Tullibardine 225 Sauternes Cask

43% alc./vol.
Château Suduiraut.

André 85%
Il y a vraiment un parallèle à faire entre cet embouteillage et le Glenmorangie Nectar d’or, ce côté pâtisserie, les poires, les agrumes et le beurre crémeux peut-être. Une goutte d’eau révèlera des notes d’oranges très mûres et amplifiera les fruits exotiques. Belle texture crémeuse féminine en bouche; vanille et miel salade de fruits sur cette texture crémeuse veloutée. Personnellement, je trouve que l’influence du vin de dessert est assez bien ressentie, surtout en finale de bouche, en laissant une texture liquoreuse bien longue et d’une belle persistance. Pâtisseries aux amandes, biscuits Petit Beurre. Finale lente et langoureuse, beaucoup de vanille crémeuse et sensuelle. Un whisky dessert agréable et sans trop de prétention.

Patrick 80%
Un bon whisky savoureux, mais un peu trop jeune. Nez : Doux parfum sucré et mielleux, avec une bonne dose de fruits frais tels que des ananas, du melon miel et autres agrumes. Bouche : Beau sucre me rappelant plus un bourbon que du Sauternes. Mais aussi du miel, de la vanille, des agrumes et une touche herbeuse. L’ensemble paraît assez jeune. Finale : D’une belle longueur, herbeuse, sucrée et avec un petit quelque chose nous rappelant que le new make n’est pas bien loin.

Martin 85%
Nez: Frais et crémeux. Bien sucré dès le nez de départ. Sucre à glacer, pommes et salade de fruits frais. Le sauternes est subtil, mais ca lui sied bien. Bouche: Bien relevé, texture légèrement fade. Par contre nous offre de belles notes de chêne et de crème chantilly, d’épices et de melon au miel. Finale: Plutôt sèche, mais tout de même agréable. Les touches de crème et de vanilles complètent bien le chêne épicé. Équilibre: Une belle progression sur le ligne de la distillerie. Quand on goûte au Sovereign et on comprend les différentes finitions utilisées, on peut plus aisément goûter la définition.

Kim 88%
Nez : Pomme verte, poudre de cari, avec une pointe saline. C’est frais, limite sur le savon à lessive. Bref, agréable à sentir mais un peu conventionné. Bouche : J’ai l’impression de mordre dans un gâteau quatre-quarts au citron particulièrement juteux. S’ajoutent aussi un peu d’ananas et de noix de coco. Est-ce que ça casse la baraque en matière d’originalité? Non. Mais c’est bien fait et traitreusement facile à boire.

Pike Creek No Age Statement Import Edition

40% alc./vol.

André 86.5%
Davin DeKergommeaux indiquait dans sa review “red wine” et c’est exactement cela au nez … cela ressemble à un « Rye Whisky – red wine cask finish ». Le nez est silencieux et rond, le rye est cireux et très fruité, liquoreux, enrobant. J’adore la délicatesse et le raffinement de la présentation de ce Pike Creek qui tranche avec l’approche parfois brutale des certains autres ryes whiskies, plus épicés et tranchants. La bouche cireuse, est orientée principalement sur les fruits secs, la compote de fruits rouges. Le rye est approchable et féminin, complexe et avec beaucoup de raffinement, mais la bouche démontre un léger manque de variété au niveau des saveurs présentées. La présentation du rye à saveur de red wine finish est par contre digne de mention et est pour le moins unique. Encore une fois, le poivre est de la partie mais n’apparaitra qu’en finale de bouche et se voûtera dans des draps de gingembre et d’épices. Un beau produit, présenté avec le souci de surprendre et de présenter du connu sous des atours différent.

Martin 87.5%
Beau cuivre brun, tel qu’attendu d’un whisky de sa catégorie. Nez: Fruits rouges, mauves, avec une généreuse touche de seigle. Épices, chaîne, caramel, ainsi qu’une goutte de vin rouge, pour m’aligner avec mes homologues. Tout en douceur. Bouche: Caramel salé et soyeux, raisins, rye légèrement épicé. Texture huileuse et enveloppantes. Juteux et plein d’une douce chaleur. Finale: Longue et épicée, elle nous laisse en terrain connu et réconfortant. Équilibre: Beaucoup plus raffiné et approchable que bien des ryes qui sont souvent vus comme un peu moins délicats. Une excellente surprise.

