Bruichladdich Black Art 23 ans 1990 Edition 04.1

49.2% alc./vol.

André 80%
Fûts de vins et de xérès, super fruité, xérès, dattes et prunes, raisins pressés, gâteau aux fruits. La bouche est désaxée et démontre un manque d’équilibre probablement relié à l’utilisation de certains fûts mais toujours aussi fruitée que le nez le laissait supposer d’où pointe une légère touche sulfureuse. On vient de me casser mon trip solide… Caramel et fruits confits, texture vineuse et une fine touche de porto peut-être? La texture en bouche est belle et amène bien à la finale, de courte longueur, bien fruitée aux arômes de xérès et vineuses.

Patrick 79%
Un nez extraordinaire, mais un goût en bouche qui ne rencontre pas les attentes. Décevant. Nez : Explosion de fruits vineux et sucrés. Arômes complexes de fleurs et d’épices dans un chaleureux écrion de cuir. Bouche : Sucre chaleureux, puissants épices, chêne, cuir, vernis à ongle et soufre. Finale : Longue et épicée, mais avec une malheureuse note de soufre qui s’étire.

Bruichladdich Black Art 26 ans 1990 Edition 06.1

46.9% alc./vol.
Cette 6ème édition de la série cryptique Black Art de Bruichladdich a été élaborée à partir d’une combinaison de fûts distillés en 1990 dont l’origine est confidentielle. Élevé pendant 26 ans et embouteillé à 46,9 degrés, ce single malt d’Islay est une édition limitée à 18 000 bouteilles, numérotées individuellement.

André 92%
Superbe nez; ananas, bananes, poires, miel, abricots, confiture de fruits rouges, raisins secs, dattes, prunes, pommes Granny Smith, chocolat noir. Onctuosité en bouche, très riche en saveur et texture; raisins secs, sherry, melon au miel, mangue, ananas, prunes, poires. Belles notes herbacées bien dosées et tourbe discrète avec un accents de wine cask intriguant. Légère touche de souffre très passagère à la première gorgée. Finale de tango endiablé de poivre, épices, de fruits et de saveurs maritimes. Un whisky à la fois délicat et affirmé sur ses origines. On reconnait bien l’enseignement du Maitre McEwan dans son jeune Padawan Harnett.

Patrick 92%
Un whisky d’une complexité que j’ai rarement vu, le tout magistralement balancé. Impressionnant. Nez : Parfum très fruité, avec des mûres, du caramel, du chocolat, du raisin. Alléchant ! Bouche : Très fruité et sucré, avec du chocolat et du caramel, un peu de bois brûlé. Aussi, du miel, de la vanille, du tabac, du gingembre… Wow, impressionnant ! Finale : D’une belle longueur, d’une complexité incomparable.

Martin 93.5%
Nez: Soyeux et fruité. Raisins et fruits rouges, tabac à pipe, musc, fruits des champs et chêne humide. Bouche: Compote de fruits rouges, bois, épices, pruneaux, dattes, cacao, muscade et cuir. Incroyable texture. Finale: Épices, longue descente toute en douceur. Cuir, tannins, raisin, planche poussiéreuse, réglisse noire. Équilibre: Équilibré, complexe, bonheur. Un grand malt avec comme pratiquement seule imperfection son prix.

Bruichladdich Black Art 29 ans 1992 Edition 09.1

44.1% alc./vol.

André 90%
Ouf, quel nez gourmand! Framboises et fraises, cerises marasquin et caramel, touche d’ananas flambé sur le feu de camps. La bouche est liquide et manque légèrement de support gras. Ananas et vanille, poires flambées, fruits secs et cerises, raisins secs, des prunes peut-être. Côté épices, de la cannelle et du poivre broyé le tout sur fond maritime iodé et de chocolat noir. Très longue finale, de fruits rouges gorgés de sucre et de bois de chêne, fruits tropicaux assaisonnés de cannelle poivrée.

Patrick 92%
Un scotch qui est en fait du pur bonheur liquide. Nez : Fruits mûrs très riches, du sucre brun, une touche de vieux cuir, du caramel réchauffé et des raisins trempés dans le chocolat. Bouche : Savoureux, avec des fruits mûrs, du bois brûlé, du caramel chaud, de la vanille, du miel et de belles épices. Finale: D’une belle longueur, riche et délicieuse.

Bruichladdich Black Art II 21 ans 1989 • 2e edition

49.7% alc./vol.

André 91%
Black Art ou l’alchimiste du whisky, voici une petite perle de la distillerie et de l’ingénieux Jim McEwan. Nez oscillant entre la vanille caramélisée, le sel de mer et le fruité du sherry. Bizarre couleur de ruby délavé et un nez qui me rappelle les port cask finish; les fruits secs, les pruneaux, les dattes et le vin fortifié sur une toile maritime très discrète. En bouche, le whisky se présente de manière langoureuse, texture riche et huileuse, saveurs fortes et affirmées. Le cask finish est aussi bien affirmé en bouche, notes de raisins et de cerises, de fruits secs, léger salé en arrière bouche. Beau voyage dans différents pays aromatiques, j’adore aussi la séquence de la présentation des saveurs. La finale est posée et calme, le taux d’alcool est discret et bien entourée de saveurs vineuses et fruitées. Il faut bien du savoir-faire afin de maitriser à succès les wine finish et dans cette contrée dangereuse, il faut avouer que McEwan sait toujours nous surprendre.

