Compass Box Great King Street Experimental Red Batch #00-V4

43% alc./vol.
Embouteillé le 9 mars 2013, bouteille 2784 de 3439. Fait à partir de 28% grain et de 72% malt whisky.

André 91%
Sherry prédominant, fruits rouges divers, confitures de fruits, d’oranges mûres. Nez élégant mais un peu trop volatile. Texture soyeuse en bouche, presque pulpeuse, au départ sucrée puis affichant un soupçon d’épices. Le sherry n’est pas du type vieillot mais me fait plutôt penser à un bol de salade de fruits rouges, texture très douce et silky en bouche. Les oranges et le toffee apparaitront une fois les épices évaporées ce qui récompensera les plus patients à décortiquer leur whisky. Pour un blend whisky, la texture est hallucinante. Finale longue, étrangement les épices sont plus évidentes et les fruits se mélangent finement à celles-ci, mais la douceur de l’ensemble restera la clef de voûte de ce blend whisky de superbe conception.

Patrick 83%
Nez: Au travers de l’orge juteuse, se profile une note de bleuets et de caramel chauffé. Bouche : Céréales et fruits discrets, bleuets, prunes, oranges. Sucre et épices. L’alcool neutre de grain de la base de l’assemblage est un peu trop perceptible. Finale : Épicée et fruitée. Assez intense. Balance : Les saveurs sont bien équilibrées entre elles, mais l’alcool neutre de grain utilisé comme base est trop perceptible.

Martin 85%
Un ambre doré profond nous fait presque deviner son vieillissement tirant du côté du sherry. Nez: Nez plutôt faiblard pour une expérience de sherry. Raisins, corn flakes et marmelade à l’orange ressortent mais sans faire trop de boucan. Bouche: Un peu plus juteux à l’arrivée, mais les saveurs tombent rapidement et tristement un peu à plat. Tout de même plus goûteux que ce que le nez annonçait. Petits fruits, raisins et prunes plus particulièrement. Finale: Moyennement étirée avec quelques épices qui soulignent des pointes de différentes céréales. Un peu comme quand on a pas mis assez de confitures sur sa rôtie. Équilibre: Je m’attendais à plus, c’est malheureusement pour moi un peu un pétard mouillé. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à l’étiquette de la bouteille. Vaut-il éviter parfois certaines expériences? Pas à ce point-là, ne vous en faites pas.

Compass Box Great King Street Experimental Blue Batch #TR-06

43% alc./vol.
Embouteillé le 9 mars 2013, bouteille 2558 de 3805. Fait de 33% Lowland Grain whisky et de 67% Malt de l’Ile d’Islay, Highlands et Speyside, dont la moitié provident de la distillerie Clynelish.

André 90%
Nez de tourbe crasseuse et terreuse, un brin citronnée, salé et maritime, background fruité. Il y a une force tranquille dans le nez de ce whisky qui se reflètera en bouche. Même si ce whisky est intensément tourbé, il n’en demeure pas plus d’une douceur féminine et sexy. Le sel et les fruits tropicaux se mélangent agréablement en bouche, la texture est belle et soutenue, belle longueur et finale de chocolat noir et de toffee, caramel salé. Du beau, bon, pas cher !

Patrick 91%
Nez: De beaux arômes fumés et maritimes, avec une pointe de sel et de fruits des champs. Bouche : Belle fumée bien arrondie par une touche de fruits des champs et de vanille. L’ensemble présente aussi un fond de sel et d’algues. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le sel. Balance : Une réussite sublime, exactement ce que j’aime aller chercher dans un blend : une grande complexité, une balance impeccable des différents arômes, que demander de plus?

Martin 88%
Teinte assez foncée pour une expression tourbée. Paille humide et foncée. Nez: Nez principalement composé, bien sûr de tourbe, mais aussi de tarte aux pommes, de citron et de popcorn au beurre. Assez intéressant. Son haut point. Bouche: Sel de mer, pommes et caramel salé. Légèrement plus fade que ce à quoi je m’attendais. C’est ici qu’encore une fois on a l’impression qu’on aurait mieux été servi à 46% d’alcool. Finale: Boisée et tourbée, bien que cette aura de tarte aux pommes nous colle à la peau. Équilibre: Quand même un dram fortement agréable, mais il ne faudrait pas toutefois le considérer tout-à-fait comme un peated des ligues majeures.

