Amrut Single Cask • Bourbon Cask SAQ

60% alc./vol.
Bourbon Cask #3450, Juin 2009-Juillet 2014, 120 bouteilles, exclusivité SAQ.

André 82%
Nez agréablement fruité avec des céréales bien senties et les saveurs apportées par le fût de bourbon (miel, caramel un peu brûlé… à la limite du toffee). Assez rectiligne et le whisky s’aplanit plus il passe du temps à respirer. Pas si puissant qu’on aurait pu le penser en bouche, fruits tropicaux (papaye, melon au miel, cataloup), miel, caramel et un léger boisé un peu pointu en finale de bouche. Finale effilée et alcoolisée, doublée d’une volée d’épices acérées. Finale éternelle et soutenue. Je suis ambivalent sur cet embouteillage. D’un côté je ne lui trouve aucun défaut majeur mais je trouve aussi qu’il n’a pas le hook de bien des embouteillages de cette distillerie.

Patrick 79%
Qu’importe la qualité de l’orchestre, c’est toujours la petite fausse note qui retiendra notre attention.  Dommage.  Nez : Doux parfum sucré de caramel aux cerises avec une subtile note boisée.  Bouche : Belle texture huileuse portant des notes épicées de chêne brûlé.  Les épices montent en crescendo, jusqu’à malheureusement atteindre une fausse note sulfureuse.  Finale : La note sulfureuse s’étire longuement, sans reprendre son souffle.

Martin 87%
Orange foncé, marqué par la maturation de quelques étés indiens. Nez: Caramel brûlé sucré et orge, mais qui ne passent pas sous silence certaines notes bourbonnesques telles vanille, chêne et maïs. Parfum vague de fenouil. Bouche: Texture fort riche et sirupeuse, avec un épais caramel, vanille, chêne, fruits juteux, sucre d’orge. Finale: La cannelle et les autres chaudes épices de son taux d’alcool nous transportent vers des notes de bois, de fruits confits, de légère vanille. Équilibre: Une belle expérimentation pour la distillerie et notre monopole d’état. Même si son prix est plus ou moins bon, ça reste un bourbon cask relativement surprenant.

Amrut Kadhambam

50% alc./vol.
Batch 5 – Juillet 2014) Vieilli dans des fûts de rhum, de xérès et de brandy.

André 90%
Nez épicé au départ puis s’arrondissant d’éléments fruités très intenses; cantaloup, melon au miel, oranges, caramel et toffee, le tout ceinturé d’épice. En respirant, les céréales au miel. La bouche est riche et robuste, le taux d’alcool demeure tout de même discret, les fruits écrasés, les raisins mauves, c’est juicy et attrayant comme ensemble et la vague d’épices en finale de bouche donne un p’tit twist vraiment intense à la bouche très fruitée. Finale longue et fruitée, rehaussée d’épices mais offrant de belles poussées mielleuses. Superbe!

Patrick 89%
Un très bon whisky pour une soirée en bonne compagnie ou encore, seul, dans un chalet perdu dans le fond du bois!  Nez : Whisky marqué par le chêne et les céréales.  Définitivement très boisé.  Bouche : Le chêne et l’orge nous rappellent une vieille grange où les céréales seraient en train de sécher.  Le tout est enveloppé d’un délicieux caramel légèrement épicée et fruité.  En fait, les fruits sont beaucoup plus subtils que ce que j’attendais, compte tenu du vieillissement en fûts de xérès et de brandy.  Finale : D’une belle longueur et plutôt sucrée.

Martin 88.5%
Rayon de miel riche et profondément orangé. Nez: Chêne poussiéreux marqué par une forte céréale et une pointe de tourbe à peine perceptible. Traces de jeune mélasse au loin. Bouche: Agréable texture en bouche, les céréales laissent doucement le fût s’exprimer sur des notes de bois et de fruits séchés. Un léger caramel salé nous emmène vers un amas d’épices. On le trouve un peu plus mature ici. Finale: Retour sur un grain un peu fade ainsi que sur le bois de chêne et une poignée de fruits un peu plus juteuse. Équilibre: Très joli coup Amrut, mais vous m’avez habitué à mieux.