Bruichladdich Black Art III 22 ans 1989 – Edition 03.1

48.7% alc./vol.

André 89%
Marmelade de fruits, raisins mauves, dattes, gâteau aux fruits, chocolat noir, un filin de sel et de tourbe en toile de fond. Il fallait bien le savoir-faire de McEwan pour nous tricoter un amalgame fait de patchwork d’arômes qui pourraient paraitre au départ si disparates mais qu’au final se complètent si bien. L’arrivée en bouche s’est soudainement asséchée de façon imprévue et bouscule après le nez si amadoué, mais le cask finish reprend vie et remet son bol de fruits sur la table; fruits style sherry, pâte de fruits, raisins, dattes, et des épices en finale de bouche. Cet assèchement en bouche le dépouillera de quelques précieux points car il ampute la finale d’une pérennité apportée par le taux d’alcool et sa texture bien soyeuse. Le sel reprend de la force en toute finale donnant une ambiguïté intéressante en se mélangeant aux fruits et au sherry au style un peu vieillot.

RV 90.5%
Tout est une question de goûts. Personnels et gustatifs. Vraiment étonnant pour un Islay, l’odeur est davantage apparentée au fruit du Ben Nevis. Avec une grosse part de textures et de nuances, les puissants et doux fruits (bleuets, prunes et pêches) font de ce mélange tout un festin fruitier. La finale est un peu son point faible, plus traditionnellement de grains construite avec un passage à sec que j’aurais aimé aussi fruité que la bouche et le nez. Quel beau tour de manège même si l’on a gardé les meilleures manœuvres pour l’ouverture, et ce à prix respectable pour la hauteur de l’âge.

Patrick 94%
Nez: Fruits mûrs et sucrés, chocolat noirs et touche de sel subtile. Bouche : Wow! Les fruits mûrs explosent puis nous laissent une sensation salée en bouche. Le tout évolue finalement vers le chocolat noir aux raisins. Finale : Chocolat aux fruits, le tout étant chaleureux et looooooong. Balance : J’adore. As god as it gets.

Bruichladdich Gift for Lynne & David’s Wedding

Mignonette remise aux invités au mariage de la fille de Jim McEwan, Lynne McEwan. Reçu en cadeau de Jim lors d’une visite improvisée de la distillerie en janvier 2010.

RV 86%
Nez en deux temps; d’abord la paille humide rance puis la vanille et un peu de sherry. Sur la langue, le sherry épicé est plus vocal, mais se tait rapidement, pour laisser tout le champ à une tourbe bien, presque trop bien contrôlée, laissant peu de place pour une fumée qui semble étouffée. La finale est particulièrement longue et malgré qu’elle n’apporte rien de supplémentaire, elle joue une belle mélodie d’interactions de sherry et de tourbe. Pas le plus efficace des whiskies, mais très bien conçu.

Patrick 89%
Nez : Paille et xérès, mariés ensemble par la vanille. Bouche : Le sucré-salé habituel de Bruichladdich, avec des fruits mûrs et du chocolat fleur de sel. Finale : Longue, savoureuse, marquée par des notes de xérès et de sel. Balance : Une autre réussite de Jim et de Bruichladdich.

Bruichladdich Infinity Second Edition

55.5% alc./vol.
Édition faite à partir de 100% de fûts « sherry cask » mélangé à un Bruichladdich plus âgé, légèrement tourbé et finalement de Port Charlotte 2001.

André 85%
Cette version de Bruichladdich est déboussolante, très différente de ce que la distillerie nous présente habituellement. Fruité, huileux et légèrement poivré, le tout présenté à un taux d’alcool à lequel Bruichladdich nous a rarement habitué (55.5%). Le mélange de type « vatted » (une partie de sherry refill cask, une partie de Bruichladdich plus âgé légèrement tourbé et une partie du très tourbé Port Charlotte 2001), nous emmène dans des sentiers inconnus jusqu’ici de cette distillerie. Singulier, surprenant et agréablement différent.

RV 87%
Un autre Jura Superstition où l’ensemble dépasse ses parties décortiquées. Tourbe et fumée de Bowmore. Cendre dans le fond d’un cendrier en aluminium mais avec la tourbe du Bruichladdich 3D. Beau picotement d’alcool sur le bout de la langue. En finale, léger sucré intéressant.

Patrick 94%
Vin très poivré et astringent. Tellement vineux, est-ce vraiment un scotch? Caramel vineux au nez avec un soupçon de peat. Tarte au sucre un peu brûlée. Écorce de cerisier… En fait écorce brulée avec des fruits noirs…? Arrière goût de fumée. L’effet en bouche me rappelle mes premiers « french kiss », c’est vous dire!

