Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Kim 80%
Nez : tourbe vive et citronnée, salicorne, livèche écossaise, bref ça évoque un feu de camp sur la berge quelque part sur la Côte Nord. Bouche : je ne m’attendais pas à autant de sucrosité à l’attaque, c’est surprenant. Pain grillé, presque brûlé, légumes verts (zucchini, haricots) poêlés au beurre. Sympathique, mais sans plus.

Ardbeg Anamorphic

48.2% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon cask ayant eu un bousinage de type « high mocha ».

André 72%
Très douce tourbe chocolatée au nez, zeste de citron, herbe verte et épices à chili, poivre concassé. En respirant, le tout est remplacé par des notes de légumes verdâtres bizarre et de caoutchouc brûlé. La bouche est épurée et diluée, grandement influencée par des notes de plastic chinois cheap brûlé et d’éléments verdatres bizarre mélangé de gras de bacon cramé sur le bbq, de vanille et de chocolat. Plus j’enligne les gorgées, plus c’est bizarre. La texture est moche et sans vie. La finale est remplie de plastique et de fumée phénolique retenue. Déception et mauvais amalgame de saveurs, texture très ordinaire. Ça me laisse plus Amorphe qu’Anamorphic. Heureux de ne pas avoir payé pour une bouteille.

Patrick 65%
Quelle déception ! Du vrai vol que ce whisky! Un whisky que je trouve plus infect de gorgée en gorgée. Moi qui est autrement fan d’Ardbeg, je n’en revient pas d’avoir payé plus de 200$ pour ça.  Les gens d’Ardbeg tiennent leurs fans pour acquis et ça paraît, car une compagnie qui respecte ses clients n’aurait jamais osé vendre ce produit sous son propre nom.  Nez : Un parfum marqué par des notes de caoutchouc brûlé, de fumée de tourbe chimique, de l’anis, des artichauts et  un soupçon de vanille. L’ensemble m’a fait dire « oh oh.. »  Bouche : La fumée de tourbe saline est ruinée par le caoutchouc brûlé et les artichauts. Les piments épicés ne contribuent guère à réchapper l’ensemble. OMG. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par des notes de produits chimiques impropres à la consommation humaine.

Martin 79%
Nez: Tourbe végétale, chocolat noir fondu, café torréfié, fruits secs. Un accent presque umami, mêlant sauce barbecue et cuir. Bouche: Peu grasse et peu dense, oscillant entre la fumée de feu de camp, la réglisse noire et un certain sucre boisé. Notes de moka, terre humide, bacon fumé et clou de girofle. Finale: Persistante, fumée et épicée, avec une impression de cacao amer et de braise éteinte. Équilibre: Inhabituel, mais cohérent, belle dichotomie. Ce whisky bouscule les repères d’Ardbeg sans les trahir, offrant une variation surprenante qui plaira aux curieux plus qu’aux puristes. Un tour de force… ou un trompe-l’œil?

Kim 68%
Poivrons vert, goudron de houille, savon noir et notes salinent rivalisent pour l’attention de mes récepteurs olfactifs. Ouf, une cavalcade de saveurs en bouche. Tentons de les décortiquer : première vague sucrée sur le bout de la langue, rapidement chassée par la puissance de l’alcool qui, malheureusement, envahit un peu trop. Restent des notes de torréfaction et de noix rancies. Sans être abominable, il n’est pas très agréable non plus.

Ardbeg Anthology: The Harpy’s Tale 13 ans

46% alc./vol.
Premier opus de la Ardbeg Anthology collection, maturation en Ex-Bourbon & Ex-Sauternes Casks.

André 89%
Superbe nez, équilibré et doux. Zeste de citron, purée de bananes et une tonne de fruits tropicaux, mangue, melon au miel, oranges et une fumée de tourbe distinguée, maritime et minérale. En bouche la tourbe est plus herbacée et verdâtre, plus épicée aussi. Mélange très diversifié de saveurs; herbes diverses de style origan et herbes italiennes, zeste de citron, agrumes, mangue, oranges, melon au miel et chocolat blanc. La texture offre un fond plutôt riche et presque licoreux puis s’affuble d’un manteau d’épices appréciable. Très soutenu pour un whisky à 46%. La finale est plus crasseuse sur la tourbe, tropicale et fraiche, un peu parfumée d’eucalyptus, j’adore la rétro-olfaction zesty et citronnée ainsi que la longueur appréciable en bouche. Pas les Ardbeg en coup de poing du style Corryvreckan et Uigeadail, plus posé peut-être sans être nécessairement plus raffiné et complexe.

