Canadian Rockies 17 ans

50% alc./vol.

André 81%
Sirop de maïs, miel, vanille, cassonnade, clou de girofle, cannelle. Vraiment très rectiligne autant sur l’éventail de saveurs que sur la texture en bouche. Le bon coté, c’est que l’alcool est vraiment bien caché sous la couverture sucrée. La bouche est tannique, le bois pas mal ressenti que balance de puissantes notes sucrées de sirop de maïs et d’érable, nappé de miel et s’essence de vanille, amandes non-salées, pommes vertes. Finale courte sur les céréales et le bois. Un peu déçu par la simplicité et le manque de profondeur de ce whisky quoique pour le prix de 70$…

Patrick 79%
J’ai déjà goûté des whiskys vieillis 17 mois qui semblaient plus âgés que ça. L’alcool domine toutes les saveurs, on dirait plutôt une vodka vieillie quelques mois. Nez : 17 ans??? Ça ne sent rien d’autre que l’alcool. Et vraiment intensément en plus! Bref, alcool, une touche de fruits des champs, un peu de pommes et du sucre. Bouche : L’alcool est un peu moins présent ici, pommes vertes, fruits frais et un peu de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par l’alcool avec un peu d’épices.

Martin 84%
Nez: Beau caramel brûlé sirupeux. Bois et quelques épices. Petits fruits, pommes mijotées et beurre de sucre. Bouche: Fruits, rouges, bois et caramel, belles petites épices. Présence du maïs bien sentie. Pommes vertes et sucre blanc. Finale: Plus ou moins longue, avec de jolies notes de bois, de caramel et de sucre en poudre. Équilibre: Je m’attendais à un peu plus pour un 17 ans d’âge, bien que ça demeure un joli blend canadien qui tire plutôt bien son épingle du jeu.

Canadian Rockies 21 ans Batch #01

40% alc./vol.
Exclusivité pour Taiwan.

André 89%
Céréales Sugar Crisp, beaucoup de miel. Ensemble doux et très silky. Très light en bouche, malheureusement un peu unidimensionnel. Très longue finale sucrée, persistant et amoureux en bouche. Rétro-olfaction sur les épices ce qui contraste fortement avec le nez et la bouche.

Patrick 89%
Superbe en bouche et parfaitement balancé, dommage que le nez soit si fade et la finale si courte. Enfin, il « score » là où ça compte! Nez : Nez plutôt fade où l’alcool semble prendre plus de place que nécessaire. Le tout complété par du seigle mielleux et fruité. Bouche : Beaucoup plus agréable en bouche que le nez le laissait présager, on y trouve de délicieuses et intenses épices du seigle, de beaux fruits, une goutte de miel et une belle charpente boisée. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 90%
Nez: Céréales douces, abricot sec, vanille souple et un soupçon de zeste d’orange. Bouche: Légère mais raffinée, sur le caramel, les fruits à noyau, une touche florale et un poivre discret. Finale: Moyennement longue, mais soyeuse, avec des notes de chêne doux, de noisette et de miel. Équilibre: Un dram tout en subtilité, offrant la sagesse de son âge dans un profil fluide, élégant et apaisant. Je lui trouve difficilement des défauts majeurs.

Canadian Shield

43% alc./vol.
Inspiré par la complexité du bouclier canadien, le Canadian Shield est distillé et vieilli en petit lots avec des ingrédients canadiens à 100 %. Un assemblage de seigle, de malt d’orge et de maïs. Élaboré à partir de 5% de rhum épicé Chic Choc, un d’un mélange de whiskys provenant de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

André 74%
Nez noyé dans le caramel et la cassonade, le sirop d’érable, de miel, d’épices et de fruits sauvages. La bouche est très soyeuse, sucré (un peu trop), sècheresse boisée et poivrée, les pacanes, sirop d’érable puis en toute finale de bouche, les épices et une bonne pincée de poivre. Finale étirée sur le poivre épicé, très persistant en bouche. Ce whisky tient beaucoup plus de la liqueur que du whisky lui-même. Il me rappelle la liqueur Amber de Macallan (à ne pas confondre avec le Macallan Amber). Avec d’la crème glacée à la vanille cet été, ça devrait être bien agréable.

Patrick 80%
Un produit unique, qui vaut la peine d’être essayé, ne serait-ce que parce qu’il a été élaboré au Québec. La rencontre d’un rhum épicé et d’un doux whisky canadien, où le premier a définitivement le dessus. Nez : Le rhum épicé chic Choc s’exprime sans réserve au nez, avec quelques notes de chêne et de vanille. A l’aveugle, j’aurais eu de la difficulté à déterminer qu’il s’agissait d’un whisky. Peut être la touche extrêmement subtile de fumée m’aurait elle donné un indice. Bouche : Crémeux, épicé, légèrement fumé et sucré. Belles notes boisées. Finale : D’une belle longueur, avec des saveurs de céréales torréfiées et une touche poivrée.

