Jack Daniel’s Single Barrel – Barrel Proof – Batch #16-7007

64.8% alc./vol.
Bottled October 31st 2016.

André 88%
Y’a finalement quelqu’un qui a allumé le cul des mouches à feu chez JD pis qui s’est demandé ‘’pourquoi on embouteille des single barrel à 47% ???’’. La réponse, un vrai cask strength au taux hallucinant de 64.8%… Nez puissant, le fût de chêne carbonisé, notes de caramel brûlé, de réglisse rouge et de fruits sauvages, sirop d’érable, banane flambée. Malgré tout, le taux d’alcool demeure discret ce qui est étonnant. Laisser le whisky respirer aidera les notes de cerises noires à émerger avec passion du verre. La texture est souple et presque feutrée, ce qui cache bien l’alcool puissant. Bouche; caramel, vanille flambée, fût de chêne brûlé, cerises noires, bananes flambées. Relativement rectiligne comme présentation mais ça fait la job en sale comme stuff. Cannelle et cloude girofle habituels, nappés de caramel chauffé à la poêle. Finale moyennement longue ou l’alcool est un peu plus perceptible, épices, cerises et charcoal. Bien que cette édition mérite réellement le détour, je suis d’avis que certaines versions single barrel à 47% d’alcool sont supérieures. De un, l’alcool un peu plus bas permet l’expression d’arômes plus subtils, de deux, l’ensemble de la bouche est aussi légèrement moins sèche. Niveau équilibre, on a quelque chose de bien dans les cas mais mon cœur balance du côté des single barrel à 47%. Ceci étant dit, cette nouvelle expression (car JD ne sont pas les champions des nouveautés disons…) trouve réellement sa place dans le portfolio de la distillerie. Les amateurs redécouvreront leur distillerie préférée et les snobs qui boudent JD auront la machoire qui leur dévissera par terre.

Patrick 87%
Un Jack Daniel’s intense comme il devrait toujours l’être! J’aime bien. Nez : Bon parfum de céréales sucrées, miel et un peu de bois épicé. Bouche : Bon maïs sucré, chêne brûlé, un peu de cerises, des épices et de la cassonade. Finale : D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 89%
Nez: Charbon, bois, fruits rouges, réglisse, maïs, vanille, cassonade. D’une douceur étonnant pour son degré proof. Bouche: Soyeux et sucré. Sucre brun, fruits rouges, maïs, cannelle et chêne carbonisé. Excellent. Finale: Belles touches de charbon pour arrondir toutes ces notes classiques de bourbon boisé. Équilibre: Solide apport au portfolio de la distillerie. Dommage qu’au Québec ça soit un autre produit difficile à obtenir.

Bookers « Bluegrill Creek » Batch #2016-04

64% alc./vol.

André 87%
Nez qui va vers vous. Réglisse rouge, cannelle, pelure de pomme, charcoal, sucre brun et beaucoup de saveurs découlant du maïs, vanille. L’arrivée en bouche livre une texture soyeuse et texturée, qui mélangée avec un peu de salive aide à affronter le taux d’alcool puissant, épicé et astringent. En début de bouche, notes de cassonnade et de vanille, réglisse rouge, anis, cannelle. La vague d’alcool à beacoup de mordant surtout avec l’apport de la sécheresse apportée par les notes du bois de chêne et du charcoal genre bois carbonisé. Finale de bouche parsemée de piments rouges et de poivre, très strong, avec une toute finale très sèche et astringente livrant aussi passablement de saveurs du bois de chêne. Pas ma batch préférée de Bookers mais une qualité qui fait pâlir d’envie beaucoup d’autres producteurs.

Patrick 87%
On ne se trompe jamais avec un Booker’s. Celui-ci aussi a toutes les bonnes saveurs à la bonne place. Nez : Nez sucré avec de la cerise, du maïs, de la vanille et les subtiles épices du seigle. Bouche : Maïs intense, vanille, bois juteux, bois brûlé, puis, après quelques instants, une tonne de seigle. Le tout baignant dans un chaleureux jus de fruits aux cerises. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée, mais avec une petite note pâteuse qui l’empêche d’aller chercher une note plus élevée.

