Johnnie Walker Explorer’s Club – The Spice Road

40% alc./vol.

André 89.5%
Nez de toffee et de caramel assez prononcé, raisins secs, pruneaux, gâteau aux fruits nappés de chocolat noir fondu. La bouche est superbe, bien équilibrée entre les épices et la fumée, le bois de Santal peut-être, mélangé de notes de toffee, d’oranges, de raisins secs et de chocolat noir. Vraiment superbe, ça fait longtemps que je n’avais pas été si étonné par un Johnnie Walker… Le mélange de ces saveurs se tient parfaitement ensemble, chacune des saveurs trouve sa place et se supportent mutuellement. Sans être musclé, le whisky ne laisse rien supposer de son maigre taux d’alcool. Il offre également une texture moelleuse et dodue fort plaisante. Finale drivée par les épices et la fumée boisée. Les saveurs sont par contre les mêmes que celles sentie et goûtées lors de la dégustation. Un whisky définitivement bien ficelé, saveurs agréable, maitrise parfaite du blending. Un détour fort surprenant sur la Spicy Road. Buy buy buy !

Patrick 87%
Ce dram porte bien son nom, par la présence d’un bel ensemble épicé, le tout avec la pointe fumée si caractéristique à Johnnie Walker. Nez : D’une intensité plutôt moyenne, avec des notes boisées et sucrées (moka en fait). Bouche : Boisé très épicé et fumé. Quelques fruits généreux donnent une texture juteuse à l’ensemble. Finale : Assez longue et épicée.

Martin 90%
Cannelle riche et dorée tel qu’on imagine le Mélange. Nez: Caramel, vanille et onctueux toffee. Dattes et raisins secs dévoilant une vérité ou deux sur son fût d’origine. Chêne et chocolat noir, un brin de fleur de sel. Bouche: Céréales juteuses à souhait. Toffee, orange et chocolat. Raisins, dattes et caramel épicé. Une exquise symphonie. Finale: Moyennement longue et chaude, sur des notes de muscade, de raisins et de chocolat noir. On reste sur le chêne, les pruneaux, les fruits secs et un peu de cannelle. Impression d’un gâteau Reine Elizabeth. Équilibre: Un Johnnie Walker d’une grande finesse, provenant de fûts d’une rare qualité. Kull Wahad!

Johnnie Walker Explorer’s Club – The Adventurer

40% alc./vol.

André 80%
Un Gold Route en plus cheap… Très prononcé sur le grain épicé autant au nez qu’en bouche. La proportion de grain whisky est bien senti, surtout en bouche. Le whisky offre bien des notes de caramel et de céréales Honey Comb, de fruits secs, de vanille et de caramel chauffé dans une tub, mais les notes de céréales pointues reviennent toujours en avant-plan. La bouche est diluée mais offre jalousement quelques notes de poivre et de fumée. Finale moyenne-courte, sur les ailes du poivre et du brouillard fumé niché dans un édredon de grains de céréales secs.

Patrick 79%
Une version « Duty Free » du Red Label, compte tenu du packaging, vous ne pourrez pas dire que n’étiez pas prévenus! Pas mauvais, mais j’ai mieux à faire. Nez: Tourbe, whisky de grain assez jeune et quelques fruits. L’ensemble paraît assez jeune. Bouche : D’abord un jeune alcool de grain, puis une fumée de tourbe assez puissante, rappelant Caol Ila. Manque de profondeur. Finale : Courte et fumée.

Martin 81%
Ambré plutôt décoloré avec de minuscules jambes. Nez: Un vent de colle à bois assez agressif rappelant le Red Label nous assaille dès le départ. Un soupçon de miel et de grain vient joyeusement nous titiller les sens. Caramel, vanille et fruits rouges. Bouche: Grain et vanille, miel et poivre rose. Bonbons sucrés avec la plus timide et infime des fumées. Texture assez plate. Finale: Courte et légèrement fumée. Reste de fruits sucrés qui se sauve en courant. Équilibre: De son goût à son emballage, il fait beaucoup trop penser à un Red Label pour le marché Duty-Free. Honnêtement, il lui est quand même au moins un brin supérieur.

