Elements of Islay BN7 Bunnahabhain 16 ans

55.7% alc./vol.
Distillé en 2001 et le fruit d’une maturation pendant 16 ans dans deux fût Oloroso Sherry Butt. Édition limitée de 1620 bouteilles.

André 82%
Nez invitant de compote de fruits et de cerises, les fruits secs nappés de caramel, prunes, abricots, gâteau aux cerises ou aux fruits. La bouche est un peu molle, la texture est hyper fluide. Côté saveurs, on a droit à un gros panier de cerises fraiches qui s’accompagne de prunes et de raisins secs nappés de cannelle et de gingembre, de cosses d’oranges. Après quelques instants, sensation tannique et montée fulgurante des épices presque poivrés et fumée de tourbe sur encore cette sensation tannique. Puis notes de chocolat noir et de moue de café percolateur. L’équilibre général vient d’en prendre un coup. La finale est puissante, poivrée et épicée.

Patrick 83%
Jeune, robuste, voire même agressif. Bref, si vous êtes en manque de fumée de tourbe, ok, mais pour la subtilité, on repassera. Nez : New make, vin de vinier cheap et quelques volutes de fumée. Bouche : Ooooooh, c’est ici que ça se passe! De la grosse fumée intense, une tonne d’épices de bois brûlé et une trace de vin rouge. Robuste! Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Elements of Islay MA3

55.2% alc./vol.
Mélange de 2 barils de la distillerie Bunnahabhain fortement tourbé, distillé en 2004 et vieilli pendant 15 ans en Ex-Bourbon Cask, édition limitée de 734 bouteilles.

André 89%
Céréales baignant dans le jus de citron, oranges, accents maritimes et frais du large, pommes vertes, purée de bananes et ananas en dés, tourbe terreuse présente mais pas envahissante. Texture ronde en bouche, ananas et bananes flambées sur le feu de plage auquel se marie une minéralité un peu brute et des embruns de sel de mer portés par la tempête qui ronronne au loin. Oranges, ananas, bananes, citron, pommes vertes, melon au miel, tourbe terreuse et médicinale qui me rappelle Laphraoig a quelques égards, éléments herbeux aussi. À l’aération, l’équilibre du whisky gagne énormément. Longue finale, fumée camphrée terreuse, poivre et cendre froide.

Gordon & MacPhail Bunnahabain 14 ans 1991-2005

43% alc./vol.

André 82.5%
Herbeux et timidement maritime, se développant ensuite sur des notes de sel marin et une fraicheur surprenante, allié d’un cendreux et d’une fine tourbe parfumée à l’eucalyptus. Pas très représentatif des malts costaux d’Islay, mais a trouvé sa niche dans sa différence.

RV 87%
Plus vert que le Bunnahabhain normal, il ne faut vraiment pas se fier au nez très ordinaire pour retrouver de la tourbe très très verte au gout. Le finale aussi tire sur le grain vert, style pousse verte de samare d’érable trempé dans la cendre. Une édition de revendeur qui botte franchement le cul de la version propre de la distillerie.

Patrick 80%
Beurré, légèrement épicé. Huileux. Léger métal. Fruité au goût. Assez riche, mais semble manquer un peu d’équilibre.

Gordon & MacPhail Bunnahabhain 1997

43% alc./vol.

RV 82%
De retour au Bunnahabhain d’antan. Je préfère les télés ACL à télécommande aux TVs à roulette. Très doux, du sherry s’annonce au nez, avant de laisser la place au foin et à la tourbe on-ne-peut-plus discrète. La finale, trop courte, est couronnée par une fumée éparse, qui tente de soutirer à ce whisky quelques points de plus. Tout va bien, mais il est loin d’être supérieur à la nouvelle version à 46%, et du style à être oublié rapidement.

Gordon & Macphail Discovery Bunnahabhain 10 ans Heavily Peated

43% alc./vol.

André 82%
Beau nez de fumée de tourbe vanillée, compote de bananes, poires, miel et jus de citron sur fond médicinal et maritime. Cendre froide citronnée à l’aération. La bouche est moche, aucune texture, sensation liquide et des saveurs délavées sauf pour la fumée de tourbe plus persistante. Iode, poivre, gras de bacon, zeste de citron, bananes en purée, abricots, le tout sur fond cendreux. Finale de bois brûlé et de cendre froide, de racines de gingembre, citron et fruits à chair et d’une rasade de bois brûlé. Autant Bunnahabhain que Gordon & Macphail sont capables de mieux que ça.

Patrick 83%
Pour un whisky de lundi soir, c’est exactement ce que je recherche. Pour le samedi soir par contre, faut pas être trop difficile. Bref, c’est bon, mais ce n’est pas une bête de compétition. Donc, ok si vous pouvez l’acquérir pour moins de 100$, sinon passez votre tour. Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe maritime, fraiche et plein d’agrumes. Bouche : La texture en bouche est mince, mais au le scotch est « sur la coche » au niveau saveurs. Fumée de tourbe, sel de mer, agrumes, une subtile touche de bananes et du bois grillé. Finale : D’une longueur moyenne, salée avec un peu d’agrumes.

Gordon & MacPhail Discovery Bunnahabhain 11 ans Sherry Cask Matured

43%
 alc./vol.

