Martell Cordon Bleu

40% alc./vol.

RV 85%
Du mathcore qui mêlerait Fibonacci. Belle rondeur et belle chaleur au nez, mais la bouche est plutôt froide avec un peu de parfum chanel et de raisin. Très régulier en finale, l’aftertaste est trop bizarre mélangeant parfum et raisin bizarre. Bien fait, original, pour un show d’accord mais de là à acheter le disque, non.

Louis Royer XO

40% alc./vol.

RV 85%
Moins fort que son jeune frère et plus onéreux, l’âge a son apport, non seulement sur le goût plus travaillé, mais sur le prix aussi. Raisins secs qui trempent dans l’eau, l’âge se fait sentir mais je ne peux pas dire que c’est le meilleur nez pour un cognac. Visqueux, il masse les lèvres de ses huiles, sans trop pénétrer la langue. La finale plonge dans le cardamome et la cannelle, avec une finale difficile à ne pas apprécier. Rien d’exceptionnel, le fruit est bien là, c’est un cognac bien gouteux mais il se fait tout aussi bon à une fraction du prix de 300$.

Louis Royer Force 53 Fine Champagne

53% alc./vol.

Patrick 93%
Si plus de Cognacs ressemblaient à ceci, ce site s’appellerait peut-être « Québec Cognac ». Amateurs d’Abunadh, vous allez adorer. En tout cas, moi j’ai adoré. Nez : Fruits mûrs intenses, chocolat et caramel, le tout enveloppé par un beau raisin juteux. Bouche : Raisins mûrs intenses, cuivre, épices du chêne brûlé, cassonade et sucré brûlant. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et les épices.

RV 85%
Nez plus près de l’armagnac que du cognac, le raisin est profond et piquant, fort probablement de l’alcool. Là aussi on dirait un spiritueux beaucoup plus âgé qu’en réalité. Comme il se doit, très aggressif en bouche mais aussi très sucré, cassonade et sucre dur, mais qui démontre malgré tout une jeunesse. La finale est toute en raisin, vaporeux de son pourcentage d’alcool avec un arrière-gout de cuivre. Surprenant, un peu cher mais bon. Mais BON.

Jean Grosperrin Grande Champagne 1980

49.2% alc./vol.

RV 82%
Grande champagne ayant poussé trop vite. Racinette et anis assez puissants mais bien sucrés. Arrivée assez fade comme s’il était coupé à l’eau mais bon développement. Finale vraiment bonbon (réglisse noire), ce n’est pas un mauvais cognac mais c’est pas nécessairement de la haute voltige non plus. Manque de bois, trop jeune et trop de raisin.

Frapin Cigar Blend Vieille Grande Champagne

40% alc./vol.

RV 82%
Pour un whisky, on aurait crû à un baril bizarre; nez de cuir, de fruits puis enfin en respirant, de raisin, mais tout de même appétissant. Juteux et fruité, le cuir demeure en bouche en se faisant sentir dans l’alcool malgré le faible pourcentage de 40%. Finale de corde et de citrouille, avant une vague de raisin vert. Pas un cognac typique ni celui de tous les jours, mais à tout le monde, intéressant. Pourquoi Cigar? Le cuir peut-être, et son aspect feutré. À essayer sans adopter.

Delamain Pale & Dry Cognac Grande Champagne

40% alc./vol.

RV 87%
Raisins, cerises, suave et sec. Très typé, direct et doux à la fois. En bouche l’arrivée est transparente, lente et un peu décevante mais l’arrivée en gorge est tout en bonbon. La finale, longue à remonter, est de très bon goût mais manque un peu de présence. Toutefois, avec un second et un troisième verre, le goût finit par s’installer, et le fantôme d’une revenante très sexy nous hante légèrement mais intensément.

Courvoisier XO

40% alc./vol.

RV 92%
Ça sent la classe. La bonne école. Érudite, profonde. Dur à définir, mais c’est bien ainsi. En bouche, anis, peu de raisin, léger et voluptueux à la fois, un peu d’orange. La finale, cuivre et cuir, accent de Abunad’h. C’est sage, mais gouteux. Comme un Macallan, mais qui en plus d’avoir de la classe, gouterait bon. Le meilleur de Courvoisier, et certainement l’un des meilleurs cognacs “abordables”.

Courvoisier VS 21 ans

40% alc./vol.

RV 88%
Dès qu’on y plonge le nez, on voit que les années ont été bénéfiques, et du jus de raisin ce spiritueux est passé au raisin rouge que l’on retrouve dans certains whiskies canadiens, particulièrement le Forty Creek Double Barrel. Assez uniforme, il est très facilement apprivoisable, du début à la fin. Bref, on se concentre presqu’uniquement sur le raisin, mais quel raisin! De plus, le tout se termine sur une finale de longueur digne, très digne… mais aussi digne de son prix, peut-être le seul défaut de ce cognac.

Courvoisier VS 12 ans

40% alc./vol.

RV 80%
Autant au nez qu’au goût c’est du jus de raisin loin d’être viril ou sage. En bouche, l’arrivée de caramel est tout de même intéressante, un peu surprenante et hors du commun. En finale, le sucre est lui aussi surprenant mais par sa non-subtilité, tellement fort à la manière de bonbons, du genre ‘enveloppe des smarties. De la jeunesse trop pimpante mais pas assez profonde.

Chateau du Beaulon Single Estate Vintage 1975

40% alc./vol.

RV 90%
Une tigresse qui derrière son look de petite jeune a énormément, énormément d’expérience. Simplement fruitée au nez, elle ne fait pas dans la subtilité mais la franchise. Toute aussi simple en bouche, d’abord elle se repose sur les papilles, pour ensuite leur faire l’amour. L’aftertaste est intensément teintée de réglisse très noire et liquide. Une expérience concertée et concentrée menée de main de maître.

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