Wild Turkey Rye

40.5% alc./vol.

André 82.5%
Nez étonnamment fermé pour un rye whisky, doux, presque réservé. Pommes rouges, miel, le rye épicé à la cannelle. La bouche offre les saveurs habituelles du rye, le poivre, la cannelle, quelques épices des Caraïbes, la pomme rouge et les fruits des champs. Légère sensation savonneuse un peu bizarre un peu partout en bouche, cela me rappelle la poudre dans les vieux emballages de gomme ballounne Bazooka. La finale, quoique d’une longueur appréciable, est un peu disparate et manque de consistance. On pourra peut-être blâmer la dilution un peu trop généreuse au passage. Belle poussée poivrée et fruitée, épices soutenues, le rye sans trop d’ambiguïté. Un whisky prudent et qui demeure dans le style.

Patrick 86%
Un très bon rye, avec une touché fruitée plutôt surprenante. Très agréable, facile à boire et savoureux. Un vrai « whisky de soif » pour les soirées où c’est la quantité qui compte. Nez : Beau rye fruité, chêne juteux, épices subtiles et une touche de vanille. Bouche : Chêne brûlé, poivre, épices. Belle texture en bouche, beau mélange de saveurs. Finale : D’une longueur moyenne, d’une belle complexité.

Martin 82%
Nez: Poivre blanc, pain de seigle frais, vanille légère et un soupçon lointain de rosée de miel. Bouche: Douce et céréalière, sur le seigle épicé, la cannelle, le caramel doux et une pointe de chêne sec. Finale: Moyennement longue, légèrement sèche et épicée, avec un retour de céréales grillées. Équilibre: Un rye simple, honnête et accessible, idéal pour un premier contact avec le style, sans excès — correct mais peu mémorable.

Big Gin – Batch 134

47% alc./vol.
Captive Spirits

Patrick 87%
Un superbe gin, parfait pour les chaudes soirées d’été. Nez : Agrume et quelques épices. Très frais. Bouche : Le genièvre explose en bouche, accompagné de belles notes florales et épicées. Le tout baigne dans un écrin d’agrumes qui rendent l’ensemble très agréable. Texture huileuse. Finale : D’une belle longueur et marquée par les agrumes.

Bastille 1789

40% alc./vol.
Blended whisky français.

André 65%
Je tiens à m’excuser à l’avance à nos compagnons de l’autre côté de l’atlantique pour les commentaires plus bas. Je lorgnais la mini-bouteille échantillon qui trônait dans ma « review-to-do-box » depuis plus d’un an et j’anticipais avec presque de la peur, d’avoir à évaluer ce whisky. Alors, voici le whisky et la preuve que certaines compagnies ne goutent pas leur stock avant de le commercialiser. Je me sens aussi mal que lorsqu’un ami vient te montrer son nouveau bébé pis qu’il est lette comme un cul et que tu ne sais pas quoi dire (je tiens à spécifier ici que le commentaire ne s’adresse pas à Patrick & Marie-Christine ainsi qu’à Redbitch et Pierre-Luc). Bonbons en gelée, fruits artificiels, oranges pas subtiles. À quelques égards, cela ressemble à du rye canadien, c’est crissement bizarre comme mélange, déboussolant… Ça sent l’artificiel, le conçu en laboratoire. En bouche, c’est visqueux comme une liqueur et encore une fois je lui trouve des similitudes avec les saveurs retrouvées dans certains ryes Canadiens, ces fruits rouges intenses, la réglisse rouge et les épices noyées dans la liqueur d’orange. Finale douce, soyeuse, hyper fruitée, jus d’orange en poudre Kool-Aid, épices de style rye. Définitivement, certains Français ont autant de goût pour le whisky que pour leur ‘’chanteurs’’ poches… Ma soirée de dégustation vient de se terminer brusquement. J’ai jeté le reste de mon verre dans l’évier.