André 82%
Pas conventionel comme Bunnahabhain. Grains de céréales séchés, oranges, miel, cerises lointaines, raisins secs et prunes. Le sherry cask est plus évident en bouche avec une bonne rasade de fruits secs et de cerises, raisins et prunes. La texture est très ordinaire et on fait rapidement le tour du jardin gustativement parlant. La finale est légèrement épicée et poivrée, sur de bons fruits séchés dont le raisin et les cerises et laissant une sensation de poussière de pierre sur la langue. Un peu endormant comme whisky sans être mauvais.

Patrick 85%
Un beau scotch riche et délicieux… Et je ne saurais insister assez sur le terme « riche » ! Je n’ai jamais eu un Bunnahabhain qui ressemblait exactement à ça, je ne m’attendais pas à une telle « bombe de xérès »! Nez : Riche et sucré, avec des prunes, du chocolat au lait et de la vanille Bouche : Chaleureux, sucré et fruité, avec de la marmelade à l’orange, de prunes mûres, du gâteau aux fruits et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les petits fruits rouges mûrs et le chocolat au lait.

Jim McEwan’s Celtic Heartland Bunnahabhain 34 ans 1973-2008

46.1% alc./vol.
Refill Sherry Cask Matured, Limited edition of 669 bottles

André 88%
Nez très doux et fruité. Fruits tropicaux et jus de poires, ananas, pommes poires, un fond de sherry distant, des oranges confites et une touche de caramel. La bouche est onctueuse, belle texture collante. Ce qui manque rapidement, c’est l’apport de tourbe rappelant le charcoal et le sel de mer puissant qui nappe la salade de fruits tropicaux, composée en bonne partie de poires, d’oranges et d’ananas. En finale de bouche on a droit à une touche de cannelle et qui s’étire sur des vagues iodées, de coconut et des mottes de terre mouillée.

Patrick 93%
Un grandiose whisky qui répond à mes attentes face à un scotch de 34 ans! Riche, complexe, superbement balancé, du plaisir à chaque gorgée. Nez : Du sucre, des prunes, de la cannelle et des fleurs. Appétissant! Bouche : Porté par une superbe texture huileuse, on retrouve des saveurs de prunes, du miel, des oranges, du chêne et une touche de fumée de charbon. Finale : D’une belle longueur, onctueuse, complexe et discrètement sucrée.

Lady of the Glen Bunnahabhain 9 ans Sherry

66.7% alc./vol.
Distilled 2010-11-11, Bottled 2020-01-09, from Sherry Hogshead #901203, Bottle #316 of 325.

André 86%
On est dans le sherry pâteux et résineux ici, c’est intense un brin solide. Gâteau aux fruits et fruits secs, vieux caramel, moue de café et chocolat noir, petite austérité du sherry, vieux fauteuil en cuir, oranges sanguines. Superbe texture, bien huileuse et grasse. Sherry opulent et vieillot, cuir huilé, fruits séchés, cannelle, sensation sirupeuse, oranges trempées dans le caramel chaud, tarte aux pommes, chocolat noir. La sensation d’alcool est tout à fait supportable, nappé par le sherry intense. Finale tannique, sur le sherry pâteux et caramélisé.

Patrick 78%
Mauvais fût, trop jeune? Quel que soit l’origine du problème, je n’ai trouvé aucun plaisir avec ce dram. Nez: Un parfum plutôt étrange, me rappelant l’époque où cette distillerie faisait vieillir son « spirit » n’importe comment. Bref, des fruits mûrs, du sucre brun, un peu de bois et un je-ne-sais-quoi (tout de même discret) me rappelant du jus de fond de poubelle. Bouche : Très intense, boisé, fruité, avec un peu de sucre et une note métallique. Finale: Très longue, s’étire sur des notes boisées et de métal.

Old Malt Cask Bunnahabhain 10 ans 2001-2011

50% alc./vol.
Finition en fûts de xérès.

Patrick 93%
Un nez extraordinairement, fruité au point de rappeler un whisky canadien plutôt qu’un Islay. En bouche, la confiture fruitée arrive en force mais se transforme en une légère tourbe graduellement. Comme ma femme habillée en “suit de ski doo” graisseuse et sale, qui, rendu auprès du feu, elle enlève sa “suit” et révèle son superbe corps uniquement vêtu de lingerie fine. Vous voyez l’idée! La finale s’étire donc longuement sur la tourbe, à notre plus grand plaisir. Est-ce que je l’aime? Je vais m’en acheter une bouteille right away!

Old Particular Bunnahabhain 12 ans

48.4% alc./vol.
Refill Hogshead cask #DL12545, Distilled October 2005, Bottled May 2018, 355 bottles.

André 80%
Retour aux origines avec ces notes herbeuses verdâtres et cette touche terreuse un peu bizarre. Dans l’ensemble, le nez est relativement discret et demandera du temps avant de se livrer, mais demeure principalement axé sur des notes de céréales séchées et de vanille, banana split, citron pressé. La bouche possède beaucoup plus de caractère; envolée poivrée intense, un brin de tourbe assaisonnée d’herbe verte mouillée et de tourbe iodée terreuse, vanille, mélange de cannelle et de clou de girofle, poivre broyé. Malheureusement, cet amalgame de saveurs est désordonné et difficile à suivre. La texture est agréable mais manque amèrement de profondeur et de nuances. Finale monopolisée par les épices de tout acabit, sans nuances et rectiligne. Décevant compte tenu de la capacité et de la complexité que l’on connait de la part de Bunnahabhain.