Signatory Vintage Ben Nevis 17 ans 1993

46% alc./vol.
Bouteille 471 de 764.

André 84%
Ode à l’orange. Tapis cendreux et jus d’orange chaud – température pièce. Rectiligne et pas très varié. Superbe en bouche, principalement les oranges encore une fois. Bien sucré et très désaltérant. Simple mais bien structuré, le tout sans être chargé ou varié. Étrange pointe salée et épicée en finale.

RV 87.5%
Un beau passage en Floride au vol de retour beaucoup trop tôt. A 17 ans, on reconnait une certaine maturité olfactive avec de la poussière de prunes et de pêche. L’arrivée est très huileuse, tout d’abord d’alcool, puis de cosses d’orange. Pour la finale, les épices (cardamome, cannelle) se joignent a l’orange, mais domine un peu trop en aftertaste, qui est assez courte pour son âge. Aurait pu être pire, mais aussi meilleur.

Patrick 90%
Nez complexe et très étonnant: arôme doux de malt, violettes, agrumes, épices, trèfles, raisins secs et de fruits confits… Puis un vernis et des cornichons! En bouche, il se révèle raffiné, suave, stylé: xérès, gâteaux, nougat, réglisse et concombres… La finale est assez longue, avec l’influence croissante du poivre. Encore une preuve que cette distillerie gagne à être connue!

Single Cask Nation Ben Nevis 12 ans

56.4% alc./vol.
Distilled 12/2012, Bottled Summer 2025, Finished 3yo in 1st Fill New Charred Oak Hogshead, Cask #170023, 241 bottles

André 91%
Nez gourmand, rempli de nectarines fraiches, de caramel hyper soyeux, cerises dans leur jus, aucune mais vraiment aucune trace d’alcool au nez, hallucinant. La bouche offre une expérience exquise niveau texture. Glosettes au raisin, chocolat noir pas trop amer, bois toasted et caramélisé, oranges sanguines, léger fond terreux discret ainsi que de belles notes de rhum brun sucré et de tarte aux pacanes. Belle finale planante, sur les fruits secs noyés dans le caramel, d’épices discrètes, le tout sur un canevas sucré fort agréable. Un whisky d’un équilibre parfait où l’alcool est parfaitement masqué.

Patrick 91%
Ben Nevis produit souvent de superbes whiskys, et en voici un nouvel exemple. Nez : Le genre de parfum que j’aime bien, avec un mélange de fruits tropicaux nappés de caramel et de cerises éclaboussées de vanille. Bouche : Superbe texture en bouche, portant des saveurs de bois sec et brûlé, d’épices, de chocolat, de raisins secs, de biscuits aux noix et d’oranges amères. J’y retrouve aussi une petite volute de fumée, mais elle est très léegère. Finale : D’une très belle longueur, surtout boisée.

Martin 92%
Nez: Malt grillé, chocolat noir, sciure fraîche, zeste d’orange, miel avec une touche d’herbes salées. Bouche: Texture dense et robuste, sur la noisette grillée, le caramel brun, la prune, le café torréfié et une pointe minérale légèrement saline. Finale: Longue, sèche et boisée, avec cacao amer, poivre doux et un joyex retour du malt grillé. Équilibre: Un Ben Nevis musclé et texturé, où le fût carbonisé accentue la profondeur sans étouffer la signature bien huileuse du distillat. Grand bien lui fasse son degré d’alcool.

Kim 92%
Nez : Copeaux de noix de coco grillés, feuilles mortes, tabac, pudding chômeur, sucre de canne. On dirait un parfait mélange d’arômes traditionnelles québécoises et d’autres plus exotiques. Bouche : L’amalgame de cultures se poursuit, me donnant l’impression d’avoir affaire à un ti-punch sucré à l’érable. Notes de poivre blanc, écorce d’orange, cannelle. Vraiment bon!

