Three Ships Premium Select Blended Whisky 5 ans

43% alc./vol.

André 76%
Nez bien fruité mélangé à de la tourbe terreuse, style terreau d’empotage. J’ai moi aussi pensé à un fût de sherry de qualité médiocre. Le nez est aromatique mais pas dans le bon sens du terme. Bouche dispersée et confuse, vanille, miel et fruits rouges divers, les saveurs s’apparentant au sherry sont là mais cela me fait penser à un sirop cheap pour la toux pour enfants à saveur de cerises. Finale plus épicée et pointilleuse, texture un peu sirupeuse. Longueur en bouche est bonne mais me donne l’impression de courir après un sirop pour la grippe avant le temps.

Patrick 83%
La première fois que j’ai goûté ce whisky, je l’ai trouvé bin ordinaire. Peut être que le fait de l’avoir oublié quelques années, et de l’avoir ainsi laissé respirer lui a été bénéfique? Toujours est-il que je l’aime bien maintenant! Une belle surprise 🙂 Nez : Nez fruité et un peu sucré, avec un petit fond de terre humide et pourrie. Enfin, ça reste léger tout ça… Bouche : Surprenante arrivée avec une pointe de tourbe avec un bon fond de fruits mûrs avec un peu de pneu brûlé, de pommes, de noix et d’épices. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 74%
Le descriptif de couleur le plus approprié serait un genre de muscat plutôt roux. Nez: Un peu fade. Légère fumée, un peu de fruits, presque une impression de sherry. Difficile à cerner, peut-être parce qu’il ne s’y passe pas grand chose. Bouche: Doux et sucré au début, légère vanille rapidement remplacée par un goût de pneu chauffé ou de parfum cheap de chez La Baie. Touche de noix à la fin. Finale: Caoutchouc, légér caramel. Très décevante. Équilibre: Vraiment pas à se tirer dans les murs. Moins pire que le Rumskey, mais comme ce dernier, il y a des mélanges qu’il faut parfois éviter.

RV 78.5%
Whisky que l’on goûte avec intérêt mais pour lequel on ne se rend pas à la SAQ le lendemain pour se le procurer. Très blend au nez, même en respirant il n’y a pas grand-chose de bien… mais pas de mal non plus. Beaucoup plus intéressant au goût, pommes et cerises sont agréables mais la finale est bizarre, pas dans le bon sens du terme. Bonne? Peut-être mais bizarre dans un aftertaste un peu « cherry flavored ».

Belgian Owl 60 mois

76.1% alc./vol.
Fût #4276140.

André 91%
Owly cow ! Pour qui sonne le glas et pour qui hurle le hibou… Le nez étonne de par sa douceur et sa délicatesse, les saveurs allant dans le même sens. On n’y retrouve rien de brut ou de costaud; poires poilées, vanille, un léger fond d’herbe mais rien qui dérange vraiment. On est à même de ressentir la puissance latente de l’alcool que l’on pourrait aussi aisément confondre avec des épices tant le nez est brusqué si il est plongé directement dans le verre. En bouche, une fois le choc de l’alcool estompé; ananas, poires, beaucoup de vanille, oranges/nectarines, miel. La finale est longue, comme un whisky avec un tel taux d’alcool peut l’être, un peu plus épicé mais contre balancé par l’apport important de vanille et des douces saveurs fruitées. Un décollage décoiffant et une longue descente planante. Idéal pour réaligner ses Chakras à la fin d’une difficile journée.

RV 90%
Quand le léger manque d’originalité vient d’une nouvelle distillerie probablement encore occupée à peaufiner son art, c’est que ça va assez bien merci. Très mielleux, le nez contient une pointe de blé qui colle au palais. En bouche, l’alcool est chaud sans être brûlant; cask strength sûrement mais on penserait le taux beaucoup plus bas. Avec des notes de cuir et de caramel Grenache à tartiner, ne serait-ce des raisins secs et des flocons de gruau encore dans la petite enveloppe. Très bon, la Belgique n’est pas que doué pour les pâtisserie, elle l’est aussi pour les whiskies de déjeuner. Patrick 90% Salade de fruit trop mixé et d’épices. En bouche, vanille, épices et un petit peu de cerises et de raisins secs. Belle finale avec des notes de blé qui s’étirent longuement. Complexe et très agréable à boire. On sent pas du tout l’alcool, ou en fait on jurerait avoir affaire à un taux de 4t-50%: J’en reprendrais un autre verre, plus gros de préférence.