Patrick 90%
Un beau gros whisky complexe et savoureux, porté par une belle texture. Bon, 275$ (ou plus) pour un whisky de 13 ans, je ne peux pas me dire impressionné par le rapport qualité-prix. Nez: La délicieuse fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, huileuse, avec quelques agrumes et une touche de crème brûlée. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, on retrouve toujours au premier plan la fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, du chêne et de discrets fruits tropicaux. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel et de l’huile.

Martin 91.5%
Nez: Tourbe subtile, accents terreux et caoutchouteux. Citron, pierre lavée, oranges timides et fruits tropicaux. À l’aveugle j’aurais juré un Bowmore d’antan. Miam miam miam. Bouche: La tourbe ici est plus verte, plus végétale. Sel marin, agrumes, cendre, chêne, cannelle avec une touche de cacao. Un délice subtil. Finale: La fumée nous emporte dans un tourbillon de cendre, de vanille, d’agrumes et de sel. Équilibre: Effectivement très équilibré, un vent de fraîcheur dans ce nouvel univers de whiskys assemblés à la va-vite sans mention d’âge. Complexité et douceur incarnées.

Kim 88%
Humer ce whisky, c’est me projeter enfant, à errer entre les piles de pneus neufs du Canadian Tire. Viennent ensuite des baies rouges et des souvenirs, plus matures ceux-ci, de mezcal bien rustique. Au goût, j’ai un mélange d’épices rappelant le ras-el-hanout, puis arrivent des cerises noires, des tranches d’oranges caramélisées et du miel presque brûlé. J’ai l’impression d’assister à une valse de saveurs qui s’accordent et se complimentent les unes les autres.

Ardbeg Anthology: The Unicorn’s Tale 14 ans

46% alc./vol.

Cet Ardbeg, le « Unicorn’s Tale », a été élevé dans un mélange de fûts de madère et d’anciens fûts de bourbon.

Patrick 94%
Un Ardbeg qui coche toutes les cases, ce qui n’est pas peu dire! Nez: Parfum De fumée de tourbe mélangée avec une touche sucrée et discrètement fruitée. Bouche: La belle fumée de tourbe intense et marquée par la créosote, avec une pointe fruitée très discrète. Le tout porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et légèrement crasseuse comme j’aime tant!

Kim 90%
Nez : typique Ardbeg, poivron vert grillé, caramel salé. Bouche : charbon, presque créosote, un peu astringent, finale douce et sucrée.

Ardbeg Ardcore

46% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de « Punk Ellen », surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970.

André 85%
Nez plutôt réservé, à l’aspect jeune et presque dilué. Lime et citron, chocolat au lait, un brin de zeste d’oranges, fumée de tourbe clean, inspiration maritime. Aux gorgées subséquentes, ananas rôti sur le feu de camps et poivre. En bouche, texture au départ liquide mais aux gorgées subséquentes gagne un bon côté huileux. Anis, bois brûlé, citron, oranges, ananas, poivre, fumée de tourbe terreuse, chocolat et vanille, le tout avec un bon apport herbeux. Courte finale sur le citron, le chocolat et le charbon. Ok… Agréable pour un whisky tourbé et maritime de semaine. Là où ça fait mal c’est lorsque l’on compare le prix versus un Ardbeg 10 ou un Uigeadail qui selon nos sources sera pratiquement au même prix que le Ardcore. Je préfère de loin un bon vieux 10 ans régulier ou pour 200$ balles, un Uigeadail. Est-ce que je vais en acheter pareil? Oui, pour parfaire la collection, mais pas nécessairement pour en boire disons. Hé oui, victime du marché capitaliste…