Bruichladdich Infinity Third Edition

50% alc./vol.
Un résultat légèrement plus tourbé que les éditions précédentes (celle-ci est à 20 PPM), conçu à partir de différents millésimes de Bruichladdich, de Port Charlotte et de Octomore. Cette embouteillage spécial, dont le tube est orné d’une photographie l’astre lunaire est présenté ici en hommage au 40e anniversaire de la première marche sur la lune. « One small dram for man… » or « To infinity and beyond !”

André 86.5%
Pochette de cuir contenant des fruits, terreux et forte présence du cendreux tourbé du Port Charlotte. Un beau kick d’alcool, des tangerines menant à une finale de citron tourbé. Beau travail mais pas dans la palette de mes préférences personnelles.

RV 84%
Tourbe de Bowmore et fleur de pissenlit. Cendre dans le fond d’un cendrier en aluminium mais avec la tourbe du Bruichladdich 3D. Beau picotement d’alcool sur le bout de la langue. En finale, léger sucré intéressant. Un autre Jura Superstition, mais aussi le genre de whisky qu’on peut trouver excellent un soir et très ordinaire le soir suivant.

Bruichladdich Islay Barley 2004

50% alc./vol.
Kentraw Farm Foreland

André 87%
À comparer avec le Benromach Organic Golden Promises ? Gruau sucré, céréales avec accents de tarte au citron et meringue s’accompagnant d’une légère pointe salée. L’alcool est étrangement absent tant au nez qu’en bouche, passablement adoucit par la présence sucrée des céréales. En bouche; barre de chocolat Cadbury Fruits et noix, s’asséchant progressivement en toute finale. L’ensemble demeure incroyablement doux comparativement au Benromach Organic où les pointes de bois sec rendaient le tout très pointu en bouche. La finale est le point faible car trop unidimensionnel, mis à part les saveurs de caramel et de toffee.

Martin 86%
Nez: Pommes vertes et crème champêtre. Léger vent de céréales jeunes et humides. Gruau Quaker en sachet pommes et cannelle. L’impression de fraîcheur est particulièrement agréable. Bouche: Pommes vertes encore et canne à sucre. Bois vert et épices chaudes. Un doux miel enrobe le tout. Finale: Épicée et légèrement sucrée et fumée. Une belle pente déscendante. Équilibre: Un beau dram qui démontre la qualité du terroir écossais.

Patrick 80%
Touche de fruits, céréales et sucre… En bouche, fruits et céréales aussi… Plutôt léger. En finale, le sucre et les fruits demeurent, avec une intéressante touche de poivre. Bien équilibré, mais sans grand personnalité.

RV 85%
Du côté tranquille d’Islay, celui à l’abris de la brise. Étrange, on dirait de la tourbe sucrée mais pas nécessairement celle de Bruichladdich. Le tout avec une fumée cendreuse vraiment loin. L’arrivee confirme la tourbe et le foin, le poivre en bout de langue. La finale commence de manière très ordinaire mais s’étale bien jusqu’a l’aftertaste trop simple a mon gout. Bien fait, or ça manque de franchise pour être vraiment remarquable, me fait penser à un Islay de revendeur intéressant mais sans plus et peut-être pas assez distinctif de la distillerie.

Bruichladdich Islay Barley 2006

50% alc./vol.
Dunlossit Farm Ceannacroic

Patrick 79%
Le parfum est prometteur, mais ce scotch a définitivement été embouteillé trop jeune pour être bon. Du gaspillage, on aurait gagner à le garder en fût quelques années de plus. Nez : Savoureux parfum marqué par le sel et l’orge avec une touche subtile d’agrumes et de bois brûlé. Bouche : Sel, bois brûlé, épices, le tout dissimulant bien maladroitement la saveur de new make d’orge. Finale : S’étire sur les notes de new make et d’alcool.

Martin 84.5%
Jaune doré avec une teinte presque iridescente tirant sur le bronze verdâtre. Nez: Derrière un rempart de chêne et de mûres perce une orge généreuse. Très propre et franc. On passe par un petit côté minéral avec des notes de miel avant de faire un retour sur l’orge séchée. Bouche: Léger et délicat à l’arrivée. L’orge et le miel se contrebalancent bien. Chêne, épices, oranges et mangues viennent compléter le tableau. Finale: Longue, plaisante et herbeuse. C’est ici que son joli taux d’alcool nous réchauffe le dedans. Équilibre: Un whisky relativement jeune et peu compliqué, à l’aveugle il se mêlerait sans gêne à un juteux malt du Speyside, parfait pour les moments si rares ou on peut juste lâcher prise et profiter du moment.

RV 81%
Ils ont décidé d’ouvrir un anonyme quartier Speyside sur l’île d’Islay. Foin sucré qui a chauffé, l’ouverture a des accents d’herbe bizarre du Lowland, du côté trop doux de l’île. En bouche, très nul sauf la suite de grain très mais alors TRÈS anonyme, sans aucun impact sur la langue. Finale un peu plus sucrée de bonne longueur avec de l’orange gênée mais c’estr pauvre, trop pauvre. Un whisky qui ne passera pas à l’histoire dans mon cas.