Patrick 90%
Salade de fruits trop mixés et d’épices. En bouche, vanille, épices et un petit peu de cerises et de raisins secs. Belle finale avec des notes de blé qui s’étirent longuement. Complexe et très agréable à boire. On sent pas du tout l’alcool, ou en fait on jurerait avoir affaire à un taux de 4t-50%: J’en reprendrais un autre verre, plus gros de préférence.

Armorik Whisky Breton

40% alc./vol.
Le premier single malt français est produit au sein de la distillerie Warenghem située à Lannion en Bretagne. Il arbore fièrement ses origines bretonnes.

André 77%
Miel de fleur mais très aseptisé et sans vraiment de caractère. Céréales mouillées dans une poche de jute et bananes vertes pas mûres.. Sec au nez et maigre en bouche, à l’image de ce qu’il livre. Flat on the tongue, tout comme les souvenirs qu’on en gardera.

RV 78.5%
Le genre de bouteille qu’on est fier pour sa rareté mais qu’il ne vaut pas la peine d’ouvrir. Nutty suivi de fruits sauvages style papina. Colle liquide Lepage étendue avec un bâton de Popsicle. L’arrivée est transparente mis à part un petit houblon. Petite wave intéressante en finale, sans plus.

Patrick 72%
Nez pestilentiel et… Décevant! Un mélange douteux d’orge et d’herbe pourrie. En bouche, la situation ne s’améliore guère. Eurk. Goûte le vomi de bébé. Et l’arrière goût donne aussi envie de vomir. Merci à la SAQ de m’avoir permis d’y goûter avant de l’acheter tel que prévu! J’ai sauvé 48$!!

Armorik Double Maturation

46% alc./vol.
D’un partenariat avec un tonnelier local, la Distillerie a tiré des fûts uniques en chêne de Bretagne. Vieilli au moins 5 ans dans les traditionnels fûts de chêne du parc d’Armorique, puis affiné en reposant quelques mois en fûts de xérès.

André 82.5%
Singularité… Agrumes, pommes, poires, framboises, caramel salé, terre mouillée et fumée évanouie. Premières impressions en bouche, les bonbons de mon enfance, celui avec l’emballage ayant de la poudre dedans que l’on trempait avec un bâton en sucre mouillé, peut-être même floral aussi, sherry, framboises, agrumes, oranges, fumée de tourbe terreuse près de la mer. Après quelques petites lapées, cannelle et anis et noix de coco, grains de café moulus. Finale de miel et de sel de mer, sherry épicé.

Patrick 84%
Un bon whisky avec un peu de tout ce que j’aime. Nez : Parfum subtilement sucré et fruité, avec une petite touche boisée. Bouche : Beau parfum de xérès, avec une touche de bois brûlé, voire de fumée. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et une touche discrète de fumée.

Martin 82%
Nez : Singulier, quoiqu’il éveille facilement notre curiosité. Miel et céréales, petite vanille, pâte de fruits rouges. Vent de jeunesse fougueuse. Bouche : miel et fruits rouges en puissance, soulignés par des notes de baies de genévrier, d’orge et de raisin rouge. On reconnaît bien ici l’influence du sherry finish. Finale : très sèche et pas pour tous. On reste sur les petits fruits et le chêne mais pas grand chose d’autre. Un peu de céréales s’étirent. Équilibre : on aime ou on n’aime pas. Dans le style whisky Breton, Warenghem ne livre pas souvent de produits exceptionnels et malheureusement celui-ci n’échappe pas à la tendance. Même son petit côté xérès ne parvient pas à le sauver.

RV 84.5%
De la hauteur supplémentaire d’un baril, ce whisky atteint un nouveau barreau à l’échelle du goût. Surpuissance du malt dans les narines, pas un mauvais départ même si le baril de finition semble un peu diffus. L’arrivée est plus éparpillée alors que je m’attendais à la suite du malt, c’est le grain et le foin poussièreux qui suivent. Aussi aggrémenté de mûres trempées dans le poivre, ce whisky assez long pour son âge et expansif marque une grosse coche bien en haut de l’édition originale.

Mackmyra Special #03 Små Fat (Small Cask)

48.2% alc./vol.
Conçu à partir de fûts de 30 litres provenant de 2 recettes différentes et de trois types de fûts différents – ex-bourbon casks, ex-sherry casks et new Swedish oak casks.