Compass Box Flaming Heart 4th Edition 2012

48.9% alc./vol.

André 91.5%
Le nez est plus posé que l’ancienne édition, l’ajout de fût de sherry aura su domestiquer la fugue un peu imprévisible de la tourbe islayesque assez puissante. Au départ la tourbe est étrangement effacée mais il ne faudra pas bien longtemps pour que n’émerge les flaveurs distinctives de la tourbe huileuse et maritime, entre le Ardbeg et le Laphroaig, ceinturée de fruité des fûts de sherry. En bouche la tourbe prend définitivement le lead, mais l’apport sucré est impressionnant et arrondit beaucoup la texture et apprivoise l’alcool. Les fruits enrobés de cire, une touche de citron, pastilles Fisherman’s Friend, menthol épicé et tourbe. J’adore la retenue de la tourbe et de l’alcool mais la montée en puissance des éléments. Finale un peu courte, belle tourbe salée, maritime avec un twist fruité.

Patrick 90%
Nez : Ooooooh yessss! Une belle tourbe, de la vanilla, des épices et une touche de fruits. Tout y est! Bouche : La fumée de tourbe, très intense, prends presque toute la place à la première gorgée. A la seconde gorgée, des notes épicées apparaissent… Puis un beau chocolat noir… Finale : Longue et intense, marquée par les épices et le chocolat noir. Balance : Une superbe bête! Pourrait-on se tanner d’un tel whisky ?

Martin 92%
Teinte pas tout-à-fait dorée mais qui devient plus pâle une fois versé. Nez: On commence sur une douce touche d’orge, trempée d’essence de vanille. On passe gentiment sur quelques raisins secs, quelques baies schtroumpfantes pour finir sur un ensorcelant soupçon de fumée de tourbe. Bouche: Tourbe juteuse et fruitée, vanille et cannelle. De belles notes de sherry cask émergent: feuille de tabac, dattes, zeste d’orange, épices, muscade. Ce n’est pas sans rappeler un délicieux Loch Gorm. Finale: Tout en élégance. S’estompe sur des notes de chocolat noir à l’orange, pour laisser les épices mourir à petit feu. Équilibre: Construction des plus efficaces, de surcroît avec des bases qui sont vraiment à mon goût en partant. Détente absolue. De quoi enflammer les coeurs.

Deanston 12 ans (nouvel embouteillage)

46.3% alc./vol.

André 77%
Si les anges veulent ma part, je leur laisse le reste de la bouteille… Céréales noisette et orange, orge, agrume et ananas. La surprise en bouche, force de l’alcool et des épices, le gingembre particulièrement, accents oaky assez pointus, ça étonne un peu après la douceur paisible du nez, encore un accent d’herbe verte fraiche. Finale moyenne en longueur, la conjonction de chêne sec-gingembre affectera la finale qui gagnera en force et en caractère.

Patrick 80%
Nez : Malt, caramel et orange. Bouche : Cassonade épicée, gingembre, chêne et vanille. Finale : Relativement courte. Balance : Un bon dram simple et agréable.

Martin 81%
Nez: Caramel, orange et colle à bois. Un peu de noix et d’épices, pas si mauvais que ça. Quelques notes de clémentine et d’ananas. Bouche: Bois, épices, gingembre et céréales. Un peu d’orange, mais qui se dissout rapidement dans une mare d’acétone. Finale: Métallique et âpre, avec un peu de bois et d’épices qui percent, mais pas assez fortement pour passer outre les aspects plus ou moins adroits de ce single malt. Équilibre: Pas mauvais, mais manque beaucoup de complexité. On devrait appeler ça un Simple Malt Scotch Whisky…

Glen Grant The Major’s Reserve 2010

40% alc./vol.

André 85%
J’adore la simplicité de Glen Grant, un whisky easy going sans soucis qui vous ramène à l’essentiel. Nez très fruité – compote de pommes vertes et ananas, melon d’eau, mélange discret d’herbe sucrée, très doux et agréable. Le taux d’alcool donnera une bouche à l’approche monotone un peu plate, feeling un peu moelleux mais avec un côté edgy du oak cask, miel, noix et bois, fond d’épices. Finale un peu courte mais à l’image du reste, calme et posée, un filin d’herbe et de pomme épicée. À ce prix – 20$ – un des meilleurs rapports qualité-prix du marché. C’est presque le prix d’une bouteille de vin de semaine!

