Plantation Guyana 1990

45% alc./vol.
Rhum distillé en alambic de cuivre traditionnel.

RV 86%
Canne et paille funky avec du caramel, effacé et suspendu, plus haut dans les airs. L’arrivée de paille est encore plus végétale mais aussi ensoleillée. En finale, son meilleur point, je goûte un vrai rhum typé, avec de la vanille fraîche que se termine très bien en aftertaste. Un rhum de nuances, subtil mais aussi très efficace.

Patrick 90%
Nez agréable et chaleureux rappelant un champ de canne après le passage d’une moissonneuse-batteuse (heu, quoi?). Arrivée en bouche fantastique, chaleureuse, enveloppante, sucrée, avec des fruits rouges. Le tout évolue qui évolue sur un feuillu très vert, une sève, moins sucré. Quel bel équilibre! Quelle richesse de saveur! Idéal lorsqu’on veut prendre un verre sans se casser la tête, mais encore mieux pour celui qui recherche un spiritueux fin de dégustation!

Plantation Grenada 2003

42% alc./vol.

Patrick 90%
Un excellent whisky, surtout au niveau de l’arrivée en bouche qui se révèle extraordinaire.  Nez : Notes de jasmin, d’ananas, de banane (et autres fruits exotiques!) et de vanille.  L’ensemble paraît quasi-sirupeux, du moins au nez!  Bouche : L’arrivée en bouche est extraordinaire, avec une vague de fleurs et de fruits exotiques portées par un discret mélange de miel et de caramel.  Ensuite, quelques beaux petits fruits rouges mûrs et de très subtiles épices font leur apparition pour donner une belle complexité à l’ensemble.  Finale : On la voudrait plus longue et plus intense, mais elle sait conserver l’excellence de l’ensemble du goût.

RV 91.5%
Belle intro: sucre en gnénral et îles du sud en spécifique. Ni canne ni caramel mais plein de bons fruits tropicaux et même un peu de banane. L’arrivée est encore plus tropicale: aux allures de punch très fruité, la finition en fût de cognac laisse toute la place aux fruits. Finale à tendance de caramel (le bon, pas l’industriel). Très bien fait, bien égal, parfait pour les cocktails mais aussi parfait seul.

Plantation Rum Grenada 1998

42% alc./vol.
Rhum mélangé avant son vieillissement de 12 ans.

RV 90%
Un nez parfaitement proportionné, plus près de la sucrerie un froid soir de printemps que du champs de canne au milieu de la canicule. L’arrivée est très moelleuse et démontre de très belles interactions entre le sucre et les épices. En finale, on mise toujours sur le sucre, mais celui de l’agrume a lieu d’un facile caramel qui pourrait être ennuyant. Cette douceur d’agrume s’estompe de manière tranquille en finale de cet excellent rhum caribéen à prix plus que raisonnable pour un 12 ans.

Papagayo Organic Fairtrade Rum

40% alc./vol.
Paraguay. Rhum à base de 95% d' »ingrédients organiques » et de 5% de rhum jamaïcain vieilli.

RV 75%
Attendez une minute, c’est un aromatisé cette « affaire »-là? À défaut d’être organique, ce n’est pas très propre au nez. Et au goût, on s’éloigne encore plus du rhum, avec une négligeable livraison de caramel, d’anis et finalement, de bonbons sucrés très cheap. Désolé mais pour moi ce n’est pas un rhum et mis a part pour l’aspect nouveauté, le genre qu’on s’écœure vite, très vite, avant même la fin du premier verre. Peut-être pour impressionner une altermondialiste ou une enverdeuse, sinon à éviter.

Patrick 84%
Nez de sucre brun, légèrement brûlé. Touche de feuillu mentholé aussi. Au goût toutefois, le goût du rhum semble masqué par une saveur de bonbons sucrés. La finale permet d’entrevoir le rhum au travers du bonbon, ce qui donne un ensemble quand même intéressant. Définitivement pas un rhum de dégustation, mais très facile et agréable à boire.

Newfoundland Screech

40% alc./vol.
Terre-Neuve, Canada. Rhum de Jamaique embouteillé à Terre-Neuve.

Patrick 79%
Un rhum bien ordinaire qui, sans être foncièrement mauvais, n’est définitivement pas conçu pour être bu seul.  Nez : Le parfum de l’alcool est la première chose qu’on remarque, suivi de caramel et de chêne brûlé.  Bouche : L’alcool semble plus fort que 40%, mais l’ensemble demeure tout de même doux grâce au sucre qui est très présent.  Caramel et bois brûlé, avec un petit côté râpeux, un peu comme si on mangeait une pelote de laine.  Finale : Longue, mais surtout dominée par l’alcool.