André 85%
Élisabeth dit quelle sent les pommes et je seconde, la pomme et les fruits, les petits fruits sauvages, le sucre et le bois fraichement coupé. Question de goût personnel, je ne raffole pas de l’amertume des dits petits fruits sauvages, la conjonction de celle-ci avec l’alcool faisant probablement le reste… La bouche est un peu flasque même si débordante de fruits. En respirant, l’ensemble tourne plus sur les notes de vanille et de sucre. Finale de belle longueur, un mélange de fruits, de sucre et de bois sec.

Patrick 85%
Nez très léger marqué par l’alcool et les agrumes. Ca sent le jeune whisky, le new make ne semble pas loin… En bouche, toujours l’alcool et le new make. Une fois cette impression dissipée, on découvre un beau bouquet d’agrumes et toujours cette touche rappelant le chèvrefeuille, ou du moins ses feuilles dans ce cas-ci. La finale est relativement longue, avec une touche épicée provenant probablement du fût. Un whisky intéressant, qui semble s’améliorer à chaque gorgée.

Martin 90.5%
Nez: Houblon sucré, orange voire même marmelade fumée. S’annonce doux. Fond de caramel et de toffee. Bouche: Crémeux et onctueux. Fond en bouche comme un poisson frais. Canne à sucre, confitures et encore marmelade. Finale: La plus délicate des fumées. Impression de menthe poivrée. Équilibre: Impregné de la touche typique de Mackmyra.

RV 85.5%
Un retour vers le passé chimique et agréable de la distillerie toujours challengeante. Très parfumé avec plus de profondeur que les autres Mackmyra Special, le nez est aussi le plus bizarre de la série, avec le côté chimique qui trouve de l’orange sanguine et la vanille. En bouche le cure-pipe du Preludium se laisse goûter puis enfin la prune boucle le tout gustativement. Finale de grain sec moelleux, l’origine agricole est plus évidente que dans le profil moyen de Mackmyra. Pas totalement convaincu étant donné l’aspect généralement botanique qui conclut l’aftertaste, cette édition est à essayer mais ne saurait être mon premier choix pour un whisky suédois.

Brenne 7 ans Organic French Single Malt

40% alc./vol.
Fût #261. Première maturation de 6 ans dans des fûts de chêne neufs in new new Limousin et ensuite affiné en fûts de Cognac.

André 83%
Bananes en purée, poires, globalement très fruité et très sucré sur des lancées de vanille et d’amandes… peut-être un peu trop d’ailleurs. Style whisky-dessert. Pâtisserie française, crème pâtissière. Très sage en bouche. Mais où est le cognac ? Les saveurs sont enrobées d’une pelure de banane qui en fait sa saveur et odeur principale puis les oranges en addition. Finale ample, un peu épicée et bien sucrée. Définitivement, un whisky dessert.

Patrick 79%
Si ce n’était du taux d’alcool de 40%, on jurerait qu’il s’agit d’un Kool Aid. Décevant pour l‘amateur de « vrai » whisky, j’imagine toutefois qu’il saura gagner de très nombreux adeptes qui n’aiment justement pas vraiment le whisky. Nez : Le parfum le plus sucré et le plus fruité que je n’aie jamais vu. En fait, ça sent plus le nananne qu’autre chose. Bouche : Très fruité et sucré, au point de se demander s’il s’agit vraiment d’un whisky. Une vague note de bois épicé nous donne l’impression que c’est peut être le cas, mais sans vraiment dissiper tous nos doutes. Finale : Un peu courte et très sucrée, comme le reste.

Martin 80.5%
Couleur très pâle, comme un chardonnay. Je cherche la couleur du cognac, mais sans succès. Nez: Fruits, baies et anis étoilé. Clou de girofle, cannelle et chocolat à l’orange. Gingembre et pain d’épice gros comme le bras. Penche presque plus vers un gin que vers un whisky. Bouche: Très vineux et épicé, comme un vin chaud de Noël. Fruité avec encore gingembre et pain d’épice. Menthe et cognac dilué. Finale: Longue avec des accents fades de gomme balloune. Équilibre: Un whisky très différent de ce qui se fait communément, mais malheureusement à des lieues de ma palette de goût. Aurait mérité un taux d’alcool supèrieur.