Patrick 80%
Nez : Céréales Honeycomb et pommes. Bouche : Ok, c’est ici que ça se passe! Très agréable en bouche, avec des notes d’Honeycomb, de caramel et une pointe d’épices de chêne. Finale : Plutôt courte et sèche. Balance : Nez ordinaire et finale inexistante. Mais le goût est vraiment intéressant. Bref, Intéressant, surtout pour un whisky à moins de 30$.

Speyburn Bradan Orach

40% alc./vol.

André 74%
Je n’aime pas le nez, ça sent les céréales macérées dans l’eau, l’orge maltée assaisonné d’agrumes, le sucre à glacer, la vanille. Plus épicé et soutenu en bouche, même si la vanille adoucit vraiment bien le tout mais les saveurs d’orge macérées ne me rejoignent pas du tout. Finale épicée d’une bonne longueur. Bon, à ce prix-là, il était difficile de casser la baraque était pure chimère main n’en reste pas moins que cet embouteillage est plus qu’ordinaire. Une review supplémentaire pour le web !

Patrick 80%
Nez : Frais, marqué par l’orge, les agrumes et le miel. Bouche : Toujours l’orge, mais avec un beau bouquet de pommes, de citron et de vanille épicée. Frais et sucré. Finale : Relativement courte, marquée par la vanille et une pointe florale. Balance : A moins de 20$ pour un single malt provenant de la distillerie, difficile de ne pas y trouver son compte. Un whisky honnête, sans faute, qui pourrait facilement être utilisé avec un mixer, sur glace l’été ou simplement pur, si on ressent le besoin de quelque chose de léger. Il vaut définitivement chaque cenne investie.

Martin 67%
Or profond et ambre pur sont de belles couleurs, à l’image de sa bouteille. Nez: Fruits, chêne, vinaigre de cidre. Un petit chatouillement de l’alcool se fait sentir. Ceci et son absence de mention d’âge nous fait soupçonner que c’est un whisky très jeune. Tombe aisément dans l’oubli. Bouche: Un départ léger. Ballet de vanille, poire et gingembre. Sans crier gare, la jeunesse du spiritueux frappe ensuite d’une bonne brûlure poivrée. Finale: Citron amer. Poivre, cannelle et gingembre. L’amertume est la seule partie de la finale qui persiste, et c’est la seule qu’on voudrait qui meure tôt. Équilibre: Déception la plus extrême. Aurait incommensurablement à gagner de quelques années de plus en fût. Après tout, Speyburn est loin d’être une mauvaise distillerie. C’est un peu de ma faute, je ne sais pas à quoi je m’attentais pour seize dollars US.

Crown Royal Black

45% alc./vol.
Le Crown Royal Black vieilli dans des tonneaux de chêne desséchés et son assemblage se fait à une teneur supérieure de 45% au lieu de l’habituel 40%.

André 86.5%
Nez prononcé à la Jack Daniel’s Single Barrel, sucres caramélisés et céréales Sugar Crisp. Moelleux et très collant en bouche, axée sur les divers éléments sucrés soutenus par une bonne présence d’alcool qui se sent par ailleurs plus en bouche qu’au nez. Finale plus rêche, cannelle et pain d’épice avec un léger feeling de savon à vaisselle en poudre en toute finale.

Patrick 93%
Je n’ai jamais senti un nez aussi intense dans un whisky canadien! Le chêne brûlé nous donne l’impression que c’est notre maison qui vient de passer au feu! Les céréales ne donnent pas leur place non plus, alors que le soupçon de fruits qui parvient à s’échapper du verre nous surprend agréablement. En bouche, le chêne brûlé partage l’avant scène avec le caramel, qui se font toutefois brasser la cage par un fruit sucré typiquement canadien! La finale offre une belle longueur et une belle richesse. Globalement, ce whisky offre une complexité et un équilibre rarement rencontrée chez un whisky canadien. Définitivement LE whisky canadien que j’ai eu le plus de plaisir à boire, boire et boire! En fait, son prix très raisonnable et son goût facile d’approche mais offrant tout de même une belle profondeur, en font un whisky de tous les jours qui saura satisfaire le connaisseur. En fait, pourquoi une si bonne note? Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas eu autant de plaisir à boire un whisky sans prétentions! Je vais m’assurer d’en avoir toujours une bouteille, même si comme TOUJOURS, la SAQ boude un excellent produit canadien bon marché.