Patrick 89%
Un beau whisky avec tout ce qu’on peut désirer d’un Ardbeg. Avec une texture un peu plus soyeuse, ça serait vraiment un chef d’œuvre… Mais ça demeure une bouteille que j’ai vidée assez rapidement… Et que je ne regrette ainsi pas d’en avoir acheté une deuxième ! Nez : Un beau parfum fumé avec une touche de sel et du charbon de bois sec. Bouche: De la fumée de tourbe et cendreuse d’une grande intensité, avec une belle note salée, du discret chocolat noir et une petite pointe d’anis. Finale : D’une belle longueur, pleine de suie, de fumée et de bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Café noir, goudron, réglisse salée et cendre froide, avec une pointe de citron confit. Bouche: Explosive et sombre, dominée par le malt rôti, le charbon, la mélasse brûlée et les épices. La tourbe est abrasive mais jouissive, avec des éclairs de chocolat noir et de poivre. Finale: Longue et sèche, sur la fumée tenace, la terre humide et le grain amer. Équilibre: Pas pour les timides. Un Islay sans compromis, sale et délicieux, qui ravira les fans de tourbe extrême. Ardbeg joue ici la carte du chaos maîtrisé avec brio.

Kim 81%
Nez : Normalement avec Ardbeg la tourbe frappe en premier, mais cette fois c’est plutôt très floral, miel doré et le classique poivron vert grillé, très appétissant. Bouche : Le côté légume vert grillé prend vraiment beaucoup de place, un peu trop à mon goût, poivre blanc, et aussi l’impression d’avoir mordu dans une tulipe. Pas le meilleur des Ardbeg, mais ça reste un Ardbeg.

Ardbeg Ardcore Committee Release

50.1% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de “Punk Ellen”, surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970. Édition réservée aux membres du Ardbeg Committee.

André 87%
Notes de citron aérien et maritime au nez, s’accompagnant de langoureuse fumée cendreuse et légèrement crasseuse. Vraiment très doux et évoquant des notes de crème à la vanille et de biscuits au citron. La bouche est herbacée et citronnée, à la fois maritime et tropicale. La texture est hyper douce, très moelleuse mais pas sirupeuse. Cendre froide, citron, herbe verte, légère sensation minérale, fruits tropicaux, miel. Les tonalités de phénols sont amadouées et très approchables, l’alcool tellement discret que l’on serait porté à dire que c’est une édition régulière et non cask strength. La finale est un peu courte mais d’une belle douceur, entre le citron et la fumée de tourbe et à mi-chemin entre la mer des Caraibes et la mer du Nord.

Patrick 87%
Un très bon Ardbeg, mais je suis déçu de ne pas avoir remarqué de différence notable en lien avec l’utilisation de malt torréfié. Certes, mes attentes étaient élevées… Mais je souhaitais seulement quelque chose de différent. Bref, une bouteille à passer sur le marché noir de la revente au meilleur prix possible pour vous payer en retour le range complet des scotchs réguliers d’Ardbeg! Nez: Ce n’est pas le parfum que j’attendais d’un whisky fait avec du malt noir… Malt jeune, agrumes, fumée de tourbe et autre marin. Un nez plutôt réservé pour un scotch avec un tel C.V. Bouche : Aaaaah, c’est mieux ici, avec du sel, du bois brûlé de la fumée de tourbe, quelques fruits tropicaux, des agrumes… Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée, boisée et avec de beaux agrumes.

Martin 89%
Nez: Une belle tourbe crasseuse digne de nos plus beaux chantiers de construction estivaux. Citron et air salin, malt grillé et vanille. Bouche: Belle texture qui nous transporte sur des accents de tourbe, de charbon, de miel, de poires et de sucre. Le citron et le sel de mer resent avec nous. Aucune morsure du degré d’alcool. Finale: Longue, avec une texture qui s’essouffle un peu ici. Les notes de saveurs exprimées auparavant tiennent la route ici. Équilibre: Un excellent Islay, un scotch d’exception, mais le fait qu’Ardbeg mette constamment la barre à une hauteur insoutenable fait que parfois ils peuvent rater la cible d’excellence qu’ils se fixent eux-mêmes.