Martin 88%
Nez: Caramel et cannelle, chêne et cassonade. Le taux d’alcool est annoncé en partant. Bouche: Chaud et soyeux. Vanille et sucre brun, épices et fruits, cerise de terre. Feu roulant d’alcool, mais bien maîtrisé. Poivre blanc, paille et gomme balloune. Finale: Plus douce et soyeuse que prévu. Belles notes de poivre rose, de fruits rouges, de maïs et de bois sec. Équilibre: Pas la meilleure batch de Booker’s, mais ça reste un solide bourbon cask strength.

Maker’s Mark Cask Strength Batch #15-03

55.7% alc./vol.

André 87%
Comment un whisky à 55.7% peut êtres aussi doux au nez… Caramel, rye pousiéreux, mie de pain, sirop d’érable, cannelle, clou de girofle. À l’aération, les notes d’épices émergent avec vigueur. L’arrivée en bouche est sharp, très épicée, le mélange de cannelle et de clou de girofle prédomine et se terminent par des tonalités de poivre moulu. Pelures de pommes rouges, cannelle, rye, planche de cèdre rouge séchées, petits fruits sauvages rouges. C’est définitivement un whisky pour les amateurs patients, le fait de laisser le whisky prendre place ainsi qu’aux saveurs de se stabiliser ce qui, aidera grandement à l’équilibre générale. Au fil des gorgées, l’alcool est plus posé, les épices plus douces et les notes de fruits un peu plus présentes. Malgré les notes de fruits, la finale est un peu oaky, même les notes de caramel et de butterscotch n’arrivent pas complètement à adoucir la sensation un peu tannique apportée par le bois de chêne vert. Finale s’étirant sur les épices et la pelure de pomme rouge. Un whisky de belle conception mais un peu trop dominé par le bois à partir de la finale de bouche.

Patrick 91%
Maker’s Mark à son meilleur, puissance 10! Wow! C’est bon et ça se boit comme du bonbon. J’adore, un whisky de tous les jours qu’on doit malheureusement boire avec modération. Nez : Parfum sucré et fruité, cassonade, vanille et maïs. Bouche : Suberbe whisky! Fruits, cerises, et des fruits et aussi des fruits et des fruits. Et aussi un peu d’épices et du poivre. Hyper savoureux! Finale : Longue, fruitée, un peu sucrée et épicée.

Martin 87%
Nez: Vanille, miel et maïs. Un peu plus agressif au nez comparé aux Wellers et aux Russels de ce monde. Caramel, érable et bois. Bouche: Solide présence en bouche dès le départ. Cerise, bois, maïs et vanille, mais l’éternel feu roulant des épices du cask strength sait nous rattraper. Finale: Chaude et épicée, sans être trop trop agressive. Ça ferait la job contre un petit rhume. Équilibre: Quand même solide, on reconnaît le Maker’s original, mais le punch d’alcool est apprécié.

Russell’s Reserve Single Barrel

55% alc./vol.

André 92.5%
Dans le style bourbon, ce whisky est direct dans la ligne de mire. Au nez; cannelle, clou de gifofle, réglisse rouge, belles épices bien dosées, très fruité et texture feutrée et vraiment sexy. On a juste envie de se tremper les lèvres dans le verre et de déguster le whisky afin de s’en reservir un autre verre rapidement. La bouche offre une texture hallucinante, l’alcool est perceptible mais aucunement agressif, grosse livraison de fruits rouges et de réglisse, cosses d’oranges. Ma grand-maman Fortin gardait un plat de bonbons à la cannelle en forme de poissons de couleur rouges et blancs qu’elle gardait à côté de sa chaise berçante et c’est exactement le souvenir que ce whisky m’inspire. Les saveurs du rye nuancent beaucoup la douceur générale. On note aussi de belles vagues de caramel et de toffee onctueux qui nappent la bouche de façon amoureuse. Les grains de poivre explosent en petits feu d’artifice de saveur en bouche, c’est définitivement savoureux. La finale est longue, sirupeuse et très texturée, fruits rouges, réglisse, poivre, épices, toffee. Savoureux et complexe, on pourrait le sitoter pendant des heures à jouer à cache-cache à essayer de trouver de nouvelles saveurs.

