ainsi qu’aux cerises avec une rétro-olfaction de gingembre, de sel de mer et de poivre moulu. Un HP de belle présentation, saveurs agréable, intensité du sherry cask avec une touche de singularité.

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