Kim 86%
Nez : gâteau aux fruits nappé d’une couche de caramel salé au beurre, crème anglaise à la vanille, bien entendu de la tourbe, si joliment intégrée dans ce dram en mode dessert.
Bouche : l’onctuosité demeure en trame de fond, mais j’ai maintenant des grains de poivre noir, du carvi, de la nigelle et du cumin. Le gâteau a cédé la place à un plat du moyen orient, en version Islay, avec sa tourbe pleinement assumée qui ne fait pas dans la dentelle.

Ardbeg Arrrrrrrdbeg! Committee Release

51.8%
Maturation en Ex-Rye casks.

André 87%
Crissement diffuse comme nez de Ardbeg même si l’on saisi l’épine dorsale de saveurs assez rapidement. Poires et bananes flambées sur le feu de camps, oranges et citron, tourbe avec une sensation de craie ou de poussière de pierre bizarre. La bouche est étonnamment douce pour le taux d’alcool présenté. Cendre froides, citron, jus de poires en conserve, ananas, camphre, grains de poivre trempés dans le miel. Petite pointe iodée en finale de bouche, bien nichés dans l’édredon de tourbe citronnée et de jus de salade de fruits. Pour être franc, je cherche l’apport du rye cask… Comme éloge du passage de Mickey Head à la tête de Ardbeg, j’aurai opté pour une nouvelle version Supernova ou un whisky beaucoup plus singulier. Mickey aura laissé sa trace pour beaucoup plus longtemps qu’au bottling en son honneur. Ceci étant dit, ça se boit très bien, même par une journée de canicule à +30 degrés, ça en est presque rafraichissant.

Patrick 90%
Un superbe whisky, j’adore le mélange de la fumée d’Ardbeg et les épices du rye. Nez: Un délicieux parfum de… bananes fumées ?! Avec du caramel et de discrètes épices venant du seigle. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée et le sel sont accompagnés de belles notes épicées et d’une touche de caramel et de discrète vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Tourbe sèche, herbes fraîches, citron vert et bonbon épicé. Le seigle ressort avec une dimension mentholée et poivrée. Bouche: Franche et fougueuse. Tourbe poivrée, céréales croquantes, gingembre confit, agrumes et une pointe de caramel salé. Finale: Longue et piquante, sur les cendres froides, l’aneth et la muscade. Équilibre: Un Ardbeg plus vif que lourd, où les fûts de seigle apportent énergie et nervosité, avec un résultat qui est plutôt mitigé. Un dram certes unique, sans perdre l’âme de la distillerie.

Kim 82%
Plutôt hermétique au nez, ce qui est étrange pour un Ardbeg. J’y décèle cependant des notes de caramel, de bois et de noix de coco très grillée. Aurais-je affaire à un affinage en fût de salade de fruits? C’est l’impression que me laisse la première gorgée. Celle-ci est d’ailleurs un peu aride, mais mes papilles se résignent plutôt bien à cet abordage. Si ce Arrrrrrrdbeg est un pirate, c’en est un plutôt coloré! Sympathique, mais sans plus.

Ardbeg BizarreBQ

50.9% alc./vol.
Mélange de whiskies provenant de maturation en 3 types de fûts: double charred oak casks, toasted Pedro Ximénez sherry casks et barbecue casks (heavily charred casks, custom made using an old-fashioned brazier). Collaboration entre Dr Bill Lumsden de Ardbeg et DJ BBQ (aka Christian Stevenson).

André 89%
Ode au bacon sauté dans le sirop d’érable. Nez costaud et sucré, fumée de tourbe terreuse, fruits rouges séchés, zeste de citron, oranges, caramel, chocolat au poivre et cannelle. Le côté médicinal de la distillerie n’est pas trop prononcé en bouche qui offre beaucoup de corps avec une dose appréciable d’épices. Charcoal, sirop d’érable, caramel, cerises et citron, cannelle, beaucoup de poivre et ananas flambés sur le bbq enrobés d’une fumée de gras de bacon brûlé. La bouche est musclée et épicée, avec une finale cendreuse et de charbon de bois poussiéreux et de puissantes tonalités terreuses.