Sullivan’s Cove Port Cask Finish

60% alc./vol.
Fût #HH0554, bouteille #209 de 411, distillé le 21 novembre 2000 et embouteillé le 3 septembre 2009. Construite en 1994, Sullivan’s Cove a réellement commencé de produire en 1995. Peu après son rachat en 2003, elle déménage pour s’installer à Cambridge, petite ville non loin d’Hobart. Depuis, ses alambics charentais ont été remis en activité et produisent l’équivalent de 120 fûts par an.

André 88%
Patience est le mot à retenir afin de savourer pleinement cette édition cask strenth. Nez très enveloppant et soyeux pleinement boisé agrémenté d’orange, de miel, de caramel chauffé/brûlé et collé dans la poêle ainsi que de chocolat noir. L’équilibre est superbe et il est d’une belle ampleur, très soutenu en bouche, étant aidé par le puissant taux d’alcool. Le miel et le chocolat adoucissent passablement l’ensemble qui demeure tout de même puissant en bouche où il n’offre par contre aucune surprise, l’évolution des arômes présentées au nez poursuivent simplement leur lancée. La finale est d’une bonne puissance, car en s’atténuant progressivement, les notes sucrées de miel et de chocolat laissent libre court à la poussée d’alcool. Une présentation sans grande évolution mais qui livre avec brio son agréable simplicité.

RV 81.5%
Comme réserve spéciale mais pas le genre qui doit être obligatoirement servi dans un Riedel ou un Glencairn. Dès le début, un bourbon qui olfactivement bifurque très rapidement vers un canadien avec un peu de manque de finition, mais plus il respire, plus la cassonade ressort, malgré un grain très légèrement fumé en background. L’arrivée est en deux tons, les épices et le foin sucré, pour passer par des prunes un peu plus fruitées mais le tout prend une tournure dramatiquement désastreuse en finale, où tout s’effondre dans un rye décevant. Vraiment pas à la hauteur du Double Cask, et même si ce n’est pas un mauvais whisky, la magie n’y est pas, surtout en finale.

Patrick 90%
Nez un peu bizarre d’orge brûlée, Au goût, chêne brûlé et sucré. Cassonade ? Un côté fruité apporte une dimension supplémentaire et agréable. On dirait que ce whisky sort directement du fût ! La finale, épicée, brûlée et sucrée complète très bien le tout. Un excellent whisky, très équilibré et qui saura plaire à ceux qui, comme moi, aiment leur whisky avec un goût boisé authentique !

Sullivan’s Cove Double Cask

40% alc./vol.
Tasmania Distillery & Museum, Australie. Cette édition à double distillation embouteillée à 40% d’alcool est non tourbée et mûrie dans d’ex fûts de Xérès en chêne français ainsi que d’ex fûts de bourbon en chêne américain.

André 88%
Très doux et sans brusquerie au nez; miel, kiwi sucre et citron. La bouche est très fluide – comme de l’eau – et livre un goût singulier d’écharde de bois que l’on enlève avec les dents. Chauffez votre verre quelques minutes en tenant celui-ci entre vos deux mains et laissez respirer; le chocolat noir très intense qui se révèlera est remarquable et très agréable pour livrer la finale- malheureusement un peu courte.

Patrick 93%
Nez unique : tourbe de gazon, avec une onde de goudron et une goutte de fraises des champs. Impressionnant en bouche, une vraie montagne russe : Tout d’abord le sel, puis les fruits mûrs et enfin des céréales mouillées. Aussi, touche de chocolat et de vanille. Incroyablement riche en bouche. Tellement de saveurs à découvrir. Si vous cherchez la définition d’un scotch de dégustation, à savourer tranquillement dans un environnement tranquille, la voici ! Une conquête qui saura toujours vous surprendre de la plus agréable des manières !

Martin 88%
Nez: Doux et fruité, vanille et motte de terre, pointe de rayon de miel. Intéressant. Bouche: Crémeux, vanille, noix, bois et épices. Légère fumée, chocolat, fruits des champs, miel et malt grillé. Sucre en poudre. Finale: Un peu courte, mais laisse place à une vague de vanille, de miel et de chêne. Équilibre: Très agréable et surprenant, comme quoi parfois il est plaisant d’avoir d’avoir un bon dram qui n’est pas nécessairement un scotch tourbé cask strength.