Amrut Single Malt 2005

40% alc./vol.

André 88.5%
Superbe nez de fruits tropicaux et de miel, de céréales concassées. Hyper fruité et sucré au nez et en bouche; agrumes, mangue, (papaye peut-être), melon au miel, avec une fine touche épicée en arrière bouche. La texture est huileuse et collante, fluide à souhait et transporte vraiment bien les saveurs bien variées. Finale fruitée et sucrée, étonnante en longueur et qui sait soutenir de si douces saveurs.

Paul John Brilliance Indian Single Malt Whisky

46% alc./vol.

André 87%
Un nez à la Balvenie, où les céréales Honeycomb au miel sont à l’honneur. Orge maltée douce et mielleuse, gorgée de vanille, nez crémeux d’oranges confites. La texture est divinement soyeuse, les céréales un peu plus épicées maintenant, puis le ressac de miel orangé, avec une petite astringence citronnée d’où émergeront en toute finale les épices légèrement pointues et une fine touche de sel. Malheureusement, le whisky est hyper volatile et les arômes sont trop frivoles pour le dégustateur qui prend trop son temps. Ce qu’il perdra en arômes, il le gagnera heureusement en saveur, le whisky s’arrondissant passablement en bouche, surtout après avoir respiré un 10 minutes dans le verre.

Patrick 79%
Les premières gorgées sont excellentes, mais après quelques lampées de plus, tout se gâte. L’ensemble manque de balance et présente des saveurs un peu mauvaises. Nez : Parfum délicieux présentant des arômes de caramel et de chêne chaleureux, avec une touche de chocolat. Bouche : Belle arrivée sucrée et épicée. Touche de cuir et de chêne brûlé. Finale : D’une longueur moyenne et agressive, avec un petit quelque chose de chimique.

After Dark Fine Grain Whisky

40% alc./vol.

André 61%
Faut pas mal feeler et ne pas laisser trainer les couteaux ou vos lacets de bottes si vous prenez ce whisky, la fin pourrait être tragique… Odeur de pomme, de caramel bon marché et de grain de céréales. Bouche diaphane assaisonnée d’acétone, style rye whisky (mais de très mauvaise conception), la pomme rouge, le caramel mélangé de quelques épices. Finale courte (ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose) où le caramel et le rye à l’acétone perdurent. « After Dark, you may hang yourself in the whisky room”.

Patrick 65%
Faut être désespéré pour boire ça.  Nez : Caramel dans lequel baignerait des feuilles en différents états de décomposition.  Bouche : Beurk.  Les feuilles en décomposition prennent l’avant-plan, reléguant le caramel dans un vague rôle de soutien.  #@$% que c’est méchant!  Finale : D’une longueur moyenne, but who cares?

Martin 60%
Nez: Pommes et caramel, grain un peu cheap avec une vague de décapant à peinture. Bouche: Caramel, pomme de tire, mais le tout vire rapidement sur une acétone épicée mal contrôlée. Finale: Âpre et épicée. Quand même courte, ce dont je ne me plains pas dans ce cas-ci. Équilibre: Vraiment mauvais, rien ne se tient. Je n’envie pas les gens qui ont ça comme unique whisky. C’est à se demander comment cette bouteille a pu arriver au Canada.

Amrut Single Malt Batch #53

46% alc./vol.

Martin 85.5%
D’un beau jaune doré et éclatant, signe de jeunesse ou bien, connaissant Amrut, de belles promesses. Nez: Orge séchée, foin poussiéreux. Vanille et malt, surtout malt, bien juteux, grillé et sucré. Légères notes de fruits au sirop. Bouche: Arrivée en bouche mielleuse et légère, très égayante et sympathique. Vanille et chêne en force, épices crémeuses avec une subtile goutte d’amertume. Finale: Courte et chaleureuse. Cuir délicat sur une pointe de tarte au poires. Seul un petit, tout petit arrière-goût métallique vient lui coûter ici quelques points. Équilibre: Somme toute plus qu’un excellent malt d’entrée de gamme, et abordable en plus. Un choix très sensé d’embouteiller à 46%. Un bon tremplin pour vous diriger vers d’autres expressions de la distillerie qui vous feront vraiment tomber en bas de votre chaise.