Single Malts of Scotland Ben Nevis 22 ans

53.4% alc./vol.
Distilled 21/10/1996, Bottled 05/05/2019, Ex-Sherry Butt #1659, 440 bottles

André 91%
Un sherry cask puissant qui oscille entre les Glendronach Single Cask et certains Abelrour Abunadh. Sherry pompeux et austère, gâteau aux fruits baignant dans son jus, bois de chêne sec, un brin de cannelle, aspect vieillot, moue de café, raisins secs, caramel légèrement brûlé. En bouche c’est juste WOW. Texture grasse et intense, le sherry directement injecté dans les veines. Grosses notes de raisins secs et de xérès vieillot, tarte aux pommes et raisins, café expresso et chocolat noir, cerises noires, cannelle, prunes et figues. Très intense, condensé et compact. Malgré l’aspect vieillot, le sherry n’est pas envahi par des notes tanniques et terreuse mais a réussi à demeurer frais et authentique. Finale ou les oranges se dévoilent avec des notes aguicheuses de sherry épicées, un nuage de cannelle et de poivre et de gros fruits séchés (cerises, pommes, prunes, dates). Un beau tour de force d’avoir réussi à nuacer un whisky si intense. Une envolée de xérès épique mais hyper bien contrôlée. Bondage sherry.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, intense, chaleureux et riche. Yep. Si vous n’aimez pas ça, vous n’aimez pas le scotch. Nez : Parfum de xérès intense et sucré, avec une pincée de café et du caramel. Bouche : Du beau xérès riche et chaleureux, du bois brûlé, un peu de caramel salé et toujours la pincée de café. Finale : D’une belle longueur, avec une touche de fumée de tourbe, du caramel salé et surtout du beau xérès.

Martin 90%
Nez: Une belle intensité qui nous ouvre les bras dès le départ. Fruits rouges, raisins secs, caramel et épices. Cerises noires et cacao. J’ai presque l’impression d’avoir affaire à un A’bunadh… Bouche: Caramel, miel, cuir et raisins. Épices endiablées du taux d’alcool. Très puissant sur les notes de sherry cask habituelles. Chose plutôt rare pour un malt de Ben Nevis. Fruits, bois brûlé et dattes. La texture est certainement au rendez-vous. Finale: Bien poivrée, longue et chaude. Accents de vin chaud, de raisins, de cuirette et de poussière. Équilibre: Un excellent scotch, avec des saveurs et un degré d’alcool si intenses qu’on peine à croire son âge.

Thompson Bros Ben Nevis 52 ans 1973

40.1% alc./vol.
Embouteillé en 2025 – Cinquante-deux ans, c’est long. Distillé à Ben Nevis en 1973, il n’a jamais quitté les Highlands, reposant d’abord dans sa ville natale de Fort William, puis sous la garde des frères Thompson à Dornoch. Ce spiritueux rend hommage à toutes les personnes qui l’ont accompagné à travers les époques. Il a été distillé sous l’égide de la famille Hobbs, a mûri pendant la période Whitbread / Long John, puis a été préservé pendant des décennies par Nikka, sous l’œil vigilant de feu Colin Ross. L’étiquette, rend hommage aux mises en bouteille historiques de Long John d’autrefois.

Patrick 81%
Avoir la chance de déguster un scotch qui est plus vieux que moi est un privilège qui devient évidemment de plus en plus exceptionnel. Malheureusement, en termes de goût, ce whisky ne fait même pas le top 10 des meilleurs whiskys que j’aie eu… aujourd’hui! La texture en bouche indique un whisky dilué à la hâte, alors que la relative complexité des saveurs aurait demandé de se garder une bonne gêne avec le robinet d’eau. Enfin, à « seulement » 625£ pour 52 ans, fallait se douter que le plaisir s’arrêtait à la lecture de l’étiquette. Nez : Zeste d’orange, raisins verts, noix, bananes brunes, huile de lin et chêne sec. Bouche : Zeste d’orange, chêne sec, boite à cigare, bananes brunes, raisins, shiitake, gingembre et cire à plancher. La texture en bouche n’est pas celle que j’attends d’un scotch de 52 ans… Finale : D’une longueur moyenne, cireuse et boisée.