SMWS 53.288 Caol Ila 11 ans

59.9% alc./vol.
« Vigorous, concentrated intensity », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 266 bouteilles

André 87%
Une tarte à la lime et citron dégustée sur le quai en regardant les Paps of Jura de l’autre côté du canal. Des embruns maritimes chargés de sel de mer chatouillent nos narines. Le vent a même réussi à porter quelques fines particules de fumée de tourbe d’un feu allumé plus loin sur la plage sur lequel des fruits de mer sont à cuire. Sensation sucrée mêlée d’oranges et de pitch à toiture. Texture licoreuse sucrée et salée à la fois. Mélange de fruits rouges et de fruits exotiques, pommes, oranges, citron, agrumes, fumée saline et crasseuse, huileuse aussi, se changeant en quelqu chose de plus cendreux en bouche après quelques minutes. Quelques éléments verdâtres également, du style herbe mouillée et bois coupé encore vert, eucalyptus et camphre. On est loin de l’habituelle sensation crasseuse et industrielle souvent inspirée par cette distillerie. Finale de moyenne longueur, épicée et poivrée, cendreuse et généreusement tourbée.

Patrick 89%
Un Caol Ila rappelant un Laphroaig, avec tout ce que j’aime d’un scotch d’Islay. C’est gros, intense et très bon. Nez: De la fumée de tourbe et de feu de camp, un peu d’algues et de sel de mer, le tout complété par un peu de bois sec et une touche fruitée discrète. Bouche : Du goudron, de la fumée de feu de camp, de la tourbe, des épices intenses, des oranges, du citron, des fleurs, des sardines grillées, du bois et du caramel salé. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et fumée.

Martin 90%
Nez: Cendre froide, algue sèche, citron confit et un trait médicinal. La tourbe iodée fait bien son effet ici. Bouche: Nerveuse et saline, avec de la fumée vive, du poivre blanc, du poisson fumé et une note d’eucalyptus. Une poignée d’oranges et de pommes rouges vient compléter le portrait gustatif. Finale: Longue, sèche et insistante, sur la suie, les coquillages et un brin d’orge grillée. Les épices poivrées arrivent à la fin pour voler le show. Équilibre: Un Islay musclé et bien cadré, qui impose sa tension minérale sans demander son reste. Un dram qui n’a pas froid aux yeux.

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