Patrick 93%
Un superbe whisky riche et complexe, qui présente tout ce que je m’attendais et plus encore! Nez : Un riche parfum de fumée de tourbe huileuse, de viande rouge brûlée avec une pincée de sucre. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve d’abord du sel, puis de la fumée graisseuse, du steak épicé, une pincée de cannelle et une discrète note de fruits mûrs. Finale: D’une belle longueur, huileuse, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Évidemment, fumée grasse, bacon croustillant, sauce BBQ sucrée, charbon et herbes rôties. Une nuance de piment fumé se glisse en fond. Bouche: Gourmande et rustique. Martin Picard is in the house. Viande fumée, cuir, paprika doux, caramel brûlé et touche d’orange confite. Texture souple, presque juteuse. Finale: Moyenne à longue, sur les braises tièdes, les épices et un soupçon de sucre doré. Équilibre: Audacieux et bien construit. Moins complexe qu’un Ardbeg classique, mais crissement efficace dans son registre fumé-carnivore. Le compagnon rêvé d’un brisket ou d’un feu de camp. Chef de bois!

Kim 86%
Au nez, il se révèle étrangement brioché, beurré et rond, avec des notes d’écorces d’orange confites, un profil que je n’associe pas habituellement à Ardbeg. Bien agréable à boire, il offre des saveurs de noix rôties, de pain brioché, et de poivre noir, avec une légère astringence.

Ardbeg Corryvreckan

57.1% alc./vol.
Situé entre les îles de Jura et de Scarba, « Coirebhreacain », qui signifie « cauldron of the speckled seas » dans la langue de Skakespeare, est le troisième plus grand tourbillon marin au monde. La légende raconte qu’un jeune viking du nom de Breacan, a dû survivre 3 jours et 3 nuits dans le plus grand tourbillon d’Europe: Corryvreckan, pour prouver son amour à la fille du Lord of the Isles.

André 88%
Jeune tourbe verte au cube, pastilles Fisherman’s Friend puis fumée noire, du type des bûches de bois mouillées – ayant paressé au sol dans la forêt et sur lesquelles de la mousse et de la terre se sont collés – qu’on fait brûler dans un bon gros foyer. Sel à la Bowmore (l’ancienne version) et finale à la Bowmore encore une fois, mais un Bowmore en affinage particulier (sherry ou wine cask). La finale est par ailleurs décevante et s’évapore malheureusement en bouche trop rapidement nous laissant sous des ciels de promesses non tenues. Vraiment bien mais ne vaut certainement pas les 150$ demandés. Le scaphandrier s’est fait couper son alimentation en air et est en train de couler par le fond.

Patrick 90%
Fumée, tourbé, un peu fruité. Au goût, un vrai coup de poing dans la face. Peut être même un coup de pied. En tout cas, ca fesse. Points bonus pour l’intensité.

Martin 93%
Or profond presque brunâtre avec des jambes qui n’en finissent plus. Nez: Une grosse tourbe crasseuse envahit la pièce au moment même où on verse dans le verre. Fumée de tourbe et citron. Raisins, pierre salée et bacon cramé. Ça semble vouloir commencer en douceur avec les arômes plus sucrés, mais la monstrueuse tourbe d’Ardbeg ne tarde pas, à notre grand bonheur, à violemment tout envahir. Bouche: Toujours la tourbe citronnée, enlacée avec chêne, cannelle, anis, réglisse noire et rouge, ultra-goûteux à tous les niveaux. Finale: Jerky de boeuf fumé, tourbe sale et délicieuse, caoutchouc, malt grillé, épices de Montréal, cannelle et planche de chêne. Équilibre: Un vrai tourbillon de saveurs toutes plus délicieuses les unes que les autres. Malheureusement un autre bijou difficile, voire même impossible, à dénicher par chez nous.