Martin 81%
Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien. Nez: Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon. Bouche: Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même. Finale: Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement. Équilibre: Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Single malt tourbé de l’île d’Islay. Caol Ila est le nom gaélique du « Sound of Islay », le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Juara, dans l’une des régions les plus sauvages de la côte occidentale écossaise.

André 87%
Superbe. Dommage qu’on ait pas accès si souvent à leurs produits car ils sont de vraiment bonne qualité. Peaty, fumé et complètement Islay ! Wow !

Patrick 91%
Au nez, fumée, tourbe, wow! Au goût, Wow! Ca c’est pourquoi j’aime le whisky! Fumé, tourbé, un peu épicé, le tout se combinant admirablement bien. Attention, on a tendance à le boire trop vite! De loin le meilleur rapport qualité prix pour Caol Ila. 2eme tasting: 88%: 2ème dégustation : Nez : Tourbe. Goût : Tourbe, fumée, fraises en gelée! Finale marquée de tourbe, de légères épices, de fruits et de fumée. Simple, efficace, idéal au bord du feu l’été.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe mielleuse et citronnée. Malt vanillé et grillé, fumée et bois. Quelques fruits tropicaux discrets. Bouche: Fraises et fumée de tourbe. Belles épices qui essaient de prendre de la place, tel un cask strength. Chêne et céréales grillées. Finale: Assez longue, bien boisée et fumée, bien sucrée et épicée. Chaleur agréable. Équilibre: Un excellent Islay, qui ne cherche pas à impressionner outre mesure, mais qui marque tous les points aux bonnes places. Achetez en quand ça passe.

RV 87.5%
Comme le décolleté d’une belle fille mal pourvue; toujours agréable à considérer, mais souffre d’un manque de profondeur. Tourbe et jus de raie. L’arrivée est assez nulle, un peu crasseuse, mais un peu comme PC6 peat peat peat peat… et encore?

Caol Ila 12 ans Fèis Ìle 2017

55.8% alc./vol.
Double Matured in Amoroso cask wood – 1500 bouteilles

André 93.5%
Wow, quel nez… Fruits rouges, fumée industrielle, asphalte, sel de mer, poivre noir concassé, agrumes, fruits de mer. L’arrivée de bouche est très souple, les saveurs sont amples et intenses, bol de fruits sauvages, poivre noir et sel de mer, tourbe industrielle, agrumes, écorse de pomme rouge. Le mélange de fruits rouges très doux et sucrés contraste agréablement avec le tourbe animale et industrielle et le puissant poivre mais au final tout s’équilibre admirablement. La finale est longue, soutenu et très poivrée. La rétro-olfaction est sucrée avec une toile de tourbe en background… J’adore!!!!!!!!!!!!

Patrick 89%
Tous les ingrédients pour réussir un whisky y sont, mais avec une trop grande pointe de chêne brûlé. Nez : Fruits couverts de sucre blanc et de vanille, avec une belle dose de charbon fumé. Bouche : Fruits fumés, épices, chêne brûlé, poivre et charbon… Finale : D’une belle longueur, marquée intensément par la fumée, les épices et une belle note fruitée.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe pas trop crasseuse mais affirmée à tout le moins. Sel marin, agrumes et pierre. Fruits rouges et bois de xérès. Bouche: Doux et sucré, tourbé et salé, superbe dualité complexe à souhait. Bois et épices. Finale: Bois, tourbe, xérès et pierre. Agrumes et épices. Équilibre: Extraordinaire, bravo Diageo. J’ai peine à croire que j’écris ces mots.

Caol Ila Distiller’s Edtion 2002-2014

43% alc./vol.

André 88.5%
Il ne faut pas éveiller le géant tourbé endormi au nez, caché sous une cape de fruits exotiques sucrés, mais attentif avec ses notes tourbées camphrées maritimes et de poivre noir. Une distillerie qui, dans ses présentations phare démontre bien la palette aromatique du style de l’Ile d’Islay mais qui, présenté de cette façon version Moscatel, rend le whisky plus approchable pour les novices et ce sans trop le dénaturer. La bouche offre une approche soyeuse et fruitée, les fruits tropicaux et la poire sucrée à souhait, avant que n’émerge les notes tourbées et salines typiques. La dualité du sel maritime et du sucré des fruits apporte un paradoxe intéressant à l’ensemble d’où la tourbe, en invité surprise émerge avec force. La finale est douce mais parsemée d’éclats tourbés, salins et maritimes. Sans contredit une variantes intéressante du style parfois trop connu de la tourbe Islayesque. Une version torride à la Halle Berry dans Monster’s Balls.