Grand Grizzly 3 ans 100% rye whisky

40% alc./vol.
Exclusif au Mexique.

André 82.5%
Le gros ours grizzly Canadien s’est affublé de son Speedo rouge afin de conquérir le chaud soleil du Mexique. Nez d’herbe coupé assaisonné de poivre concassé et de seigle, une touche de vanille. Celui-ci surprend d’ailleurs un peu de par sa robustesse au nez. L’entrée de bouche est inoffensive, douce et crémeuse, puis les saveurs s’installent et le rye monte en force, mélange d’épices et de poivre noir, puis vaguelette d’orange/agrume. On ressent bien aussi l’héritage des grains de céréales et des fruits rouges que rappellent certains rye whiskies plus typiques. Le rye étire la finale et son alliance avec le poivre décuplera sa ténacité. Un whisky correct, dans sa phase « terrrible three », hésitant entre les épices et le poivre à fort caractère ou la douceur envoûtante des agrumes et de la vanille.

Patrick 80%
Nez : Chêne intense avec une pointe d’épices. En fait, j’ai l‘impression d’avoir le nez collé sur une vieille planche de chêne desséchée et poussiéreuse. Bouche : Toujours la sensation de poussière, puis le chêne sec et enfin une belle mais petite vague d’épices à steak. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt marquée par l’alcool. Balance : Un bon whisky honnête, sans faute, sans grands attraits non plus.

Wiser’s Canadian Rye Whisky

40% alc./vol.

André 85%
Toute-épice, beaucoup de caramel, une touche poivrée. Goûté après le Knob Creek Rye, celui-ci est de beaucoup plus approchable, les notes vanillées et mielleuses aidant mais sans dénigrer le style. Belles nuances apportées pas le paradoxe des éléments épicés et sucrés. La bouche est douce et bien équilibrée, le sucre et le toffee un peu trop en avant-plan par contre, suivi d’une brève apparition de chêne toasté et caramélisé suivi de fruits secs, les raisins peut-être. Finale épicée et subtilement poivrée, les fruits encore et le sucre et le caramel brûlé. Un bon rye whisky, bien présenté et très approchable.

Patrick 82%
D’une belle complexité, mais manque un peu de finesse. Un bon whisky, mais qui pourrait probablement être facilement amélioré, connaissant le talent des gens chez Corby ! Nez : Épices, caramel, quelques notes de pommes et de vanille. Bouche : Sucré et épicé, avec de belles notes de pommes rouges, du chêne épicé et un sucre brun subtil. Finale : D’une longueur moyenne, avec un peu de sucre épicé.

Martin 83%
Grandes jambes goulues sur find un degré plus foncé que le deluxe. Nez: Fond de seigle, de menthe et de vanille. Sirop d’érable? Assez près de l’original, avec toutefois un petit kick qui le démarque un peu. Bouche: Caramel, épices du seigle, légère menthe. Plus ou moins aqueux, avec une pointe d’anis. Finale: Courte avec quelques épices sur un toast de pumpernickel beurré. Équilibre: Assez léger, mais rempli de promesses. Un pourcentage d’alcool supérieur n’aurait, comme dans bien des cas, été que bénéfique.

Canadian Club Reserve Triple Aged 9 ans

40% alc./vol.

André 84.5%
Haut pourcentage de rye dans ce mélange, le nez est vif et un peu agressif. Oranges en purée, chocolat et passablement de rye un peu vieillot. Mis à part le rye, le nez est relativement effacé et linéaire. La bouche est plus généreuse, le seigle est massif, à la limite imposant, les épices soutenues, ce qui à mon sens déséquilibre un peu l’ensemble en bouche, les notes de toffee et de chocolat étant reléguées en joueur de soutien presque impassible. Finale menée par le rye et les épices, un peu trop à mon goût personnel… encore une fois l’équilibre en souffre et cela ne laisse pas bien de places aux autres saveurs. Ce qui est bien dommage.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais un peu rough pour un si vieux whisky, canadien de surcroît! Nez : Céréales sucrées, petits fruits des champs frais et un mix de cassonade et de caramel. Bouche : Superbe mélange de céréales sucrées et de chêne épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois.