RV 86.5%
Même à l’autre bout du monde on est pas trop dépaysé. Grain et miel un peu aigre, sans grand développement outre la vanille du baril americain et ne serait-ce qu’une touche de cognac. Arrivée doucement herbeuse et enfin le grain et le raisin, avec plus de texture que de goût. Finale vraiment sucrée entre miel et vanille, sans être trop exacerbée. Un beau malt de fruits français plus fort que le grain américain.

Slyrs Bavarian Single Malt Whisky

43% alc./vol.
Vintage 2008.

André 85%
Bouillie de céréales en fermentation, bière de malt chaude. Le nez est à prime abord pas très appétissant, mais il faut juste être patient car en respirant, il devient de plus en plus sucré et plus agréable. Wow, superbe texture en bouche, mélange de vanille, de citron et d’agrumes. Pas très varié mais bien balancé. En ce sens, on a une base solide sur laquelle travailler afin d’améliorer le tout. Le talon d’Achille est la finale qui n’est pas soutenue et qui manque de motif mais l’ensemble est très agréable et bien présenté.

Patrick 80%
Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un “work in progress” pour apprécier ce whisky à sa juste valeur. Car il manque de profondeur et de finition, ce qui est somme toute normal pour un si jeune whisky. Attendez encore quelques années et je vous garanti qu’on s’arrachera les bouteilles de cette distillerie. Pour avoir eu la chance de plonger mon verres dans quelques « vieux » fûts (environ 10 ans) lors de ma visite de la distillerie, je peux affirmer que le meilleur est à venir! Nez : Céréales, fleurs, citron et petite touche sucrée. Pas vraiment spectaculaire. Bouche : Belle texture en bouche, céréales sucrées, bois brûlé, vanille, agrumes et quelques fleurs. Une belle complexité. Finale : Pas très longue et un peu poussiéreuse.

Martin 78%
Hyper pâleur qui trahit son minimum de 3 ans d’âge requis pour conserver son appellation. Nez: Petite céréale, poire, fleurs et savon. Malt à peine grillé, Fort en alcool au nez, bien qu’il ne titre qu’à 43%. Bouche: Encore une impression florale, personnalité très peu agressive sur des notes de canne à sucre. Trop de légèreté, son peu de caractère disparait en un tournemain. Finale: Un peu insipide. Se termine sur les petits fruits. Céréale savonneuse, poussière et fleurs. Équilibre: Pas horrible, mais pas extra non plus. Amenez-nous une plus-value, comme un cask finish ou bien encore une hausse de la teneur en alcool. Sinon concentrez-vous sur la choucroute. Mais bon, laissons la chance au coureur, on dit qu’une version cask strength serait sur le point de voir le jour…

RV 85%
Une pièce qui commence avec un étrange mélange d’échantillonnages qui semble annoncé une fin épique, mais qui se termine en slow trop tranquille. Coriandre sucrée? Miel d’abeilles sur le PCP? En dessous de ce mélange hallucinatoire, du grain se cache avant l’arrivée en bouche qui est beaucoup plus calme, avec un début très céréalier et une fin un peu banale mais de bonne longueur. Dommage, c’était si bien partie, mais c’est tout de même intéressant.

Penderyn Peated

46% alc./vol.

André 83%
Tourbe assez fine jumelée d’agrumes, d’orange et de citron. Assez présent en bouche, texture surprenante avec notes maritimes et tourbées. Bonne finale avec retour prononcé d’oranges. Enfin cette distillerie réussit à m’étonner un peu.

RV 87%
Quand une note de 87% en vaut presque 90%. Pas désagréable avec ses effluves chimiques à la Mackmyra et son petit fond de tourbe. Le freak show se poursuit avec la craie, encore une fois étrangement agréable, la pierre à savon, les lilas et les violettes. Enfin, le très bon aftertaste de poussière de béton et de bleuets sont finalement une belle preuve que les whiskies méritent de sortir de la cave de cette distillerie. Et de celle de mon classement.

Patrick 85%
Nez légèrement tourbé… Une belle tourbe riche, mais pas agressive. En bouche, la tourbe grandit tranquillement, mais spectaculairement pour exploser vers la finale. Un petit côté herbeux, sucré et une touche de bacon viennent compléter le tout pour lui donner un semblant de complexité, dont il n’a pas vraiment besoin de toute façon. Une belle surprise provenant de cette distillerie dont je me méfiais comme la peste. Toutefois, compte tenu de son coût prohibitif, on ne peut parler encore de réconciliation.