Martin 88%
Rouge aussi profond que le meilleur des fûts de xérès espagnols. Il y a juste une chose qui ne cadre pas, c’est un whisky canadien. Nez: Un solide départ qui évoque Forty Creek par moments. Vanille, maïs, seigle et poivre nous leurrent sur la curieuse piste que nous pourrions avoir affaire à un bourbon, mais la couronne finit par nous rappeler à l’ordre avec de la cerise noire et du bon vieux sirop d’érable canadien. Bouche: Poivre, seigle, orange, cassonade, cerise et noix. Le bourbon disparaît ici pour laisser briller l’âme d’un authentique Crown Royal. Finale: Encore seigle, poivre et orange, mais cette fois sur une trame de pamplemousse. Équilibre: Le bad boy de Crown Royal. Le dram que boit la reine quand elle est en tabarnac.

RV 86.5%
Un beau tour dans une belle Cadillac, mais sans courbe pas moyen de tester les vrais capacités de la machine. Avec un nez assez ordinaire canadien, l’ouverture est passable avec le cuir de Canadian Club, sans profondeur. Au goût, le bois se déclare, mais c’est vraiment en finale que le caramel, la vanille et le chêne sortent pour laisser une profonde empreinte en gorge. Un bon whisky, qui gagnerait peut-être encore plus à sortir davantage des sentiers battus.

Pappy Van Winkle Family Reserve 15 ans

53.5% alc./vol.

André 93%
Wow… Le nez est raffiné et finement cireux, jus de cerises et cannelle, pommes caramel, cassonade, Root Beer, oranges, le tout agrémenté d’une touche de fumée lointaine et de terreau d’empotage. La bouche est à la fois poivrée et garnie de bois carbonisé très discret. Grosses cerises juteuses et pommes caramel, bois de cerisier, chocolat noir. Texture grasse et épaisse qui nappe bien la bouche, exquis. Finale moyenne en longueur, sur la cannelle cireuse et poivrée, le bois de chêne brûlé.

Patrick 93%
Un superbe bourbon, complexe et très bien bâti. Je comprends définitivement le buzz! Nez: Un beau parfum riche, délicat et sucré. De la cassonade, de la vanille, du cuir, un peu de bois et de la salade de fruits. Bouche: Du bois sec et épicé, de la cassonade, des fruits, de la vanille, du cuir et encore du bois. Finale: D’une belle longueur, boisée et complexe.

Martin 96%
Profondément roux et aussi alléchant qu’une bière de la même couleur. Nez: Caramel salé et toffee nous prennent d’assaut, mais sans nous agresser, ce qui n’est pas coutume pour une expression aussi forte en alcool que celle-ci. Pomme de tire. On parvient à déceler le maïs, suivi de muscade, de cannelle et de gousse de vanille. La liqueur « Dr. Pepper », le chêne, les amandes, le blé et les fleurs. On y trouve aussi au fond du verre une feuille de tabac parfumée à l’images des plus grands « sherry bombs » écossais. Tout simplement renversant. Bouche: Délicat et fougueux. Caramel et épices, cannelle, cassonade brûlée, vanille, cidre de pommes et chocolat aux fruits. Tire « Grandma » qu’on donne à l’Halloween. Finale: Longue, chaude et douce à l’extrême. Infime amertume. Tabac et épices, gomme balloune. Le portrait final en est un d’une douceur et d’une subtilité épouvantable. Équilibre: Je n’ai jamais au grand jamais goûté à un bourbon aussi complexe. Élégance à tout casser. Malheureusement c’est un produit qui demeure très dispendieux, et il ne sera de la partie que lors des grandes occasions. Pire encore, n’espérez pas voir ça en SAQ de si tôt. Redéfinit l’adjectif « épique ».