Shelter Point Canadian Single Malt Whisky

63% alc./vol.
Work in progress de 2 ans d’âge. Échantillon obtenu de la distillerie.

André 90%
La distillerie Glenora pourra toujours se vanter d’avoir produit le premier single malt au Canada, mais là, j’espère qu’ils prennent finalement conscience que bien de nouvelles micro-distilleries sont en train de leur pousser au cul, pis qu’il serait temps qu’ils améliorent la qualité de leur production… Nez de vanille et de chocolat blanc, sorbet à la vanille, l’apport indéniable du fût. Balance superbe et un taux d’alcool dompté comme nulle part ailleurs. Les céréales aussi jouent un rôle prédominent au nez, on reconnait le ‘’small batch production’’. Nounours en gelée et un nez crémeux et doux, bien ficelé. En bouche, crème fouettée et vanille onctueuse, miel chaud, pis chocolat au lait, le caramel. Superbe… Finale où finalement l’alcool se fait plus présent, le crescendo des sensations est bien réglé, le caramel salé se fait plus enveloppant en même temps que l’alcool, espiègle, picotte la langue avec ferveur. Même si le produit n’est pas encore à point, on a ici un Sidney Crosby du domaine du whisky en devenir…

Martin 89%
Couleur d’un maïs jaune doré qui trahit sa jouvence. Nez: Bien que l’alcool soit encore omniprésent, si on en fait abstraction, une vague de vanille et de gâteau des anges nous remercie sur un fond de timide céréale. Même si l’influence du tonneau est son cheval de bataille, plus il respire, plus l’orge ressort. Bouche: Miel et caramel salé en puissance, quel délice! Feu de prairie de douces épices. Il faut comme dans tout bon cask strength faire preuve de vitesse pour assembler le puzzle avant que l’alcool ne nous embrase. Finale: Chaleureuse et interminable sur des notes de cannelle et de gingembre confit. De subtils parfums d’anis et de tire à la mélasse restent dans le câdre de porte. Équilibre: Excellent départ pour Shelter Point. Au moins une à deux années de maturation de plus ne lui ferait toutefois pas de tort. Ce faisant, ils pourraient aisément se débarasser de quelques mauvais plis de jeunesse et peut-être tenter de baisser le taux d’alcool entre 48 et 50%. S’il y a un whisky qui personnifie le mot « potentiel », c’est bien celui-ci.

Royal Reserve 1975

40% alc./vol.

Patrick 70%
Un whisky qui manque définitivement de finition et de balance.  Doit être potable lorsque servi avec beaucoup de Coke et de glace.  Nez : Alcool de grain rappelant presque une vodka.  Touche de panier de fruits, mais faut vraiment la chercher!  Bouche : D’abord l’alcool, puis les herbes mais ensuite ça se bouscule : Orge, caramel, chêne, vanille et quelques fruits.  Finale : Assez courte, portée sur l’alcool.

Martin 69%
Coloris à mi-chemin entre le doré et le roux clair. On ne peut s’empêcher de penser au Crown Royal. Quelques particules en suspension nous font penser à un Raw Cask, mais il serait fort mal avisé dans ce cas-ci de se faire de faux espoirs. Les canadiens sont là après tout. Nez: On commence avec l’alcool qui nous foudroie d’un uppercut sans crier gare. Si on ose baisser sa garde un peu, on peut déceler un petit côté fruité noyé dans la térébenthine. Un vent de cerise transporte des notes de bois et de vanille avant de les larguer dans une bassine de solvant à peinture. Touche de poivre et de jus de raisin Welch’s. Bouche: Arrivée en bouche plus mielleuse que prévu. Je suis même agréablement surpris de me faire servir un peu de caramel et de fruits des champs mêlés aux épices du seigle. Finale: Retour du solvant, avec épices, toffee et bois. Heureusement, la finale est très courte. Seul le poivre blanc demeure longtemps en bouche. Équilibre: Ce n’est quand même pas un désastre sur toute la ligne. C’est juste que dans la vie, il y a des choses qui ne changeront jamais, et le Royal Reserve en fait malheureusement partie. Comme chanterait si haut et fort ma petite Simone : « La peinture à l’huile c’est bien difficile, mais le Royal Reserve c’est pour laver mes pinceaux… »