Patrick 89%
Un très bon bourbon avec une belle intensité et une complexité savoureuse. Je ne pouvais qu’aimer ! Nez : Parfum très fruité, avec des cerises, mais aussi des fraises et des raisins. Aussi, des notes de vanille et un peu de « jus de bois ». Bouche : Jus fruité, épices et bois brûlé. Avec un peu de cassonade qui vole sous la formation. Formation qui est en fait entourée d’épices. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 93%
Nez: Maïs, cannelle et poivre. Vanille et bois, tout ce qui est typiquement bourbon. Beaux gros fruits rouges. Bouche: Très doux et agréable. Cannelle, vanille et maïs. Le chêne reste présent, mais tout est bien dosé et présenté. Finale: Longue, chaude et agréable. Poivre rose et retour des céréales. Équilibre: Exquise douceur et complexité, un whisky à déguster en douceur pour y trouver son bonheur.

Throttle 2 Bottle Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 73%
2016 a été une année prolifique en whisky Canadien insipides et au marketing poche et de bas étage et ce whisky ne fait pas exception. En parlant de bas étage, c’est probablement sur ces tablettes qu’il aboutira, ce qui est, avouons-le, une crisse de bonne affaire. Au départ, le nez est très flat et sans beaucoup d’attrait. On croirait avoir à faire avec un flavoured whisky, genre, mélange 9 portions d’eau du robinet et une portion d’eau d’érable. C’est sucré et dilué, vanillé et fortement influencé par les notes de sirop d’érable. On distingue quelques fruits sauvages en background, noyés dans l’océan de sucre pas subtil mais il faut être perspicace… quelques influences de rye peut-être, mais difficile de se défaire de l’avalanche de sucre qui fait office de barière olfactive et gustative. C’est aussi perspicace au nez et en bouche que peut l’être une crotte de chien pogné dans son poil de postérieur. Simonac… En bouche… bon, on ne peut pas dire qu’on est déçu car on s’attendais pas à mieux disons; texture nulle à chier, la dilution à son maximum, les saveurs mal définies qui se terminent par les saveurs de grains de céréales et l’alcool bon marché. La finale (grandement souhaitée) est malheureusement un peu trop longue, lot de céréales séchées et de sirop d’érable cheap. Bon, je suis heureux de vous montrer que ce n’est pas toujours un plaisir d’évaluer des whiskies… c’est à ça que sert ce site web… Beware, vous aurez été prévenus.

Martin 79%
Nez: Caramel et rye timide. Maïs et sucre blanc. Assez raide, voyons ce qu’il y a plus loin. Bouche: Fruits rouges, miel et bois. Plutôt sobre et classique. Touche de cannelle plus on le garde en bouche. Finale: Épicée et poivrée. Chêne, fruits et caramel. Pas bête, mais pas chavirant non plus. Équilibre: Un dram disons correct. Been there done that.

Tobermory 12 ans Manzanilla Cask Finish

46.3% alc./vol.

André 80%
Nez liquoreux, sherry, léger côté presque vinaigré, ananas, salade de fruits en conserve, pruneaux séchés, terre humide, timide fumée et sel de mer. Mélange hétéroclite, pas mal déboussolant d’ailleurs. Étrangement, à mesure que le whisky se stabilise, notes sucrées et collantes de caramel chauffé sur le poêle. La bouche développe les mêmes éléments du nez avec en prime de bonnes épices et de chocolat noir. Je suis encore en train de chercher ce qui cloche… la tourbe bizarre encore une fois qui, avec les saveurs et la texture très liquoreuse en presque malhabile malgré la salade de fruits et d’ananas. Finale épicée, salée et herbeuse, vapeurs de tourbe terreuse et de chocolat nappant des raisins secs et de la salade de fruits. Encore une fois, un embouteillage qui confirme que je ne suis pas un fan de cette distillerie. Au moins, on ne peut pas leur reprocher de livrer quelque chose qui sort de l’ordinaire.

Patrick 82%
Au premier abord, c’est un excellent whisky! Par contre, après quelques gorgées, les fruits qui semblaient si appétissants commencent à me lever le cœur. Il me faut toutefois admettre rarement aimer les finition au manzanilla… Nez : Oh wow, ça sent bon ça! Fruits mûrs, sucre, céréales et une bonne dose de vanille et de sucre d’orge. Bouche : Une vague de fruits mûrs et de sucre d’orge, avec une bonne dose de vanille. L’ensemble évolue avec des notes d’épices et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fruitée, épicée et marquée par le bois brûlé.