Balblair 2002

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Première édition.

André 84%
Fruité et floral; tarte au citron et meringue, vanille et mélange de grains de céréales et d’herbe coupée. La bouche affiche dans l’ensemble ces mêmes saveurs sucrées auquel s’additionnera le toffee et la tarte aux pommes vertes Granny Smith avec un soupir salé. Finale avec un léger épicé provenant du fût de chêne, mais avec des saveurs de citron et de céréales en avant-plan. Un whisky rafraichissant, bien construit et sans trop de complications.

Patrick 84%
Nez : Très frais. Marqué par les notes d’oranges, de citrons, pommes vertes et on reconnaît les accents du baril de bourbon. Bouche : Toujours les agrumes, le citron en premier lieu, avec des notes d’orange et d’ananas. L’ensemble est marié par une touche de vanille. Finale : Plutôt courte et sèche, ce qui sied bien à ce type de whisky. Balance : Un très bon whisky, mais définitivement pas dans ma palette de saveurs.

Martin 82%
Teint pâle. paille, foin, presque blanc. Nez: Frais et très floral, plein de vanille, chêne, caramel, citron et pommes vertes pas tout-à-fait mûres. Je sens une céréale, mais bizarrement plus proche du riz que d’autre chose. Un nez qui ne manque pas de variété, mais plutôt de finesse. Bouche: Vanille et jus de raisin blanc avec des notes de chêne plutôt prononcées nous inonde le palais. Légère vague d’agrumes et de bitters avec une touche de key lime pie qui part en force pour rapidement se faire oublier. Finale: Restants de chêne poussiéreux avec un arrière-goût un peu métallique. Trop amère et heureusement courte. Équilibre: Difficile. Nez trop discret, bouche trop affirmée. Construction solide, mais un essai assez douteux au niveau du raffinement.

Abhainn Dearg Single Malt 3 ans

46% alc./vol.
Bouteille #1126 de 2011 provenant du fût 07-2008. Le premier embouteillage de la première production légale de single malt de cette distillerie des îles écossaises.

André 81%
Nez un peu crispy, affichant son jeune âge. Le lien avec le new make spirit est assez évident; céréales organiques, les pommes vertes, le miel et la vanille du fût. Le côté organique et traditionnel est indéniable, c’est presque agricole comme produit. En bouche, il étonne par sa douceur à l’arrivée, fond de langue un peu huileux, passablement de saveurs de vanille et de miel, céréales et quelques fruits exotiques peut-être. On dirait un whisky vieilli en virgin oak cask. Finale courte où prédominent les céréales, un côté organique certain, quelques notes de citrus. Une expérience sur la signification historique plus que pour le “trip” du whisky lui-même.

Patrick 87%
Nez : Puissant fruit, malt et sucre d’orge. Intense et intriguant. Bouche : Belle orge épicée et sucrée (caramel en fait). On sent que le whisky est jeune, mais l’ensemble demeure chaleureux et complexe. Finale : Longue, savoureuse et épicée. Balance : Un belle surprise que j’ai définitivement hâte de voir vieillir. J’aime le fait que cette distillerie n’ait pas pris le chemin « facile » de la tourbe pour nous offrir quelque chose de tout autant savoureux, mais qui sera aussi un challenge pour l’amateur moyen.

Martin 82%
D’une extrême pâleur, on en tire deux hypothèses ; soit un vieilissement en fût de bourbon, soit une jeunesse flagrante. On nous informe que le second choix est juste. Nez: Nez très jeune et affranchi. Un fond de mélasse nous rappelle que nous ne sommes pas très loin d’un new make. Une myriade d’arômes, pommes, figues, chêne, herbe et fleurs pour finir sur une croûte de fromage coulant, un peu comme le Secret de Maurice. Bouche: Sucré et huileux à l’arrivée, surfant sur des notes de mélasse, de chêne puissant et de champ de fleurs. Un fond de céréales au miel et aux noix apaise un peu son côté fougueux. Finale: Légèrement fade, légèrement métallique. On garde longtemps l’impression de chêne neuf en bouche. Équilibre: Excellent choix au niveau du taux d’alcool. Ce n’est que le début, c’est un malt qui a avantage à vieillir bien plus. Plein de promesses.