Amrut Peated Single Malt Whisky

46% alc./vol.
Distillé en Inde, ce single malt est élaboré à partir d’orge écossaise, maltée et séchée au feu de tourbe intense à Port Ellen.

André 88.5%
Beau nez vanillé avec abondance, rond et travaillé, tourbe puissante mais docile, médicinale. Bel enrobage d’agrumes maritimes, de noix grillées à la Balvenie et de céréales chauffées. La bouche offre une approche de fruits et de caramel avant de tanguer vers de vigoureuses notes épicées et d’autres plus douces d’agrumes quoi que camphrées et tourbées. Finale poreuse de style galets séchés sur la plage ou se mélange d’un côté les poids lourds (tourbe, camphre, épices) et de l’autre les poids plumes (caramel, agrumes et fruits). Prédominance de l’orge maltée et caramélisée, du chocolat noir peut-être. Un single malt qui en surprendra plus d’un.

Patrick 90%
Bien balancé, savoureux et texture en bouche parfaite.  La tourbe est comme on l’aime : pas subtile, mais sans être nécessairement agressive.  Nez : Délicate fumée de tourbe qui, come un incendie naissant, prends rapidement de l’ampleur.  Aussi, un peu de cendre, de jus de fruit (plutôt discret) et de céréales.  Bouche : Suie intense et tourbe sèche.  Puis, un peu de sucre de la céréale et de poivre et une subtile touche de chocolat noir.  Texture en bouche très huileuse.  Finale : Longue, savoureuse et tourbée.

Martin 90%
Bel ambre doré intense. Nez: Pas exceptionnellement tourbé comparé à ce à quoi je m’attendais. Chêne, caramel, malt grillé, miel et toffee salé. Vanille et pommes vertes fraîches. Bouche: Caramel salé et tourbe frappent bien ici. Feu de camp, bois de chêne brûlé. Poivre blanc. Un superbe équilibre entre la tourbe et le sucre. Finale: Longue, avec beaucoup de fumée résiduelle. Caramel et vanille sont aussi de la partie. Chocolat noir. Équilibre: On s’attend en général à un peu plus venant de quelque chose qui s’annonce aussi “peated”. C’est loin d’être un monstre de tourbe, mais ça reste un sacré bon whisky!

Amrut Single Cask • Bourbon Cask LCBO

60% alc./vol.
Bourbon Cask #3444, Juin 2009-Janvier 2014, bouteille 85/156, exclusivité LCBO.

André 87%
Le bois de chêne… Éclisses de bois, douces notes de toffee et de pêches assorties de bien présentes épices, céréales Sugar Crisp, cuir, vanille et miel. Fort et affirmé en bouche, sec et passablement épicé, un peu rêche même, même si parsemé de quelques notes d’oranges et de fruits secs. Finale portée dur les épices et les céréales maltées, bon taux de sucre balançant le tout. Rétro-olfaction sur les épices à steak et le poivre. Un taux d’alcool un peu trop haut pour les personnages qui en jouent l’histoire.

Patrick 90%
Simple et efficace.  J’en boirais d’ailleurs comme de l’eau.  Le taux d’alcool semble en fait beaucoup plus bas.  Nez : Les épices typiques du fût de bourbon.  Au nez, on jurerait être dans une scrierie.  Ou en fait, dans une usine qui a inventé du « jus de chêne ».  Bref, chêne, épice et pointe de sève sucrée.  Bouche :Caramel brûlé, planche de chêne et épices à steak.  Aussi quelques notes de cerise.  Pour être plus précis, on jurerait avoir affaire à un hybride et un single malt.  Finale : Longue, savoureuse, épicée et sucrée.