Martin 82.5%
Nez: Fumé, astringent et crémeux à la fois. A new challenger has entered the ring! Salade de fruits, cuir et xérès. Caramel, vanille et fruits rouges. Sucre d’orge en puissance. C’est un nez ma foi unique et alléchant. Bouche: Sucre chauffé, vin chaud, raisins et caramel. Notes de sherry astringent à fond. Chocolat et épices. Finale: Les aspects sucrés semblent vouloir se défiler rapidement pour laisser place à une planche de chêne de plus en plus amère. Équilibre: Un embouteillage disons unique, qui commence sur des chapeaux de roue avec un nez invitant et intrigant, mais avec une finale qui nous laisse sur notre faim, ou plutôt notre soif, en faisant briller les éléments qui auraient avantage à être ceux qu’on cache.

Ledaig 18 ans Spanish Sherry Wood Finish • Batch 2

46.3% alc./vol.

André 85.5%
Nez robuste et franc; poivre noir, tourbe terreuse, écrin de sherry fruité, oranges sanguines, raisins secs. J’adore le nez, la force et la consistance de celui-ci, l’exactitude de la tourbe, le poivre puissant. La texture en bouche est un peu molle et diffuse, je suis un peu déçu, l’intensité des saveurs est par contre frappante; mélange de poivre noir concassé et de sel de mer, caoutchouc et fumée de tourbe, raisins, dattes et oranges sanguines, le tout saupoudré d’épices qui s’accompagne aussi d’une touche d’herbe mouillée. Longue finale, tourbe et poivre mais où les fruits sont beaucoup plus effacés, rétro-olfaction de sel de mer et de galets séchés au soleil. Ledaig est un whisky particulier, même si l’éventail de saveurs est agréable, sa singularité ne plait pas à tous, ce qui peut aussi être un fort bel atout. Mais sa tourbe très bizarre peut aussi être un chant iconoclaste pour les fanatiques du culte de la tourbe typique d’Islay.

Patrick 93%
La recette même du Bonheur : Malt tourbé, xérès, sel et les épices du bois. Que demander de plus? Tout y est! Nez : Ça, c’est pas mal dans mes parfums favoris de scotch : Tourbe et xérès sucré, avec un petit fond salin. Bouche : Fruits sucrés-salés, avec de la belle fumée de tourbe propre (comparativement, par exemple, à la tourbe de Laphroaig qui est plutôt « sale » en général), une tonne d’épices et du bois brûlé. On jurerait un taux d’alcool plus élevé tellement les saveurs sont intenses. Miam, miam, miam! Finale : Longue, sucrée, fumée, salée et épicée.

Scapa Glansa – Batch GL01

40% alc./vol.
GLANSA signifie « ciel orageux étincelant » en langue nordique. Vieilli dans des fûts de chêne américain, ce Single Malt est ensuite fini en fûts de whisky tourbé. Batch GL01, embouteillé 08/16.

André 83%
Nez très challengeant de poires au miel, agrumes, ananas, un filin de fumée tellement fin et discret avec une touche de sel. Le nez est soyeux, très vanilla, crémeux à souhait. J’ai en tête le pli qu’avait provoqué la degustation du Balvenie Islay Cask, la sensation d’avoir de la fumée bien présente mais presque effacée, bien j’ai la même impression ici, les odeurs de feu de plage mal éteint que transporte les embruns maritimes. Ces odeurs et saveurs de fumée se mélangent avec les notes de caramel, ce qui fait un couple fort intéressant au palais. La bouche poursuit la lancée de la poire passée à la poêle, notes de miel, de vanille et de caramel, puis fumée persistante et notes maritimes. Le fût apporte aussi de belles notes d’ananas et de vanille bien crémeuse, les bananes peut-être et des amandes non-salées. La finale est fumée, très douce, la poire et le miel, trop rectiligne et prudent. Sans être un whisky ayant des défauts, ce Scapa est peut-être à l’image des anciennes versions; ambivalentes et sans juste aucun facteur wow. Ceci étant dit, ce whisky peut devenir une alternative intéressante pour les amateurs n’ayant pas encore fait l’expérience des whisky tourbés, les notes de fumées douces et dociles permettront de mettre un pied dans la marre sans se mouiller complètement.