Patrick 92%
Le whisky comme je laime, complexe et plein de contradictions. Nez : Bell fumée et saveurs vineuses non subtiles comme on les aime. Bouche : Sel, fumée et vin, le tout porté par une texture des plus huileuses. Aussi, des notes terreuses et de chocolat noir. Un excellent mélange fumé-salé-épicé-sucré. Finale : Longue, savoureuse, épicée et sucrée tout à la fois.

Martin 87.5%
Jaune doré brillant et vif appelant de rondes jambes qui prennent leur temps pour arriver. Rayon de soleil. Nez: Une riche et grasse tourbe citronée met le pied à terre. Vanille, caramel et sel marin ne tardent pas à se joindre au caucus. Épices et fruits séchés pour finir… héritage de son fût? Bouche: Doux et fruité à l’arrivée, orge, miel et épices nous accueillent par la suite. On termine le voyage sur de la tourbe salée et des agrumes. Finale: Chaude mais courte, sur des notes de pneu et de pierre lavée, elle s’allonge un peu à la seconde gorgée. Équilibre: Le nez annonçait de si grandes choses! bien que le fût de moscatel a su apporter quelques saveurs intéressantes, il a aussi par inadvertance étouffé légèrement le caractère débridé de la distillerie.

Caol Ila Distiller’s Edition 2001-2013

43% alc./vol.
Embouteillé en 2013

Patrick 92%
Voici pourquoi le scotch est supérieur à tous les autres whiskys. Du moins, pour encore quelques années. D’ici là, je vais en prendre un autre verre! Nez : de la belle fumée, des fruits (dont des cerises et des dattes), de la cendre et du chocolat noir. Bouche : Un beau sel savoureux, du vin, de la fumée, quelques fruits tropicaux, de la pierre… Wow, tout y est pour notre plus grand bonheur! Finale : D’une longueur moyenne, portée sur le sel et les fruits.

Martin 93%
Nez: Fumée de tourbe herbeuse et maritime à la fois ouvre doucement le rideau sur des notes de cacao, de fruits mÛrs et de fromage cendré. Exceptionnel. Bouche: Texture vineuse, approche douce mais affirmée. Fruits et pierre lavée, raisins, dattes, chocolat à l’orange, fumée. Finale: Chaude, salée et épicée à la fois, mais définitivement boisée et fruitée. Équilibre: Incroyable embouteillage, ce pourquoi ces éditions spéciales valent le détour.

Caol Ila Distiller’s Edition 2003-2015 Moscatel Finish

46% alc./vol.
Caol Ila est le nom gaélique du «Sound of Islay», le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Jura, dans l’une des régions les plus sauvages et les plus belles de la côte occidentale écossaise. Les fûts de Moscatel sélectionnés pour sa seconde maturation confèrent à cette expression de Caol Ila une très belle délicatesse et une richesse aromatique remarquable.

André 89%
Le Moscatel confère une souplesse et une tranquilité au nez habituellement plus fougueux de Caol Ila, on dirait que le cavalier un peu impulsif a trouvé sa muse pour lui procurer plus de maturité. Le nez est maritime, un peu industriel, rappellant les cheminées crachant leur fumée huileuse et peu sale, notes de tourbe terreuse avec un léger brin sucré, la pommade à odeur de camphre pour soigner la grippe et même une poignée de fruits tropicaux et exotiques. L’apport de saveurs maritimes et de salade de fruits rend le whisky presque festif et tropical ce qui donne une belle conjoncture de saveurs et d’arômes entre la tourbe industrielle et masculine et les fruits plus sensuels. La texture en bouche est singulière, un peu poreuse, rappellant les galets polis par la mer, on a même droit à une sensation cendreuse et poussiéreuse un peu insolite qui sert bien de toile de fond à la fumée camphrée, au sel de mer et au poivre. Ce qui retient particulièrement mon attention, ce sont les saveurs gourmandes de poires, de vanille et d’ananas, de jus de salade de fruits en conserve, une tengeante festive fort agréable pour des saveurs habituelles de Caol Ila qui sont plus ceux tirés de l’Atlantique Nord et des océans nordiques. La finale est sucrée…et poivrée, fruitée et tourbée. Les papilles gustatives se font chahuter un peu mais l’expérience est particulièrement challengeante. Les éditions Distiller’s Edition sont une belle alternative pour les amateurs qui trouvent les saveurs originales de la distilerie un peu trop tranchées. L’apport du cask finish, sherry, moscatel ou autre adoucit les sautes d’humeur et la fébrilité de la tourbe masculine et industrielle ainsi que le côté un peu terreux de celle-ci. Enjoy, c’est un tasty whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, avec tous les bons arômes et qui serait vraiment exceptionnel si ce n’était d’un léger manque d’intensité. Lors du lancement des Classics Malts par Diageo, 43% pouvait sembler un taux d’alcool acceptable, mais aujourd’hui, des produits d’une telle qualité ne devraient jamais être dilués sous les 46%… Nez : Fumée de bois avec une note vineuse, une tonne de cendres, une bonne dose de poivre et quelque chose nous rappelant la mer. Bouche : Un verre de cendres liquides ! Avec du poivre, du bois brûlé, un subtil jus de fruits et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, fumée, fraîche fruitée et salée.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, abricot sec, miel floral et une touche de cuir bien éphémère. Bouche: Texture douce et équilibrée, sur la fumée sèche, les fruits à chair pochés, le sucre brun et un trait d’agrumes. Finale: Longue, légèrement vineuse, avec des notes boisées et salines. Les fruits sucrés restent aussi. Le degré d’alcool supporte aisément le tout avec élégance. Équilibre: Une édition bien maîtrisée, qui enrichit le caractère marin de Caol Ila avec de beaux fruits sans le dénaturer.