Kim 88%
Retour en 2015, alors que, toute nouvelle amatrice de whisky, je parcours Islay en compagnie d’un Allemand passionné de l’île qui s’improvise guide touristique. En cette veille de Feis Isle, j’essaie sans succès d’acheter à l’avance l’embouteillage annuel d’une des mythiques distilleries. La mine dépitée et limitée par mon sac à dos comme unique bagage, je finis par jeter mon dévolu sur le Corryvreckan, ignorant qu’il était déjà disponible en SAQ. Onze ans plus tard, je le redécouvre, cette fois en mode évaluatrice. Nez : Bien entendu la tourbe est manifeste, mais moins verte que ce à quoi Ardbeg m’a habituée. Il y a derrière cette tourbe quelque chose de floral, relevant presque du talc même (la poudre pour bébé, pour les intimes). S’entrelacent aussi un miel crémeux, de la confiture de cerise et du caoutchouc brûlé, dans un bal aussi décadent qu’insolite. Bouche : J’ai souvent comparé le Corryvreckan au Uigeadail, préférant ce dernier plus gourmand et rond. Le Corryvreckan se distingue cependant par son côté poivré qui, sans être trop astringent, assèche la bouche et fait saliver à la fois. Des notes de menthe poivrée, de banane mûre, de carvi et d’anis pointent en trame de fond. Est-ce le meilleur Ardbeg? Pas tout à fait. Est-ce le pire? Loin de là!

RV 88%
Assez fort pour lui mais conçu pour elle. Tourbe jaune cendrée et vieille huile d’auto qui brûle avec un backwhiff de violettes salées. Très très salé sur la langue, un peu à la Bowmore mais finale définitivement Ardbeg. Un beau mélange, mais ne semble pas assez franc à mon gout. Et quand on apprend que c’est un Ardbeg, qui plus est assez cher, on est déçu.

Ardbeg Dolce 2026

47.8% alc./vol.
Agé en fûts de bourbon et de vin Marsala de Sicile. Vieilli dans des fûts de vin fortifié Marsala « dolce » (doux). Inspiré par le rythme de vie lent et émouvant de la Sicile et par le charme glamour du cinéma des années 1960.

Patrick 93%
Ardbeg comblera ses fans avec cet embouteillage! Délicieux, d’une complexité rarement vue, j’ai bien fait de m’en prendre deux bouteilles! Nez : Le parfum d’Ardbeg comme je l’aime, avec la fumée de tourbe hyper aromatique terreuse et maritime, admirablement adoucie par les abricots, des raisins secs, des dattes et un peu d’agrumes. Bouche : Menoum! Fumée de tourbe terreuse et maritime, cannelle, anis, pommes cuites, fruits séchées, miel, agrumes, herbes grillées et chocolat noir. Extrêmement complexe, je pourrais écrire encore plusieurs lignes pour décrire chaque saveur que je détecte. Superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, fumée, avec des pommes, du tabac et du sel.

Martin 91%
Nez: Crème brûlée, fumée de tourbe délicate, citron confit, sucre brun, vanille, amandes. Bouche: Une texture crémeuse s’installe rapidement avant de dévoiler caramel salé, braise froide, brioche beurrée, chocolat blanc et zeste de lime, le tout relevé par une pointe de poivre blanc. Finale: Longue, cendrée puis doucement mielleuse, avec des réminiscences de biscuit, de tabac et de chêne toasté. Équilibre: Ça faisait un certain temps que le Ardbeg Day n’avait pas été aussi bien célébré. Un dram exceptionnel, où la gourmandise n’éclipse jamais la fraîcheur fumée. Un contraste séduisant tout en restant remarquablement bien intégré.

Kim 92%
Nez : Je sais pertinemment que je ne dois pas me laisser influencer par le nom d’un whisky, qui relève du marketing, mais tout de même, je perçois une douceur rarement vue chez Ardbeg. J’ai rarement fait des desserts au BBQ et jamais au fumoir, mais c’est l’impression qu’il me laisse. Des pêches grillées, de la guimauve, des abricots séchés, du chocolat au lait, le tout déposé ensuite au fumoir une bonne heure, et servi avec de la crème glacée à la vanille. Bouche : Adieu le dessert, bienvenue la bouchée de pneu en caoutchouc qui aurait commencé à flamber. Bref, du classique Ardbeg! Il faut quelques minutes pour que mes papilles retrouvent la sucrosité ainsi que les fruits à noyau qui m’ont tant séduit au nez. J’ai toujours été fan de l’équilibre entre tourbe et sucrosité, et ici Ardbeg tombe dans mes cordes.