Patrick 75%
Parfum de mauvais nananne.  Est-ce un whisky?  Vérifions en y goûtant!  Ok, ça ne goûte pas le whisky non plus. Les bonbons cheap aux fruits et l’alcool, c’est sur.  La finale est malheureusement assez longue.  J’ai goûté des « whiskys » asiatiques (à base de mélasse et de résidus industriels) bien meilleurs que ça.  Une insulte aux principes de la Révolution!


Martin 40%
Comme le disait si bien mon grand chum le cardinal Léger: « Le whisky est une mauvaise chose, surtout le mauvais whisky ». Orange doré désaturé de façon inquiétante. Nez: Attaque d’alcool et de Crazy Glue, j’ai dû reculer soudainement le nez, chose que je ne fais jamais, mais le réflèxe a été plus fort que moi. Mélange plus que douteux de pâte à dents et de Crush à l’orange. Abjecte et repoussant. Bouche: Les fruits et les épices, entourés de solvant à peinture, prennent toute la place. Les céréales sont extrêmement difficiles à discerner, et plus je garde ce liquide en bouche, plus j’ai l’impression de nuire à ma santé, de maltraiter mon corps. Finale: Pas si pire au début comme finale, et on croit pouvoir la remercier d’être courte, mais elle nous dupe en nous laissant longuement en bouche un goût ranci de tuyau de cuivre oxydé et crotté. Équilibre: À l’aveugle j’aurais cru volontiers que ça aurait pu être autre chose qu’un whisky. Comme André, mon verre a fini dans l’évier. Je suis tellement bouleversé par cette expérience que je ne sais même pas quelle note je pourrais lui accorder. Allons-y pour une note à la hauteur de son taux d’alcool. Définitivement le spiritueux le plus vil que j’aie goûté à date.

RV 56%
Deux gorgées pour bien goûter; la première dans la curiosité expectative, la seconde dans les papilles appréhensives. Gin aux fruits, vodka et un peu de whisky de seigle, dans des proportions douteuses et un nez pour le moins suspect. Plus maté en bouche, même si les fruits et la saumure (un autre ragoutant mélange) finissent par jouer un air presque cohérent, mais toujours en faussant. La finale dans la même voie ne laisse pas de doute: quand je préférerais un Jim Beam Red Stag à cette… boisson, il y a plus qu’un sérieux problème. J’ai presqu’envie de briser mon verre juste pour la paix d’esprit qu’aucune infecte molécule de cela ne puisse se transférer à mon prochain whisky.

Triple Beam Gin – Batch 4

40% alc./vol.
North of 7 Distillery

Patrick 92%
Dans le style “gin classique”, il s’agit d’un chef d’œuvre. Nez : Pas de tricheries ici, on a bel et bien affaire à un gin compte tenu du parfum intense de genièvre qui émane du verre. Le tout est complété par des notes d’agrumes, de fleurs et de quelques épices. Bouche : Wow! C’est bon le genièvre québécois! (les baies de genévriers proviennent de Wakefield, en Outaouais). Donc, genièvre, fruits des champs, agrumes, épices et touche « feuillue ». Finale : Longue et savoureuse.

Dry Fly Straight Washington Bourbon 101

50.5% alc./vol.
Le premier bourbon légal fabriqué dans l’État de Washington, il contient 55% de maïs et 45% de triticale. Vieilli dans des barils de 53 gallons pour un minimum de 4 ans.

André 87.5%
Bourbon générique; fruits sauvages, cerises bien rouges, savates rouges, épices, poivre, le chocolat noir et les grains de maïs. Fort et affirmé en bouche, très fruits rouges et la réglisse poivrée, le miel, la pomme rouge aux stands de Beauce Carnaval, la cannelle, le tout épice, les cerises. Finale persistante, très bold, fruitée avec faste et élégance, étirée par les notes de poivre et de cannelle. Feeling sec et astringent apporté par les épices et l’alcool. Un bon et beau whisky, conservateur et prudent dans le style mais à l’exécution juste.