Cardhu 12 ans

40% alc./vol.
Speyside, 1824. La distillerie Cardhu, que l’on nomma aussi parfois Cardow, fut fondée en 1824 par John Cumming.Dirigée par Elizabeth Cumming à partir de 1872, la distillerie fut entièrement reconstruite en 1884 sur un nouveau site puis agrandie en 1887. Les anciennes installations furent partiellement cédées à W. Grant qui les utilisa pour équiper sa nouvelle distillerie Glenfiddich. Agrandie en 1960, le nombre d’alambics passa alors de 4 à 6 ; des travaux furent également entrepris en 1988 avec notamment la création d’un centre d’accueil pour les visiteurs. A noter que Cardhu fut en décembre 2003 à l’origine d’une polémique qui secoua momentanément le microcosme malté : afin de répondre à une demande sans cesse croissante des blended Johnnie Walker, les propriétaires avaient en effet décidé de commercialiser sous le même nom et avec le même emballage, non plus un single malt, mais un « vatted malt » (assemblage de plusieurs single malts). Face aux protestations des autres producteurs qui ne tardèrent pas à affluer, Cardhu a finalement retrouvé sa nature originelle…et tout est rentré dans l’ordre en 2006.

André 81%
Yaourt à la vanille avec morceaux de pommes vertes. Clean et aéré avec un manque au niveau de la substance. Finale légèrement fruitée, suivi d’un flash pas agréable au goût de rouille et de métal qui demeurera jusqu’à la rétro-olfaction. Une expérience de nez plus que de bouche et une mauvaise expérience pour le portefeuille compte tenu du prix demandé versus ce qui est livré. Un scotch ordinaire le sera encore plus lorsqu’il aura été payé chèrement.

Patrick 84%
Nez : Caramel, cassonade et biscuits, une pointe très subtile d’herbe. Bouche : Herbes, pomme verte et un peu de caramel et de vanille. Finale : Finale sucrée, d’une longueur moyenne. Balance :Définitivement meilleur que la première bouteille que j’avais goûté de cette édition.

Martin 69.5%
Entre or pâle et ambre, avec une goutte de rosé. Plutôt clair pour son âge. Nez: Orge, pomme verte et vanille. Acétone, savon et menthe avec une pointe d’herbe. Bouche: Peu de corps. Le goût prend du temps à se présenter. Ça commence par les épices, pour ensuite passer par caramel, menthe, chêne, noix et sel en finissant par une forte impression métallique. Finale: Comme un poignée de monnaie dans la bouche. Équilibre: Incroyablement surestimé et surévalué. Chapeau à Johnnie Walker pour avoir trouvé un profil utilisable dans ce malt.

RV 79.9%
Déception en deux temps, d’abord le portefeuille puis les papilles. Foin très ordinaire mais rien d’autre. (bon peut-être que ce n’est pas par le nez qu’elle essaie de charmer). Un peu plus sucrée et peut-être épicé mais pas de manière suffisante pour la certitude (on doit avoir gardé la surprise en finale). Finale dans le même ton, c’est à dire assez ordinaire. Comme achat de barils douteux d’un revendeur peut-être, mais à plus de 100$ trop cher, une honte comme produit phare d’une distillerie.