Amrut Single Malt Batch #41

46% alc./vol.
Avril 2012. Enfin un whisky Single malt indien ! Celui-ci a fait grand bruit dans le petit univers du whisky puisqu’il s’agit en effet du premier Single malt indien, non filtré à froid et provenant de l’assemblage de quelques fûts de chêne ayant contenu du Bourbon. Une version officielle élaborée à partir d’orge maltée provenant des provinces du Punjab et du Rajasthan.

André 89%
Nez relevé, fortement axé sur les céréales au miel et noix, poires, et citron. Simple mais efficace. Les épices sont plus prononcées en bouches, avec ces mêmes saveurs de poires vanillées et mielleuses. Ces épices seront à l’avant-plan en arrivée, puis éclipsées momentanément par les céréales mielleuses qui disparaitront et laisseront les épices reprendre leur rôle principal. La finale est douce et épicée, ponctuée de menthe et d’orge maltée. Une belle réussite, se basant sur des éléments simples mais très efficaces.

Patrick 89%
Riche et complexe, une auter superbe réussite d’Amrut. Un whisky bien bâti, meilleur que bien des scotchs, surtout quand on parle de « no age statement ». Nez : Céréales, miel, noix, épices, touche de caramel et pointe subtile de fruits. Bouche : Épices, orge, noix. Le tout est enveloppé par un caramel et une tonne de miel, l’ensemble étant chaleureux. Finale : Belle finale sucrée et épicée.

Amrut Cask Strength

61.8% alc./vol.
Ce single malt indien embouteillé au degré naturel sans coloration et sans filtrage à froid provient de l’assemblage de quelques fûts de bourbon.

André 84%
Limette et agave, sucre granuleux et sec pogné en motte, nez très intense et agressif. 7-UP à la lime, la bouche est frénétique et débridée. La finale, assaisonnée de camphre, est sèche – grains de céréales séchés – acide et rustique, manquant de finition.

Patrick 80%
Chaleureux, caramélisé, salé… Avec une touche d’odeur de sueur s’échappant d’une poche de hockey. Au goût, la première approche est toujours chaleureuse, caramélisée et très agréable… Jusqu’à ce que la poche de hockey s’ouvre ruinant un peu la finale. Si je cotais à la Jim Murray, je donnerais 20 points pour le nez, 25 pour le goût, 20 pour la finale et 15 pour la balance…

Martin 92%
Teinte de l’or le plus pur. Évoque des images de Fort Knox. Nez: Marmelade, pêche, orange, muscade. Immensément malté avec des notes de noix d’acajou. Peu ou pas d’attaque de l’alcool. Bouche: Départ très doux pour un tel degré d’alcool. Lime, fleurs, épices, noix et miel se présentent à tour de rôle avant de lentement mais sûrement s’effacer devant la vague de chaleur contagieuse de ce cask strength. Finale: Une douce fumée non tourbée enveloppe noix, muscade, orange, épices et café. Je dois avouer que c’est ici que son caractère indien ressort. Équilibre: Dieu a crée le Amrut Cask Strength pour éprouver les fidèles. Un malt qui nous fait réaliser que la vie est trop courte pour boire du mauvais whisky. Pas quand il en existe de ce calibre.

RV 83.5%
L’image qu’on peut se faire de l’Inde, à quelque part à mis chemin entre le Gange et les tours modernes de centres d’appel d’outremer d’Electronics City. Caramel salé pas vraiment propre et des aubergines. Brûlant sur la langue, l’alcool est comme une musique très intense projetée avec tellement de décibels qu’on en perd la mélodie. Les saveurs de fumée et de noix y sont, mais un peu trop brouillon. Je crois voir où ils voulaient aller, mais il manque juste un petit hook, et on dirait qu’ils ont tenté de camoufler d’éventuelles fausses notes en crinquant les haut-parleurs. C’est le genre de show pour lequel on se rappelle de l’expérience mais ni du setlist ni des prouesses des musiciens. Mystérieux mais pas nécessairement dans le bon sens.

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