Patrick 80%
Superbement original, mais pas nécessairement trippant. A boire uniquement si vous êtes vraiment en manque de quelque chose de différent. Nez : Parfum présentant un beau mélange de sucre et d’épices, le tout sur un fond de céréales. Bouche : Oh, c’est original ça! Un mélange étrange de céréales, d’épices et de bois. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les céréales et le bois.

Martin 83%
Nez: Maïs, vanille sucrée et fruits en compote. Cerise noire, poivre et chêne. Un peu de poussière. Bouche: Cerises et foin, réglisse et gomme balloune. Les épices sont bien senties, mais ne sont pas trop agressives. La texture par contre pourrait être plus emballante. Finale: Un peu fade à mon goût, à tous les niveaux, texture, saveur, chaleur, longueur. Facile à oublier dans ces cas-là. Équilibre: Un bel essai, une belle curiosité, mais la finale s’écroule trop vite, nous faisant oublier l’expérience tout aussi vite.

Dry Fly Wheat Port Finish

43% alc./vol.

André 87%
L’idée était ambitieuse, de mélanger les douces et rondes textures du wheat whisky en l’affinant dans le Port Cask… et ça a payé ! Porto très affirmé, le vieux fût de Porto poussiéreux qui traine dans le fond du warehouse, les fruits rouges, pâte de fruits, les cerises marasquin. Bouche très ronde, le wheat bien présent, mais une légère amertume en fond de bouche, les dattes et le raisin sec, les céréales, le chocolat noir, la vanille et la noix de coco peut-être? Finale longue, axée sur les fruits et le port cask, le raisin sec et la cerise marasquin. Une agréable escapade dans les douceurs des champs de blé au chaud soleil d’été. S’est amputé de quelques points pour sa petite amertume en bouche apportée par le Port Cask mais dans l’ensemble un superbe whisky.

Dry Fly Triticale Rye-Wheat Hybrid

44% alc./vol.

André 89%
Rye prédominent, épices un peu agressives, arrondies par les céréales de blé crémeuses et la vanille, les céréales de seigle quant à elles sont plus poussiéreuses et épicées, poivrées. En bouche, l’approche est douce et pausée, puis poussée en force du rye épicé et des fruits rouges sauvages, les cerises trempées dans le poivre noir, bonbons en canne de Noël. Restera en bouche un léger poussiéreux épicé relatif au rye. Cannelle, poivre moulu, épices des caraïbes et cajun. Finale très longue, fruitée, très épicée, oranges. J’adore !

Dry Fly 100% Wheat Cask Strength

60% alc./vol.

André 84.5%
Dualité alcool-wheat très intrigante. Bananes vanillées, beurre baraté, pain tout juste sorti du four, toffee, banana slip. Palette aromatique plus limitée par la puissance de l’alcool. Céréales concassées. Texture crémeuse et onctueuse, mais l’alcool un peu trop fougueux vient écraser les dimensions qu’auraient pu donner les céréales. Très vanillé, et l’alcool trop agressif. Finale dirigée par l’alcool, les épices sont plus évidentes maintenant, le gingembre, les raisins secs et le doux toffee. À mon goût personnel, je trouve que l’alcool est trop fort pour la douceur de ce type de whisky.

Patrick 80%
Un whisky avec un délicieux parfum, mais qui aurait gagné à être un peu dilué (ça doit être la première fois que j’écris ça). Nez : Un parfum alléchant, avec de belles bananes enrobées de caramel, avec un trait de vanille et saupoudrées de blé séché. Bouche : Intense, marqué par l’alcool, le bois brûlé, le blé séché… Le reste est camouflé sous l’intensité générale du whisky. Finale : D’une longueur plutôt moyenne, et un peu insipide.

Martin 83%
Nez: Brioche au beurre, vanille, pain de blé grillé et une pointe d’épices douces. Bouche: Dense et presque veloutée, sur la crème pâtissière, la poire mûre, le chêne toasté et une nuance d’anis. Finale: Longue, légèrement sèche et chaleureuse, avec un retour de miel et de noix. Équilibre: Un whiskey très différent du rye ou bourbon classique, riche en douceur et texture, mais imposant en caractère ; un must pour les amateurs de céréale dominante. Sinon on passera notre tour.