Patrick 83%
Mieux que les dernières éditions que j’ai vu de cette distillerie, mais qui n’est pas vraiment renversant non plus. A vrai dire, en général il ne faut pas s’attendre à grand-chose d’un whisky embouteillé à 40% d’alcool : On voit que les comptables de la compagnie ont eu plus leur mot à dire que ceux qui savent comment plaire aux trippeux. Bref, un whisky qui ne fera que passer et qui sera vite oublié. Nez: Parfum présentant un étrange mélange de tourbe, de miel et de fleurs pourries. Bouche: Fumé, tourbé et poivré. Puis, des notes de bois brûlé.
Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Tobermory 20 ans Spanish Sherry Cask Finish

56.1% alc./vol.
Distillery exclusive, limited edition of 600 bottles.

André 85.5%
Dès les départ, le nez offre les effluves de tourbe singulières typiques de la distillerie, cette tourbe grasse et verdâtre avec des accents biologiques très particuliers. Beaucoup de sherry au nez également, gâteau aux fruits, les prunes séchées, miel. Bien que l’ensemble de saveurs soit agréable, j’y retrouve également un petit quelque chose qui m’accroche un peu au nez. Après quelques gorgées, quelques notes sulfureuses et tanniques. La bouche est franche et épicée, poivrée aussi, le sherry est à l’honneur, au départ de cerises noires épicées, puis très poivrées, tourbe terreuse mouillée, prunes et fruits séchés se terminant par une pincée de sel. Plus le whisky respire dans le verre, plus le côté sirupeux de celui-ci prend forme au niveau de la texture en bouche mais la force des épices et du poivre tranche elle-aussi avec le temps. La finale est longue, bien épicée et généreusement poivrée, fruitée et tourbée. Bien que ce whisky livre une expérience de saveurs agréables, le type de tourbe utilisée ne me rejoint pas aucunement. Je ne pourrais pas expliquer nécessairement pourquoi. J’ai la même sensation avec le tourbe que l’on retrouve dans les Armorik, ce côté terreux et campagnard agricole un peu weirdo si unique à cette distillerie. Mais bon, si vous aimez le style de la maison, version fruitée au sherry de surcroit, vous découvrirez certainement une variante insoupçonnée de cette distillerie.

Patrick 88%
Un appétissant mélange de saveurs offrant aussi une belle intensité grâce à son taux d’alcool. Efficace. Nez : Appétissants fruits frais sucrés à la vanille et une note boisée très subtile. Alléchant! Bouche : Toujours les fruits appétissants, mais avec des notes épicées plus intenses, tout autant que le goût de bois brûlé. Finale : Longue, très longue, sucrée, fruitée et légèrement épicée.

Glenkinchie 24 ans 2016 Release

57.2% alc./vol.
Bottle 5030 of 5928. Maturation en refill European oak butts, cette édition est la parution la plus agée distribuée en version cask strength provenant de cette distillerie.

André 85%
Poires et pêches, oranges, fruits à chair, voluptueux et à l’approche un peu noble. Pas l’approche tape à l’oeil qu’on pourrait s’attendre. Certains amateurs ne jurent que par des whisky coup de poing, sur l’alcool décoiffant et la tourbe sans subtilité, mais on a autre chose ici, un travail de nuances et de tonalités olfactives. La bouche est juteuse; le jus de salade de fruits en canne, sirupeux au départ puis s’aiguisant par la suite avec les épices et le poivre. Salade de fruits, un brin de sherry, les poires, pomme-poire, vanille onctueuse puis grosse astringence un peu sèche du bois, ce qui débalance beaucoup l’histoire de saveurs qui étaient, jusqu’ici, très douces, presque féminines. Le bois est peut-être un peu trop présent en bouche, surtout en finale où, avec les notes de poivre, laissent une sensation bizarre qui tranche abruptement avec l’avalanche de fruits divers. Une expérience en queue de poisson, je pointe du doigt le choix du fût de chêne Européen.

Patrick 70%
Autant le Glenkinchie 12 ans est une valeur sûre que celui-ci est une catastrophe. Je n’ai jamais goûté un whisky aussi mauvais qui soit si dispendieux. À suggérer à quelqu’un que vous haïssez à vous en confesser. Nez: Baptême! Ça sent le vestiaire de hockey après les séries. Bouche : Le goût de vestiaire pas propre évolue sur une note sucrée et feuillue. Au mieux, on pourrait le qualifier de bizzare. Finale : Trop longue à mon goût.