RV 84%
Caramel et bois, un peu trop opaque à mon goût mais néanmoins invitant. L’arrivée est poisseuse, puis les tanins du bois s’attaquent aux papilles et laisse en gorge un sentiment laiteux, un peu à la Bailey’s. Un rhum très distinctif, voire dénaturé, mais loin d’être désagréable pour un rhum bon marché, qui se prend aussi bien en Cuba Libre (rum & coke) que straight. Un peu rustre, cette petite insulaire est très sympathique et accueillante.

Neisson L’esprit

70% alc./vol.
Le Carbet, Martinique. Brut de colonne tiré directement de l’alambic que l’on servait aux invités de marque, « antan longtemps » et qui est maintenant disponible aux visiteurs de la distillerie locale, la préférée d’une bonne partie des gens du nord de l’île.

RV 82.5%
(80% pour le goût, 90% pour l’expérience). Ça ne peu davantage respirer la canne, d’une pureté et d’une fraîcheur on-ne-peut-plus typique. Au goût, l’alcool est très puissant (pas surprenant), ne laissant à peine place à la canne. Malgré tout, alors que l’alcool s’évapore dans un éclair, on se retrouve avec de la canne presque sucrée qui assèche les lèvres et qui donne chaud à la gorge. L’aftertaste est beaucoup plus balancée (mis à part l’estomac qui peut faire signe d’apprécier la manoeuvre), avec encore une fois la canne, cette fois-ci avec des notes terreuses. D’accord, il s’agit un peu plus d’une curiosité que d’une boisson qui est très agréable (ou probablement judicieuse) de boire, mais ne serait-ce que pour découvrir la canne, c’est une verre qu’on ne devrait pas refuser.

Mount Gay Extra Old

43% alc./vol.
Barbades. Un blend de rhums de 7, 8 et 10 ans élevés dans d’ex-fûts de bourbons américains.

RV 86%
Tout d’abord le caramel, ce n’est qu’après avoir respiré longuement qu’on y découvre une nature un peu plus végétale, à la limite du mystérieux. En bouche, on commence avec du caramel très doux mais qui se change très rapidement en puissant sucré, plus qu’agréable, avant de retomber dans un aftertaste assez léger, du moins qui le semble lorsque comparé à la grosse déferlante en début de finale. Un excellent rhum pour néophyte, avec une qualité difficile à ignorer.

Mulata 15 ans

38% alc./vol.
Cuba. Un blend de « spiritueux vieillis, bases de rhum, d’alcools fins, d’eau déminéralisée et d’additifs ».

RV 78%
Donne l’impression olfactive d’un rhum industriel cheap qui essaie de se prendre pour un autre mais qui a mal viré. Une pointe de genièvre, une arrivée en bouche trop tranquille et horizontale de caramel, le tout affublé d’un petit goût sous-jaçent plus qu’agaçant. En finale, ça se calme, quoiqu’en devenant un peu plus sauvage mais il ne s’agit malheureusement que d’une expérience industrielle pas trop mal, mais beaucoup, beaucoup, beaucoup trop chère. Et jamais le terme industriel n’a été autant approprié, voir la liste des ingrédients ci-haut découvert après l’avoir gouté.

Matusalem Grand Reserva 15 ans

40% alc./vol.
République Dominicaine.

RV 81%
Au nez, sent le jeune rhum industriel, toutefois avec un aspect terreux qui commence à annoncer l’âge. En bouche, toujours le même caramel fort qui pousse sur l’orange en finale et l’ananas en aftertaste. Pas mauvais pour un industriel, mais prendre 15 ans de vieillissement a la Caraïbe pour arriver à ce résultat est une déception.

Maui Dark Rum

40% alc./vol.

RV 81.5%
Légères notes de torréfaction mélangées aux fruits fumés. Difficile à expliquer, devant Captain Morgan je m’imagine Captain Maui en pirate pas tout à fait réglo. L’arrivée est moins généreuse, s’empêtre dans les grains de café jusqu’à l’arrivée de la vanille. Enfin, en gorge, on oublie le café; tous les fruits tropicaux imaginables coulent. Dommage que ça commence de manière si difficile, quoique bien utilisé avec parcimonie, c’est de la réelle dynamite.