BenRiach 1996 édition Whisky Live Spa Belgium

50% alc./vol.
Fût #2787, bouteille 313 de 333, embouteillé en janvier 2013.

André 83%
Très soft, l’effet du fût de premier remplissage est bien ressenti; pommes vanillées, franc et quand même soyeux. Au départ, très puissant mais s’arrondissant passablement rapidement pour devenir très crémeux, principalement la vanille et un feeling de yaourt. Ce qui déçoit, c’est les arômes rectilignes et le manque de variété. Un exercice sur le bois et ses dérivés. La finale est bien soutenue, relativement sucrée avec une ambivalence sèche. Un whisky rempli de paradoxe et jouant sur une certaine ambiguïté. Au final, je reste sur ma faim pour ne pas dire sur une certaine déception.

Pears & Almonds 1982 – Wemyss Malts (Inchgower)

46% alc./vol.
bouteille #1 de 202.

André 89%
Frais et coastal, avec ces accents de sel de mer et une dualité sucrée pas désagréable du tout. Il est indiqué sur l’étiquette  » c’est comme marcher sur la plage  » et c’est vraiment ça. Des embruns maritimes, du sel, de la fraîcheur du bord de mer, un feu de camp sur la plage. Rien de bien compliqué mais un whisky qui fera défiler un film dans votre tête en le savourant. Très inspirant et contextuel.

Whyte & Mackay 30 ans

40% alc./vol.

André 87%
Sherry pétillant et pelures de raisins mauves, prunes, très fruité, avec beaucoup de caractère mais très friendly. Texture agréable, bien fluide avec quelques soupirs de chocolat aux fruits, de sherry, pâte de fruits. Le nez devient de plus en plus soyeux avec le temps et adoucit les quelques accrocs de l’alcool. Finale en pente douce, fruitée sans plus de variantes apportées par le nez et la bouche. Gâteau aux fruits ou Plum Pudding servi avec coulis aux fruits. Un blend de belle conception où on aura troqué l’originalité pour la justesse d’exécution.

Patrick 88%
Nez : Après avoir longuement respiré, je détecte des notes de figues, de raisin et de malt.  Bouche : Malt, figues et caramel.  Très intense au niveau des fruits mûrs et du xérès.  Quelques notes d’agrumes.  Finale : Relativement longue et savoureuse.  Balance : Très savoureux et complexe qui répond aux attentes qu’on peut avoir d’un blend de cet âge.  Il n’y a que le rapport qualité/prix qui soit décevant.

Martin 89.5%
D’un cuivre bruni très proche d’un authentique oloroso. Nez: Impossible ici de passer sous silence l’influence du sherry, qui se hume aisément juste en levant le verre pour en admirer la robe. Xérès, marmelade, cuir, figues, malt, gâteau aux fruits, frangipane. On se ferme les yeux et on est dans la whisky room de Paterson. Bouche: Malt grillé, caramel, amandes, raisins, pruneaux, épices, chêne, sherry, l’ensemble d’une douceur à couper le souffle. Manque légèrement de fougue, mais à cet âge difficile de lui en vouloir. Finale: On reste longuement sur une impression de chocolat noir amer, d’anis, de chêne et de caramel. Équilibre: On pourrait peut-être lui reprocher un tout petit manque d’originalité ou d’individualité, mais dans le genre, cette gestation de Paterson est sans faille. 46% ABV, quelqu’un?