66.4% alc./vol.
La deuxième édition est un assemblage de trois fûts : un vieilli entièrement en fûts de chêne Garry de second remplissage, et deux fûts vieillis pendant trois ans en fûts de chêne américain neuf Char #2 avant d’être transférés dans des fûts de chêne Garry d’Oregon ayant déjà servi pendant deux années supplémentaires.
André 84%
Personnellement, le taux d’alcool à 66% au lieu de 50% vient masquer beaucoup de subtilité qu’affichait l’édition à moindre volume. C’est encore très bon, mais pas wow comme l’édition à 50% d’alcool. À défaut de quoi, je laisse aérer TRÈS longtemps pour évacuer l’alcool, mais encore… Réglisse cireuse, grosses notes de cannelle et de poivre noyées dans le caramel brun, clou de girofle, anis, petits fruits sauvages. Je trouve aussi les notes herbacées plus intenses. En toile de fond, c’est à la fois cireux et presque amer, le bois est très expressif créant une astringence importante jumelé à l’alcool de surcroit. Finale plus pointue, marquée d’oranges, notes de cerises, pommes, anis et cannelle, réglisse sur bois brûlé saupoudré de caramel brun fondu.
Patrick 96%
Épique. La première fois que j’ai eu la chance de goûter ce whisky, j’étais en compagnie de Brennan Colebank le fondateur et maitre distillateur de la distillerie. Suspectant que j’étais un peu enthousiaste à cause du contexte, j’ai demandé un échantillon que j’ai évalué à tête reposée deux mois plus tard. Ce qui me permet de confirmer que ce whisky est dans les 0,1% des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûté (en d’autres mots, dans le top 5 des 5000 whiskys que j’ai évalué!). Nez : Le genre de parfum auquel je voudrais consacrer toute la journée. Boisé, avec un peu de sève, des herbes fraiches, de la mélasse, des épices à cuisson, du miel, du cacao et des grains de café séchés. Mais je manque de mots, c’est vraiment l’un des meilleurs parfums de whisky que je n’aie jamais eu. Bouche : OMG. Du bois carbonisé et délicatement épicé, du sucre brun, de la vanille, du miel floral, du chocolat au lait, de la mélasse et du piment qui brûle agréablement la langue. La texture en bouche est huileuse. Finale : D’une très belle longueur, boisée et pimentée.
Martin 89%
Nez: Costaud dès le départ, avec mélasse, cassonade, coca-cola et poivre noir. Le chêne frais est très présent, accompagné de cacao, de café torréfié et d’un côté résineux presque terreux. Bouche: Le seigle explose en épices à gâteau, poivre et caramel foncé. La texture est épaisse et huileuse, portant ensuite chocolat noir, réglisse, noix grillées et bois carbonisé. Le degré d’alcool chauffe franchement sans brouiller les saveurs. Finale: Très longue, sèche et boisée, avec café, clou de girofle, mélasse et une pointe d’amertume chaude. Équilibre: Massif et atypique, c’est un dram qui impose sa personnalité, mais le rye possède assez de puissance pour lui tenir tête.